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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Un sa medi au Comité central. | 17 septembre 2007

Il en a certain qui passe leur samedi après-midi à rien foutre, faire du ménage ou encore laver leur voiture. Comme ça arrive à tous les trois mois, j'ai eu un autre genre d'activité, qui tombait à pic, étant donné le temps de chiotte que nous avons connu. C'était la réunion du comité central du PCQ, qui se tenait à Québec, dans une salle d'une petite auberge, sur le boulevard Charest. Tant qu'à s'ennuyer dans un centre d'achat ou dans son salon à jouer sur son ordinateur, aussi bien avoir des discussions constructives avec des camarades.

Je suis monté avec les deux André, dont le seul membre qui fait office de barbu communiste, pour officialiser notre statut... je blague, mais quand même, quand j'y pense, se dire communiste aujourd'hui apparaît tellement aux yeux du simple quidam comme une persistance du passé récent. Comme je le disais au André qui conduisait, je ne pouvait fuir éternellement une certaine évidence, dans mon cheminement politique. Dans le contexte actuel, je ne peux également éviter certains labels, même si ce n'est pas les plus populaires, loin de là.

Je n'ai pas raconté souvent comment je suis devenu membre du PCQ. Je peux le faire maintenant. Autrefois, avant la fondation de l'Union des Forces progressistes (UFP) en 2002 et l'intégration de mon premier parti dans cette formation antérieure à Québec solidaire, j'ai été membre du Parti de la démocratie socialiste (PDS), le seul parti qui m'apparaissait conforme à mes idéaux, très influencés par l'amalgame de mes lectures. Celles-ci, dans leur somme, m'amenait à me demander ce que la sociale-démocratie avait comme limite, dans une modélisation de ce à quoi j'aspirait à cette époque, comme société idéale. Le parti politique dans lequel je militait depuis mon adolescence, le Parti québécois, ne convenait plus tellement à mes convictions, sous la férule du futur lucide Lucien Bouchard, il me fallait un autre parti politique pour exprimer mon désir de transformation sociale.

Le PCQ existait déjà, bien avant le PDS, pourtant ce n'est pas lui que j'ai rejoint en 1998. Même dans le contexte de la fusion de 2002, je n'aurais pas été nécessairement attiré par les idées défendues par le parti, désormais inclus dans l'appareil de l'UFP. Quand j'y pense, lors de mes premiers contacts avec les communistes, je ne savais trop quoi penser de la défense de certaines de leurs idées, très proches des miennes. J'ai lu énormément sur l'histoire du communisme, peut être que ces lectures m'ont influencés, surtout celles sur l'URSS et sur sa nature totalitaire, prémisse à la dérive qu'allait vivre le communisme dans la majorité de son histoire au XXe siècle. Je n'oublie pas que le communisme, tel que vécu, a persécuté la religion et la foi chrétienne. Aussi, je m'identifie au trotskisme depuis ces années de formation, il est évident que je conserve une idée très critique envers le communisme soviétique et ses avatars. Je n'évoque pas le maoïsme, aux antipodes de mes convictions libertaires. Jamais je nierais l'importance de l'individu et d'une espace plus large à la vie privé, comme le nie les partisans de cette idéologie.

J'ai rejoint le PCQ au départ, pour aider mon ami Alexandre, afin que le parti conserve son nom et son statut légal, devant les assauts de la faction stalinienne qui venait de se séparer. Dans ce parti, je voyais autrefois sévir plusieurs personnages, que je qualifie volontiers de staliniens, qui heureusement ne sont plus là désormais, suite à la scission du parti en 2005. Cette faction, liée au Parti communiste canadien, peu entichée de la présence de QS sur la scène politique québécoise, semblait jouer un double-jeu sur la question nationale. Je vois d'ailleurs quelques-uns de ses membres continuer à militer dans Québec solidaire. Suite à leur départ, le parti semblait plus avenant à devenir ce qu'il devrait être, une entité politique interne à QS, où les discussions et les analyses seraient permises, selon une vision franchement communiste et libérée de ses entraves issues du dogmatisme habituellement collé à cette idéologie. Bien sûr, cela ne m'empêche pas d'être aussi sympathique aux idées des autres collectifs internes, comme Gauche socialiste, Socialisme international (avec qui il m'arrive de collaborer) et Masse critique, où je retrouve beaucoup de mes amis.

Mon ex-proprio

J'ai évoqué l'autre jour que je vais aller bientôt devant la Régie du logement, après deux ans et demi d'attente, pour récupérer une somme d'argent de mon ancien propriétaire. Robert C., mon ancien proprio, lorsque j'ai cédé mon bail aux deux locataires de mon ancien appartement, avait en sa possession un dernier chèque post-daté de loyer, au montant de 640$. Prétendant des « coûts » suite à mon déménagement, je lui ai fait confiance, pour me verser le restant. Après quelques mois d'attente, je le rejoint et là, le discours est différent. Je retrouve le proprio arrogant à l'extrême, qui lui coûte de me parler et perdre son temps précieux, qui me dit que j'ai laissé l'endroit en piteux état et qu'il prenait tout le montant de mon chèque pour se payer. Ça n'a pas empêché les deux locataires de prendre l'appartement, après avoir été encouragé par mon proprio, à un loyer de 710$ par mois, soit 60$ de plus que je payait au moment de céder mon bail... Quand je lui ai demandé de m'envoyer des factures prouvant ces frais, il m'a envoyé paître.

Son ton a changé, lorsque je lui ai envoyé une lettre enregistré de mon amie avocate, puis l'inscription de ma cause auprès de la Régie. Il m,a d'abord offert de rembourser la moitié du chèque, puis la quasi-totalité, sauf un montant de 145 dollars, qu'il n'arrivait pas à justifier. Maintenant que je connais la date de mon audition auprès de cette instance, je m'attend à un autre appel de sa part...
 
Quel fils de pute!

Publié par oktobre7 à 12:03:32 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Bluff | 15 septembre 2007

Je suis enfin sorti au cinéma, après plusieurs semaines. J'adore aller voir des films en salle mais aller savoir, je n'y vais plus seul. Je tiens à y aller accompagné. La dernière fois, c'étais avec Frank, pour voir la transposition à l'écran de la nouvelle 1408, de Stephen King. Hier soir, le film était dans un tout autre domaine.

Combien de fois je me suis promis d'encourager davantage le cinéma québécois, en allant voir les films en salle, plutôt que d'attendre leur sortie en DVD? C'est ce que j'ai fait hier, en allant voir Bluff, accompagnée de ma camarade Françoise, qui milite avec moi dans Québec Solidaire. Celle-ci m'avait contacté plus tôt cette semaine, en me proposant cette sortie. J'avais dit oui tout de suite et la suite a prouvé que j'avais eu raison. Le film en vaut amplement le déplacement. Au départ, je me méfiais un peu de cette présence d'autant de comédiens. Pourtant, je devais me rappeler, après quelques images du films, que le scénario est une superposition d'histoires, concernant le même appartement, situé dans un bloc sur le point d'être démoli. Les histoires se situent entre 1991 et 2006, à un moment crucial dont je ne peut rien dire de plus... J'ai beaucoup apprécié le film et je pense que les spectateurs l'ont su, j'ai beaucoup ri durant la projection...

Plus tôt, après avoir rejoint Françoise, nous sommes allé manger dans un petit restaurant, pas trop loin du cinéma Quartier Latin. Situé sur la rue Ontario, la Paryse, ouvert depuis 1981, semble être un endroit très populaire auprès d'une clientèle plutôt jeune et moindrement branchée, si j'en crois la ligne d'attente qu'il y avait dans l'entrée. Françoise m'avait même prévenu que c'étais la norme à cet endroit, d'ailleurs elle appréhendais de ne pouvoir avoir le temps de manger à cet endroit. On y mange la friture habituelle, mais j'ai très bien apprécié mon hamburger. Ça m'a changé de mes bagels à l'humus...

Se lever encore à 5h00, pour autre chose que le travail

Je suis encore levé dès potron-minet, comme toute la semaine. Pourquoi? Hé bien, nous sommes en septembre, mes activité politiques reviennent également. Je pars pour Québec tout à l'heure, afin d'assister à une réunion du PCQ. Je pense qu'on va en parler, de la politique. Pour rire, je disais à mes collègues de Boucherville que j'allais passer la fin de semaine avec des barbus communistes, ceux qui faisaient peur à nos amis les patrons, à une certaine époque. On rigole bien, mais je dois admettre que je suis un tantinet nostalgique de cette époque pas si lointaine, où évoquer des termes comme « le comité central du Parti communiste » évoquait quelque chose de plus important qu'une organisation regroupant un peu plus de cent membres. Enfin, comme vous le savez peut-être, le PCQ est un collectif reconnu d'une autre organisation politique plus important, Québec solidaire. Très minoritaire, mais indispensable, en tant qu'un représentation historique des idéaux progressistes. Si je faisait la nomenclature des membres les plus connus de ce parti, ceux qui ont construit le militantisme au Québec, dans plusieurs domaines d'activité, vous seriez surpris. Je pense à Normand Bethune, Léa Roback, Fred Rose...

ENFIN!!!
J'ai reçu ma convocation à la Régie du logement pour le début octobre (après près de trois ans d'attente), afin de pouvoir récupérer les 640 dollars que mon écoeurant d'ancien proprio m'avait soutiré. J'ai hâte de voir sa sale gueule de rat allonger, quand il devra me faire un chèque à son tour, pour me rembourser. Comme je vois l'heure avancer, je vais réserver cette histoire à la prochaine fois.

Publié par oktobre7 à 12:36:59 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Autre version de moi, par South Park... | 14 septembre 2007

Serais-je facile à caricaturer? J'ai eu la version de moi en South Park par Patrick, toujours aussi occupé à travailler de toutes ses forces, à ce qu'il paraît...



Je dois admettre que c'est ressemblant, Patrick a noté que je traîne toujours avec moi un sac à dos... Cependant, il a oublié d'ajouter un discman et je ne suis pas anarchiste, même si j'écoute plein de groupes ayant de fortes tendances à appuyer ce courant de pensée.

Ouais, je suis inspiré, quand il est six heures du matin...

Publié par oktobre7 à 12:15:03 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Si vous êtes en congé aujourd'hui | 14 septembre 2007


ARRÊTONS HYDRO-QUEBEC

SON PROJET DE DÉRIVATION DÉTRUIT

LA RIVIÈRE RUPERT ET MET LES CRIS EN DANGER

Ensemble, suspendons ce projet destructeur afin de l'arrêter une fois pour toutes!!!

Quand: Vendredi 14 Septembre 2007 de 11h à 13h

Endroit: Siège social d'Hydro-Québec

75 Boul. René-Lévesque O, Montréal, Québec

Cet événement sera une manifestation pacifique.
Projet initié par Project Laundry List, Révérence Rupert et d'autres organisations concernées.


ARRIVEZ-TÔT ET ÉCRIVEZ UN MESSAGE POUR LA CORDE À LINGE SUR UN DE NOS T-SHIRTS RÉCUPÉRÉS!

La rivière Rupert est l'une des dernières grandes rivières vierges à ne pas être harnachée dans le Nord du Québec et en Amérique du Nord.Le projet hydroélectrique d'Hydro-Québec, au coût de 5 milliards de $, détruira la rivière et ses écosystèmes et mettra en danger les Amérindiens Cris de la région.

LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION ONT COMMENCÉ. NOUS DEVONS AGIR MAINTENANT!


Membres de Québec solidaire, soyons présentEs!

Publié par oktobre7 à 02:30:33 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Journée sinistre, pour une toute autre raison. | 12 septembre 2007

Le 11 septembre n'a pas été seulement une journée funeste, à partir de 2001. Il l'a été en 1973, lorsque l'armée chilienne, commandée par le général Augusto Pinochet, renversait par les armes le gouvernement démocratiquement élu de Salvador Allende, pour instaurer une dictature militaire aux connotations ouvertement fasciste, avec la bénédiction du gouvernement américain. Celui-ci a pu observer, sur l'économie chilienne, comment peut-on ramener la société civile à ce qu'elle était au XIXe siècle, lorsque les diplômés du département d'économie de l'Université de Chicago (« l'École de Chicago »), alors sous l'influence du théoricien néo-libéral Milton Friedman, on imaginé toute sorte de moyens pour privatiser la société. Seule la police et l'armée demeurèrent sous le contrôle directe de l'État.



Salvador Allende

Ce petit film relate l'expérience d'une personne ayant vécu cette tragique journée.



Coup d'Etat Chili 1973
envoyé par sybelium

Publié par oktobre7 à 02:10:12 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

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