Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Ce texte, paru dans le Devoir ce matin, m'a un peu bouleversé. Le titre « La peur- de tout perdre » m'a fait penser au départ d'un autre thème abordé dans un sondage, en France. On a rapporté qu'une majorité de Français craignent, qu'un jour ou l'autre, ils se retrouvent à la rue. Ce n'est pas la première fois où la possibilité d'une descente vertigineuse frappe l'imaginaire. Dans le contexte du chômage endémique que connaît la France et d'autres pays européens, la faillite et la perte de tous ses biens n'est pas seulement une crainte née de la névrose. Pour avoir vu un de mes oncles, maintenant décédé, passer près de cet état de chute, j'ai eu à vivre cette crainte et elle m'habite toujours. Le film de Gérard Jugnot, Une Époque formidable (1991), où ce dernier joue un cadre devenu chômeur puis, en tentant de maintenir son train de vie, se retrouve à la rue, illustre cette possibilité.

En fait, ce n'est pas de cela dont ce texte du Devoir a fait état, mais de la possibilité de revivre un krach économique. Dans le contexte actuel, où bon nombre de nos mécanisme de défense économique ont été sacrifiés à la mondialisation des marchés, nous devons attendre non pas une crise de l'ampleur de 1987, mais bien celle de 1929. Hier encore, j'ai lu que le budget américain, présenté par l'administration Bush, est déficitaire de 400 milliards de dollars US. Vous avez bien lu. J'ai bien lu également que le budget, totalisant 3 000 milliards de dollars, avait une portion de 500 milliards consacrés à la défense (lire : la guerre en Irak...et ailleurs?). Pour vous donner une idée de l'ampleur de la disproportion de calculs, six milliards de dollars sont consacrés à la reconstruction du sud de la Louisiane, toujours aussi ravagée, après le passage de la tornade Katrina. Quand même, on se demande quelle genre de vision qu'a eu le gouvernement américain, à la veille d'une récession, dont on appréhende une importance semblable à celle qu'a vécu mes grand-parents. J'ai déjà évoqué la possibilité d'une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, peut être que ce gouvernement américain pense s'en sortir, en optant pour une véritable économie de guerre?
Tien, je sens que je vais encore avoir du mal à m'endormir, ce soir...
Qui a dit que la musique pop ne s'engageait pas, vouée éternellement à proclamer des ritournelles insignifiantes? Il a fallu qu'une camarade m'envoie cette chanson, sur Youtube. C'est de Pink, dont je n'avais pas trop idée de son genre de musique, tant on dirait qu'elle est dans le showbizz uniquement grâce à son look (d'autres diraient : son beau body). La chanson s'intitule Dear Mr President et elle est diablement efficace! Aurait-elle eu vent d'une chanson similaire, de Boris Vian? Hmm...
Dear Mr. President,
Publié par oktobre7 à 02:21:03 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens