Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Je me suis amusé à faire quelques prévisions pour l'année qui s'en vient. Non pas comme Stéphane Laporte et ses multiples palmarès, mais sur quelques éléments d'actualité et leurs développements, compte tenu de leur évolution. Sur le coup, je n'en avais pas retenu plusieurs, mais en y réfléchissant un peu plus, j'ai imaginé quelques développements possibles pour chacun. Comme je suis aux antipodes de toute forme d'ésotérisme, je ne prévois que des événements dont l'issu ont des ramifications avec le présent. Bien sûr, on ne peut mettre de côté que des événements inattendus viennent bouleverser la donne. L'exemple de l'assassinat de Benazir Bhutto plus tôt cette semaine en est un sinistre exemple. Ou encore, qui aurait prédit, à pareille date l'an dernier, la poussée électorale de l'ADQ? Ce même parti, que je voyais disparaître de sa belle mort, advenant une défaite de son chef, dans son propre comté...
Ces prévisions demeureront sur ce blog, immuables dans ce texte (que je m'y prenne, à aller modifier le texte et crier « je vous l'avais bien dis ») Ça sera intéressant de vérifier, l'an prochain, si ces prévisions se sont avérées réalistes. On verra bien ce que mon flair a comme efficacité... allons-y!
Vous ne le souhaitez peut-être pas, mais il y aura bien des élections fédérales cette année, peut-être même cet hiver. Les trois partis de l'opposition, voyant l'essoufflement du gouvernement et son incapacité de rentabiliser ses décisions au plan électoral, verront à le faire chuter au moment opportun, au vote de l'adoption du budget par exemple, comme plusieurs le pensent. Même avec des moyens considérablement réduits, les libéraux vont tenter le tout pour le tout, en espérant tabler sur l'insatisfaction de la population envers les politiques environnementales tout à fait inadéquates du gouvernement Harper. Les stratèges libéraux verront également ce que vaut leur chef, après des débuts laborieux à la tête du parti. Dépendant des résultats, Stéphane Dion joue déjà son avenir. Je prédis même le résultat : encore un gouvernement conservateur minoritaire, avec quelques députés en moins, au profit des libéraux et des néo-démocrates. Quant au Bloc québécois, il verra sa part de députés fléchir quelques peu, mais ils vont quand même bien s'en tirer. En fait, je doute fort que les conservateurs obtiennent plus de députés que la dernière fois, grâce au vote adéquiste. Pourquoi? C'est une évidence : ce n'est pas le même parti politique, ni le même chef de parti! Comme on a pu le constater, c'est une question de conjonctures favorables dont a bénéficié l'ADQ et le Parti conservateur, dans l'espace d'une année, mais je doute que cela puisse se répéter à nouveau. L'effet de nouveauté estompée, les conservateurs devront chercher autre chose, pour se promouvoir au Québec. Ce n'est certainement pas avec leur bilan environnemental, ni avec la mission militaire canadienne qu'ils pourront espérer un écho favorable aux urnes. Tout au plus, ils peuvent espérer un ralliement du vote fédéraliste dans certains autres comtés du Québec, mais l'heure n'est pas à la confrontation sur la question nationale.
Aura-t-on des élections au Québec, ce printemps? La réponse nous vient directement du « cheuf » de l'ADQ : ben non! À ce sujet, deux événements aura marqué l'automne. Le premier est la tentative ratée des adéquistes de renverser le gouvernement, sur le vote du budget. La raison? « On est un parti d'opposition, alors on s'oppose » dira le chef de l'Opposition officielle, Mario Dumont. Si ce dernier ce plaint de la couverture défavorable qu'il obtient des journalistes montréalais, il devrait également se plaindre de lui-même et de son entourage. N'importe qui aurait viré le conseiller qui lui a suggérer de retourner en campagne électorale cet automne, simplement pour essayer d'obtenir la majorité. Quand on a observé les difficultés des Belges à obtenir un gouvernement fonctionnel, on se dit qu'avec le gouvernement Charest, on n'est pas si mal loti. Le second événement a été le désir d'aller aux urnes, sur la question d'abolir les commissions scolaires. Cette fois, le chef de l'ADQ a démontré un manque incroyable de recul et de sagesse, en reprenant une cause issue des tribunes téléphoniques et des cartons de L'IEDM. Pour sauver environs huit millions de dollars et refiler des responsabilités aux municipalités, dont la plupart se débattent pour équilibrer leur budget, l'ADQ était prête à aller en élections...et faire dépenser l'État de 80 millions de dollars, le coût total d'une élection générale. Pour un parti politique se réclamant du « gros bon sens » et de l'austérité budgétaire, il a très mal paru.
En fait, la présence de l'ADQ comme parti de l'Opposition officielle a fait bien paraître le gouvernement, tant celui-ci a manœuvré tout à son aise avec des critiques aussi inexpérimentés qu'impulsifs, dont le caractère brouillon n'échappe à personne. Mon ami Raymond me faisait remarquer l'autre jour que les débats à L'Assemblée nationale avait pris une toute autre tournure, depuis que 41 députés adéquistes font face au gouvernement Charest. Il faut voir les ministres libéraux se lever, avec un sourire aux lèvres, et répondre sans aucune difficulté à des critiques pas foutus de formuler des questions cohérentes. Non seulement on pourra dire que les députés de Dumont aura permis un retour en force du gouvernement Charest, mais aura permis au Parti québécois de se ressaisir, avec le retour de Pauline Marois. Celle-ci aura effectué dans l'esprit de plusieurs la reprise de la défense de l'identité nationale, quand elle a voulu instituer la question du « Nous », dérobant ainsi ce qui a permis à Dumont de convaincre nombre de nationaliste à voter pour lui. La preuve est la suite de sondages soulignant la lente descente de l'ADQ dans les intentions de vote et la remonté du PQ. Enfin, la continuité du « one-man show » que constitue l'omniprésence de Dumont sur toutes les tribunes, au détriment de ses acolytes, relégués dans des rôles de faire-valoir. Cette analyse de Radio-Canada est d'ailleurs très révélatrice, sur cette continuité de l'ADQ à agir comme un tiers-parti. D'ailleurs, le succès électoral de l'ADQ, contenu à la performance de la campagne de son chef, risque d'être également son talon d'Achille. Tant et aussi longtemps que le parti relève que de la personnalité de son chef, dont les revirements idéologiques l'ont fait très mal paraître cet automne (rappelons-nous les épithètes « girouette nationale » et « vire-vent » que lui a attribué Jean Charest), il ne pourra assurer une rupture avec ce que nombreux de ses membres souhaitent, dont la majorité semblent plus campés à droite que Dumont.
Et s'il y avait des élections, pour une raison qui nous échappe maintenant? J'ose prédire un troisième mandat de suite pour les libéraux, majoritaire cette fois-ci. La conjoncture si favorable à Mario Dumont (que j'appelle « l'alignement des astres ») ne se répètera pas la prochaine fois. Une mauvaise performance des libéraux, une direction erratique du PQ avec André Boisclair, une très bonne campagne électorale nationale de Mario Dumont, encouragé par un contexte favorable (la question des accommodements raisonnables, rappelez-vous de l'épisode d'Hérouxville) ne peuvent se répéter précisément une autre fois. L'ADQ n'a d'ailleurs pas été élu pour former le gouvernement, malgré cela...
Il en reste pas moins que « l'adéquisation » des questions politiques va se poursuivre, notamment lors des prochaines commissions parlementaires. J'ose espérer que le simplisme des solutions adéquistes, quand celles-ci existent, apparaîtra tel qu'il est. Tout remettre au privé et l'abolition des structures vont finir par se révéler pour des réponses dénuées de profondeur, au mieux pour des réactions de tribunes téléphoniques ou au pire, issue de l'économisme triomphant à la droite de l'ADQ.
Il y aura des élections aux États-Unis, peu importe ce qu'il se passera là-bas, pour trouver un successeur au pire président de l'histoire de ce pays, George W. Bush. Je suis d'avis que le prochain président ne ressemblera pas à son prédécesseur. Maintenant, il reste à savoir qui seront les candidats des deux principaux partis que plusieurs qualifient de « parti unique bicéphale », tant l'horizon de la politique américaine est bloqué par ces deux appareils. Dans onze mois, que choisiront les électeurs? Je suis d'avis que ça se passera entre un démocrate passant pour un anti-Bush, et un républicain qui essayera de faire oublier le bilan désastreux de la politique intérieure de l'administration sortante. À cette date, je pense que ça se passera entre Barak Obama, dont l'appui populaire dans les classes ouvrières et les communautés ethniques feront la différence, dans le parti démocrate, et John Mccain, qui risque de se faufiler entre l'ex-maire de New York Rudolf Giuliani et le candidat de la droite chrétienne Mike Huckabee. Cest la raison, plus que la figure, qui fera pencher les républicains vers un candidat modéré, moins marqué à droite. Malgré cela, on remarque la propension des candidats à se réclamer de Ronald Reagan.
J'ai loué le troisième volet de « Pirate des Caraïbes », hier soir, préférant le confort de mon salon à une sortie intéressante improbable dans les bars. Comme plusieurs, je suis resté quelques peu sur ma faim. J'avais trouvé les personnages rafraîchissant dans les deux autres films mais cette fois-ci, le scénario décousu m'a laissé sur mes attentes. Je me suis surpris à décrocher, tant je ne retrouvais pas le côté humoristique du premier opus. Je me suis gardé une autre suite de film pour ce soir, «28 semaines plus tard ». J'avais bien aimé le « 28 jours plus tard », de 2003, réalisé par Danny Boyle, celui-là même qui nous avait offert le merveilleux « Trainspotting » en 1996.
Pour ceux qui n'avaient pas vu ce premier film, voici la scène de départ très réussie, qui a fait date dans le cinéma d'horreur...
Publié par oktobre7 à 18:53:36 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Aviez-vous vu le film « V for Vendetta »? Dans le film, le héros inconnu, V, portant un costume de Guy Fawkes, inspire les habitants d'une Angleterre devenue une dictature totalitaire à se conscientiser et à se révolter contre un pouvoir injuste. Dans ce vidéo, on reprend son discours...mais on l'adapte à une situation que nous connaissons malheureusement que trop bien...
Si ça peut nous donner à réfléchir, en ces temps de réjouissances...
Publié par oktobre7 à 01:43:47 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Comment s'est passé votre réveillon? Avec ma famille, nous avons eu une très belle soirée de Noël, la joie de nous retrouver tous ensemble réuni, chez ma sœur, a servi de « magie », s'il en existe vraiment pour cet événement. Outre notre famille, en plus de mon beau-frère et mes neveux, il y avait un ami de ma sœur, qui a pris ma relève pour le Père Noël, cette année. D'après ce que j'ai pu constater, il a été très crédible, les yeux de Vincent et Thomas brillaient de joie, après le choc du réveil à 21h30, pour voir arriver le gros barbu en rouge. J'espère avoir les photos de mes neveux sous peu, afin de vous montrer à quoi ressemblait leur émerveillement, devant le Père Noël et ses cadeaux...
À ce sujet, je ne peux que me féliciter d'avoir fait mouche, avec le cadeau que j'ai offert à ma mère. Vous avez peut être le souvenir de ce chanteur d'opéra britannique, découvert cette année par l'émission « Britain's Got Talent ». J'avais fait mention de Paul Potts cette année, dans un texte précédent, l'été dernier. Depuis sa victoire à ce prestigieux concours, Potts a réalisé un album, « One Chance », dont j'ai offert une copie à ma mère Elle avait entendu parler de lui, mais sans s'attarder davantage. Elle a donc eu énormément de plaisir à écouter (et réécouter inlassablement...) cet album. Il est très bien fait, cet homme a une voix très harmonieuse, très musicale, dont on ne se lasse pas.

De mon côté, j'ai reçu quelques pièces de vêtement pas punks du tout, avec lesquels je vais avoir l'air du monde, pour une fois (hi hi hi!), un beau livre de photographies de guerre et une photo de mon filleul, que j'ai bêtement oublié chez ma sœur. Sans aucun doute, j'ai été gâté, encore une fois...je l'avais déjà été amplement, le mois dernier, mais bon...
Mon nouvel employeur a fermé ses portes pour deux semaines, comme à son habitude à chaque année, pour les vacances des Fêtes. Comme je viens tout juste d'arriver à cet endroit, je n'ai malheureusement pas droit à la rémunération de ces deux semaines. Je m'était donc offert à travailler pour mon ancien employeur et reprendre le collier là-bas. Ça n'a pas été très facile ce matin, d'une part parce que j'avais déjà perdu certaines habitudes de travail. Les deux semaines d'apprentissage de mon nouvel emploi ont demandé beaucoup. De plus, hier soir, je suis allé au spectacle des Fêtes d'Éric Lapointe, au Métropolis, avec Judyth et Mike. Nous avions eu des billets de faveur, comme ça nous arrive souvent. Je suis donc rentré un peu tard, suite à ce spectacle très festif, placé sous le signe de l'alcool et la fête des excès, si j'en crois ce qu'on fait les spectateurs... tout un public, celui de Lapointe!
Pour revenir à cette journée, elle a été loin d'être reposante. Sans doute, je ne regrette pas de ne plus être définitivement à l'emploi de cette entreprise, la vente de bouteilles de liquide lave-vitre, ce n'est pas la chose la plus palpitante qu'il soit. De plus, je n'apprécie toujours pas la présence d'un certain cadre, un pauvre type dont l'entreprise maintien à ses fonctions dans l'entrepôt, avec qui j'ai eu des mots en septembre. L'individu s'était adressé à moi de façon très irrespectueuse, en me reprochant de faire la sieste durant ma pause, sur le lit de camp du semblant d'infirmerie de l'endroit. J'ai remarqué qu'il a cette manière très détestable et autoritaire des « petits chefs » de s'adresser aux gens. Le genre de type qui ne devait pas avoir de l'autorité sur qui que ce soit. Lorsque je partirai de façon définitive de cet endroit, je me promet de lui dire, de façon plus révérencieuse, que je n'ai pas 17 ans et même à cet âge, on ne s'entretien pas avec les gens de cette manière imbécile.
Je ne peut avoir que de l'appréhension, pour la suite des événements au Pakistan. L'assassinat barbare dont l'ancienne première ministre Benazir Bhutto a été la victime, de même que la vingtaine de personne qui l'accompagnait, ne peut que faire craindre le pire, dans ce pays voisin de l'Inde, de l'Afghanistan et pas très loin de L'Iran...Sans vouloir parler d'escalade à venir, étant donné la tension très forte au sein de la population, en proie à des violences intestines, les prochains jours devraient être cruciaux, pour l'avenir de la région. Et au cas où vous l'ignoriez encore, le Pakistan est une puissance nucléaire...

Publié par oktobre7 à 03:17:01 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Une de mes amies m'a envoyé ce vidéo, avec la chanson très connue de John Lennon. Ça exprime bien mon état d'esprit, pour ce Noël...

Publié par oktobre7 à 21:59:57 dans Le subversif | Commentaires (1) | Permaliens
Je n'ai pas fait preuve de constance, ces derniers jours, pour écrire quelques trucs sur ce blogue. Non pas que mes soirées ont été très occupées, loin de là, si on fait exception de jeudi soir. Avec mon nouvel emploi, je reviens très fatigué à chaque soir. Une journée à apprendre et à essayer de retenir telle ou telle fonction n'est pas des plus aisé, de même que le nom d'environs deux cent personnes... Judyth m'impressionne, quand je la vois retenir par cœur le numéro de chaque employé! De mon côté, les différentes façons d'envoyer des paquets de toutes sortes et la procédure qui les accompagne me donne parfois des maux de tête. Hier encore, j'ai réalisé que je ne pouvait pas envoyer une lettre par poste prioritaire, le logiciel me le permettant m'était complètement inconnu... Deux semaines pour apprendre ce que je dois faire, ce n'est certainement pas suffisant, enfin...
Jeudi soir, nous avons eu notre party de Noël des employés. Mon nouvel employeur n'a pas lésiné sur la dépense, ça été une réussite. De plus, il y avait un thème à cette fête, nous étions convié à se déguiser selon l'époque Rockabilly. Nous avons donc adopté sensiblement le look rétro, version Grease. Pour les gars, ça été relativement facile mais pour les filles, il fallait un peu plus que d'arriver en jeans, en t-shirt moulant et en espadrilles Converse. C'est pourquoi nous avions sur place une équipe de coiffeuses, pour mes collègues de travail, de même que des tattoueurs, pour décorer les bras des intéressés de façon temporaire. En apéritif, nous avons eu des bouchées de snack-bar, soit smoked-meat, mini-pizza, croquettes de poulet, etc. Ensuite, nous avons profité d'un excellent buffet, avec vin à volonté. Enfin, pour digérer le tout, nous avons dansé sur du rétro, joué par un orchestre invité pour l'occasion.
J'ai adoré ce party, mais je ne vous dit pas le lendemain de veille pénible que j'ai eu. J'ai bien aimé le vin servi au table, de même que la bière Heineken... Anticipant une journée tranquille, je ne m'attendais pas à en avoir plein les bras, comme hier. Il y avait tellement de choses à envoyer que j'ai tout juste eu le temps de finaliser le travail, avant l'arrivée de l'employée de la Poste. Avec une bonne gueule de bois, je ne vous dit pas la joie que j'ai eu à travailler en cadence accélérée...
Mon employeur ferme ses portes pour les deux prochaines semaines, c'est donc les vacances pour tout le monde... sauf moi. Je pars aujourd'hui pour Lévis, jusqu'au 26 décembre. Ensuite, je dois retourner travailler pour mon ancien employeur, Distagro, à Boucherville. Je me suis offert à travailler encore quelques jours pour cette entreprise, après avoir anticipé que je n'aurai aucun revenu après les Fêtes, si je restais chez moi à attendre le 7 janvier. Je vais donc renouer avec les ventes de produits essentiels, comme la gomme à mâcher, les cigarettes et le liquide lave-vitre...enfin, ça ne sera que six jours de travail. Pour un premier temps des Fêtes sans le travail en librairie, ça me semble quand même plus reposant : cette période de travail en magasin a eu l'effet de me faire haïr la musique de Noël! Mes anciens collègues doivent d'ailleurs se taper cette musique à longueur de journée, avec Radio-Renaud-Bray. Autrefois, au moins, on avait le contrôle sur ce genre difficilement vendable...
Ça me rappelle la première année où j'ai travaillé pour la librairie Garneau, à Place Versailles, en 1998. Dans ce temps-là, les dirigeants du centre commercial avaient décidé de mettre de la musique de Noël dès le mois de novembre...soit la même vingtaine de chansons, diffusées en boucle. Je ne vous dis pas les abominations que j'ai pensé, envers le centre commercial et les auteurs de ces platitudes. En plus, comme nous étions une équipe relativement réduite, nous devions travailler douze heures par jour, sauf les samedi et dimanche, heureusement...Cette année-là, quand je suis allé chez mes parents, je suis allé jusqu'à demander à ma mère qu'elle s'abstienne de mettre des CD de Noël tant que je serais dans la maison...
L'autre fois où je me suis mis à haïr la musique de Noël, c'est la dernière année où nous étions sous la dictature de la directrice avec laquelle j'ai eu tant de problèmes, à la succursale de la rue Sainte-Catherine ouest. J'ignore si elle avait exigé cela pour nous faire suer, mais Martin, notre chef-disquaire, avait eu ordre de mettre uniquement de la musique de Noël les deux dernière semaines avant les Fêtes. J'ai appris très rapidement que nous étions les seuls à avoir eu cette consigne, les autres directeurs n'obligeaient pas leurs employés à entendre ces rengaines. Pas étonnant que la direction de Renaud-Bray l'a remercié de ses services, le mois de janvier suivant, quelle belle ambiance de travail nous avons eu après son départ!
Noël!Je pars vers la maison familiale tout à l'heure avec Frank, qui est également originaire de Lévis. Cette année, on fête la naissance de Jésus chez ma sœur. Je ne sais pas si je vais faire le Père Noël, pour donner les cadeaux à mes neveux cette année. Mon interprétation du bonhomme rouge m'avait valu les félicitations de tous, l'an dernier, le petit Vincent en avait eu les yeux ronds, quand il m'a vu arriver dans l'entrée, avec un sac poubelle rempli de ses cadeaux.
Pour rire un peu, voici ce que j'avais de l'air, déguisé ainsi...

Comme notre ami Arthur, s'il y a bien un politicien que je n'apprécie guère, c'est bien Justin Trudeau. Le futur candidat du Parti libéral du Canada, dont certains soulignent l'ambition de devenir calife à la place du calife au PLC, y est allé avec une déclaration imbécile, en refusant de reconnaître le concept de nation québécoise. On peut comprendre de sa part cette recherche de se faire valoir comme un Pierre-Elliott Trudeau bis, à défaut d'être quelqu'un avec des idées originales. Son statut de vedette « people » en Ontario et ailleurs l'oblige aussi à poser en grand défenseur de l'unité canadienne, comme ces bons canadiens-français tels qu'ils les aiment dans les colonnes du National Post et de la Gazette. Mais cette façon de s'opposer à son propre chef, Stéphane Dion, lui-même peut suspect de flirter avec la cause souverainiste, en niant ce que tous les partis fédéralistes ont reconnu, c'est carrément stupide. Quand nous apprenons ensuite qu'il a viré de bord quelques jours après que cette information soit rendue publique, nous voyons quel genre de pauvre type il s'agit, un être sans envergure, qui profite de son nom pour admirer les photos de lui-même dans les journaux et magazines.

Cet excellent monologue d'Yvon Deschamps, sur les « Zethniques », pour souligner la fin de la commission Bouchard-Taylor.
Publié par oktobre7 à 17:46:41 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens