Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Publié par oktobre7 à 17:56:16 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Déjà mon troisième jour de travail chez le grand distributeur et j'ai saisi un peu plus la dynamique de l'entreprise. J'ai réalisé l'ampleur de l'immense territoire couvert, lorsque j'ai reçu un appel d'une cliente de Terre-Neuve, propriétaire d'un dépanneur, qui ne comprenait pas pourquoi on lui imposait une marque de thé que personne achetait, alors que sa clientèle préfère une autre marque, que l'ont ne lui distribue plus. Avec ça, j'ai hérité d'un casque d'écoute avec micro, qui me donne l'air si « occupé ». J'ai trouvé une collègue, va voisine en face de mon coin, qui passe au métro Longueuil tous les matin à 7h30 et qui m'a offert le lift aller-retour. Un bien bonne chose, après ma mésaventure d'hier.
Frefon m'a appelé hier soir, pour me demander comment ça se passait là-bas. Il a remarqué que je m'ennuyait de ma job de libraire. Ouais, j'ai eu un coup de blues. Ces temps-ci, ce sont les nouveautés qui arrivent tranquillement, sans compter les « annoncés », les « Goncourables », les nouveaux auteurs, les habituelles platitudes parmi les « best-sellers », etc. Quand je pense que Nelly Arcan va affliger mes anciens collègues, par la surenchère médiatique qu'on va faire autour de cet auteure insignifiante... En plus, Renaud-Bray risque encore une fois d'acheter tellement de stock de son nouveau truc, les libraires vont en être totalement dégoûtés. Je suis sûr qu'il était déjà « coupdecoeurisé » avant sa sortie. Frefon m'a demandé aussi si je suis aussi bien « entouré » qu'à mon ancien lieu de travail. Avec le stress et les données sur mon nouvel emploi que je dois assimiler, je n'ai pas trop pensé à regarder la gente féminine autour de moi...
Je suis un peu fatigué ce soir, les yeux me ferment déjà. Pas étonnant, je suis debout depuis 5h00 et je n'ai pas trouvé le moyen de faire ma sieste tranquille. La cafétéria de l'entreprise ne permet pas de s'adonner à cette activité. Tiens, je vais aller plus loin dans le livre que j'ai recommencé aujourd'hui, La dissociété, de Jacques Généreux (Seuil, 2006). Je vous reviendrais sur ce essai très intéressant, lorsque je serai plus en forme...

Publié par oktobre7 à 02:56:00 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Après deux heures, suite à ma sortie de mon travail, j'ai pu rallier mon domicile. Longueuil et Boucherville ne peuvent s'enorgueillir d'un système de transport aussi peu adéquat, pour les travailleurs sans voiture, venu de l'île pour palier à la pénurie de main d'œuvre que traversent les entreprises de la rive sud. La seule ligne se rendant directement dans un arrêt de l'est (métro Radisson)...est moins effectif aux heures de pointe! De plus, comme ça m'est arrivé ce soir, l'autobus 61 que j'ai pris au même endroit qu'hier faisait le trajet inverse. J'ai manqué faire une heure d'autobus pour rien. Heureusement, je suis débarqué à temps, pour prendre la 83, qui se dirigeait vers la station Longueuil, d'où le détour que j'ai fait, pour revenir sur l'île.
Mon apprentissage des réseaux banlieusards m'est quelque peu amer...
Le travail aussi, m'a apporté son lot de problèmes. Ma collègue avec laquelle je devais encore travailler aujourd'hui étant absente, j'ai eu mon baptême du feu, avec une succession d'appel de gérants de dépanneurs me dictant leur commande au téléphone, pendant que s'accumulait les messages sur la boîte vocale, certains étant désespérés ou hargneux, selon le cas. Je me suis sorti grâce à l'aide de mes collègues, mais inutile de dire que je n'ai pas vu la journée passée.
Je me suis ennuyé de la salle de repos de la librairie, où je piquait mon somme de l'après-midi. C'est fou, ce qu'une petite sieste peu aider à se retrouver, pour la fin de la journée. Je verrai demain, s'il fait beau, pour profiter du gazon près du bâtiment. Comme je me lève encore très tôt, 5h00 demain matin, je verrais ce qu'il est possible de faire.
Il fut un temps où...
...s'opposer à la guerre, en demandant des comptes au gouvernement, ne valait pas une descente en règle par tous les éditorrieux et chroniqueux des journaux Gesca et Quebecor (Mario Roy, Joseph Facal, Richard Martineau, Alain Dubuc...). Depuis que le Royal 22e régiment est sur place et qu'il subit des pertes en vies humaines à son tour, nous, pacifistes, se voyons traité au mieux comme des naïfs n'ayant rien compris, au pire comme des alliés objectifs des Talibans.
Pourtant, nos voisins du sud, en avance d'une autre guerre sur le Canada (même si ce sont eux qui ont entraîné le gouvernement canadien à envoyer des soldats là-bas, une fois déclenchée l'invasion de l'Irak), ont eu aussi à connaître la remise en question par les mouvements contre la guerre. La guerre du Vietnam et sa contestation peuvent nous rappeler que malgré les insultes de la droite, le mouvement pour la paix n'est jamais vain. En fait, se mobiliser pour la justice n'est et ne sera jamais vain.
Vous l'entendrez, avec véhémence, avec la voix de Martin Luther King, apparaissant à la fin de ce vidéo. Encore une fois, c'est une réalisation d'Ava Lowery, de Peace Takes Courage (peacetakescourage.com).
Publié par oktobre7 à 04:17:46 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
C'est fait, je suis désormais un employé de la compagnie X, qui se spécialise dans la distribution d'une foules de produits, à travers le Québec et une bonne part des Maritimes, pour les dépanneurs, station-services et autres commerces. Je vais donc devenir un employé de bureau à part entière, avec mon espace de travail limité par des séparateurs, mon ordinateur, mes collègues de travail et l'ambiance survoltée qu'on trouve habituellement dans ce milieu.
J'ai commencé à être formée par la jeune femme que je vais remplacer la semaine prochaine, suite à son retour aux études. À travers les procédures et autres formulaires virtuels, me voilà tranquillement introduit au service à la clientèle, de la part d'un fournisseur. Du temps où j'étais libraire, j'appelais les différents fournisseurs à tous les jours, ma tâche de responsables des commandes spéciales m'a amené à savoir les numéros de téléphones par cœur des Socadis, ADP, Dimédia, Diffusion Raffin, Mediaspaul, etc. Maintenant, je suis celui qui doit rassurer les vendeurs de l'acheminement de leurs produits. Ma formatrice est très compétente et patiente, ce qui m'aide beaucoup. Plusieurs des employés semblent récemment embauchés et au moins l'un d'entre eux provient de la même agence d'employés temporaires que moi.
Le boulot a l'air intéressant, surtout au stade où ma curiosité est à son maximum. L'horaire m'oblige à me lever plus tôt encore que de mon temps de libraire, soit 5h30, pour être certain d'arriver à l'heure. Ce matin, je suis arrivé trop juste. Je commence à tous les jours à 8h00, pour terminer à 17h00. J'ai une heure pour prendre mon repas, de même que deux pause payées de quinze minutes. Évidemment, mes fringues de punk ne sont pas tellement indiqués pour la place, malgré que nous ne sommes pas en face du public. Dans les prochains jours, je verrai bien ce qu'il est permis de porter. Le trajet en autobus pour l'aller, à partir de la station Radisson, n'est pas trop long. Le problème est le retour, il faut que je marche un peu, pour rejoindre rapidement l'arrêt vers Montréal, avec le service de la Société de transport de Longueuil (STL). Je me suis rappelé comment le même service à Lévis, avec le réseau Trans-Sud, amenait ses utilisateurs à se procurer une voiture, au bout de quelques périodes d'attente prolongée et involontaires... j'ai intérêt à ne pas manquer mon autobus, si je ne veux pas passer une demi-heure de plus en terre bouchervilloise...
J'ai trouvé sur Youtube ce petit documentaire, où des vétérans de la guerre en Irak (IVAW, Iraq Veterans Against War), de retour de leur mission et révoltés par la façon dont ils ont été exposés au feu par leurs chefs, démontrent en pleine rue la façon dont ils devaient maintenir l'ordre, dans les villes sous leur « contrôle ». Simulant leurs armes, afin de ne pas créer la panique chez les passants, on peut voir à quoi ressemble la manière utilisée sur la population civile. On comprend un peu plus, sur le rejet des Irakiens de l'occupation étrangère...
Publié par oktobre7 à 02:41:40 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis allé à la journée de l'emploi de la CSDM, hier matin. J'en suis sorti un peu désillusionné. Ce n'est pas cette année qu'on va me retrouver comme prof de quelque chose.
Dans les premiers arrivés, selon ce que j'ai pu remarquer, avec l'immense file d'attente présente devant le siège social de la CSDM à 11h45, lorsque je suis sorti du bâtiment, je me sui rivé à une vérité implacable. Bien que titulaire d'un baccalauréat en histoire, la pénurie d'enseignants n'est pas si grave, au point de me permettre de travailler au secondaire, malgré que je n'ai fait aucun cours en pédagogie. Surtout au niveau des cours aux adultes, là où je voulais être. J'ai laissé mon curriculum vitae malgré tout, pour faire de la suppléance, en n'y croyant pas plus que les paroles en l'air que j'ai laissé.
En fait, l'an dernier, la CSDM s'est résolue à appeler des gens comme moi, diplômé dans les discipline mais non pas qualifié pour l'enseignement secondaire. La propagande médiatique nous a fait croire à une pénurie, c'est plus ou moins vrai. On demande des profs, mais avec autant de qualifications que ceux qui partent à la retraite. C'est normal et même souhaitable, sauf que je me suis fait prendre au jeu. Maintenant, je sais que je ne suis pas dans le coup, comme dans les années 90. Alors, on ne m'y reprendra plus. Si j'enseigne un jour, c'est bien parce que j'aurais fini cette putain de maîtrise en science politique, qui traîne depuis 2001.
...c'est le Punk Fest prévu hier, au Club Soda, avec comme têtes d'affiche les noms de groupes prestigieux et légendaires comme Conflict, Discharge et Broken Bones. Sauf que ces trois groupes n'ont pas pu obtenir d'autorisation d'entrer au pays, selon ce que j'ai cru comprendre. Alors, je m'en suis tenu à une soirée barbecue, bière et Youtube, chez Frefon, plutôt que d'aller voir les bands locaux faire le Punk Fest à l'Alizé, malgré le désistement des groupes principaux. Je me reprendrai assez tôt, pour un autre show du genre...
C'est comme le Forum social, je n'y suis pas allé non plus. Comme je ne savais pas si j'allais être au travail, au moment de son déroulement, je ne me suis pas inscrit. Il faut dire que je n'étais pas particulièrement inspiré ces dernières semaines, étant donné mon état de chômeur. On verra plus tard quels ont été les comptes-rendus des différents ateliers et conférences, pour que je puisse en parler sur ce blogue.
...je commence ma nouvelle job à Boucherville. Ça me permettra de me faire une expérience d'emploi de bureau, ce qui semble être demandé par beaucoup d'employeurs, selon ce que je vois dans les annonces, même des bannières sur les murs des bâtiments annonce en grandes lettres « ON EMBAUCHE » un peu partout. Super. Encore faut-il que les salaire et les conditions de travail soient aussi intéressants, pour attirer les postulants. Il y a encore des entreprises qui n'ont rien compris...
Vous avez vu le vidéo des agents provocateurs de la SQ à Montebello, que j'ai joint à mon texte de l'autre jour? Vous êtes des centaines de milliers à l'avoir vu (pas sur ce blogue, évidemment!). Résultat : la SQ a dû admettre qu'il s'agissait bien des siens, mal déguisés, avec des bottes de polices et du linge mal choisi, pour passer comme des casseurs. Tant mieux pour nous, si jamais on tente à nouveau de faire passer le mouvement d'opposition légitime à la mondialisation à un mouvement de fouteurs de troubles, il existe des moyens de se défendre, sans trop d'efforts.
Les trente ans de la loi 101.Je voulais écrire là-dessus, mais je pense que ça s'est fait amplement ailleurs. Je souligne le blogue de PMT, qui a ajouté un texte d'Impératif Français. Ce texte démontre que malgré les amélioration qu'a apporté la Charte de la langue française, les efforts doivent être de tous les instants.
Le voisinage.
Le voisinage, le mien en particulier, est pour le meilleur comme pour le pire. Le meilleur, quand ma voisine Constance me donne plus d'un kilo de tomates, en provenance de son lot au jardin communautaire, où elle cultive son potager. Elle vient de me les donner. On peur rester à se jaser un trois quart d'heure de nos potins respectifs, sur notre galerie commune d'en arrière. Il nous arrive de prendre quelques bières sur cette même galerie, en jasant de tout et de rien, particulièrement des minous qui squattent nos chaises berçantes sans vergogne. Un bonheur quotidien.
Le pire, vous l'aurez deviné, ce sont mes voisins d'en face, en particulier le grand connard que j'ai vu toute l'été sur sa galerie d'en avant, dont j'ai surtout entendu les bad trips en plein jour, quand il tente de s'en prendre ce qui semble être sa mère, la personne qui l'endure dans son appartement. Ses hurlement de colère sont pathétiques, surtout tard le soir, quand il s'emporte pour des insignifiances. Le plus drôle, ce sont les autres, les grands flancs mous plus jeunes, qui accompagnent ce grand con dans son désoeuvrement qui lui sert de style de vie au crochet de l'État, et qui vendent de la drogue pour se payer la grande opportunité de s'habiller en trippeux de hip-hop et parler des heures dans leur téléphone cellulaire. Hier après-midi, lorsque le grand con, toujours en bédaine et en jeans noir avec sa maudite casquette portée à l'envers, a voulu s'en prendre à tout le monde et à personne en particulier, les petits vendeurs, ne sachant plus quoi faire, se sont mis à hurler « APPELEZ LA POLICE! APPELEZ LA POLICE ! ». Devinez qui a effectivement appelé la police... qui ne s'est pas pointée. Je pense qu'elle n'a pas réagi, lorsque les agents ont eu connaissance de l'adresse. Une vague idée que les flics savent quel genre de grand connard habite devant chez moi...
Il y a des jours où je souhaite que l'un d'entre eux, écoeuré de voir l'autre faire le caïd de son siège cheap de sa galerie, va se décider à lui montrer qui est le boss de la place... espérons que ce sera avant la fin de l'été!
Connaissez-vous cette comédie, « Tom et ses chums »? Si vous ne l'avez pas visionné, c'est le temps! Vous avez deux parties à regarder. Pour ceux qui connaissent le jeu Donjon et Dragons, ou encore les jeux de rôles, vous allez être en terrain connu. Les autres, ça ne fera pas de différence, je suis certain que ça va vous plaire.
Pour les vieux fans de Philactère Cola...
Publié par oktobre7 à 03:45:01 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
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