Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Mon camarade Bastien, un autre syndicaleux barbu de mon engeance, comme il y en a beaucoup sur ce coin de pays, m'a envoyé ce vidéo-clip, pour essayer de modérer mes opinions de communiste enragé et ainsi faire une genre de rédemption. Une espèce de renaissance, dans laquelle je pourrais peut-être enfin comprendre qui sont les patrons et qu'il est important pour moi de savoir quelle est ma place. Qui sait, peut être deviendrai-je cet employé modèle dont je jalouse toujours la place, partout où j'ai travaillé? Si j'avais connu cette chanson avant, j'aurais peut être pu représenter mon employeur au Salon du livre, en imitant l'accent français, pour avoir l'air intelligent.
Le 15 novembre, la Cour suprême du Canada a refusé d'entendre la cause de Jeremy Hinzman et Brandon Hughey, les deux premiers soldats étasuniens à avoir officiellement demandé l'asile politique pour leur refus de participer aux guerres en Irak et en Afghanistan.
La question est maintenant dans le camp des législateurs. Olivia Chow, députée du NDP, a déposé une motion au comité de l'Immigration de la Chambre des communes demandant au gouvernement de créer une mesure spéciale permettant aux soldats objecteurs de conscience de demeurer au Canada. Le Bloc Québécois a annoncé récemment son appui à une telle mesure. Quelques députés libéraux sont sympathiques à la cause.
La motion sera débattue en comité ce mardi 20 novembre. Si on peut obtenir l'appui de Stéphane Dion et du caucus libéral, cette motion sera adoptée par le comité et le gouvernement va devoir réagir. Les mesures de déportations auxquelles font face les quelques dizaines de soldats qui ont suivi l'exemple de Brandon et de Jeremy pourraient être bloquées par une telle avancée sur le terrain politique.
Écrivez dès maintenant à votre député à la Chambre des communes (www.parl.gc.ca ) et à Stéphane Dion (Dion.S@parl.gc.ca ) pour leur demander de laisser les soldats objecteurs de conscience s'établir au Canada.
On vient d'apprendre par le réseau CBS que le taux de suicide chez les jeunes vétérans de la « guerre contre le terrorisme » est quatre fois supérieur à celui du reste de leur génération.
Les soldats qui refusent de participer à cette guerre font face à la possibilité d'une lourde peine de prison pour désertion et à une vie très difficile dans un pays où ils seront considérés comme des parias.
Pour en savoir plus sur la campagne, visitez
www.resisters.ca/index_fr.html
(texte envoyé par mon ami Benoît Renaud, de SI)

Publié par oktobre7 à 02:56:16 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
La première fois que j'ai lu ce terme, c'est dans un texte de l'écrivain d'extrême-droite Maurice G. Dantec, qui habite désormais ici, au Québec. Allergique avec le fait musulman en France, il est venu « se réfugier » ici, où il écrit ses romans remplis de néologismes et de délires conspirationnistes. Le texte avait été publié dans le magazine Égards, le principal organe des intellectuels réactionnaires au Québec, comme Jean Renaud et Luc Gagnon. Plus tard, c'est dans la bouche de George W. Bush, l'actuel président, l'an dernier, dans un discours où il pourfendait le terrorisme d'inspiration musulmane fondamentaliste. À ce moment, je commençait à me demander si le terme n'était pas si condamnable, car on pouvait voir, dans certains groupes très précis du Moyen-Orient, une ressemblance avec les mouvements fascistes européens du début du XXe siècle. Pour une rare fois, les néo-conservateurs, ceux qui ont forgé le terme et le concept, avaient peut être vu juste. Je me demandais alors s'il ne serait pas préférable de prendre cette analyse au sérieux.
C'est durant cette période, l'année 2006, que des images un peu troublantes sont apparues dans l'actualité. D'une part, les manifestations en Iran de l'armée et des militants acharnés de la révolution islamique, les Pasdarans, prenaient des airs inquiétants, avec uniformes et saluts d'inspirations fascistes. Au Liban, le Hezbollah est accusé également d'avoir des manifestation de mêmes nature, tout comme le Hamas, le mouvement de libération islamique de la Palestine, rival du Fatah de feu Yasser Arafat, qui contrôle actuellement cette immense prison à ciel ouvert qu'est la bande de Gaza. On s'est mis alors à les accuser de propager une idéologie semblable au fascisme, selon des signes très simples, développés par les auteurs néo-conservateurs. L'un d'entre eux, Robert Paxton, de l'Université Columbia, a déterminé cinq critères dans un ouvrage très populaires dans les milieux intellectuels de droite, The Anatomy of Fascism (paru en 2004). Ces critères sont les suivants :
-persuasion d'un groupe de l'impossibilité de se sortir d'une crise par des moyens légaux et reconnus;
-croyance d'un groupe d'être la cible de persécutions externes, organisées par des ennemis puissants;
-imposition d'un leader incontesté, agissant au-dessus des lois, avec un caractère messianique;
-droit du même groupe à dominer les autres, sans avoir de comte à rendre à personne;
-phobie envers la contamination culturelle extérieure.
L'utilisation de ces critères, pour identifier les mouvement de résistance à caractère religieux, comme le Hezbollah et le Hamas, a permis aux néo-conservateurs de justifier des éventuelles interventions préventives, au nom de prémisses héritées de la Seconde Guerre mondiale. La campagne militaire désastreuse qu'a mené l'armée israélienne au Sud-Liban, contre les positions de la milice du Hezbollah, s'inscrivait dans ce sens. Pendant un temps, le terme a été utilisé pour identifier les régimes hostiles à l'Occident, outre l'Iran, pour élargir la liste de « l'Axe du Mal ».
Rapidement, cette utilisation à tort et à travers du concept de l'islamo-fascisme a surtout permis sa perte de crédibilité. Il était évident que les critère du fascisme ne pouvaient s'appliquer à un quelconque État au Moyen-Orient. Certes, sans nier l'évidence du caractère peu démocratique, voire dictatoriaux de plusieurs régimes de cette région, il n'était pas possible de qualifier de fascistes l'organisation sociale de ces régimes ou mouvements politiques. En fait, le terme semblait être une façon plus utile à certains extrémistes de droite particulièrement islamophobes de se livrer à des diatribes guerrières contre les musulmans, comme Ann Coulter et surtout David Horowitz, un universitaire particulièrement acharné à cette cause.
À propos de cet individu, j'ai trouvé justement un excellent reportage de Max Blumenthal sur Youtube. Vous le constaterez par vous-même, un type comme Horowitz est plus utile...à la gauche, quand il agit de la sorte!
Et sur le fascisme, il existe d'autres critères plus serrés, plus nombreux et précis, qui permettent de déterminer qu'un certain pays est bien sur cette voie... et c'est ce qui m'inquiète!

Publié par oktobre7 à 02:39:54 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai eu un malin plaisir à lire le reportage du Journal de Montréal, sur l'occupation du CEGEP du Vieux-Montréal par les étudiants et de son évacuation forcée par la police. On aurait dit que le quotidien de Quebecor cherchait à imiter un journal réactionnaire des années 60. Encore un peu et en lettres frontispices rouges, on aurait pu lire « SEXE-DROGUE-ÉMEUTE ». Comme l'amour libre du temps de la génération précédente s'est éteint quelque part en 1983, on ne peut plus faire allusion au sexe, pour discréditer le mouvement étudiant. Ce qu'il reste à faire, pour les journaleux du JdeM, c'est de s'introduire auprès des militants, prendre des photos-chocs, les dépeindre comme des alcooliques, des drogués, des vandales sans autre cause que celle du plaisir au dépend des autres. Du grand art, ce qu'a fait la rédaction de ce journal jaune, afin de maintenir captive sa clientèle, en manque de nouvelles. Quand tous les médias n'avaient pas autre chose à faire cette semaine que de dépenser pour couvrir le passage de l'Airbus A320, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Alors, une grève étudiante en novembre, c'est du pain béni pour les patrons de la presse. Mieux encore, quand il y a du grabuge, avec assez d'images pour faire réagir les vieux réacs des cafés de centre-d'achat :
-Mon cher monsieur, ces jeunes-là, c'est une bonne guerre qui leur faudrait. Dans notre temps, on savait c'était quoi, les vrais affaires. Pis eux-z-autres, là dans leur CEGEP, avec leur drogue, c'est des coup de pied au derrière!
-Oui, mon cher monsieur. Ces jeunes-là, y'apprennent rien là-bas qu'à faire du trouble. Regardez dans le journal. Toute d'la vermine. Pourquoi ils sont comme ça, mon cher monsieur? C'est parce qu'ils ont tout cuit dans le bec, pis ils apprennent rien que des niaiseries. Dans mon temps, on laissait pas des barbus enseigner, regarder c'que ça l'a donné!
(c'est fictif, mais j'exagère à peine...)
J'ai pu lire quelques éditoriaux et commentaires de nos bien-pensants de Quebecor, Gesca et Radio-Canada. Pour eux, fatalement, il faut absolument augmenter les frais de scolarité, après tant d'années de gel, car les universités ne peuvent pas arriver à boucler leur budget (ah oui? Et la crise budgétaire de l'UQÀM, elle provient d'où?), peu importe si ça ne réglera rien à court terme. Alors, vous imaginez bien que le programme de l'ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante), qui privilégie la gratuité scolaire est aux antipodes du sens commun imposé par la garde journalistique du patronat. Car nos bons patrons, comme les hôpitaux, les universités et le système collégial actuel leur a créé des envies, surtout de posséder un réseaux, à peu de frais. Les système est coûteux et inabordables ailleurs, pourquoi ça serait différent ici? Quand ils en sont rendu à faire dire à leurs portes-queue (Nathalie Elgraby, dans le JdeM, toujours très édifiante dans la bêtise néo-libérale), que ce sont les riches qui ont profité du coût trop bas de l'éducation, pour nier l'évidence des résultats des quarante années du système public, c'est qu'ils sont déjà rendu au bout de l'argumentation.
Ça me rassure, de voir que le mouvement étudiant est quand même pris au sérieux. Quand la grande économiste Elgraby tente de s'attirer la sympathie des étudiants, en leur suggérant de refuser de payer leur cotisation, au nom d'une solidarité qu'on leur impose, ça en dit long sur son paradigme. Sachant que le mouvement conserve son ascendant, même en cette année où le mouvement est plus difficile à démarrer, elle tente de le saper, en utilisant la stratégie qui lui sied bien : la dissociation, par l'appel à l'individualisme obligatoire. Je la cite :
« Vos associations étudiantes soutiennent que les droits de scolarité ont pour effet de réduire l'accès à l'éducation. Pourtant, elles n'hésitent pas à exiger de vous des cotisations obligatoires dont certaines s'élèvent à plus de 50 $ par trimestre. N'y voyez-vous pas un non-sens? Devons-nous conclure qu'une hausse de 50 $ par trimestre réduit l'accessibilité uniquement lorsqu'il est question de frais de scolarité, mais qu'elle est sans conséquence quand ce montant est destiné aux coffres des associations étudiantes?! Pourquoi ne demanderiez-vous pas à vos associations de faire preuve de «solidarité étudiante» et de favoriser l'accès à l'éducation en abolissant les frais qu'elles vous imposent? »
Tout à fait édifiant. Bien sûr, à quoi ça sert d'être représenté par une association? Les directeurs sont des gens bien, les gens des CA des établissements aussi, pourquoi des étudiants se mêlerait de ces affaires qui ne regarde que ces gens biens? En somme, Elgraby demande aux étudiants, ceux qui savent les « vrais affaires », qu'ils ont intérêt à se dissocier de leurs association, et ainsi abandonner leur possibilité de changer quelque chose. Belle façon d'encourager le pouvoir des individus, en lui suggérant de contribuer à miner le mouvement étudiant. Son paradigme est simple, chacun peut obtenir ce qu'il veut, par soi-même. Tant pis si les frais de scolarité s'ajuste à ceux des autres provinces, chacun doit penser à soi. Imaginez une telle mentalité, au sortir de la Grande noirceur, en 1959... vous faites partie de l'Union nationale, ou encore des Bérêts blancs!

À propos de l'Université...
Mon ami Éric, ancien camarade du syndicat et désormais étudiant à Ottawa, m'a envoyé cette lettre ouverte, parue dans le journal Le Droit. Ça en dit long, sur le genre de mécénat que souhaite les Elgraby de ce monde...
Le capitalisme académique
© 2007 Le Droit. Tous droits réservés.
Je suis un accroc à Facebook. Je ne devrais pas, je le sais, mais c'est plus fort que moi. Comme c'est bien fait! Je peux savoir ce que deviennent mes amis, en autant qu'ils passent de temps en temps. De plus, je retrouve d'autres amis, que j'ai perdu de vue. Une sacré bonne invention.
Le hic, c'est quand j'ai lu ce texte, envoyé par mon camarade André. Ça vient de la Presse du 3 novembre, dans un dossier sur les danger de MySpace et Facebook, vis-à-vis l'attitude inquisitrice des employeurs... tien, ça je connais!
© 2007 La Presse. Tous droits réservés.
Heu...ben ouais, c'est vrai pour moi, dans la majorité des affirmations...
En passant, cher Big Brother, on sait que tu fouilles dans les fiches des employés de Renaud-Bray sur Facebook. Qu'est ce que tu penses y trouver, des louanges envers l'entreprise? Va sur les fiches des cadres, c'est là que tu vas en trouver...c'est bien les seuls qui peuvent en faire!
Publié par oktobre7 à 03:45:20 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Sans aucun doute, plusieurs ont été touchés par la pub d'Amnistie Internationale, que j'ai placé sur mon blog la semaine dernière. Pour répondre à mon ami Nic, oui, je crois qu'une signature sur une pétition peut faire la différence. La dernière que j'ai signé est celle-ci, celle des Québécois de souche contre l'intolérance. Suite aux dérapages provoqués par la commission Bouchard-Taylor à ses débuts, lorsqu'une cohorte d'ignorants du type d'André Drouin se sont présentés au micro pour y aller de déclarations imbéciles, cette pétition a eu pour but de démontrer que les Québécois dits « de souche » ne peuvent être inclus dans ces réductions rapides entendues jusqu'à maintenant.
J'en signe souvent, des pétitions, autant virtuelles que sur papier, en autant que la cause m'interpelle. Signer pour la libération de prisonniers politiques, pas de problème, mais pour s'opposer à l'implantation d'une maison d'accueil pour femmes battues dans mon quartier, pas question!
La motion adéquiste, celle qui aurait permis la défaite en chambre du gouvernement et le déclenchement de nouvelles élections en décembre, a été défaite cet après-midi. Sans aucun doute, l'Union nationale créditiste (ADQ) s'est enferrée dans une logique très peu réfléchie, une façon de donner suite à une fausse manœuvre de son chef. Malgré cela, il est évident que ce parti n'a aucun projet politique de remplacement, pour prendre les commande du gouvernement. L'excuse de vouloir abolir les commissions scolaires, sans avoir une politique précise de remplacement, est une représentation du côté populiste de ce parti. Dans ses tentatives de justification, le chef et ses acolytes ont eu l'air davantage d'animateurs de tribunes téléphoniques que de politiciens. C'est à croire qu'ils sont toujours en campagne électorale, niant ainsi que la très grande majorité des électeurs ne les ont pas choisi pour former le gouvernement.
Un coup d'œil aux débats télévisés de l'Assemblée nationale, diffusés par Télé-Québec, démontre rapidement que l'ADQ est toujours l'affaire d'un seul individu, son chef. En observant les performances pitoyables des députés de l'Opposition officielle, il m'arrive de penser que les libéraux pourraient bien obtenir un troisième mandat de suite, sans farce! Regarder bien comment Jacques Dupuis, le numéro 2 du gouvernement, semble avoir un malin plaisir à ridiculiser les questions de ses vis-à-vis adéquistes. Imaginez-vous Janvier Grondin ministre de quelque chose, ou ce prof raté, François Desrochers, ministre de l'éducation, après ses déclarations loufoques? J'ai de la misère...

François Desrochers, député adéquiste
et critique en matière d'éducation
Un de mes ami, dont je conserve l'anonymat, me confiait l'autre jour, lors d'une sortie dans un bar, qu'il était atteint de ce syndrome maudit, qui affecte autant les hommes que les femmes. Vu qu'on était entre gars, aussi bien parler pour notre genre, ce syndrome vécu par les femmes nous est plutôt étranger. Comme beaucoup de gars, mon ami est frustré par une considération qu'il veut positive, mais dont il trouve finalement rebutante. Abonné ces derniers temps au site de rencontres Réseau Contact, il a eu la chance de recevoir quelques approches de jolies femmes, attirées par la qualité humoristique de sa description personnelle. Encouragé, mon ami s'est bien imaginé de pouvoir mettre un terme à son célibat. Pas qu'il est laid comme un pichou, loin de là. Comme moi, mon pote a un look et une attitude marginale, à cent lieues du style yuppie qui semble être la norme, pour les gars dans la trentaine, mais lui ne s'identifie pas à la même culture punk/metal que la mienne, c'est un artiste avant tout. Occupé par son statut de travailleur autonome, le site a donc bien des avantages à ses yeux.
Et des désavantages.
Ainsi, il a fait la rencontre, très souvent virtuelle, de quelques jeunes femmes bien avenantes. Elles ont été attirées, pour ne pas dire séduites par les qualités de sa personnalité, son humour brillant, son charme indéniable. Heureux de cette tournure en sa faveur, mon ami s'est donc imaginé des semblants de scénarios romantiques. On se ressemble là-dessus, on ne cherche plus les passades d'un soir ou de quelques soirées. Pour nous, à notre âge, on ne tient plus les relations homme-femme à la légère. Jouer au Don Juan du Plateau Mont-Royal, c'est pas notre truc. Alors, quand une possibilité de connaître l'amour se dessine, on s'emballe un peu. Et là, pour mon ami, crack! Ça n'a pas manqué, il se fait dire la même chose à chaque fois...vous imaginez dans quels termes on lui indique que la relation ne sera pas très intime... et ça fait toujours son effet. Qu'est-ce qui n'a pas marché, cette fois-là?
Je connais bien ce problème là, on se torture les méninges, on se demande où on a gaffé, si on n'a pas dis quelque chose de trop, révélé un truc un peu compromettant, quelque chose du genre. Si on a rencontré la personne, on se demande si on n'a pas mal paru, en portant des vêtements trop voyants, si on avait mauvaise haleine ou un point noir que l'on avait pas vu, ou encore si on n'avait pas eu l'air de ceci ou de cela. J'ai passé par là, plus d'une fois. Encore aujourd'hui, je ne suis pas certain que je me suis débarrassé de ce complexe, mais je compose avec lui, ce qui ne semblait pas être le cas de mon pote.
Être un ami ou considéré comme tel, suite à une rencontre que l'on voulait aboutir sur un autre type de relation, c'est un peu déconcertant. En fait, on ne disparaît pas comme cela du paysage, si on le veut, on peut conserver beaucoup de relations du genre, sans aucun complexe. Mais quand ça se répète, quand on a l'impression qu'on n'a pas ce qu'il faut pour séduire, on peut développer d'autre genres de complexes. Celui d'être incompris, de ne pas être à la hauteur des attentes des femmes d'aujourd'hui, de ne pas en savoir assez sur la façon de pouvoir se sortir de son célibat, d'être voué à être un vieux garçon, etc. On parle beaucoup de l'art de la séduction, mais dans un contexte rationnel, qu'en est-il en réalité? Une pose, une attitude feinte, un rôle à jouer dans un contexte précis. C'est peut-être là que se trouve la réponse à ce syndrome...
Après quelques verres, on a discuté du problème de façon pas mal plus évasive, mais une chose est resté, c'est l'impression que ce jeu de la séduction et tout que cela comporte, même les attitudes qu'on trouve bêtes et arriérées, ont encore la cote. Jouer au macho semble donner plus de résultats que de rester soi-même en tout temps. Quitte à se faire qualifier, comme je l'ai déjà entendu dire, d'être prévisible. Quand j'ai quitté l'endroit, plus tôt que mon ami parce que je travaillais le lendemain, celui-ci avait commencé à entamer un semblant de discussion avec nos voisines de comptoir... je ne sais pas trop comment ça s'est terminé pour lui.
J'aimerais bien avoir vos commentaires, sur ce syndrome. Si vous reconnaissez son existence ou encore, vous en êtes atteint...
Publié par oktobre7 à 01:30:59 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne pouvais faire autrement que de vous faire connaître cette excellente publicité d'Amnistie internationale, que mon camarade Patrick m'a envoyé cette semaine.

Publié par oktobre7 à 17:52:12 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens