Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Mon camarade Francis, des Laurentides, m'a envoyé ces petites perles youtubesques, rappelant comment le discours des représentants de l'Action démocratique du Québec n'a tellement rien de nouveau. Dans ces parodies, ce qui est comique, c'est de savoir la proximité effarante du discours adéquiste et sa caricature...
Les vraies affaires de l'ADQ -- Notre démocratie
Les vraies affaires de l'ADQ -- Nos infrastructures
Publié par oktobre7 à 03:52:50 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Vous le savez déjà, je suis un fan fini de Youtube. Certaines de mes soirées ont été consacrées à regarder des documentaires que je trouve sur ce site, désormais incontournable. Parfois, on s'amuse en groupe à se partager nos découvertes, comme l'autre fois à la petite fête chez Luc, avec Lola et Frefon. C'est par cet intermédiaire que j'ai découvert Matisyahu, ou encore des groupes punk ou death dont j'ai entendu parler, sans trop savoir de qui il est question. Je pense notamment à Crass, dont le film « Christ : the movie » est entièrement téléchargé, en plusieurs parties. Quand j'ai voulu en savoir un peu plus sur Behemoth, dont je ne connaissais que le nom, je n'ai pas eu trop de misère à trouver du stock. Encore récemment, j'ai trouvé une rare entrevue avec Napalm Death, du temps de l'album « From Enslavement to Obliteration »...ça me ramène à mes 19 ans, en 1989...les gars du groupe aussi, avaient sensiblement le même âge. Ah, mes jeunes années...
Un des vidéo-clip dont je me lasse pas de voir est sans aucun doute « Girls, Boys » de Pierre Nadeau. Qui est Pierre Nadeau? On n'en sait peu de chose, sauf qu'il est désormais très populaire, mais pas pour les raisons souhaités, lorsqu'il a produit sa chanson et son clip, quelque part à la fin des années 80. La première fois que je l'ai vu à Musique Plus, c'est à l'hiver 2001, lorsque je me remettais chez mes parents d'une fracture à la cheville, suis à la pratique de ce sport extrême qu'est le volley-ball. La station de vidéo-clips a consacré une fin de semaine à ses pires moments...animé par Claude Rajotte, toujours à l'emploi de la station, l'émission avait invité des anciens VJ, les Francis Bay, Sonia Benezra et consort. C'est au passage de la jolie Marie Plourde, autre ancienne de Musique Plus, que j'ai eu la chance de voir ce grand moment du vidéo-clip québécois. Loin de vouloir se moquer des productions indépendantes, l'ex-VJ a raconté que ce clip était devenu l'objet de la risée générale à la station. Des quatre fois qu'il a été diffusé, peu après sa réception, ont été pour le prétexte de rire, du côté profondément quétaine des images et de la chanson...C'est là que j'ai eu le choc de voir ce grand chanteur oublié, à la moustache mexicaine et au regard de velours...
Quelques années plus tard, c'est Louis-José Houde, avec son excellente émission « Dollaraclip », qui a révélé à nouveau l'œuvre de Pierre Nadeau, au point qu'il est devenu le grand classique du clip passé date...C'est ainsi que nous avons désormais la jouissance de voir et revoir ces inoubliables images de party de plage à Old Orchard, dans le Maine, ces sympathiques moustachus et leurs copines en bikini.
Par la suite, on m'avait parlé d'un truc réalisé à Musique Plus, une émission permettant à des amateurs de reprendre intégralement leurs vidéo-clips préférés... Nous avons donc eu le plaisir de voir... « Dans le speedo de Pierre Nadeau », la reproduction de mon vidéo-clip préféré. Je l'ai découvert sur Youtube vendredi dernier et c'est avec une joie immense que je vous le présente ici...
Pas d'élections cette été, yéééééé!Je ne vous cacherai pas mon bonheur de savoir qu'on ne retournera pas au cirque électoral en juillet, le budget Jérôme-Forget a été finalement adopté à la majorité, suite à un compromis entre le Parti libéral et le Parti québécois. Bien que très insatisfaisant, l'adoption de ce budget m'apparaissait cependant moins pire qu'un retour à la grande débauche démagogique qu'on a connu ce printemps, avec la montée de l'Action démocratique du Québec. Revoir la collection de faces à claques des principaux partis sur les poteaux de téléphones, en si peu de temps, merci bien. Et en plus, les élections coûtent à l'État québécois 72 millions de dollars, ont pourrait peut être attendre un peu, non?
Le cheuf de l'ADQ, Mario Dumont, s'était vanté qu'il voterais nécessairement contre ce budget, en déclarant que « l'Opposition loyale de sa Majesté » se devait de voter ainsi, sauf en de rare exceptions. Il faut croire que Dumont, comme Jean Charest, ont oublié ce que signifie un vote en chambre, lorsque le gouvernement est minoritaire. L'obstination de l'ADQ et ses représentants à refuser tout compromis, alors que le budget reprenait en grande partie leurs propositions électorales, semblait nous diriger vers la chute du gouvernement nouvellement élu, une chute que je juge totalement irresponsable. De la pure politicaillerie, vouée à la soif de pouvoir de Mario Dumont. C'est finalement les péquistes qui ont négocié la modification du budget, alors que Dumont a passé la majeure partie de la semaine à se chercher des appuis à Montréal, de façon à faire élire son parti au gouvernement le plus rapidement possible.
J'ai retenu une déclaration de Jean Charest, qui ne manque pas de mordant, quand il est en forme. Une fois n'est pas coutume... Reprenant la déclaration de Dumont, qui se qualifiait « d'Opposition loyale de sa Majesté », et rappelant son absence durant les tractations pour l'acceptation du budget, le Premier ministre y est allé de la tirade suivante : «Sa Majesté a choisi hier d'être absent. Et pendant que sa Majesté était absent, il y a des gens qui préparaient des solutions pendant que d'autres essayaient de préparer des élections. » Et vlan!
Il va en avoir besoin, de son mordant, le Premier ministre, ça recommence à grenouiller derrière lui, depuis qu'André Boisclair a démissionné et que nous verrons prochainement le couronnement de Pauline Marois comme chef du PQ. Avec son arrogance partagée avec sa ministre des Finances, je ne suis pas étonné de le savoir en chute libre dans les sondages...
Publié par oktobre7 à 17:30:02 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Atmosphère de chantier, chez moi. Jacques, mon proprio, m'avait bien prévenu que c'étais aujourd'hui, la journée où son contractuel venait changer mes portes et fenêtres. Ça surprend toujours, au moment du café, à 8h00 le matin, lorsque trois-quatre grands mecs (ils me dépassaient tous d'une tête au moins, et je pense bien qu'ils amplement ont fréquenté les gyms...) débarquent chez moi et commencent à arracher les rebords des portes. Ce soir, j'ai donc de nouvelles portes et fenêtres...et de la poussière partout dans l'appartement. J'attend donc à demain, pour pouvoir nettoyer la place, lorsqu'ils auront terminé leur travail. Il reste la finition à terminer, je pense bien qu'ils auront pas trop de la journée à faire là-dessus. Curieusement, ça sent le neuf...
Langage-toi
J'ai appris avec tristesse le retrait de la de la vie publique de « Peace Mom », Cindy Sheehan. Épuisée par sa campagne contre la guerre en Irak et contre George W. Bush, dont l'activité principale était d'obtenir une rencontre avec lui, en campant devant son ranch de Crawford, au Texas, l'activiste a décidé de cesser ses activités, en se prenant à la fois aux républicains, pour l'ensemble de leurs œuvres depuis le début de cette guerre absurde, et aux démocrates, pour la timidité qu'ils ont majoritairement fait preuve, face à cette guerre. Espérons quand même que son travail ne tombera pas dans l'oubli, encore moins le sacrifice de son fils Casey, mort au combat.
http://fr.news.yahoo.com/29052007/5/la-peace-mom-cindy-sheehan-abandonne.html
Pour ne pas perdre de vue les raisons pour lesquelles cette femme a tout sacrifié, je vous invite à regarder ce montage, d'Ava Lowery, du Site Peacetakescourage.com.
Une femme laisse le combat, un autre activiste reprend le flambeau. Tommy Hanna, mieux connu sous le nom de scène de TIMZ, est un rappeur originaire de la banlieue de San Diego. L'origine de sa famille...est irakienne, plus précisément chaldéenne, soit des chrétiens d'Irak. Il a réalisé une très belle chanson, Iraq, dont le clip est un magnifique pamphlet contre la guerre. Je ne suis pas un fan de ce genre de musique, sauf lorsque celle-ci est engagée, comme Loco Locass et tant d'autres. De plus, la fusion entre le rythme hip hop et la musique moyen-orientale est une réussite.
Publié par oktobre7 à 03:20:41 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis quelques jours, les médias nous abreuvent de la nouvelle empoignade entre le président Hugo Chavez, du Venezuela, et le milieu des affaires de son pays, celui-là même qui tente de le faire éjecter et de mettre un pantin à sa solde. La dernière histoire concerne le refus de renouveler la licence d'exploitation d'une station de radio privée, laquelle a diffusé à de nombreuses reprises non seulement des attaques violentes contre Chavez et son gouvernement, mais a fait appel à son assassinat, quand ce n'est pas simplement à le renverser, de façon quasi-quotidienne. Parmi mes contacts, des amis m'ont envoyé ce texte, entourant cette décision du gouvernement Chavez, devenue un sujet de controverse international.
Source : La Riposte (http://www.lariposte.com/)
Simon Bolivar disait qu'une peuple ne serait jamais libre sans liberté d'expression. C'est parfaitement exact. Mais la liberté d'expression n'est pas assurée dans un système où les grands médias sont contrôlés par une poignée de multi-millionnaires qui s'en servent pour promouvoir leurs intérêts contre ceux de la grande majorité de la population.
Alessandro Villari, coordonnateur régional (Pavie), du parti Rifondazione Communista, Italie.

Publié par oktobre7 à 03:22:18 dans Le subversif | Commentaires (3) | Permaliens
Je suis libraire depuis plus de neuf ans, pour Renaud-Bray, cette chaîne à l'histoire mouvementée, ponctuée de quasi-faillites, d'une fusion et d'un conflit de travail causé par l'imbécillité de sa direction. Certains jours, je me demande ce que je fait encore à leur emploi, quand je vois se répéter les mêmes erreurs de planification commerciale, les mêmes commandes inutiles de produits sans intérêts, les mêmes questions lancinantes de certains clients et pourtant, je suis toujours au poste. Pour tout dire, j'ai encore énormément de plaisir à travailler dans ce domaine, à ma succursale de Montréal, malgré tout le mal que je pense de mon employeur et de certains de ses cadres.
Un de ces plaisirs est évidemment le fait d'être au contact du livre. Pour le lecteur boulimique que je suis, lorsque je devrais éventuellement voir ailleurs, pour gagner ma vie plus facilement, la séparation va être dure. Le privilège d'être à la première ligne, lorsqu'un nouveau titre très attendu est sur le point d'arriver, je ne sais comment je pourrai trouver la même fébrilité ailleurs. Mes meilleurs souvenirs de libraire, ce sont évidemment les fois où j'ai conseillé une personne, qui est satisfaite de mes choix, puis cette dernière revient me demander mon avis, les semaines et les mois qui suivent. Nombre de clients me sont réguliers, au grand dam de mon bon patron, persuadé de l'inutilité de notre service et de la réussite de sa stratégie des «Coups de cœur », que j'ai déjà abondamment décrié dans le passé et ici même dans ce blogue.
Aujourd'hui, je crois avoir fait un bon coup, lorsque j'ai déconseillé à un client d'attendre le prochain livre de Paulo Coehlo, La Sorcière de Portobello, à paraître dans les prochains jours. On venait de lire la critique de son dernier opuscule, dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Rarement, je n'ai vu un livre descendu en flammes comme je l'ai lu, sous la plume de Jérôme Garcin. Lorsque le client m'a demandé à quel jour nous l'attendions, je lui ai fait lire l'article, par souci d'honnêteté. Tant qu'à savoir qu'un livre est très mauvais, aussi bien le faire savoir. Évidemment, ce n'est pas ce qu'attend mon bon patron, plus soucieux de se remplir les poches que de savoir sa clientèle satisfaite des livres arborant le disgracieux autocollant vert-rouge-jaune avec un cœur dessus...J'ai bien sûr dirigé le client vers d'autres suggestions de lecture. Ce n'est pas ça qui manque, même dans un Renaud-Bray de moyenne surface.
Je tenais à vous faire lire cette critique sans compromis. Jérôme Garcin n'est pas de la catégorie des poètes maudits, frustrés de ne pas avoir été reconnus et qui se vengent sur les auteurs publiés. Lui-même romancier, il ne se permet pas d'écrire n'importe quoi. Cette fois-ci, il clou le cercueil à un auteur surévalué, dont nous sommes encombrés par les centaines d'exemplaires de ses livres ennuyeux.
Je bats ma coulpe. A l'exception de « l'Alchimiste », cette daube molle doublée d'une imposture grotesque, je n'avais rien lu de Paulo Coehlo. Ce qui ne m'empêchait pas, je l'avoue, de me moquer parfois du guerrier brésilien de la lumière, du prophète de chez Auchan et de ses annuelles têtes de gondole. Cette fois, devant la puissance de la campagne de promotion ( tirage de 200 000 exemplaires, affiches dans les gares et sur les flancs de bus, « displays comptoir et sol » dans les librairies, sans compter le lancement du livre à Dubaï !), j'ai décidé de lire « la Sorcière de Portobello» ( Flammarion, 18, 50 euros ). Je pensais que ce serait mauvais. C'est pire. Ça commence par un mémorable : « Le but de la lumière , c'est d'apporter davantage de clarté autour de vous », et ça se termine par : «L'amour est. » Entre ces deux maximes dignes des chanteurs et acteurs qui ont soutenu Nicolas Sarkozy , Paulo Coehlo, 60 ans au compteur, 6 d'âge mental, déroule pendant 380 pages les témoignages de ceux qui ont connu Athéna. De son vrai nom Sherine Khalil, abandonnée par des Tsiganes, adoptée par de riches Beyrouthins, elle va vivre à Londres, dans les Balkans, à Dubaï, et rechercher sa mère biologique. Qu'elle travaille dans un supermarché ou une banque, Athéna, qui se prend pour Thérèse de Lisieux, a toujours été « une prêtresse qui comprenait les forces de la nature». Est-elle une sainte blanche ou une vierge noire ? On s'en fout. Ce roman n'est, pour notre évangéliste, qu'un prétexte à brasser de vagues notions de mysticisme, de paganisme, de taoïsme, de bouddhisme. On y ajoutera l'abrutisme. Car Coehlo délivre des messages dont même la scientologie ne voudrait pas : « Le Sommet est caché en nous et nous pouvons arriver jusqu'à lui si nous reconnaissons sa lumière » ; « On ne peut pas écrire sur la danse, il faut danser » ; « Le péché , c'est empêcher que l'amour ne se manifeste ». Que ce soit con, passe, mais que ça se vende...
Le livre que vous n'achèterez pas...
Publié par oktobre7 à 02:36:03 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
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