Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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...j'apprend que ce fut une sacré galère, dans le métro, lorsque quelqu'un a remarqué une étrange fissure dans une dalle de béton, à la station McGill. Tout le réseau s'est retrouvé paralysé. Je devais donc calculer, de mon lieu de travail, comment j'allais faire pour revenir chez moi à une heure raisonnable. Heureusement, le service a repris avant que je termine mon quart.
L'autre nouvelle de la journée fut l'annonce du décès soudain de la mairesse de Québec, Andrée Boucher. Lorsque je suis revenu ici, j'ai ouvert la télé, pour voir les éloges que des personnalités lui ont fait, comme si on avait perdu quelqu'un d'exceptionnel. Je vais être bête et plate, mais je ne partage pas du tout l'appréciation et les hommages que plusieurs lui ont adressé dans les médias. Mais alors là, pas du tout.
Andrée Boucher, loin d'être une personne extraordinaire, était une politicienne très moyenne, avec un ego surdimensionné et un style de gestion très autocratique. Son franc parler, que nombreux appréciaient dans la région de Québec, n'était que de la démagogie à peine plus sophistiquée que celle dont les nombreux fans de la radio-poubelle de cette région raffolaient, avec André Arthur et Jeff Fillion. Elle dissimulait, sous une prétention de saine gestion, une vision étriquée du concept de pouvoir. Je l'ai soupçonné d'avoir sensiblement la même vision que son ex-homologuue de Lévis, Jean Garon, que la démocratie municipale devait laisser la place à un pouvoir semblable à celui d'un conseil d'administration. Comme si un pouvoir public devait être ramené à un style de gestion d'une entreprise privée! C'est pourquoi j'ai toujours eu l'impression que cette politicienne ne dirigeait qu'en fonction d'une partie de la population, au détriment des autres qu'elle dédaignait sans se cacher.
Durant son règne, dans l'ancienne municipalité de Sainte-Foy, elle parlait de maintenir « l'homogénéité socio-économique » de sa ville, pour justifier son opposition à la construction d'HLM. Comme s'il n'y avait pas de pauvres à Sainte-Foy. Sa ville, avant d'être fusionnée à la grande municipalité de Québec, a connu un exode de ses habitants, faisant en sorte que la moyenne d'âge a considérablement augmenté, malgré la présence de l'Université Laval et des institutions collégiales sur son territoire. À force de diriger en fonction d'un groupe de citoyens privilégiés qui se reconnaissaient en elle, l'ancienne mairesse de Sainte-Foy a incité un bon nombre de jeunes familles à s'installer ailleurs, particulièrement dans les secteur de Saint-Jean-Chrysostome, dans Lévis, et à Val-Bélair, une municipalité que Boucher méprisait ouvertement. Les services, qu'elle orientait essentiellement vers une clientèle politique âgée et conservatrice, ont amené nombre de ses citoyens à se demander si on voulait bien d'eux, à Sainte-Foy. Pas étonnant que l'ancienne mairesse de Sainte-Foy se montrait très amère, devant l'ouverture de nouvelles écoles sur la Rive-Sud de Québec, pendant qu'on fermait celle de sa ville, faute d'enfants en nombre suffisant pour les maintenir ouvertes.
Je me souviens comment Andrée Boucher méprisait les sports. Je pense notamment à son opposition aux projets liés au monde du sport et de l'activité physique, comme les Jeux olympiques d'hiver (Québec 2002) et la construction d'un nouveau Colisée, l'interdiction qu'elle avait personnellement appliqué aux vélos de circuler dans un parc qu'empruntait une voie cyclable, la détérioration des équipements sportifs, quand ce n'est pas leur éradication pure et simple, de même que les frais élevés qu'elle avait brusquement ajouté aux athlètes empruntant l'anneaux de glace Gaétan-Boucher, on ne sait trop pour quelle lubie. L'ancienne institutrice, qui avait conservé son côté « donneuse-de-leçon » tout au long de sa carrière politique, avait déclaré que les citoyens de Sainte-Foy n'avait pas à payer pour les autres...alors que la construction de la plupart de ces équipement, dont l'anneau de glace, avait bénéficié de subventions des deux paliers de gouvernement.
Quand j'ai appris qu'elle avait été élue mairesse de Québec à sa seconde tentative, à un âge où on devrait avoir la sagesse de se retirer, ça n'a qu'ajouté aux nombreux griefs que je nourris à l'égard de mon ancienne région. Il ne fallait pas voir très haut, pour élire une personnalité si peu intéressante, à la mairie d'une ville dont on s'apprête à fêter la 400e année de fondation. Andrée Boucher, qui se vantait d'avoir un style de gestion très serrée, elle qui s'est servie du micro de CJMF pendant deux ans à tous les jours, pour promouvoir sa courte vue purement électoraliste auprès de ses auditeurs, n'était pas à la hauteur de sa fonction, en prévision de l'événement. Quand j'avais appris qu'elle s'était réinstallé dans son « palais » à grands frais, l'ancienne mairie de Sainte-Foy, peu de temps après son élection, on voyait bien comment elle se percevait elle-même dans sa fonction. « On mérite ce qu'il a de mieux », une phrase qu'elle disait souvent, pour justifier des dépenses plutôt discutables... Elle pouvait ensuite montrer fière d'être une radine pour les dépense publique, dans la phrase suivante... Et là, je ne parle pas de ses toilettes hors de prix et d'un goût douteux.
Dernièrement, j'ai lu qu'elle souhaitait négocier le contrat de travail des employés de la ville de Québec sur la place publique, en bonne populiste qu'elle était. Un moyen comme un autre de s'associer avec la partie de la population la plus méprisante envers le secteur public, qui n'aurait eu de cesse de souhaiter la privatisation de tel ou tel service, quand ce n'est pas des diminutions de salaire et la réduction maximale des avantages sociaux. La disparition d'Andrée Boucher va nous épargner une autre épisode ubuesque pour cette ville, dont le passé nous prouve qu'elle peut amplement se passer.
Je peut apparaître pour quelqu'un sans compassion, en dressant brièvement le portrait assez sombre de la politicienne que fut Andrée Boucher. C'est que je n'ai pas connu la dame géniale qu'elle semble avoir été, aux yeux de nombreux de ses admirateurs et électeurs. Je pense néanmoins qu'elle a été quelqu'un d'aimé de ses proches. Mais comme je n'ai connu que la personnalité publique, je fais donc un couac, dans l'apologie qu'on lui a fait aujourd'hui et qu'on poursuivra dans les prochains jours.

J'ai enfin reçu un montant de l'assurance-emploi. Ainsi, je crois avoir convaincu la responsable de mon dossier, dont j'ai reçu l'appel lundi dernier, que mon congédiement avait des facteurs moins accablants que l'a laissé croire mon ancien employeur. C'est une très bonne nouvelle.
Autre boulot, autre contexte.J'ai terminé ma semaine à mon emploi très bref, à ce collège où je travaillais comme caissier, au magasin scolaire. Je me permet de vous le dire, c'est au collège Bois-de-Boulogne. J'ai eu beaucoup de plaisir à renouer avec un horaire et surtout, travailler dans un contexte scolaire. Certes, ce n'étais pas comme faire le boulot de libraire, un des plus beau métier, mais quand même, j'ai bien apprécié de travailler dans un contexte de travail sous pression, pour constater ma capacité de m'adapter à toute situation. En effet, comme c'est le début de la session, on a eu un déferlement d'étudiants venus acheter leurs livres, après une attente dans une ligne pendant au moins une heure, au sous-sol du bâtiment principal. Aujourd'hui, avec l'humidité ambiante, il a fait chaud dans ce couloir...
Je commence à un nouvel emploi la semaine prochaine. Ça va m'obliger à voyager encore un peu, je vais être quelque part à Boucherville, dans le secteur immédiat au tunnel Louis-H.-Lafontaine. Je vais aller voir demain, ou dimanche, à quoi ressemble mon trajet en autobus. Ça sera du travail de bureau et de service à la clientèle.
Demain, je serai à la journée de l'emploi de la CSDM (Commission scolaire de Montréal). Je verrai s'il existe des places comme enseignants, pour les "raccrocheurs", en histoire. Je vous reviens là-dessus!
Publié par oktobre7 à 04:11:09 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis resté étonné ce matin, peu après mon réveil. D'une part, je me rappelais du dernier rêve que j'ai fait, je me suis retrouvé employé à nouveau par Renaud-Bray...L'autre étonnement est venu d'un vidéo tourné à Montebello, durant le sommet du PSP. Ma camarade Sybel a placé sur son site Facebook un extrait de ce vidéo où l'on peut voir un chef syndical, Dave Cole, du syndicat CEP, interpeller trois « militants anarchistes », en réalité des flics déguisés. Ceux-ci semblent s'être insérés à travers les manifestants, afin de créer plus de tensions avec les escouades anti-émeutes. On appelle ça des « agents provocateurs », c'est une tactique vieille comme le monde, afin de jeter le discrédit sur un mouvement ou un groupe et de justifier une réaction musclée de la police.
Comme vous le verrez sur l'extrait, les trois flics déguisés ont été dénoncé non seulement par le syndicaliste, mais aussi par les militants anarchistes. De plus, sans aucun doute, ces « undercovers » se sont mal préparés. Remarquez leurs vêtements, ça ne colle pas avec leur rôle. C'est du toc, on dirait qu'ils ont acheté leurs pantalons camouflage la veille. La casquette du flic tenant la pierre est de marque, il n'y a pas un anarchiste qui porterait ça. Pire encore, un de ses deux collègues, probablement un gars de Québec, porte un t-shirt de CHOI-FM, la station où Jeff Fillion sévissait. C'est justement ce t-shirt que portait ses fans, avec l'inscription « Liberté! Je crie ton nom partout! ». Aucun anarchiste, aucun militant de gauche moindrement sérieux, ne porterait l'effigie de la station de radio diffusant la démagogie réactionnaire de Fillion. D'ailleurs, ces supporteurs, les « X » comme ils s'appelaient, se faisaient un devoir de dénigrer toute forme de manifestation comme le geste inutile de la « go-gauche ». Le flic arborant ce t-shirt ne devait pas avoir tellement de vêtements noirs, pour faire une bourde pareille!
Ce n'étais qu'un rêve...
Je me suis retrouvé cette nuit...de nouveau libraire, de retour dans mon ancienne succursale de Sainte-Catherine ouest, avec mon ancienne directrice, celle qui ne me portait pas dans son cœur. De ce temps-là, moi et mes collègues devions faire avec une zélée de l'entreprise, dont la ferveur lui a coûté son poste, à force de dérapages. Alors, vous imaginez bien mon réveil : je sais très bien que jamais, au grand jamais, la direction souhaite me revoir dans les murs d'un de ses commerces, je le savais dans mon rêve et je retrouvais à servir la clientèle, en me demandant bien pourquoi je travaille là.
Message à Big Brother : rapportes bien ce que tu viens de lire, ça les fera rire, en haut lieu...
Publié par oktobre7 à 15:15:27 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Après cette journée de rodage d'hier, j'étais prêt à entreprendre celle d'aujourd'hui, sans stress, malgré le contexte. Il faut voir l'endroit où nous travaillons : un comptoir avec quatre caisses, devant lequel les étudiants défilent et nous remettent les titre ou encore les numéros des livres et des recueils qu'ils doivent acheter. Ça fonctionne rondement, mais quand même, il nous faut parfois élever la voix pour se faire entendre. Aussi, le sens de l'organisation n'est pas inné, il faut parfois faire avec des clients arrivant avec trois ou quatre listes de livres dont nous n'avons pas la moindre idée de quoi il s'agit. Je travaille avec calme, ce n'est pas cette atmosphère qui me fait peu, après avoir vécu neuf Temps des Fêtes dans une librairie, la meilleure (et seule) période profitable de l'année.
Ça m'a rappelé qu'il y a vingt ans, je commençais ma scolarité au collégial, au CEGEP de Lévis-Lauzon. À observer les clients et clientes que nous avons eu aujourd'hui, hormis la mode, il n'y a pas de grande différence. Enfin, oui. Comme c'est un collège de Montréal, je vois passer les Nations Unies à mon comptoir! C'est vraiment un privilège de travailler dans ce contexte. Pour revenir à mes 17 ans de cette époque lointaine, là où je me suis reconnu, c'est parmi les tout nouveaux arrivants au collège, frais débarqués de la polyvalente. Il fallait les entendre parler de leur nouvel environnement, les libertés qui leur sont accordées, les coups d'œil des gars vers les filles, ceux des filles vers les gars... Évidemment, je ne leur ressemble pas trop, mes trente-quelques années apparaissent mais je sens que les jeunes ne savent pas trop comment me voir, quand je leur parle. En fait, je m'habille comme d'habitude, avec mes fringues de punk, alors pour eux, il y a comme une distorsion. « Les adultes n'ont pas l'air de d'ça, d'habitude », selon ce que me lance leur expression non-verbale. Enfin, quand j'y pense, la nouvelle cohorte a l'âge des enfants que j'aurais pu avoir, si je n'avais pas fait trop attention, mes premières fois où... Dans certains cas, j'ai l'âge de leur parents, à coup sûr. Hé ben! C'est là que je suis rendu...L'organisme No One is Illegal/Personne n'est illégale a diffusé ce communiqué, pour expliquer pourquoi il était important de s'opposer au Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP). J'ai jugé nécessaire de vous le transmettre.
POURQUOI NOUS MANIFESTONS Montebello, Québec (19-21 août 2007) -- Stephen Harper, George Bush et le président mexicain Felipe Calderón se réunissent derrière des barrières d'acier et des milliers de policiers au château Montebello, dans le cadre du soi-disant " Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) ".
Ils parlent de "sécurité" et de "prospérité", mais leur programme en est un d'insécurité et de misère pour les classes ouvrières et opprimées de toutes les Amériques.
En bref, le " Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) " conjugue les politiques destructrices néo-libérales de l'Accord de libre échange nord-américain (ALENA) aux tactiques de peur et de paranoïa associées aux politiques de " sécurité nationale ". Le PSP est un nouveau projet, mais il cadre parfaitement dans le programme colonialiste et capitaliste imposé aux peuples du monde depuis des siècles.Le véritable programme du PSP n'est un secret pour personne : guerres meurtrières et occupations militaires à l'étranger; militarisation des frontières et augmentation des détentions et des déportations; attaques soutenues contre les peuples autochtones, les pauvres, les migrant-e-s et la classe ouvrière; destruction de l'environnement; multiplication des méga projets au service de l'avarice des entreprises; et pire encore.
Le PSP, décrit par ses agents comme une ALENA version 2.0, est conçu et promu par des sociétés transnationales et les groupes de pression qui les soutiennent, comme le Conseil canadien de chefs d'entreprise. Ces "big boss" rencontreront les chefs d'État ici même au château, à huis clos, évidemment...Le PSP renforce le principe de la "Forteresse Amérique du Nord", en vertu duquel les riches et privilégiés vivent reclus dans des communautés fermées et des villes gentrifiées, protégés par la police et des mesures de sécurité, alors que le capital circule librement à travers les frontières et que l'accès à la main d'œuvre bon marché et aux ressources naturelles s'accroît; pour tous les autres, il y a les barrières et les frontières, les réserves, les centres de détention, les prisons, la surveillance accrue et une précarité généralisée.
Aujourd'hui, alors que les politiciens et les chefs d'entreprise se cachent derrière des lignes de police et une barrière d'acier de trois mètres de haut, et que nous sommes exclus à l'extérieur et poussés dans des "zones de manifestation", Montebello est le symbole le plus éloquent de cette Forteresse Amérique du Nord.NOUS REFUSONS D'ETRE MIS EN CAGE
Alors que Bush, Harper et Calderón se réunissent avec les grands capitalistes, un réseau d'activistes anticapitalistes prônant l'action directe, provenant du Québec et de l'Ontario, unis par les principes de l'Action mondiale de peuples (AMP), tenteront de perturber le Sommet.Nous ne demanderons pas aux chefs et agents du PSP, ni aux gouvernements, d'être plus gentils. Nous n'avons aucun intérêt à négocier les termes de notre misère ou à être achetés avec des miettes. La justice et la dignité s'obtiennent par la mobilisation de base, par la lutte et par l'action directe, pas par la charité de riches philanthropes, de rock-stars ou de politiciens complices du système de destruction. Bush, Harper et Calderón méritent d'être confrontés directement!
Nos manifestations et notre résistance s'enracinent dans l'organisation des luttes quotidiennes: pour la souveraineté et l'autodétermination des peuples autochtones des Amériques; pour la justice, la dignité et la libre circulation des migrant-e-s; contre les détentions et les déportations; contre la guerre et l'impérialisme; pour la justice en milieu de travail; contre la pauvreté, pour la justice écologique; pour la libération de tous les prisonniers politiques; et en solidarité avec les mouvements de justice sociale partout dans le monde.En 1994, le jour de l'entrée en vigueur de l'ALENA, les Zapatistes du Chiapas ont entamé un soulèvement dans le sud du Mexique, en déclarant que l'ALENA représente une " sentence de mort " pour les peuples autochtones. Avec le PSP, les politiciens, bureaucrates et entreprises nord-américaines réitèrent leur sentence de mort contre nous tou-te-s. L'inspiration des Zapatistes fais toujours échos, 13 ans plus tard, alors que nous lions nos luttes et nos préoccupations, et nous unissons pour confronter le PSP, à Montebello et au-delà. Nous sommes partout...
INFO: www.psp-spp.com -- www.agp.org -- info@psp-spp.com

Publié par oktobre7 à 03:23:25 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis allé travailler, pour gagner ma vie, la première fois depuis mon congédiement le 5 juillet dernier. Un peu fébrile, du fait d'avoir été retard par un coup de téléphone important mais inopiné, je suis arrivé juste à l'heure à mon lieu de travail pour une semaine. J'avis indiqué dernièrement qu'il s'agissait d'une coop d'un collège, il s'agit en fait du magasin scolaire. Je suis à la caisse toute la journée, pour un bon salaire, meilleur que... bon, vous le savez déjà! La journée a passé très rapidement, même si j'avais un peu de misère avec la station debout, suite à ma marche d'hier, je traîne une crampe dans le mollet. Rien de grave, juste agaçant. J'ai vu passé des étudiants et des livres, des manuels et des cahiers de notes, du fric et des cartes bancaires. Ce soir, je reste devant ma télé, à regarder un film, c'est tout mon programme.
J'ai évoqué précédemment un coup de téléphone important, il s'agissait d'une agente de l'assurance emploi. Elle m'a demandé des renseignements sur les causes de mon congédiement. Étant donné que je suis toujours sous surveillance, par les soins attentifs du Big Brother de la rue Saint-Denis, je ne peux évoquer davantage sur ce sujet, mais je me permet d'écrire que mon ex-employeur me semble encore moins avenant à mon égard. Je ne sais toujours pas si je vais toucher un cent de l'assurance-emploi. Heureusement que mon état de chômeur se termine maintenant!
Alors que les reportages des "débordements" à Montebello ont envahi le petit écran, j'ai eu la chance de voir quelques images de la manif d'hier, par le biais de Facebook. Je suis sur la première photo, où on m'aperçoit de dos, avec le portrait de George W. Bush cousu sur ma veste. Je salue la camarade Stéphanye, de l'Outaouais, qui a pris ces photos durant la marche.





Publié par oktobre7 à 03:23:55 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis fatigué. Un voyage aller-retour Montréal-Ottawa dans un autobus scolaire, ça use le derrière! Mais ça en valait la peine.
Nous avons été 3 000, selon Radio-Canada. Nous avons eu droit à notre arrivé au comité d'accueil de la police, nous donnant des feuilles nous indiquant nos droits et les cas de jurisprudence permettant à la police de faire des arrestations préventives. Et des policiers, j'en ai vu des centaines! Je n'imagine pas la facture, pour une manif au demeurant très pacifique où rien ne présageait un quelconque débordement, sauf dans l'esprit de quelques paranos de la sécurité intérieure. Des flics en armures anti-émeutes, à vélo, en civil et surtout avec des caméras, pour nous filmer, tout le long de notre parcours. Je crois n'avoir pas été filmé autant qu'aujourd'hui, désormais ma veste avec le portrait de George Dubya va être connu par tous les corps de police du pays! J'en ai profité pour sourire à belle dents, tant qu'à faire!
Sur la manifestation, ça été très classique. J'ai accompagné essentiellement des gens du mouvement Échec à la Guerre!, de même que les membres de Québec Solidaire de Montréal, du moins ceux que je connais, comme Matt et Minerva. J'ai retrouvé sur place les camarades du Conseil régional de la FTQ, venus en voiture pour l'occasion. Nous avons eu d'abord les discours des divers représentants des organisations associées à la manifestation, devant le parlement, puis nous avons marché, pancartes en main, certaines étaient très bien réussies. Nous sommes passé devant le consulat du Mexique et surtout, nous avons défilé autour de l'immense bâtiment de l'ambassade américaine, excessivement barricadé. On n'a vraiment pas pris de chance, à Ottawa : des flics tout autour du périmètre, des blocs de bétons ceinturant le secteur, lui-même clôturé, comme un camp de prisonniers. C'est d'ailleurs dans ce secteur où les flics ont pris le plus d'images. Tout s'est très bien déroulé, même si la présence massive de policiers était plutôt intimidante, particulièrement pour les nombreuses familles venues avant tout faire entendre ses inquiétudes, face à un projet aussi malveillant envers nos acquis sociaux.
Je vous laisse sur quelques images...
Dossier de Radio-Canada, sur le sommet de Montebello.

Annonce de l'arrivée de Bush au Canada...(certaines images sont difficiles)
Publié par oktobre7 à 03:02:51 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
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