Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Maxime Bernier, vous connaissez déjà amplement l'homme et sa carrière météorique. Le député beauceron à l'accent bizarre doit regretter de s'être embarqué dans une aventure qui l'a fait mal paraître aux yeux du monde entier. En effet, j'apprenais ce matin que trois cents quotidiens à travers le monde et deux cents journaux aux États-Unis ont évoqué son histoire. Même en Chine, on a retrouvé sa photo dans le China Morning News. Il n'y a pas à dire, M. Bernier n'est pas prêt de revenir faire son tour à la Chambre des Communes. Jamais, de mémoire de gars intéressé à la politique, je n'ai vu quelqu'un aussi mal paraître, plusieurs fois en si peu de temps. Pire encore, c'est l'effet de ces erreurs à la chaîne dur son propre chef et Premier ministre. Il sera intéressant d'en savoir plus long, lorsque M. Harper reviendra au Canada. Pour l'instant, il va essayer de ne plus réentendre parler de son ex-ministre des affaires étrangères, pour trois ou quatre jours. Mission impossible.





Et pour terminer sur son cas, un rappel de son passage au Fric Show, du temps où il défendait la position des pétrolières sur les prix de l'essence, en temps que numéro deux de l'IEDM. Sidérante, sa réplique au prof Lauzon. Écoutez-le bien, en pensant à la spéculation...
Publié par oktobre7 à 19:00:06 dans Le subversif | Commentaires (1) | Permaliens
Je m'y attendais ce matin, en écoutant les nouvelles. Hérouxville, ce village de la Mauricie, qui a tant fait parler (et rire) de lui, allait nous rappeler des moments dont on aurait préféré oublier. Suite à la publication du rapport Bouchard-Taylor et de ses 37 recommandations hier après-midi, il fallait que des journalistes aillent demander son au symbole de ce dérapage médiatique sur les accommodements raisonnables, le célèbre conseiller municipal Denis Drouin. Bien sûr, le bonhomme n'a pas changé son fusil d'épaule, le rapport ne reflète rien de ses craintes d'assimilation et il continue à confondre port du voile avec excision et lapidation. Le co-auteur du code de vie d'Hérouxville refera sûrement quelques apparitions, si on lui en donne l'occasion. Un « Mussolini de fond de rang » comme lui (l'expression n'est pas de moi, mais je l'ai trouvé juste) ne demande pas mieux que de refaire les manchettes.

En attendant les pitreries des xénophobes et des racistes inavoués comme l'an passé, j'ai jeté un œil rapide sur le rapport en question. Le travail me semble bien fait, c'est écrit dans un langage très compréhensible et surtout, on a identifié le principal problème. Ce dernier est nul autre que celui de la perception qu'ont eu les gens l'an dernier, ameutés par certaines histoires réelles, déformées et/ou gonflées et d'autres chimères nées d'esprits malintentionnés. On peut comprendre que la rectitude politique peut mener à des dérapages, comme cette histoire de renommer le sapin de Noël, devant l'Hôtel de Ville de Montréal, un « Arbre de Vie ». D'ailleurs, je ne me rappelle plus si cette histoire était vraie, ou une copie conforme à celle de Londres. Mais lorsque les lecteurs des journaux de Quebecor se sont mis à avoir des pseudo-témoignages d'accommodements abusifs à la chaîne, comme l'histoire des vitres givrées du centre YWCA d'Outremont, la question identitaire est devenue un enjeu électoral. Mario Dumont et son Union nationale créditiste (ADQ) ont surfé sur une vague de peur, l'inaction apparente du gouvernement Charest et l'incapacité du Parti québécois de présenter une position claire.
À cette époque, on a eu l'impression que ce repli sur soir, cautionné par les résultats électoraux de mars 2007 devenait ainsi l'expression du Québec face à la pluralité. Heureusement, il en était rien. Une fois la vague retombée, les co-auteurs du rapport ont bien vu qu'il s'agissait d'une méprise, relayée par des médias en mal de sensationnel. Quand j'ai entendu Dumont revenir avec son expression favorite de l'an passé, suite à la divulgation du rapport, je me suis dit qu'il allait sûrement remettre ça. « L'aplaventrisme », le slogan dépeignant le gouvernement lors des dernières élections, ne pourra pas être remis à la mode. Les électeurs ont découvert les conséquences du fait d'élire n'importe qui comme député, sur la seule question identitaire. Les résultats actuels de l'ADQ dans les sondages et lors des élections du 12 mai le démontrent bien.
Je vais lire plus attentivement le rapport, avant d'y aller de mes autres commentaires, s'il y a lieu. Au prix qu'il a coûté à la collectivité, c'est la moindre des choses.
Je ne pouvais passer sous silence la dernière bourde du ministre canadien des affaires étrangères, l'ex-numéro deux de l'IEDM, l'honorable Maxime Bernier. Qu'a-t-il fait encore, le grand Beauceron à l'accent d'Ottawa? Cette fois-ci, n'écoutant que son grand cœur de Canadien (pas facile, pour un adepte du libre-marché dans toute forme de contexte, soit la loi de la jungle...), il a sorti en pleine conférence du Programme alimentaire mondial de l'ONU que les nouveaux avions-cargos C-17 de l'armée étaient disponibles, pour le transport des hélicoptères du PAM en Birmanie. Sa promesse de prêt est rapidement devenue embarrassante, les dits avions n'étant pas disponibles. Soucieux de ne pas renier la promesse du ministre, son équipe a dû louer un gros avion-cargo Antonov commercial, au prix fort.
J'ai l'air de me réjouir du malheur d'autrui. Il se trouve que ce n'est pas d'autrui qu'il est question, mais bien le plus détestable des ministres de Stephen Harper, un Taliban du libre-marché, s'il en est un. Le genre de type qui prône l'abandon des programmes sociaux, pour revenir à la charité d'antan, plus conforme à la vision capitaliste du bien commun. Du temps où il sévissait dans son Institut de la Vérité économique révélée, il m'a convaincu de son fanatisme envers les théories néolibérales, surtout avec son ouvrage paru en 2003, Pour un taux unique d'imposition : pour en finir avec le mythe des taux progressifs. Encore un de ces ouvrages prônant la dépolitisation, au profit d'une gestion purement capitaliste des échanges sociaux, que les Éditions Varia publiait, avant qu'elles ne soient vendues en 2006 au Investissements Bourgie.
Ah oui, j'oubliais : regardez comment il a l'air d'un beau champion, sur cette photo. Le gars avec lui, Michael Chamas, a l'air vraiment fier de son coup. Cette photo s'est retrouvée sur le site du type. Or, il s'agit d'un trafiquant d'arme international. Lors de la prise de cette photo, il venait de faire un beau discours, pour une soirée-bénéfice du Parti conservateur à Montréal le 15 janvier dernier. Aussi, le même monsieur est soupçonné d'avoir caché ses sales profits au fisc... belle fréquentation! Il paraît que notre ministre ne connaissait pas le monsieur avec qui il posait avec son grand sourire de champion. En tout cas, il venait d'écouter son petit discours...

Michael Chamas et Maxime Bernier
Publié par oktobre7 à 21:41:45 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Un de mes camarades, Adrien, m'a envoyé ce texte de Michel Collon, un journaliste de gauche issu du Parti des travailleurs belge. Il est l'auteur de quelques ouvrages portant sur la manipulation médiatique permettant l,'acquiescement des populations envers les guerres menées par leurs gouvernements. Dans ce court article, il fait mention des dix campagnes de désinformations menées par le gouvernement américain, avant de mener une intervention militaire ou une guerre. Actuellement, tout indique que les États-Unis préparent un coup contre le Venezuela et son président, Hugo Chavez. Il est important de garder à l'esprit que les États-uniens n'ont pas besoin d'une grande force de frappe, un « soulèvement » organisé et un « soutien à la libération » peuvent suffire pour remettre les Vénézuéliens à leur place, c'est-à-dire dans un état de dépendance et de servitude envers l'Empire.
Empêcher les guerres, c'est démasquer ces médiamensonges le plus tôt possible et le plus largement possible. Merci de diffuser ce texte, de le traduire si possible (la version espagnole arrive bientôt), et de nous communiquer ces traductions. Dans la guerre de l'info, la véritable force, c'est vous!
Michel Collon.

Publié par oktobre7 à 18:00:15 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Après cette fin de semaine de trois jours, où je me suis exilé à Lévis, je réalise que j'ai encore négligé quelque peu d'écrire. Peut-être que je n'avais pas vraiment le temps, mais en fait c'est plutôt un repos complet que je cherchais à obtenir, en passant trois jours chez mes parents.
Comme repos, on repassera. Le souper aux homards chez Isabelle, ma vieille chum revenue vivre à Québec s'est avéré plus agité que prévu. C'est ce qui arrive, quand on se lance sérieusement dans la dégustation de vin blanc et de porto. Cette soirée m'a aussi permis d'essayer pour la première fois le fameux jeu Guitar Hero. Ça m'a rappelé la raison pour laquelle je n'ai jamais été habile pour apprendre à jouer de la guitare ou de la basse, d'où ma relégation depuis toujours au rôle de chanteur (ou hurleur, étant donné le genre que je pratique...). Pas mal du tout, ce jeu, ça fait passer une agréable soirée. Il paraît que la version « Rock band » est fameuse.
Que dire d'autres, de cette fin de semaine assez arrosée? Mes neveux m'ont reconnu, après les cinq mois d'absence à Lévis, ça m'a fait plutôt plaisir. Ma sœur me disait que le p'tit dernier, Thomas, dit mon nom en pointant du doigt les gars chevelus habillés en noir. Mon ancien batteur Martin est pas mal occupé, on envisage de reformer notre band d'autrefois, Betrayed Legion, le temps de quelques tounes sur scène. Ça coïnciderait avec le passage de mon band actuel à Lévis, peut être plus tard cet été. Parlant de mon ancienne ville, je remarque les nombreux chantiers de construction un peu partout, autant dans le résidentiel que le commercial. Plus de doute possible, mon ancienne région est en pleine expansion. Cela ne m'empêche pas de ne pas vouloir retourner vivre dans la région de Québec.
Daniel, le copain d'Isabelle, est originaire de Montréal. Au souper, il m'a fait remarquer que la population de Québec lui semble aigrie de tout et que les animateurs de radio sont incroyablement haineux envers Montréal. Il me citait en exemple les déblatérations de l'un d'eux, Gilles Parent du 93,3, contre la création possible d'une équipe de la LHJMQ à Montréal. Ça me rappelais bien ce côté que je déteste de cette région. Peut être que la population de Québec s'est fâché souvent contre la Métropole, pour bien des raisons souvent futiles. On m'a raconté qu'autrefois les amateurs de hockey trouvaient insultant le fait que le Canadien de Montréal, avant les séries, rappelaient les meilleurs de sa filiale, les As de Québec, où a débuté entre autres Jean Béliveau. On n'oublie pas non plus les années de la rivalité Canadien/Nordiques, ou encore les déménagements des sièges sociaux des sociétés d'État durant les années Bourassa, les multiples comparaisons désavantageuses pour Québec, le multiculturalisme de Montréal, les festivals, etc. Lors des deux autres élections, c'est l'incapacité du Parti conservateur et de l'ADQ à faire élire des députés sur l'Île qui semblait faire rager les observateurs à Québec. Il fallait lire les blogs adéquistes l'an dernier pour s'en convaincre, cette culture du « vrai Québec » versus Montréal, que leurs rédacteurs plaçaient en évidence, une autre raison pour détester les Montréalais.
...le plus troublant, quand j'y pense, c'est d'avoir été ainsi dans ma jeune vingtaine, un autre haineux envers Montréal. Ça me semble si lointain maintenant. Il faut croire que depuis, ou bien je suis devenu un Montréalais définitif, ou encore la région de Québec ne m'attire vraiment plus. Ce sentiment d'infériorité de Québec, le « gros village », compte pour beaucoup pour mon assimilation rapide. On me disait en fin de semaine que ce sentiment est en train de se transmettre à la ville de Lévis, du fait de son dynamisme et de la croissance de son économie. Pas étonnant que l'on se refuse de parler de Lévis, mais de la « rive-sud de Québec » dans les communications...
Blackwater, la firme de mercenaires...
...a été la cible de Mark Fiore cette semaine. Cliquez sur l'image!
Publié par oktobre7 à 20:22:47 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Les Israéliens fêtent les soixante ans de leur État. Créé aux lendemains de
Malgré nos connaissances sur cette région, il y a une gêne à réaliser la dérive amené par l'obsession de la sécurité de l'État hébreux. Quand nous observons ce qu'est devenu ce pays étonnant, bâti par la volonté de trouver une terre à un peuple martyrisé en Europe, nous constatons qu'il est devenu un État pratiquant une sorte d'apartheid, envers les Palestiniens des territoires occupés. La bande de Gaza est non seulement devenu un immense « Bantoustan », ces territoires autonomes fantoches créés par les Sud-Africains blancs pour parquer les populations noires travaillant dans leurs villes, afin de mieux nier leur citoyenneté. Dans le contexte actuel, la population de Gaza ne peut plus sortir de ce territoire car il est devenu une immense prison à ciel ouvert, pour reprendre l'expression la plus couramment utilisée.
Ce renforcement de l'oppression et de l'injustice globale envers la population palestinienne a évidemment renforcé la rancœur de son côté, nourrissant la haine et une dérive extrémiste religieuse. Les succès du HAMAS vis-à-vis le Fatah symbolisent cette dérive du citoyen ordinaire, persuadé que l'Autorité palestinienne dirigée par le parti du président Abbas est impuissant à réagir contre les incursions militaires israréliennes, tout comme ce qu'il m'apparaît la pire injustice, le découpage et la colonisation des territoires palestiniens.
Ce sont ces deux facteurs qui devraient être réglés une fois pour toute. Israël a agi de façon cavalière en ne respectant aucune des résolutions de l'ONU, sur les garanties territoriales de la population palestinienne, appuyé en cela par les présidences américaines successives depuis la création du pays. Cet appui tacite des administrations états-uniennes, doublé de leur aide militaire massive et scandaleuse, ont pesé lourd dans la poursuite de la politique d'occupation et de colonisation. Comment peut-on croire que les politiciens sionistes et les militaires vont stopper l'implantation des fanatiques religieux et/ou nationalistes dans les territoires occupés, sans un sérieux coup de barre de Washington? Or, malgré le réveil tardif de l'administration Bush II à la nécessité de créer un État palestinien viable, ce n'est pas demain la veille que nous verrons l'arrêt de ces vols délibérés de territoires palestiniens. La destruction du mur d'enceinte, véritable honte pour le peuple issu des ghettos, enverrais un message clair sur la sincérité du gouvernement israélien à vouloir la paix. Actuellement, en envoyant des roquettes sur des activistes connus du Hamas, peu importe l'importance du nombre de victimes collatérales, maintien l'état de guerre permanent entre les deux populations. On peut comprendre le besoin du pays de se défendre devant ces attaques, mais cette excuse est désormais caduque, compte tenu qu'elle a servi pour l'attaque, les destructions et l'affaiblissement du Liban en 2006. De plus, le laisser-faire du gouvernement Olmert devant les implantations sauvages de colonies ne peuvent que maintenir les Palestiniens (et le monde arabo-musulman en général) dans leur refus de reconnaître l'État d'Israël. Ce n'est sûrement pas ce gouvernement affaibli par les scandales qui va se tenir debout face aux colons sionistes, dont les appuis à
Les Israéliens peuvent malgré tout être fiers de ce qu'ils ont accomplis, hormis par les armes et la spoliation. Ils forment une nation, avec une culture et une langue distincte, à partir de très peu de chose. Mais s'ils arriver à fêter le centenaire de leur pays, il leur faudra envisager des sacrifices et des renoncements, car c'est à eux de prouver leur amour pour la paix. L'ont-ils oublié, avec des années de mobilisation militaire et de répression policière?

Publié par oktobre7 à 22:38:18 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
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