Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Après cette fin de semaine de trois jours, où je me suis exilé à Lévis, je réalise que j'ai encore négligé quelque peu d'écrire. Peut-être que je n'avais pas vraiment le temps, mais en fait c'est plutôt un repos complet que je cherchais à obtenir, en passant trois jours chez mes parents.
Comme repos, on repassera. Le souper aux homards chez Isabelle, ma vieille chum revenue vivre à Québec s'est avéré plus agité que prévu. C'est ce qui arrive, quand on se lance sérieusement dans la dégustation de vin blanc et de porto. Cette soirée m'a aussi permis d'essayer pour la première fois le fameux jeu Guitar Hero. Ça m'a rappelé la raison pour laquelle je n'ai jamais été habile pour apprendre à jouer de la guitare ou de la basse, d'où ma relégation depuis toujours au rôle de chanteur (ou hurleur, étant donné le genre que je pratique...). Pas mal du tout, ce jeu, ça fait passer une agréable soirée. Il paraît que la version « Rock band » est fameuse.
Que dire d'autres, de cette fin de semaine assez arrosée? Mes neveux m'ont reconnu, après les cinq mois d'absence à Lévis, ça m'a fait plutôt plaisir. Ma sœur me disait que le p'tit dernier, Thomas, dit mon nom en pointant du doigt les gars chevelus habillés en noir. Mon ancien batteur Martin est pas mal occupé, on envisage de reformer notre band d'autrefois, Betrayed Legion, le temps de quelques tounes sur scène. Ça coïnciderait avec le passage de mon band actuel à Lévis, peut être plus tard cet été. Parlant de mon ancienne ville, je remarque les nombreux chantiers de construction un peu partout, autant dans le résidentiel que le commercial. Plus de doute possible, mon ancienne région est en pleine expansion. Cela ne m'empêche pas de ne pas vouloir retourner vivre dans la région de Québec.
Daniel, le copain d'Isabelle, est originaire de Montréal. Au souper, il m'a fait remarquer que la population de Québec lui semble aigrie de tout et que les animateurs de radio sont incroyablement haineux envers Montréal. Il me citait en exemple les déblatérations de l'un d'eux, Gilles Parent du 93,3, contre la création possible d'une équipe de la LHJMQ à Montréal. Ça me rappelais bien ce côté que je déteste de cette région. Peut être que la population de Québec s'est fâché souvent contre la Métropole, pour bien des raisons souvent futiles. On m'a raconté qu'autrefois les amateurs de hockey trouvaient insultant le fait que le Canadien de Montréal, avant les séries, rappelaient les meilleurs de sa filiale, les As de Québec, où a débuté entre autres Jean Béliveau. On n'oublie pas non plus les années de la rivalité Canadien/Nordiques, ou encore les déménagements des sièges sociaux des sociétés d'État durant les années Bourassa, les multiples comparaisons désavantageuses pour Québec, le multiculturalisme de Montréal, les festivals, etc. Lors des deux autres élections, c'est l'incapacité du Parti conservateur et de l'ADQ à faire élire des députés sur l'Île qui semblait faire rager les observateurs à Québec. Il fallait lire les blogs adéquistes l'an dernier pour s'en convaincre, cette culture du « vrai Québec » versus Montréal, que leurs rédacteurs plaçaient en évidence, une autre raison pour détester les Montréalais.
...le plus troublant, quand j'y pense, c'est d'avoir été ainsi dans ma jeune vingtaine, un autre haineux envers Montréal. Ça me semble si lointain maintenant. Il faut croire que depuis, ou bien je suis devenu un Montréalais définitif, ou encore la région de Québec ne m'attire vraiment plus. Ce sentiment d'infériorité de Québec, le « gros village », compte pour beaucoup pour mon assimilation rapide. On me disait en fin de semaine que ce sentiment est en train de se transmettre à la ville de Lévis, du fait de son dynamisme et de la croissance de son économie. Pas étonnant que l'on se refuse de parler de Lévis, mais de la « rive-sud de Québec » dans les communications...
Blackwater, la firme de mercenaires...
...a été la cible de Mark Fiore cette semaine. Cliquez sur l'image!
Publié par oktobre7 à 20:22:47 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Les Israéliens fêtent les soixante ans de leur État. Créé aux lendemains de
Malgré nos connaissances sur cette région, il y a une gêne à réaliser la dérive amené par l'obsession de la sécurité de l'État hébreux. Quand nous observons ce qu'est devenu ce pays étonnant, bâti par la volonté de trouver une terre à un peuple martyrisé en Europe, nous constatons qu'il est devenu un État pratiquant une sorte d'apartheid, envers les Palestiniens des territoires occupés. La bande de Gaza est non seulement devenu un immense « Bantoustan », ces territoires autonomes fantoches créés par les Sud-Africains blancs pour parquer les populations noires travaillant dans leurs villes, afin de mieux nier leur citoyenneté. Dans le contexte actuel, la population de Gaza ne peut plus sortir de ce territoire car il est devenu une immense prison à ciel ouvert, pour reprendre l'expression la plus couramment utilisée.
Ce renforcement de l'oppression et de l'injustice globale envers la population palestinienne a évidemment renforcé la rancœur de son côté, nourrissant la haine et une dérive extrémiste religieuse. Les succès du HAMAS vis-à-vis le Fatah symbolisent cette dérive du citoyen ordinaire, persuadé que l'Autorité palestinienne dirigée par le parti du président Abbas est impuissant à réagir contre les incursions militaires israréliennes, tout comme ce qu'il m'apparaît la pire injustice, le découpage et la colonisation des territoires palestiniens.
Ce sont ces deux facteurs qui devraient être réglés une fois pour toute. Israël a agi de façon cavalière en ne respectant aucune des résolutions de l'ONU, sur les garanties territoriales de la population palestinienne, appuyé en cela par les présidences américaines successives depuis la création du pays. Cet appui tacite des administrations états-uniennes, doublé de leur aide militaire massive et scandaleuse, ont pesé lourd dans la poursuite de la politique d'occupation et de colonisation. Comment peut-on croire que les politiciens sionistes et les militaires vont stopper l'implantation des fanatiques religieux et/ou nationalistes dans les territoires occupés, sans un sérieux coup de barre de Washington? Or, malgré le réveil tardif de l'administration Bush II à la nécessité de créer un État palestinien viable, ce n'est pas demain la veille que nous verrons l'arrêt de ces vols délibérés de territoires palestiniens. La destruction du mur d'enceinte, véritable honte pour le peuple issu des ghettos, enverrais un message clair sur la sincérité du gouvernement israélien à vouloir la paix. Actuellement, en envoyant des roquettes sur des activistes connus du Hamas, peu importe l'importance du nombre de victimes collatérales, maintien l'état de guerre permanent entre les deux populations. On peut comprendre le besoin du pays de se défendre devant ces attaques, mais cette excuse est désormais caduque, compte tenu qu'elle a servi pour l'attaque, les destructions et l'affaiblissement du Liban en 2006. De plus, le laisser-faire du gouvernement Olmert devant les implantations sauvages de colonies ne peuvent que maintenir les Palestiniens (et le monde arabo-musulman en général) dans leur refus de reconnaître l'État d'Israël. Ce n'est sûrement pas ce gouvernement affaibli par les scandales qui va se tenir debout face aux colons sionistes, dont les appuis à
Les Israéliens peuvent malgré tout être fiers de ce qu'ils ont accomplis, hormis par les armes et la spoliation. Ils forment une nation, avec une culture et une langue distincte, à partir de très peu de chose. Mais s'ils arriver à fêter le centenaire de leur pays, il leur faudra envisager des sacrifices et des renoncements, car c'est à eux de prouver leur amour pour la paix. L'ont-ils oublié, avec des années de mobilisation militaire et de répression policière?

Publié par oktobre7 à 22:38:18 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Une très belle journée. Pourquoi? C'est aujourd'hui que je vais voir enfin Arch Enemy sur scène, au Medley. Le plus beau, c'est que je ne vais pas payer un sous, comme d'habitude...à l'heure que j'écris ces mots, j'attends que sonne cinq heure, pour être libéré du boulot et me diriger aux Foufs, prendre un rafraîchissement et attendre l'heure du show.
Ah oui, bien sûr, rien ne m'a fait plus plaisir que la bonne troisième place de Québec solidaire, dans l'élection partielle tenue dans le comté de Hull. Idem pour le score réalisé dans Bourget, même dans Pointe-aux-Trembles, dans ce contexte, on a attend une partie de nos objectifs.
Hull :
Gaudreault, Maryse (P.L.Q./Q.L.P.) 7 431 voix 45,24 %Villemaire, Jean-Roch (P.I.) 110 voix 0,67 %
Bourget :
Kotto, Maka (P.Q.) 6 604 voix 40,54 %
Thériault, Lyn (P.L.Q./Q.L.P.) 5 220 voix 32,04 %Gervais, Richard (P.I.) 375 voix 2,30 %
Pointe-aux-Trembles :
Léger, Nicole (P.Q.) 7 657 voix 55,92 %
Dumais, Mélissa (P.L.Q./Q.L.P.) 2 977 voix 21,74 %Millette, Régent (IND) 31 voix 0,23 %
(ce M. Millette est un acharné : ça fait des années qu'il se présente à toutes les élections et le mieux qu'il peut faire, c'est battre le record du plus faible nombre de voix récoltées...)
On a beau dire que cela ne veut rien dire, ce sont des résultats d'élections partielles, que ces comtés sont acquis de longue date au PQ et au PLQ, que le pourcentage de gens qui ont fait l'effort de voter est minime, les faits sont convaincants : l'ADQ s'en va sur le diable, à mon grand plaisir. Ce matin, j'ai écouté Simon-Pierre Diamond, envoyé à l'abattoir par son chef pour expliquer cette déroute à Radio-Canada. C'était pathétique.
Il fallait le faire, prétendre que les électeurs ne s'étant pas présentés aux bureaux de scrutin étaient majoritairement des Adéquistes!
Mario Dumont et son état-major (s'il y en a un, à part lui et sa femme...) peuvent toujours remanier le cabinet fantôme, rien n'y fait. Ce parti est celui de la tribune téléphonique, du clip, de la phrase-choc et de l'idéologie néolibérale déguisé en « changement » et en « politique pour les familles de la classe moyenne ». C'est surtout le véhicule des préjugés, du repli sur soi et des solutions-miracles. La recette a pu marcher l'an dernier grâce à une série de conjonctures favorables, mais nous en sommes plus là. L'ADQ devait fournir la marchandise, montrer qu'il était un gouvernement en devenir, il a surtout démontré son incapacité de proposer quelque chose de concret et de pragmatique, quand ce n'est pas sa propension à faire de la petite politique. Déclencher une élection générale, sur le thème de l'abolition des commissions scolaires, ça n'a pas passé cet automne. Ses loufoqueries et son incapacité de dégager une vision claire sur des enjeux sociaux n'a pas aidé la cause de l'Opposition officielle, qui a si mal parue qu'elle a aidé le gouvernement le plus impopulaire à revenir dans les bonnes grâces des électeurs.
Je suis revenu souvent contre l'ADQ dans ce blogue, c'est un peu pour ces raisons. Je crois tellement en la chose politique que sa présence comme Opposition officielle, alors qu'il existe d'autres alternatives viables mais qui n'ont pas l'opportunité d'être représentées à l'Assemblée nationale, m'apparaît comme une anomalie gênante pour notre démocratie. Sa marginalisation est un juste retour des choses, pour ce que je considère comme de l'anti-politique, symbolisé par les députés de l'ADQ et leur incompréhension manifeste de leur rôle.
Il reste maintenant à voir ce qu'il va advenir de ce parti, après cette cuisante démonstration de la méfiance qu'il suscite désormais chez une très grande majorité d'électeur.

Publié par oktobre7 à 23:22:28 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens

Publié par oktobre7 à 19:29:32 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Vous connaissez déjà mon appréciation pour le moins mitigée de l'ancien numéro 2 de l'Institut de la Vérité Économique révélée (IEDM), le très subtil Maxime Bernier. Le ministre des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie canadienne, celui-là même qu'il a fait honte à son chef à plusieurs reprises, notamment pour son histoire de distribution de Jos Louis aux soldats à Kandahar. Je reviens souvent sur son cas, du seul fait que ce type est probablement le ministre le plus incompétent qu'il m'a été permis de voir sur la scène politique. Du temps où il sévissait à l'IEDM, je lisais déjà ses interventions d'allumé du libre-marché, avec ses prétentions incroyables à l'intelligence, quand il détermine que la hausse du prix du pétrole est tributaire de l'activisme des écologistes et de la gauche en général. Non seulement je le trouvais malhonnête, mais je le considérais comme un crétin. Tant qu'à induire les gens en erreur, aussi bien prendre des arguments plus brillants que ceux-là. Et la spéculation, M. Bernier, qu'est-ce que vous en faites?
Avec cette dernière révélation, s'il ne démissionne pas, c'est qu'il n'a rien compris. Je vous renvoi aux textes d'André Noël et André Cédilot, de même que le commentaire de Vincent Marissal, sur la relation de Bernier avec une dame dont les anciennes relations sentent le souffre. L'ex-femme d'un bras droit d'un shylock relié aux Hell's Angels puis d'un membre en règle d'un club de motard affilié à ces mêmes Hell's, madame Julie Couillard a tout un passé derrière elle. Le fait qu'elle ait changé de vie, même sans avoir été accusée d'un crime, n'empêche pas que l'on se pose de sérieuses questions sur la discrétion du ministre, sur la vie de son ex-amie de cœur, dont les relations ont été maintenues, selon toute vraisemblance.

« Qui n'a pas péché lance la première pierre »... ouais, mais là, avec ce ministre et la somme de ses bévues, on peut toujours à nouveau réclamer sa démission. Ça s'impose!
Publié par oktobre7 à 22:20:49 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
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