Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Ce soir, je suis épuisé. La fin de semaine m'a eu, je ne me suis pas reposé du tout, surtout avec le spectacle de Down hier soir. J'ai dormi pensant à peine quatre heures et je me suis endormi à mon poste, à quelques reprises...vous comprendrez que je m'en tien ce soir à vous présenter les résultats de mon petit sondage personnel, sur la commission Bouchard-Taylor, devenue très populaire depuis quelque temps.
Ma question était : Pensez-vous que la commission Bouchard-Taylor va donner des résultats concrets et positifs? Je l'ai posé le 24 octobre, avant le brouhaha qu'a causé le projet de citoyenneté du Parti québécois.
« NON Personne ne le désire vraiment. » Bastien
« Avec les 2 intellectuels zoufs qui président et la peuplade de 450 et de 819 et de 418 et de 514 zoufs qui y assistent, ça va donner des résultats concrets et zoufs. Ça sert uniquement au arabashing à date. » Patrice
« Traiter les autres de zoufs, c'est pas du bashing çà? Évidemment, des intellectuels au Québec, on aime pas çà! La commission Taylor-Bouchard est à l'image du problème qu'ils essaient de résoudre: deux solitudes incapables de se comprendre... » Julie A.
« Il y a déjà eu des résultats positifs. Après une décennie de négation, le peuple québécois peut enfin se poser la question de ce qui constitue être québécois en 2007. La condition première de cette citoyenneté est la connaissance du français. » Éric
« Radotage partout où la commission va ! La diversité est partout dans le monde, autant apprendre à vivre avec bordel ! Quel gaspillage! Les gens viennent au Québec, c'est leurs choix, fuck les extrémistes minoritaires ! Répondre à une provocation... » Judyth
(je reconnais bien là le franc parler de Judyth...)
« J'ose encore espérer que les commissaires vont offrir au gouvernement des moyens de résister au tsunami islamophobe qui souffle sur le Québec et qui nous mène à des gouvernements Dumont et Harper majoritaires, et des années de guerre en Afghanistan. » Benoît
« Oserais-je qualifier cela de démagogie autosuffisante? Oui... on dirait qu'on a toujours besoin de chercher, de trouver, de la marde pour la brasser pis animer des passions extrémistes de part et d'autres? » Julie A.
Publié par oktobre7 à 00:31:10 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je réalise ce matin l'ampleur de ce que je dois raconter, après avoir laissé entendre que j'avais devant moi toute une fin de semaine remplie en événements. Évidemment, c'est le mariage de ma sœur qui a été le clou du moment, et pas qu'un peu... puis le spectacle du groupe Down, hier soir. À ce moment précis, je n'ai pas en main tout ce qu'il faut pour vous faire part de ce moment très important dans la vie de ma famille, surtout quelques immortalisations de ces minutes. Je dois dire que j'ai été très impressionné (et le mot est faible) par cet événement, qui m'a permis d'apprécier encore une fois les talents d'organisations de ma sœur et de mon beau-frère, sans compter l'apport de mes parents à cet heureux événement. Un mariage, ça se doit d'être raconté avec quelques images, choses que je n'ai pas encore en main, mais ça ne saurait tarder.
Je devais revenir très bientôt sur cet événement, aussitôt que j'ai un peu plus de temps devant moi. Serait-ce pour la prochaine soirée? Je ne le sais pas, je dois aller pratiquer avec mon groupe, même si à cette heure, ce n'est pas officiel...
En attendant, je laisse ces images du groupe Down, l'excellent groupe metal que je suis allé voir avec ma chum Judyth au Métropolis.

Publié par oktobre7 à 11:08:39 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
J'essayerais de venir sur le site, quand mes activités de la fin de semaine me laisseront un peu de lousse. Entre autre, samedi, je dois assister au mariage de ma soeur...
Ma mère m'a envoyé cette histoire, une parmi tant d'autres qui circulent sur le Net. Celle-ci, je la connaissais et je tenais à vous en faire part, dans ce contexte où l'illuminé d'Hérouxville en mène trop large à mong goût.
À+!
Cette scène a réellement eu lieu dans un vol de la compagnie British Airways entre Johannesburg et Londres.Une femme blanche, d'environ 50 ans, s'assied à côté d'un homme noir. Visiblement perturbée, elle appelle l'hôtesse de l'air. L'hôtesse : Quel est votre problème, Madame?La femme blanche : Mais vous ne le voyez donc pas? Vous m'avez placée à côté d'un noir. Je ne supporte pas de rester à côté d'un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège, s'il vous plaît !!L'hôtesse : Calmez-vous, presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s'il y a une place disponible.L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard : Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe.Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue : Il est tout à fait inhabituel pour notre compagnie de permettre à une personne en classe économique de s'asseoir en première classe. Mais, vu les circonstances, le commandant trouve en effet, qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à côté d'une personne aussi répugnante.L'hôtesse se tourne vers l'homme noir et lui dit : Donc, Monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège vous attend en première classe.Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène, se levèrent et applaudirent...

Publié par oktobre7 à 05:17:41 dans Le subversif | Commentaires (1) | Permaliens
Hier soir, j'ai renoué brièvement avec mon unité syndicale, celle de Renaud-Bray, dont je suis toujours membre, malgré mon renvoi en juillet dernier. Tant que mon cas ne sera pas soumis à la décision d'un arbitre, je demeure membre de mon syndicat. Bien sûr, je ne fais plus partie de l'exécutif mais quand même, je demeure au courant de ce qu'il se passe dans l'entreprise de mon ex-bon patron.
Évidemment, plus ça change... à l'assemblée d'hier soir, en écoutant mes ex-collègues, j'ai constaté que les mêmes faits demeurent, l'entreprise n'a pas amélioré ses relations avec notre unité. On demeure toujours la même bande d'ingrats dont il faut soumettre, avec des politiques de travail frisant l'absurde. Le règlement de l'équité salariale n'est toujours pas obtenu, après des années, l'entreprise cherche à imposer le même règlement ne prévoyant aucun réajustement, malgré les évidences. Quelqu'un, quelque part, doit se mordre les pouces pour avoir eu une plus grande considération salariale envers une personne en particulier, allez savoir pourquoi, qui doit avoir un talent fou au volant de son camion... J'ai évoqué l'autre fois l'arrivée du code des politiques internes de l'entreprise, dont nous sommes tenus de suivre à la lettre, avec son lot d'incongruités. Je l'ai eu entre les mains, c'est vraiment fascinant de voir comment elle considère notre maturité et notre professionnalisme...bien sûr, il aurait été préférable de consulter nos représentants syndicaux, avant de créer une autre source d'irritation pour tout le monde, mais encore là, le sacro-saint droit de gérance semble être la réponse pour tout, dans cette boîte.
Au moins, j'ai appris que la direction a accepté de régler mon cas avec un arbitre que nous avons proposé...nous en étions à je ne sais plus combien de propositions refusées de sa part.
Par ailleurs, j'en ai su une autre, sur le Big Brother de mon ex-employeur. Renaud-Bray s'intéresse de près aux écrits de ses employés, sur MySpace et FaceBook. Pour justifier un ou des salaires consacrés à cette tâche, suite au « succès » de mon renvoi, les sites sont systématiquement fouillés, pour retrouver les employés ayant commis le même genre de « déloyauté » qui m'a valu qu'on me jette dehors. Dans un des numéro de Jobboom, consacré à ce phénomène, plusieurs employeurs utilisent ce stratagème, pour asservir davantage leurs employés et les soumettre à une « omerta ». C'est le revers du cas de la compagnie Enron, laquelle avait soulevée sur Internet son lot de soupçons de ses employés, inquiets de la tournure que prenait l'entreprise, avant les révélations incroyables qui a précipité sa chute et la perte des économies de milliers de personnes. Désormais, on dirait que ce genre d'entreprises incapables de dialogue avec ses employés cherchent à les faire taire, de la même façon dont j'ai été victime.
J'ai appris également hier que les camarades de l'autre grande unité d'employé(e)s de librairie du SEPB 574, l'unité Chapters-Indigo (la succursale de la rue Sainte-Catherine ouest, à Montréal), ont voté à 71% pour donner un mandat de grève à leur comité exécutif. Les négociations semblent traîner en longueur avec leur employeur, qui semble peu intéressé de régler rapidement. Il semblerait bien que la direction de Chapters-Indigo soit au diapason avec notre employeur, sur la façon de voir notre travail. Il est évident qu'on doit être sous-payés, malgré nos qualifications, parce que le commerce au détail se doit de maintenir des salaires très bas. Pour eux, la bonne parole est la suivante : « C'est ainsi, faites avec! », pendant que les actionnaires de ces entreprises se remplissent les poches avec la plus-value des ventes. Toujours la même rengaine.
Par ailleurs, on est tout de même surpris d'entendre la Fédération des Chambres de commerce observer avec appréhension la performance de l'économie du Québec, en lui accordant la note C-, lors d'une conférence tenue lundi dernier. Étonnant quand même, lorsqu'on voit les abonnés des conférences de l'Institut de la Vérité Divine de l'Économisme triomphant de Montréal (IEDM), acquis au néo-libéralisme, s'inquiéter des bas salaires octroyés parmi les emplois récemment créés....ben voilà, ça se réveil, ce beau monde! Laisser les gens dans la précarité et avec tout juste de quoi pour ne pas trop se plaindre, ce n'est pas la formule gagnante pour obtenir un maximum d'investissement des employés. Il y avait pourtant un dénommé Ford, un constructeur d'automobiles du même nom, qui avait réalisé cela quelque part dans les années 20, que des employés bien rémunérés donnaient un meilleur rendement au travail. Il s'était fait cracher dessus par ses pairs, les patrons, qui n'en revenaient pas qu'il puisse adhérer à une vision qualifiée de...communiste! Si l'exemple de Ford peut être utile au beau monde des chambre de commerce, à savoir que la lutte à l'inflation, par l'octroi de bas salaire, a atteint ses limites depuis longtemps...
On m'a envoyé ce petit vidéo-maison, réalisé avec les moyens du bord, sur la grande institution du savoir en canne qu'est l'IEDM. Ça vaut la peine de s'y attarder, les gars des Alarmistes ont un sens de l'observation très aiguisé...
Publié par oktobre7 à 02:37:36 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai été des spectateurs de « Tout le monde en parle », dimanche soir, spécialement pour entendre l'imam Omar Koné, pour mieux connaître le religieux et l'homme. Je n'ai pas été déçu par son passage à cette émission parfois éprouvante pour ses invités. À quelques reprises, il m'est arrivé d'entendre le religieux musulman d'origine malienne, qui a choisi de venir s'installer au Québec, après avoir tombé amoureux de notre pays. Je l'avais vu dans un débat sur la laïcité, avec comme participants Bernard Landry et Me Julius Gray. Remarquable, cet homme simple et d'une grande sagesse, même si à ma grande surprise, je suis plus vieux d'une année que lui (il a 36 ans!). Il ne manquait pas d'humour non plus, quel contraste avec l'image que certains ont fait des religieux musulmans. Après avoir entendu de sa bouche la position que je connais de l'Islam, une religion qu'on diabolise à tort et à travers ces derniers temps, j'espère que l'impression qu'il a laissé va peut être influencer quelques méfiants. L'Islam est une religion universelle, qui est au Québec comme partout ailleurs, il est primordial que l'on la connaisse davantage, avant de s'en tenir aux préjugés rapportés par les populistes et les médias qui les attisent. Une honte, quand je les vois faire, ces ignorants et ces bigots, dans ces images prises lors des auditions de la commissions Bouchard-Taylor et rapportées par l'émission Infoman. Certains, on le dirait bien, aimerait revenir à une autre époque...
Je demande d'ailleurs pourquoi les recherchistes de TLMEP n'ont pas invité plus tôt l'imam Koné, la semaine dernière, plutôt que d'inviter un provocateur comme l'imam Saïd Jaziri, désormais loin de notre contrée. Jaziri, au contraire de son coreligionnaire, n'était pas du genre à avoir le sourire facile. C'est d'ailleurs lui qui, lors de la tourmente qui a suivi la publication des caricatures du prophète Mahomet au Danemark, a appelé à une manifestation publique à Montréal appuyant les fatwas. L'imam autoproclamé d'origine tunisienne, bien que parlant pour un islam que bien peu de musulmans se réclament, a réussi à attirer l'attention trop souvent, laissant l'impression à bon nombre de Québécois que les musulmans sont comme lui, ou du moins l'image qu'il portait de lui-même, intolérant, insensible et peu avenant. Je comprend bien pourquoi des centaines de Québécois musulmans ont adressé des courriels à Guy A. Lepage et son équipe, pour leur adresser quelques remontrances. Inviter l'imam Koné a été une excellente réponse de leur part.
Comme mon ami Arthur, je crois que l'expulsion de Jaziri va faire de lui un martyr aux yeux de ses fidèles et surtout aux siens, mais au bout du compte, ça va en rester là. Bien que radical et porté vers l'extrémisme, Saïd Jaziri n'a pourtant rien à voir avec le type de religieux que la Grande-Bretagne a elle-même expulsé. Ceux ci, les Abu Qatada, Abu Hamza et consorts n'était rien de moins que des supporteurs de la guerre sainte. Ceux là, ce sont de véritables bandits. À ce que nous savons de Jaziri, il en était pas rendu à ce point là. même s'il avait déjà été condamné pour un acte de violence en France, on n'en sait pas plus sur les raisons qui l'ont amené à se réclamer du statut de réfugié. La radicalisation de son discours, surtout contre les autorités de son pays d'origine, semblait plus à servir d'alibi pour rester au Canada. S'il avait voulu se réclamer de Al-Qaida, ou je ne sais quel autre groupe du même acabit, on ne se poserait pas trop de question sur sa présence au Québec : allez, ouste! Mais là, je ne sais pas si ses prêches étaient aussi enflammées que celles proclamées par les fous de Dieu du « Londonistan » et de la mosquée de Finsbury Park.
Dans mes archives sur Youtube, j'ai retrouvé ce reportage de CNN. Évidemment, c'est tendancieux, c'est même plutôt amateur, mais ce document présente bien ce qu'on entend par « radical », ce qui est loin de ce que nous avons connu ici. Bon, on me dira « il faut bien prévenir... », ouais, peut être... mais avant qu'on entende ici un discours en public comme ceux tenus par les Talibans du « Londonistan », même si on parle maintenant d'un « Montréalistan », on en est encore loin!
Et si la meilleure façon d'éviter cela, c'est encore l'accueil, l'apprentissage mutuels avec les nouveaux arrivants, leur intégration dans le respect, toute chose dont on semble avoir méfiance dans certains coins du Québec...
Publié par oktobre7 à 03:11:02 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens