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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Le chômage, bientôt la fin? | 31 juillet 2007

Lundi matin, j'ai eu cette entrevue que j'attendais avec fébrilité depuis quelques jours. Ça s'est passé avec une entreprise de placement d'employés de bureau, sur des contrats variables. L'entrevue s'est très bien passé, la jeune femme qui m'a accueilli m'a mis en confiance et même ce que je redoutais un peu, la façon dont mon anglais allait paraître,  n'a été finalement qu'une difficulté mineure. J'ai été franc, sur mon congédiement. Je le serai à chaque fois, je crois que les employeurs préfèrent qu'on leur dise ce qu'il s'est passé, ils en jugeront eux-même, sur la gravité de la faute. J'ai eu droit à des tests de connaissances, sur mon français écrit, mes connaissances des logiciels Word et Excel, de même que ma rapidité à compiler des données et ma vitesse d'écriture sur traitement de texte. Quand je suis sorti de cette épreuve, je ne me suis pas senti si dépourvu, je pense que je pourrai avoir des nouvelles de cette entreprise plus tôt que je le pense. Tant mieux. Merci à ceux qui ont eu une pensée pour moi à ce moment, Miss50cents et Luc, entre autres.

 

Justement la semaine où l'on annonce encore du temps chaud et humide. Bon, après avoir eu un mois de juillet entièrement à moi depuis si longtemps, je ne râlerai certainement pas! Ouais, mais cette semaine, ce sont les Francofolies...

 

Comme prévu, je me suis encore déguisé en cravaté pour l'occasion, en m'inquiétant un peu de ma tenue vestimentaire. Je me suis senti obligé d'en parler à la jeune dame (elle était plus jeune que moi, que voulez-vous?), si l'entreprise avait un code vestimentaire. D'après sa réponse, je crois que ce n'étais pas tellement important, je devrais laisser tomber les jeans bleus et les t-shirt de groupes trop apparents (ceux de Napalm Death, de Mötörhead, de Trotski, etc...) mais je pense que de toute façon, si je deviens prof bientôt, aussi bien s'y habituer. Certains employeurs où je pourraient travailler quelques temps exigent la cravate, mais la plupart sont du genre « casual ». Et puis bof, tant qu'existeront les Villages des Valeurs et autres Frippe-Prix, je ne suis pas trop dans le trouble, côté linge, pour avoir l'air de quelqu'un de présentable, selon les critères de la majorité des gens...

 

J'ai également une entrevue demain après–midi (mardi), avec une entreprise spécialisée dans les logiciels. Non, cher Big Brother, ce n'est pas chez Umen, je n'irai pas te surprendre dans ton bureau miteux... Mes neuf années de service à la clientèle intéresse plus d'employeurs que je le pensais, finalement.

 

Ces fins de semaines bien remplies!

 

J'ai évoqué dans mon texte précédent les trucs dont je voulais vous faire part, afin d'animer ce blogue pour le rendre moindrement intéressant. Je pense que malgré ce que je crois, il est plus populaire qu'il en paraît, selon les commentaires que je reçois des lecteurs. Tant mieux. Si je peux toujours vous intéresser par mes histoires et mes critiques...

 

Vu sur le câble

 

Je suis encore pour un certain temps un habitué des antennes sur ma télévision. Le câble, ce n'est pas pour demain. Je dois admettre que j'en ai perdu un bout, quand je vais chez Luc et qu'on se met à regarder ce qu'il se passe sur les canaux américains. Luc, qui a le câble gratos par une opération du Saint Esprit, se permet de longues soirées de zappage, quand il est un peu serré dans son budget. S'il continue à avoir des soirées comme celle de vendredi, bien assis avec sa bière dans son fauteuil, c'est dans ses culottes qui va être serré. Enfin.

 

Luc m'a fait découvrir une émission de télé-réalité, une comme tant d'autres, mais dont on s'est quand même attardé jusqu'à la fin. What Not to Wear, diffusée sur la chaîne TLC, est une production où une participante, dont les amis trouvent qu'elles n'a pas trop le tour de s'arranger pour se mettre en valeur, se fait jeter le contenu de sa garde-robe et obtient 5 000$ pour s'en payer une autre, avec plus de goût et de style. De plus, on en profite pour lui donner une nouvelle coiffure et des trucs de maquillage. Ainsi, on voit la transformation de la participante, qui commence avec l'air d'un fille attifée comme une Américaine bien ordinaire, pour se transformer et paraître devant les animateurs et ses amis comme une Cendrillon sortant de chez Simons ou je ne sais quelle chaîne de vêtements pour la classe moyenne plus chic que parvenue. La fable du vilain petit canard, version fashion. L'émission, d'une durée d'une heure, nous a permis de voir deux de ces participantes se remettre en valeur, en choisissant des vêtements selon des critères plus appropriés, à partir de la forme de leur corps mais aussi des couleurs. L'intérêt de l'émission est surtout de trouver une façon de s'apprécier en se mettant en valeur, en aimant son apparence, parce qu'on a fait attention à la façon de s'habiller et ce en tout temps. Pour faire réaliser l'étape franchie à la participante, les deux animateurs, Stacy London et Clinton Kelly, lui présentent des images tournées à son insu. On la voit avec ses guenilles, un peu partout, de façon à lui dire « tu te laisses aller ». La partie drôle de l'émission est celle où la participante voit l'entièreté de ses fringues prendre le bord de la poubelle, avec les commentaires acides des animateurs... je vous dis pas les horreurs que les participantes gardaient dans leurs placarts...

 

Bon, je reviens sur le linge, mais quand même, quelle importance! Je sais qu'on regarde de façon oblique les gens avec des chandails de loups, vous savez, les madames avec des grands t-shirts avec des effigies de ti-loups, qui se marient très bien avec leur leggings noires. D'après ce que j'ai pu comprendre des animateurs, dans leur message principal, ce n'est pas une question de coût, mais bien de temps, dans le choix de l'apparence. Luc et Lola, qui pensaient me trouver d'autres fringues, en m'accompagnant dans quelques magasins sur Sainte-Catherine l'automne dernier, se sont vite rendu compte que rien me m'intéressait, à travers la mode masculine actuelle. Ça fait trop longtemps que je me suis fait un style bien personnel, pas question de changer.

 

Durant l'émission sur ce qu'on ne doit pas porter, on a vu les publicités pour l'émission LA Ink, qui remplace une émission précédent, Miami Ink. Comme son nom l'indique, elle est spécialisée dans le tatouage... et c'est là que j'ai écarquillé les yeux, quand j'ai vu l'animatrice, Kat von D. Peu familier avec le monde du tatouage, contrairement à de nombreux amis, je ne connaissait pas cette jeune personne, qui avait déjà sa propre « shop » à l'âge de 16 ans. À 25 ans, elle est déjà une vedette confirmée du milieu. J'ai compris vite pourquoi, en voyant l'annonce...fiou!

 

                  

                          Beau brin de fille!

 

Les Ékorchés

 

Dans mon texte précédent, écrit à la va-vite, lors de mon retour du PikNik électronique, j'ai évoqué que j'allais aux Francofolies mais je n'avait pas précisé quel spectacle que j'allais voir. Il s'agissait de celui des Ékorchés, le nouveau groupe de Marc Vaillancourt, l'ex-leader du défunt B.A.R.F. Avant, je devais rejoindre mes amis Isabelle, Marilou et leurs chums au Manana, sur Saint-Denis, d'où nous sommes partis, pour se rendre au spectacle, de peine et misère. Mon amie Isabelle était en feu, dans la catégorie « épuisante »... Enfin, on s'est rendu à ce spectacle, dont j'ai été étonné de la programmation. On l'a bien dit, cette année les Francofolies se sont renouvelées, avec de nombreux artistes de la relève et pas seulement les formatés pour la radio, comme Ariane Moffat. C'est pourquoi on a eu droit aux Ékorchés.

 

              

 

Quelle découverte! Je connaissais ce projet de ces musiciens, dont fait partie également Away de Voivod et Pat Gordon des Ghoulunatics, mais en spectacle, ça garroche! La principale nouveauté, outre l'utilisation de la langue québécoise que nous a habitué Vaillancourt, c'est l'utilisation d'un violoncelle électrique et d'une guitare sèche, en lieu et place des instruments habituels d'un groupe de ce genre. Avec des titres évocateurs comme « D'la viande cé murs », pour dénoncer les invasions de domiciles, ou encore « La Poly », sur le massacre de Polytechnique en 1989, on retrouve les mêmes colères hurlées par leur frontman, qui n'a pas perdu une once de son savoir-faire sur scène. Signe des temps, j'ai remarqué les quelques allusions sur le fait d'être parent, dans les paroles des Ékorchés. Dans la foule, la petite famille du chanteur s'y trouvait...

 

C'est simple, ce spectacle m'a encore une fois fait apprécier ce festival, pour ce qu'elle nous offre dans les nouveautés pour tous les genres. Pour avoir une idée de ce que j'ai vu hier soir, je vous invite à écouter le vidéo suivant :

 


 

Autre découverte...

 

C'est un bar ouvert depuis quelques temps, mais donc je n'avais pas eu le temps d'aller voir par moi-même. Les Katakombes, situés juste en face du Club Soda, sur la rue Saint-Laurent (pas loin du coin de Sainte-Catherine) m'a beaucoup plu, même s'il n'y avait pas tellement de monde en ce samedi soir très humide, où l'on sortait de quelques déluges. Décoré avec goût et pas trop grand pour se sentir de trop, le bar présente également des spectacle, essentiellement dans le monde underground (metal, punk, rock indie). La bière n'est pas trop chère et l'ambiance se rapproche évidemment de celle du Café Chaos, une autre coopérative de travail, sur Saint-Denis. Je me suis décidé de sortir ce soir-là, quand j'en ai eu assez de la bêtise de mes fameux voisins d'en face, avec leur engueulade et leur menaces diverses et jamais appliquées (à quoi bon faire des allusions d'appeler la police, quand on est suspect de vendre de la drogue soi-même?).

 

Nul doute que je retournerai prendre une pinte de Boréale blanche, dans cet endroit où le juke-box contient pleins de merveilleux disques punk comme ceux des Dead Kennedys, Icon of Filth ou Oxymoron...

Publié par oktobre7 à 04:48:33 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Pour les retraités... | 30 juillet 2007

Comme je ne suis pas là longtemps aujourd'hui, je vais aux Francofolies à l'instant, je ne suis pas en mesure de vous laisser un grand texte de mon cru. Je vous laisse donc un gag pour mes ami(e)s les retraité(e)s qui me lisent souvent. Il m'a été envoyé par mon ancienne collègue Marlène. Je l'ai trouvé drôle...

J'ai encore plein de trucs à vous raconter!

À+!

Vieille maudite...

Depuis que je suis à la retraite, je m'ennuie un peu,alors...
L' autre jour, je suis allée en ville et suis entrée dans
un magasin.J' étais là depuis à peine 5 minutes,
Lorsque je suis sortie, il y avait un policier qui
rédigeait une contravention pour mauvais stationnement.

Je me suis rendue auprès de lui.
Monsieur, pourquoi ne pas donner une chance à une
citoyenne retraitée ?"

Il m 'ignora et continua à écrire. Je l'ai traité de Nazi.
Il m'a regardée et a commencé à écrire une autre
contravention, parce que les pneus étaient soi-disant trop usés.
Alors, je l'ai traité de "tête de cochon".
Il finit la deuxième contravention et la plaça sur le
Pare-brise avec la première. Il commença ensuite à en
rédiger une troisième, sous un  quelconque prétexte
Fallacieux. Cela continua pendant environ 20 minutes.
Plus je le traitait de tous les noms, du style
"saloperie de flic","poulet aux hormones", "gestapo",
"chien policier","homme des cavernes néandertalien", 
"singe en uniforme" etc.

Plus il rédigeait de contraventions.

Personnellement, je  m' en foutais un peu : J' étais
venue au centre commercial en métro.

Mais depuis que je suis à la retraite
J' essaie d'avoir du fun!

C'est important de se tenir occupée, à mon âge!!

Publié par oktobre7 à 01:50:10 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Travaillez! | 28 juillet 2007

J'avais vaguement prévu d'écrire un peu sur l'émission que j'ai découvert hier, chez Luc. Ce dernier a le câble gratos, un oublie de Vidéotron, si je me rappelle bien, Luc ne payerais pas pour ça. Sauf que j'ai réagi un peu mal, ce matin, en lisant l'éditorial de monsieur Sanfaçon, dans le Devoir. Je n'aime pas me réveiller de travers et il a fallu que je lise les insignifiances de ce type surévalué, un conservateur qui la joue au centre, capable de faire autant la girouette que Richard Martineau, un autre surévalué dans son genre.

 

En voulant ajouter des arguments aux économistes néo-libéraux que sont Pierre Fortin et son collègue et ancien élève Luc Godbout, Jean-Robert Sanfaçon a écrit une grosse connerie, mais probablement que ça lui a échappé, comme d'habitude. Il ne se trouvera pas beaucoup de gens pour lui ramener ça sur le nez, surtout comme il l'écrit lui-même, parler d'économie en pleine été, ce n'est pas l'idéal.

 

Ma réaction a été sur l'argument suivant : en voulant défendre l'idée des fameux « Lucides », dont font partie les deux économistes, comme quoi nous ne produisons pas assez de richesse au Québec et qu'il faut travailler plus, voilà que Sanfaçon défend de repousser l'âge de la retraite...comme quoi les gens, en prenant leur retraite jeune, cessent d'être actif. Ils sont donc à classer dans le passif, comme le calculent ces économistes, avec leur vision binaire de la société. La colonne « revenu », la colonne « dépense ». Je cite : « Il est également temps que les entreprises et les gouvernements modifient les règles d'accès à la retraite afin d'encourager les gens à rester actifs plus longtemps. On ne dira jamais assez combien les élus de certaines villes sont irresponsables de soutenir, avec l'argent des contribuables, le droit à la retraite à 50 ans, et même plus tôt pour certains employés municipaux -- policiers, pompiers ou personnel d'entretien. » En clair, il faudrait donc restreindre le droit de négocier des employés syndiqués du secteur public et privé, afin de les obliger à travailler jusqu'à l'âge de la pension. Celle-ci pourrait être ramenée quelque part à 70 ans, si on laissait faire ces tristes sires d'économistes. Et les travailleurs n'ont plus rien à dire là-dessus, « vous dormirez quand vous serez mort », disais Lucien Bouchard, personnifié par André G. Ducharme de RBO.

 

 


 

Il faut croire que Sanfaçon n'a pas trop d'idée sur ce que signifie l'expression « être actif ». Il ne connaît pas de retraités dans la cinquantaine comme moi, il faut croire, et il ne connaît pas non plus les raisons pour laquelle on encourage tacitement les policiers et les pompiers à prendre leur retraite dans la cinquantaine. Il y a quelques années encore, la retraite était obligatoire après 32 ans de service, pour les policiers de la Sûreté du Québec. La mesure a été abolie, pour permettre à certains policiers de rester au travail plus longtemps. Le meilleur exemple est justement mon père, qui a pris sa retraite de la SQ à cinquante ans, après trente années de service. Considérant le stress qu'a comporté son travail, surtout au début de sa carrière dans le Bas-du-Fleuve (on comprendra qu'il est beaucoup moins chevelu que moi, pas seulement parce qu'il a gardé la coupe réglementaire encore aujourd'hui...), c'est normal de permettre aux gens ayant fait partie de corps de police ou de pompier de partir plus jeune. Pourquoi ça serait différent maintenant? Bien sûr, l'alarmant calcul des économistes Fortin et Godbout est une vérité révélée, issue du dogme néo-libéral...

 

Et la notion d'être actif, comment se fait-il qu'elle ne se calcule uniquement qu'à l'aune du PIB et de la déclaration de revenu? J'étais encore à la maison parentale, quand mon père a pris sa retraite. Pensez-vous que mon père, par ailleurs dans une excellente forme physique, avait l'intention de se bercer le restant de ses jours? Je le voyais moins souvent à la maison dans ces premières années, parce que bricoleur et habile de ses mains comme il est, il s'est mis à prendre toute sorte de petits contrats de peinture et de rénovation. Je le voyais mal passer ses journées à niaiser au centre d'achat local, comme on en voit parfois. Ces travaux, ils ne sont pas calculé dans le PIB, mais pour nos  économistes, ça ne compte pas, ce n'est pas de la richesse. Quand ma mère garde les garçons de ma sœur pour une journée, ça ne compte pas non plus, ce n'est pas de la richesse... pourtant ma sœur fait fonctionner l'économie, en se permettant une sortie et en dépensant pour ses activités. Dans le calcul de nos lucides économistes, ça se perd quelque part. Possiblement les limbes de l'impossibilité de calculer. Dans le contexte où on se fait donner des indications alarmiste qu'à la seule aulne des chiffres, on se demande si on ne se fout pas de nous.

 

J'ai entendu cette semaine qu'au Canada, mais moins au Québec, les gens étaient atteint de cette bizarrerie bien nord-américaine de ne pas prendre de vacance. Aux États-Unis, pour se faire bien voir de son patron, il est bien de ne prendre jamais de vacance. Comme si la richesse ne se crée pas en se reposant, en allant faire un voyage ou encore faire du camping. Bien sûr, sans prendre de vacance, c'est évident qu'on est plus productif... pas pour rien qu'en ce même pays, on pratique l'absentéisme plus que sa religion!

 

Pour un Sanfaçon, qui produit tellement de richesse en écrivant ses inepties dans son journal néanmoins appréciable, travailler et produire de la richesse, ça ne se passe pas autrement que selon les règles précise de l'économie. Le fait de réviser ses notions, ça ne lui est jamais passé à l'esprit. Le calcul de la richesse selon le PIB est tellement partiel, car il oublie l'essentiel : c'est un produit humain. Dans ce travail, on omet énormément des facteurs dont l'effort physique, l'endurance du corps et de l'esprit, le bonheur d'y participer, etc. Pour un économiste de l'engeance de l'économisme triomphant, ça ne compte nullement, il n'y a pas de chiffre, donc pas d'explication possible pour eux. Ça explique pourquoi les économistes tentent d'en finir une fois pour toute avec les sciences humaines, ces constructions de « pelleteux de nuages barbus, drogués et marxistes », comme le disent si bien les cravatés du cerveau qui peuplent les rangs des blogues du droitisme.

Je suggère la lecture plus intéressante du texte précédent de Louis Gill, son commentaire sur les conclusions alarmistes de ses anciens confrères de l'UQÀM. Aussi, je n'en ai pas tellement le temps aujourd'hui de développer là-dessus, mais il existe un calcul plus intelligent que celui du PNB ou du PIB, le Bonheur national brut (BNB). Le concept est pas mal plus intéressant que ceux dont on nous rabâche à partir des chaires universitaires d'administration, des milieux patronaux et autre Institut économique de Montréal...

Publié par oktobre7 à 18:22:12 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Un vendredi de flemme! | 28 juillet 2007

J'étouffe dans mon appartement, la chaleur est écrasante mais je tiens à vous écrire quelques mots, malgré que je suis en train de me déshydrater. Mais devant mon ordinateur, c'est rien, après le petit déménagement que j'ai fait pour mon amie Audrey la fana du swing, hier après-midi. J'en ai sué un coup, mais je pense avoir fait bien plaisir à mon amie. Pour moi, ça été l'occasion de me rendre utile. Dans une période de chômage, c'est un véritable plaisir.

 

Peut être que je ne serai plus chômeur, dans peu de temps. J'ai une autre entrevue, prévue pour lundi matin, à une autre compagnie X (Fuck you, Big Brother!). J'ai eu le bonheur de savoir que cette entreprise est au centre-ville... si ça marche pour moi, ça ne sera pas un long voyage pour me rendre au boulot. C'est un emploi temporaire, mais je pense que c'est ce qui pourrait m'arriver de mieux. J'ai la fin de semaine pour revoir mes connaissances du logiciel Excel, dont mon utilisation est très sporadique. Aussi, je vais repasser ma chemise d'entrevue, celle dans laquelle je fait un charme fou. Entre temps, j'attend des nouvelles du programme de l'assurance-emploi, la décision devrait tomber la semaine prochaine. Mon renvoi de Renaud-Bray me fait craindre le pire, mais je pense être en mesure d'obtenir mon dû, même après avoir trouvé du boulot. Étant donné que je ne vais pas en rester là, la décision peut être en ma faveur.

 

Hier soir, après le déménagement, j'ai eu à peine le temps de retourner chez moi, me doucher et aller rejoindre des amis au Vice Versa, un petit bar tout sympathique, sur la rue Saint-Laurent. Je suis allé rejoindre des ex-collègues de Renaud-Bray, d'au moins trois succursales différentes. Il y avait Véro, un couple d'amis, son chum Jean-Philippe, JF, Antoine, Bob l'ancien cadre. Dire qu'on a eu du gros fun noir serait un peu court, mais il faudra se contenter de ça pour l'instant, je dois rejoindre Luc chez lui, sous peu.  J'ai eu l'ultime jouissance de revenir chez moi dans la nuit, pour la majeure partie du trajet, dans la célèbre voiture de Bob qui lui a coûté 400$...et ça paraît qu'il ne l'a pas payé cher! Encore heureux que les morceaux tiennent encore ensemble. Même les ceintures de sécurité ne fonctionnent plus!

 

J'ai eu un message d'un ancien de Primerica, la fameuse compagnie de ventes pyramidales. Il a lu mon texte sur la compagnie et il s'est reconnu à 100%, comme il me l'a écrit. Je vous reviendrais là-dessus, sous peu.

 

Je vous laisse avec un lien intéressant, pour une rare fois ça vient de Canoë et TVA. C'est l'entrevue des comédiens prêtant leur voix aux personnages des Simpsons, dont le film vient tout juste d'apparaître sur nos écrans au Québec. Une très belle rencontre!

http://lcn.canoe.com/cgi-bin/player/video.cgi?file=20070727-165129&link_nouvelle=http://lcn.canoe.com/lcn/artsetspectacles/general/archives/2007/07/20070727-165129.html&link_archive=/artsetspectacles/&type_archive=Arts%20et%20Spectacles&alt=b

 

                                                    

 

                                                    

Publié par oktobre7 à 00:39:32 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Être fidèle à sa nature. | 25 juillet 2007

L'entrevue

 

C'est donc hier que j'ai eu mon entrevue, avec cette entreprise américaine spécialisée dans les assurances personnelles. Ce n'est pas une compagnie très neuve, mais elle est assez peu implantée au Québec, contrairement à plusieurs autres provinces canadiennes. En pleine expansion, elle cherche donc à ouvrir des bureaux à la grandeur du Québec. Elle a donc besoin de nombreux employés.

 

J'ai donc été mené vers leurs bureaux de Ville Saint-Laurent, comme 900 autres personnes. J'ai trouvé le tour d'arriver presque en retard, après avoir mal évalué les distances du bureau et de mon domicile. Une fois sur place, j'ai compris alors la raison pour laquelle on m'avait demandé de passer à 11h10 : on était nombreux à avoir eu l'appel. Après une brève entrevue de 10 minutes avec un monsieur de mon âge, bien mis et tout, j'ai été assez convaincant pour passer à la seconde étape. Celle-ci a consisté à une présentation de l'entreprise et de ses objectifs par un autre représentant, d'une durée de plus d'une heure. C'est là que j'ai appris le but de ces entrevues, avec l'ouverture prochains de bureaux. L'offre d'emploi a été largement expliqué, notamment les conditions salariales alléchantes et les avantages sociaux. Le travail, avec un minimum d'implication, peut nous rapporter environs 50 000$ par année et est de nature autonome, il n'y a pas de salaire, on se base surtout sur les contrats conclu suite aux rencontres à faire par semaine. On nous a précisé qu'on aurait droit à une formation et qu'il n'est pas question de défricher le marché, le travail est déjà fait. En somme, pour quelqu'un d'ambitieux et plein de dynamisme, le yuppie-type, c'est l'emploi idéal...

 

...mais pas pour moi.

 

À la suite de la représentation, j'ai rencontré à nouveau le monsieur bien mis de mon âge. Tout juste avant, j'ai rempli un questionnaire qui m'a fait réaliser des aspects de ce type d'emploi m'était étranger à ma nature. J'aurais quand aimé avoir eu plus de temps pour réfléchir à l'offre, mais en répondant aux cinquante questions, j'ai eu l'impression sourde de ne pas être à ma place. Dans le questionnaire, on m'a demandé des choses comme « Quelles sont vos ambitions? » et « Voulez-vous devenir riche rapidement? ». Quand j'ai rencontré  à nouveau mon premier interlocuteur, j'ai essayé de gagner du temps, mais peine perdue, je réalisais qu'il me fallait donner une réponse immédiate. Pour la première fois de ma vie, je devais admettre devant un employeur une opinion qui a pu me faire passer pour un quelconque looser (selon leurs préjugés de leur classe sociale). Pour moi, la richesse ne se calcule pas selon le compte en banque et les biens matériels que l'on possède, c'est d'un autre ordre. Je lui ai expliqué que le fait d'avoir vécu de façon plutôt précaire depuis tant d'année a eu raison de toute ambition à devenir riche, selon leurs critères. Je ne crois pas à ces offres mirobolantes de « la grande carrière pleine d'avenir et de promesses », on m'a déjà chanté ce refrain, quand j'ai été représentant pour Cell-Pro-Bell Mobilité. J'en suis sorti très amer et plutôt convaincu qu'il s'agit d'un mirage, ce n'est pas à la porté de toute nature de s'en mettre plein les proches. C'est peut être dans cette période que je suis devenu franchement critique envers le capitalisme, ce qui m'a mené à mes convictions politiques actuelles. Durant cette période de ma vie, comme je l'ai décrit dernièrement , ce que j'ai découvert a été ma capacité d'aider la clientèle, non pas de lui vendre du rêve. Je suis un excellent employé de soutien, point à la ligne.

 

J'ai remercié le monsieur bien mis, il m'a souhaité bonne chance dans ma carrière.

 

Je retiens de cette épisode ce que ma mère m'a justement fait part ce matin, dans son courriel : « J'avais un peu pensé que c'aurait été un genre de travail comme ils t'ont proposé et c'est vrai que ce n'est pas "vraiment" ton genre. Mais une première entrevue après 9 ans t'aura permis de te dérouiller face à un employeur...il faut voir le bon côté des choses. » Je n'ai pas d'autre chose à ajouter. Je demeure craquant, en chemise-cravate et j'inspire confiance en entrevue, ça c'est certain.

 

Je me suis senti un peu coupable en sortant, du fait d,avoir décliné cette offre. Je suis resté avec cette idée voulant qu'un chômeur ne peut se permettre de lever le nez sur les offres qu'on lui fait. Lorsque j'ai remis mon discman en marche, je me suis senti mieux. J'avais mis un vieux CD de Napalm Death,  « Utopia Banished ». La première chanson s'intitule « I Abstain », elle était vraiment de circonstance...

 

     

 

Le Swing

 

De retour chez moi, j'ai balancé les fringues de l'entrevue pour mes habituels t-shirt de groupe et bermudas. Plus tard en début de soirée, je suis allé rejoindre mon amie Audrey au Petit Medley, rue Saint-Hubert pour en prendre de la  bonne bière. Aussi, cet endroit est le lieu privilégié des amateurs de swing, cette danse revenue d'outre-tombe, depuis quelques années. Émilie et d'autres de leurs amis nous ont rejoint, pour participer à l'activité. Ben oui, mes copines sont devenues accros à ce genre de danse et évidemment... elles ont voulu que je m'y mette. Au début de la soirée, il y avait un cours d'introduction au swing, où les filles ont été très nombreuses à se porter volontaire pour apprendre les rudiments. Si j'ai manqué une chance de me faire connaître de l'une d'entre elles, c'est bien à ce moment, misère! Il y en avait bien une ou deux qui m'apparaissent très bien. Le problème est que je me suis pas trouvé très à l'aise d'apprendre des pas de danse, en portant des Doc Martens hautes de 14 trous. De plus, je détonnais à travers tout ce populo, même en restant à ma place. Si en plus il a fallu que je j'essaie de montrer que je ne danse pas comme une oie, alors là... Et puis le swing, ce n'est pas qu'une petite affaire, même si mes copines trouvent ça facile, désormais, après deux mois de pratique. La musique ne me plaît pas trop, mais c'est plus agréable que le hip hop qu'on entend toujours partout.

 

Peut-être que la prochaine fois, je vais être moins coincé... c'est ma nature, je le crains.

Publié par oktobre7 à 17:58:53 dans Le libraire inconnu | Commentaires (1) |

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