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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Le dimanche à Hochelaga-Maisonneuve. | 10 septembre 2007

Je suis allé à l'épluchette de blé d'Inde, organisée par le comité de coordination de Québec Solidaire de mon quartier. J'y ai retrouvé quelques-uns de mes camarades, Alexandre, Minerva, Gabriel et sa copine...ainsi que bien des gens que je connais de vue seulement. Il n'y avait pas foule, mais le nombre suffisait pour donner à ce dimanche gris un air festif, au son des chansons d'Alexandre et de la chorale venue chanter pour le public. Il fallait le faire et il ont réussi, les camarades : m'amener à manger du blé d'Inde, moi qui n'aime pas tellement ça, et me faire écouter des chants de chorale. Celle-ci m'a même impressionné, avec ses interprétation de pièce de notre folklore, ainsi que la reprise de chants orthodoxes russes, de « negro spirituals » et de chants des villages africains.

Ça m'a permis de me réconforter, surtout lorsque je suis revenu chez moi en fin d'après-midi, après avoir fait quelques courses. En passant dans la ruelle derrière chez moi, j'ai senti une odeur qui m'était familière. En tournant le coin, j'ai vite compris de quoi il s'agissait, mais lorsque j'ai vu d'où ça venait, j'ai été surpris. L'odeur, c'était cannabis qui brûle, du pot, la variété forte qui pue et qui rend les gens apathiques. Deux ti-gars de onze ou douze ans se passaient le joint, devant deux autres plus jeunes, dont ma venue soudaine venait de les éloigner. Des enfants du primaire. Ça frappe fort, comme vision. Quand j'ai passé devant eux, j'ai regardé les fumeurs dans les yeux, pour leur faire comprendre que je savais très bien ce qu'ils faisaient. Je n'ai pas eu de réponse, je pense qu'ils n'en étaient pas au premier joint.

Plus tard en soirée, je suis retourné à l'épicerie, j'avais oublié de m'acheter un lunch pour demain. En revenant, j'ai dépassé une jeune fille sur le trottoir, qui allait dans la même direction, j'ai l'habitude de marcher vite. Quelques seconde après l'avoir dépassé, je l'entend maugréer envers quelqu'un. Comme j'étais en train d'écouter du Black Sabbath dans mon discman, je met sur pause et je me retourne vers elle, en lui demandant « Pardon? ». Elle me rassure, en me disant qu'elle s'adressait à l'esti de moron qui a ralenti pour la dévisager. Elle me dit ensuite qu'il n'y a plus moyen pour elle de marcher sur le trottoir, sans qu'une voiture ralentisse près d'elle et qu'elle se fasse dévisager par le chauffeur. « La prochaine fois, me dit-elle, je vais faire quelque chose... »
-Un bon coup de pied dans la porte, bien placé, je lui dis.

Je lui souhaite une bonne soirée, je reprend ma marche et là, comme pour nous narguer, une autre voiture ralenti... je me retourne vers elle et on se regarde, découragés. La prostitution est tellement présente, dans notre coin, qu'il est impossible pour une jeune femme de passer inaperçue, aux yeux des maudits clients qui passent dans leur voiture, sur la rue Sainte-Catherine...

Avis de recherche

Aujourd'hui, on s'est échangé quelques nouvelles, moi et Miss50Cents. Elle m'a confirmé qu'elle a bien relancé un autre blogue, mais comme elle en est un peu insatisfaite, il n'y a pas de textes comme elle le fait habituellement et elle ne m'a pas donné les liens. Par contre, je viens tout juste de retrouver
SaintePaix, que je lisais régulièrement sur notre ancien site. Je vous invite à la lire, je m'ennuie jamais en lisant ses textes.
Et les autres, comme SaintePaix, j'espère les retrouver quelque part un jour, à moins que notre site revienne à la vie...




J'ai eu cette chanson en tête toute la journée, à vous de l'avoir à votre tour (originalement, c'est une chanson d'Heaven 17, mais je pense que ça ne sonnait pas comme ça autrefois...). Ah oui, le saviez-vous? Cradle Of Filth reviens le 20 septembre, au Métropolis...

Publié par oktobre7 à 03:41:56 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Ces samedis où on se lève à 6h00... | 09 septembre 2007

Il faisait peut être moins noir ce matin, lorsque je me suis levé, mais quand même, c'est rare de me voir levé de si bonne heure, un samedi. La seule raison qui m'aurait sorti du lit, c'est d'aller faire mon grand tour de l'ouest de l'île, en vélo, comme je le fait à chaque année. En fait, je devais suivre la formation du logiciel principal que j'utilise à mon travail. J'ai donc rejoint mes collègues du covoiturage ce matin, Sonya et Rumany, au métro Longueuil, pour retrouver notre bureau de Boucherville. La formation a duré trois heures, ce fut un peu long mais quand même, j'ai pu obtenir l'information qui me manquait sur l'utilisation du logiciel. Avant de terminer hier après-midi, j'avais indiqué à deux clients que je les aiderais de mon côté à retrouver des factures anciennes, dans nos archives virtuelles afin de les aider à se faire créditer pour de la marchandise avec laquelle ils sont pris avec. Avec ce que je vient d'apprendre, ça va être rapide.

J'apprécie de plus en plus mon nouveau travail, simplement parce que je me sens à l'aise dans ce type d'emploi. Le service à la clientèle, je le pratique depuis plus de neuf années et je pense être très efficace, pour régler les problèmes des uns et des autres. Même si mon anglais est plutôt hésitant, après un an avec aucune pratique verbale (ou presque, ce n'est pas au Renaud-Bray de la rue Fleury qu'on se fait aborder en anglais le plus souvent), je dois tenter de récupérer ce que je connaissais. Jusqu'à date, au moins, mes clients anglophones ne me reproche pas ma façon de parler, on se comprend très bien. J'aime beaucoup l'accent des gens de Terre-Neuve, je trouve que leur anglais est plus compréhensible que plusieurs autres clients de régions plus urbaines, pour ceux dont il s'agit de la langue natale. Mine de rien, mes contacts on été immédiatement cordiaux avec les Terreneuvois, peut être parce qu'il s'agit eux aussi de gens d'une société bien distincte...

Malgré ce début prometteur, je demeure quand même nostalgique de mon ancien boulot, notamment du fait de ne pas connaître tous les titres à paraître, comme c'était toujours le cas, avant mon renvoi. J'entendais parler à la radio d'un titre et d'un autre, en me disant qu'il me fallait éventuellement aller dans une librairie au plus vite. Les bibliothèque, c'est bien beau, mais on ne peut savoir quelles sont les nouveautés dans l'immédiat. Au moins la seule consolation est de m'éviter la sortie de la platitude que doit être le dernier livre de Nelly Arcan, la nunuche qui écrit bien...et c'est tout. Le bel exemple que le style n'est pas tout dans la littérature, encore faut-il avoir de quoi d'intéressant à écrire!

À ce sujet, je continue toujours la lecture de « La dissociété », de Jacques Généreux. Les références sont nombreuses, envers les écrits d'un autre auteur que j'apprécie beaucoup, Jean-Claude Guillebaud. Tout comme lui, Généreux constate la dérive importante que nous font acheminer la pensée néo-libérale, en tant qu'idéologie proprement politique. Autant Guillebaud s'est inquiété de l'émergence de la techno-science, l'enfant-monstre de la pensée néo-libérale, autant Généreux s'en prend aux fondements même du néo-libéralisme, particulièrement dans ses postulats. J'ai bien hâte de pouvoir en écrire plus longuement, après avoir assimilé cette somme.

Inutile de dire que je partage entièrement ses vues, sur cette idéologie des fanatiques de l'économisme.

Quelques nouvelles

J'ai eu des nouvelle de Miss50Cents, ma copine blogueuse de mon premier site. J'ai été très content de la lire à nouveau, elle m'a adressé un long courriel, mais j'ai appris qu'elle écrits désormais pour elle-même, ce qui m'attriste un peu. J'espère seulement que le site Blogue.ca va revenir, simplement pour pouvoir lire à nouveau ses aventures. Idem pour les autres. Sauf le type du « Monde nouveau », il est trop con!

Je devait aller à l'événement Québec-Cuba, mais la fatigue de la semaine a eu le dessus. J'avais prévu de faire quelques courses cet après-midi, puis me rendre au lieu de la fête, mais j'ai eu un coup de barre dans le métro, tellement que j'ai décidé de retourner chez moi pour dormir le restant de l'après-midi. J'espère pouvoir me rendormir vite ce soir, après cette longue sieste.

Mes parents sont partis pour Paris hier. Quinze jours avec les Parisiens, j'espère que mon père ne va pas se rappeler uniquement des clichés sur ces gens portés à s'aimer, mais je sais bien que la ville va beaucoup l'impressionner. Je sais qu'il a lu beaucoup avant de partir, afin de pouvoir se faire des itinéraires pour môman et lui. C'est la première fois qu'ils vont en Europe, eux qui sont allés dans plusieurs pays d'Amérique du sud, au Maroc et qui ont traversé le continent nord-américain de long en large, avec leur campeur Ford retapé par mon bricoleur de père. J'ai bien hâte d'avoir un courriel d'eux, j'ai expliqué à ma mère qu'il était facile d'avoir accès à un ordinateur dans beaucoup de cafés ou de bistros. Aussi, je pense bien que ma mère va me lire...allô môman!

Quand Ray est venu cette semaine et que je lui ai parlé du prochain départ de mes parents, on s'est raconté quelques expériences dans cette ville mythique qu'est Paris. J'y suis allé il y a douze ans, lors de mon seul voyage d'envergure. À l'époque, je n'avais été là que trois jours, sur les quarante et quelques que j'ai été en France. Je m'étais bien promis d'y retourner au plus tôt. Maintenant, je l'ignore si je pourrai le faire un jour.

J'ai reçu des nouvelles de ma cause, avec Renaud-Bray. Ma conseillère a signifié à l'employeur notre intention d'aller en arbitrage. Je ne sais quand ça pourra se faire, mais j'ai bien hâte de voir ce que mon ancien employeur va faire de son côté. Je demeure un excellent libraire, si jamais la direction veut bien constater qu'elle a agi trop promptement, elle a toujours mes coordonnées quelque part. Enfin, on peut toujours rêver...

Texte sur la Bolivie d'Evo Morales

J'ai reçu ce texte d'André Parizeau, chef du PCQ, portant sur l'essor que connaît la Bolivie, maintenant dans une voie désormais plus près des aspirations populaires que des intérêts des riches de ce pays et de leurs clients internationaux. Ça vaut le coup de lire le tout...
Le pouvoir populaire en Bolivie :
Quand les exclus reprennent leur place dans l'arène politique

Par André Parizeau
Chef du PCQ


"La Bolivie a bien changé depuis 2005 avec l'élection d'un président indien et socialiste. Les espoirs des millions d'exclus sont grands, et le Movimiento al Socialismo (MAS) au pouvoir entend prendre les moyens nécessaires pour les satisfaire."

Ainsi commence un article que le journal Le Devoir publie, ce matin même, en première page, et qui illustre les multiples efforts actuellement déployés en Amérique Latine pour développer et repenser de nouvelles façons de développer le pouvoir populaire.

Une seule ombre au tableau. D'entrée de jeu, on semble vouloir mettre en opposition ce qui se développe présentement en Bolivie par rapport à ce qui se passerait en même temps au Venezuela. Comme s'il y avait de grandes différences alors que cela n'est pas vraiment le cas et que ces deux pays se rapprochent du reste de plus en plus l'un de l'autre, depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau président bolivien, Evo Morales. La même chose vaut d'ailleurs pour ce qui est des relations entre la Bolivie et Cuba.

Le nouveau gouvernement d'Evo Morales s'appuierait sur "un très fort mouvement social" par opposition au "populisme à la Chavez", de dire le journal Le Devoir. Au moment même où le nouveau parti socialiste unifié du Venezuela d'Hugo Chavez peut d'ores et déjà compter sur deux millions de membres alors qu'il n'est même pas encore officiellement créé -- ce qui en fait déjà le plus important parti politique dans toute l'Amérique Latine --, on ne peut que rester songeur sur le sens à apporter à un tel commentaire, glissé comme cela. D'autant que nul part ailleurs et plus loin dans l'article, on ne revient sur cette supposée contradiction. Sans doute faut-il mettre cela sur le compte de tous ces préjugés, encore bien tenaces, et portant contre le gouvernement d'Hugo Chavez, au Venezuela.

Une fois cela dit, le reste de l'article du Devoir est très intéressant, notamment quand il s'agit de tirer certaines leçons de l'expérience au Chili, du temps d'Allende, ou encore lorsqu'il est mention du fait, qu'en Bolivie, il y a présentement une attention particulière qui est apportée pour maintenir une distinction et une certaine distance entre les dirigeants politiques, ceux et celles qui dirigent le gouvernement, et les différents mouvements sociaux qui, d'une manière ou d'une autre, soutiennent ce gouvernement mais veulent en même temps conserver leur autonomie. L'article s'appuie sur une rencontre avec l'actuel vice-président de la Bolivie, Alvaro Garcia Linera, récemment en visite ici, à Montréal.

Plusieurs des questions soulevées dans cette article recoupent nos propres préoccupations quand il s'agit de repenser notre propre combat pour le socialisme. Voici donc de larges extraits de cet article :

«L'arrivée au pouvoir d'un Indien constitue la révolution la plus importante qu'a connue la Bolivie», constate M. Linera. «Historiquement, la participation des Indiens à la vie de cette société a toujours été très restreinte. Jusqu'à maintenant, ils ont été maintenus dans un état de subordination.»

... À ses yeux toutefois, la question autochtone ne relègue pas au second rang les questions sociales et, dans une société où l'exclusion et le racisme ont toujours régné et où le patrimoine public a été bradé au fil des ans, c'est à une transformation en profondeur des institutions et de leur culture que les Boliviens s'attendent. Et le chemin parcouru pour parvenir à la situation actuelle a été long.

Pendant une quinzaine d'années, à la suite du consensus de Washington qui «recommandait» en 1989 une liste de prescriptions aux économies en difficulté, la Bolivie a été le laboratoire par excellence pour tester les remèdes proposés par les bailleurs de fonds, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le Trésor américain. «Avec son instabilité politique et sa pauvreté endémique, la Bolivie était le modèle parfait» sur lequel expérimenter, a expliqué M. Linera. Les résultats néfastes de ces mesures dans les pays où elles ont été appliquées sont aujourd'hui presque universellement reconnus.

«Pendant les années 70, l'État contrôlait 75 % de l'économie, a noté M. Linera. En dix ans, la proportion public-privé a été inversée!» Concurremment, une guerre à peine larvée sévissait entre les mouvements sociaux, la gauche -- coupée de la population -- et les militaires. La droite a alors pu définir les projets de société dans les domaines politique, économique et culturel.

On a par la suite assisté à un démembrement de l'appareil étatique par une série de privatisations, à une déstructuration des organisations sociales et à une attaque frontale contre le mouvement ouvrier.

À cause du «monopole» qu'exerçaient en vase clos l'État et le gouvernement sur toutes les décisions, c'est sur la scène locale que les mouvements sociaux se sont lentement réorganisés. Une foule d'organismes s'occupant de questions précises sont ainsi apparus. Ils se sont fédérés pour devenir des regroupements régionaux d'organismes autonomes qui s'appuient l'un l'autre selon le contexte social. M. Linera donne en exemple les mécanismes ainsi créés par la population aymara, dans l'Altiplano, dont les organismes ont à l'occasion appuyé ceux du Chapare.

C'est à partir de ces organismes et de leurs revendication qu'est né le MAS d'Evo Morales. «Le MAS n'est qu'un bras du grand mouvement social bolivien. Il s'agit d'une forme de centralisation verticale, en réseau», a expliqué le conférencier, pour qui il est primordial que les politiciens n'occupent aucun poste au sein de ces organisations afin que leurs revendications nourrissent l'action gouvernementale.

De sa création en 2000 aux élections cinq ans plus tard, le MAS a été de toutes les batailles, sur le plan tant local que national, à défendre les intérêts de la majorité contre une classe politique décrépite et fermée.

... «Une grande mobilisation sociale a permis la création de ce gouvernement», a expliqué M. Linera. Le monde indigène et les défavorisés doivent avoir accès au même niveau de vie que les autres, a-t-il précisé. «Et le processus en cours est irréversible», a-t-il ajouté, faisant remarquer que les plans généraux du gouvernement sont issus de la population.

Mais les problèmes sont nombreux depuis les élections de 2005: la riche région de Santa Cruz menace de faire sécession si le gouvernement ne change pas sa politique économique; Sucre, la capitale officielle, veut supplanter La Paz; la classe moyenne demande des augmentations de salaire...

«Nous devons à la fois administrer l'État au quotidien et mettre en place des politiques demandées par le mouvement social. Nous devons vivre avec cette contradiction, c'est le seul moyen que j'ai trouvé», a avoué M. Linera. Mais une chose est claire: pas question de dévier des objectifs du MAS.

Ainsi, par exemple, M. Linera, constatant la très forte réaction des partis traditionnels, des milieux d'affaires et de la droite, a expliqué qu'il y a deux possibilités d'action pour le gouvernement. «Nous pourrions pactiser, négocier, mettre sur pied des scénarios convenant à tous. Nous pouvons également poursuivre notre route vers les objectifs que nous nous sommes fixés, sans en dévier.»

«L'expérience de Salvador Allende au Chili au début des années 70 nous a enseigné qu'il est dangereux de pactiser avec les forces conservatrices», a-t-il conclu.

Le travail à accomplir est énorme. On vise à briser le monopole décisionnel de l'État. Il s'agit là d'un énorme changement de culture institutionnelle. Concurremment, «nous devons couper la base matérielle des secteurs conservateurs», a expliqué M. Linera, donnant en exemple la grande propriété, «qui doit revenir entre les mains du gouvernement».

À son avis, c'est là «l'unique scénario qui fera en sorte que la population conservera l'initiative du projet de société. Et, inévitablement, la mobilisation sociale grandira».

M. Linera a conclu par un souhait: «Nous espérons que les organisations sociales nous pousseront encore davantage.»



Pour consulter au complet
l'article publié dans le journal Le Devoir et portant sur le sujet
 
                                      

Publié par oktobre7 à 03:35:09 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Quoi faire en fin de semaine? | 07 septembre 2007

J'écris très rapidement ce matin, alors qu'il fait déjà 21 degrés Celsius dehors, avant même que le soleil se lève. Je viens de passer deux soirée sur les terrasses des bars, aux Foufs, au Petit Moulinsart et au Saint-Ciboire, avant qu'on en perde l'habitude d'ici un mois, peut-être moins. Ray était en ville, on a donc profité de sa présence. Une chose est certaine, ce soir, je reste devant ma télé. Je rentre au boulot samedi matin, afin d'en apprendre plus sur notre système informatique.

Pour les Montréalais, il y a deux événements cette fin de semaine, dont je risque fort bien d'en faire partie. Voici donc la publicité :




Événement culturel et épluchette de blé d'Inde dans Hochelaga-Maisonneuve
Début : 2007-09-09 12:00
Fin : 2007-09-09 16:00

Québec solidaire Hochelaga-Maisonneuve vous invite à un événement culturel (avec artistes invités) ainsi qu'à une épluchette de blé d'Inde familiale, dimanche le 9 septembre à compter de midi, dans la cour de l'organisation communautaire «Les Enfants de l'espoir», 4650 Ontario E. (coin Aird, à l'est du Marché Maisonneuve). En cas de pluie, l'événement aura lieu à l'intérieur.
Ce joyeux rassemblement, qui s'adresse autant aux résidantEs du quartier qu'à nos sympathisantEs des autres circonscriptions, se veut une occasion de faire connaître à la population les engagements de Québec solidaire concernant les artistes et l'éducation. Au plaisir de vous voir en grand nombre!

 

Publié par oktobre7 à 12:06:53 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Stranger in a Strange Land. | 05 septembre 2007

Je n'ai pas lu le roman de Robert A. Heinlein, En terre étrangère, un classique de la science-fiction. C'est en fait le titre d'une chanson un peu oubliée d'Iron Maiden, parue sur Somewhere in Time (1987). Quand je me retrouve dans une situation où je me demande « Quessé que j'fait icitte? », c'est cette chanson qui me revient en tête.

En fait, loin de trouver négatives, mes aventures dans des endroits un peu incongrus, où je me sens tout seul dans mon genre, je profite du moment pour me faire un observateur extérieur. C'est le moyens que je trouve pour avoir du fun avec les copains, en faisant remarquer les trucs qui autrement auraient passé complètement inaperçus.

Des exemples? Vous avez peut-être lu mon papier, sur mon passage à cette présentation de Primerica, en juin. Si un jour j'ose participer à un dîner-causerie de l'Institut de la Vérité Économique Immuable et Totalitaire de Montréal (IEDM), vous imaginez bien l'histoire... Cette fin de semaine, ça m'est arrivé trois fois, en moins de douze heures.

J'ai reçu samedi la visite de Fred, le frère de Sébastien-la-grande-brute, venu avec JF faire un tous à Montréal. Ils m'avaient demandé de squatter mon salon. La veille, ils avaient assisté à la partie de l'Impact, pendant que j'étais à la pendaison de crémaillère chez Caroline, avec d'autres Renaudbréens de la succursale X, où j'en profitais pour arroser l'obtention de mon nouvel emploi. Ils m'ont retrouvé chez moi, dans mon petit paradis d'Hochelaga-Maisonneuve. Eux aussi, en arrivant, on remarqué mon charmant voisinage d'en face, dont ils venaient de prendre le stationnement de la « clientèle »... Après avoir déplacé leur voiture, on s'est installé sur la terrasse arrière, afin de se raconter nos dernières aventures. Puis nous avons planifié la soirée, soit sortir au La Tulipe, pour la soirée Pop 80. Je les ai donc accompagné, habillé un peu plus pour la circonstance. Je me suis dit que mon t-shirt marteau-faucille ne passerait pas inaperçu, j'ai donc porté quelque chose de plus neutre à la place, un maillot de football. Mais j'avais quand même une grande patch « Doom » dans le dos de ma veste, c'est bien certain, je n'allait pas sortir sans mes couleurs...

Avant d'aller à l'ancien Théâtre des Variétés, nous avons retrouvé Annick chez elle, la copine de JF. Puis nous sommes allé entendre des succès des années 80, mes années d'adolescence, afin de me rappeler cette période que j'ai vécu très directement. C,est quand même cocasse, je connais le moindre succès de ces années-là, mais ne demandez pas à quoi ressemble la musique de Justin Timberlake ou des Pussycats Dolls...

À vue de nez, peut-être que je n'étais pas le seul à ignorer le beat pop des années 2000. Lorsque nous sommes entré, je me souvenais que la seule fois où je suis venu pour le Pop 80, il y avait du monde mais pas tout à fait le même genre. D'abord, en entrant, la première chose remarquable est la disproportion des sexes, qui ressemble à celle qu'on retrouve sur le site de Réseau Contact : trois gars pour une fille. De plus, on retrouve plutôt la catégorie « jocks de banlieue venus veiller à Montréal ». De moins en moins pour nous inciter à rester, malgré que nous avons eu à payer l'entrée. Fred parle de « party de saucisses », mais je pense avoir eu le mot final, pour qu'on sorte au plus vite de d'là : « J'ai l'impression d'être au Rock'N'Roll Palace... ». La phrase qui tue. Fred et JF sont originaires de Lévis comme moi, ils ont su très vite de quoi je parlais. Surnommé « Le bar de la dernière chance », cet endroit situé sur le bord de l'autoroute 20, juste avant d'entrer dans la zone Pintendre, pourrait avoir sa soirée Pop 80, mais pas seulement la musique, car les habitués ont l'air tout droit sortis de ces années où je les ai connu de vue, à la polyvalente. Les filles avec des coupe soleil et les grands t-shirts en couleurs pastelle, les gars en loafers avec des bas blancs, les moustaches et les jeans délavés bleu pâle, tout y est. Quand on évoque la dernière chance, je vous laisse imaginer pourquoi, sans intention méchante envers les habitués de l'endroit...

Nous sommes donc entrés à notre alternative immédiate, l'Edgar
Hypertaverne, ou quelque chose du genre... l'impression que j'ai eu, en arrivant, c'est d'avoir tombé de Charybde en Scylla. Autant on était dans le temple du quétaine à La Tulipe, là c'était la branchouille qui nous attendait, surtout les branchés avec des problèmes d'alcool. La musique? La même! Aux deux endroits, on a entendu « I'm too sexy » de Right Said Fred, le mannequin britannique au One Hit Wonder. Peu après notre entrée, notre Fred s'est fait accostée par une grande fille saoule, qui m'a rappelé comment on a beau être bien mis, ça ne donne rien si on ne sait pas boire. L'ambiance était assez infernale, du grand cruising bar, ou le « Meat Market », si vous préférez l'expression. Ça n'a pas empêché Fred d'aller à la chasse (la grande fille saoule était franchement pas présentable...), tandis que JF et Annick profitaient de leur présence mutuelle. Moi, je faisait semblant d'être le chaperon, en me promettant de revenir faire mon tour, maintenant que je suis prévenu de la nature de l'endroit... Ben quoi, une fois habillé comme ce populo en place, il n'est pas dit que je pourrais attirer les regard, autrement que sur mon linge!

Le lendemain (dimanche), lorsque nous avons émergé de notre sommeil et que Fred revenait de chez sa conquête (en feu, le Fred!), on avait prévu aller au Piknik Électronik, au Parc Jean-Drapeau. Audrey, ma jeune copine photographe, m'a d'ailleurs appelé pour me demander si j'y allait. Nous avons donc convergé là-bas, afin de profiter d'un bel après-midi d'été de septembre, en sachant qu'il n'en restait pas tellement devant nous.

Fred et sa conquête partis des promener de leur bord, le grand JF et Annick également, je me suis retrouvé avec Audrey à notre endroit habituel, en l'absence de Luc et Lola. Monsieur Bobette, le ramasseux de canettes qui se promène en bobette, à défaut de pouvoir s'acheter un Speedo, était à son rendez-vous, inspirant les jeunes filles en bikini de se faire bronzer ailleurs que sous son regard. Lorsque Audrey est partie rejoindre son chum au TamTam, je me suis retrouvé seul sur le gazon, avec mon livre, ma bière et une flopée d'inconnus autour de moi, dont je ne savais rien d'eux. Sur le coup, je me suis dit que je devais peut-être essayer de retrouver mes amis, qui semblaient être partant pour aller voir le show perpétuel des trippeux de techno, rassemblés pour danser au soleil, au pied de l'espèce de monument en métal dont j'ai oublié le nom.

C'est drôle, bien que je sois allé assez souvent au Piknik cet été, je ne m'habituerai jamais à ce genre de personnes, que je surnomme « The Beautiful People », comme la chanson de Marilyn Manson. Cette dernière me revient instantanément en tête, quand je vois ce spectacle offert à mes yeux.

Je l'ai déjà évoqué, le Piknik et surtout son volet techno attire les fanas de cette musique, dont de nombreux gays. Ce dimanche-là, je pense que ça s'est donné le mot au Village. Ça doit ressembler à ça dans une discothèque du genre, beaucoup de gars en bédaine, les pectoraux au soleil, dansant dans une transe réelle ou fictive, entourés de superbes filles qui doivent maudire la création d'avoir fait de ces gars des êtres inaccessibles pour elles... Il y avait aussi plusieurs représentants de cette catégorie de gros virils, qui ne dépareraient pas dans une ligue de lutte, venus se rincer l'œil en bombant le torse sur les garçons. Meat Market total, version Village, à moins que ça soit la norme dans les bars, je ne sais pas. J'en suis venu à croire que la majorité de la population porte au moins un tatouage, c'est tout dire... En cherchant mes amis à travers ce monde, je pense avoir déparé le paysage, tant je n'avais pas d'affaire là et parce que je ne me met jamais en bédaine, car je trouve ça un peu colon. Dommage que la musique était trop forte, c'est dans ces moments où j'aime bien avoir une trame de fond, pour illustrer le tout. Dont « The Beautiful People » de Manson...

Vous pouvez imaginer mon sentiment, en écoutant cette superbe chanson :



The Beautiful People
I dont want you and I dont need you
Dont bother to resist, Ill beat you
Its not your fault that youre always wrong
The weak ones are there to justify the strong
The beautiful people, the beautiful people
Its all relative to the size of your steeple
You cant see the forest for the trees
You cant smell
Your own shit on your knees

Theres no time to discriminate,
Hate every motherfucker
Thats in your way

Hey you, what do you see?
Something beautiful, something free?
Hey you, are you trying to be mean?
If you live with apes, man, its hard to be clean

The worms will live in every host
Its hard to pick which one they eat most
The horrible people, the horrible people
Its as anatomic as the size of your steeple
Capitalism has made it this way,
Old-fashioned fascismWill take it away

(chorus)

Par bonheur, avant de me décourager de ce « Beautiful People », je suis tombé sur Geneviève, la copine de Sébastien (mon ancien coloc, un gars de Lévis et un rare votant de droite, comme Math le Magnifique, avec lesquels je m'entend très bien) et heureuse mère de sa fille Ève, qui semblait avoir un fun noir à jouer sous les jets d'eau. On s'est promis de se revoir tous ensemble éventuellement à un des shows qui s'en viennent (Cradle of Filth, Down, Queen of the Stone Age) au Métropolis.

Tiens, pendant que j'y pense, je souhaite un heureux anniversaire à Judyth, qui comme moi ne vieillit pas du tout dans sa tête...et qui doit me lire à l'instant.

Hi hi hi!

 

Publié par oktobre7 à 04:19:07 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Ça s'explique! | 03 septembre 2007

J'ai su finalement ce qu'il est passé avec le site blogue.ca. C'est quand même étonnant, mais je suis soulagé de savoir que ça va se régler dans une semaine. C'est en cherchant le site, par le biais de Google, qu'on peut obtenir les explications suivantes, sur une page blanche :

Blogue.ca

Nous sommes désolé pour cette interruption involontaire de notre part.

L'hébergeur actuel Site5.com a suspendu notre hébergement car nous utilisons trop de ressources serveurs.

Nous allons migrer vers un autre hébergeur et cela peut prendre du temps (1 semaine)

Merci de votre compréhension.

De la part du serveur, j'ai l'explication suivante :

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Ça m'aura donc permis de lancer ce blogue sur un troisième site (Blogger), mais quand même, certains de mes amis ont suggéré des choses, du genre qu'un certain Big Brother aurait pu manipuler le web, pour faire disparaître mon blogue... une mise en demeure, apportée par un huissier, serait beaucoup plus efficace.

Publié par oktobre7 à 12:08:27 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

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