Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Je suis resté étonné ce matin, peu après mon réveil. D'une part, je me rappelais du dernier rêve que j'ai fait, je me suis retrouvé employé à nouveau par Renaud-Bray...L'autre étonnement est venu d'un vidéo tourné à Montebello, durant le sommet du PSP. Ma camarade Sybel a placé sur son site Facebook un extrait de ce vidéo où l'on peut voir un chef syndical, Dave Cole, du syndicat CEP, interpeller trois « militants anarchistes », en réalité des flics déguisés. Ceux-ci semblent s'être insérés à travers les manifestants, afin de créer plus de tensions avec les escouades anti-émeutes. On appelle ça des « agents provocateurs », c'est une tactique vieille comme le monde, afin de jeter le discrédit sur un mouvement ou un groupe et de justifier une réaction musclée de la police.
Comme vous le verrez sur l'extrait, les trois flics déguisés ont été dénoncé non seulement par le syndicaliste, mais aussi par les militants anarchistes. De plus, sans aucun doute, ces « undercovers » se sont mal préparés. Remarquez leurs vêtements, ça ne colle pas avec leur rôle. C'est du toc, on dirait qu'ils ont acheté leurs pantalons camouflage la veille. La casquette du flic tenant la pierre est de marque, il n'y a pas un anarchiste qui porterait ça. Pire encore, un de ses deux collègues, probablement un gars de Québec, porte un t-shirt de CHOI-FM, la station où Jeff Fillion sévissait. C'est justement ce t-shirt que portait ses fans, avec l'inscription « Liberté! Je crie ton nom partout! ». Aucun anarchiste, aucun militant de gauche moindrement sérieux, ne porterait l'effigie de la station de radio diffusant la démagogie réactionnaire de Fillion. D'ailleurs, ces supporteurs, les « X » comme ils s'appelaient, se faisaient un devoir de dénigrer toute forme de manifestation comme le geste inutile de la « go-gauche ». Le flic arborant ce t-shirt ne devait pas avoir tellement de vêtements noirs, pour faire une bourde pareille!
Ce n'étais qu'un rêve...
Je me suis retrouvé cette nuit...de nouveau libraire, de retour dans mon ancienne succursale de Sainte-Catherine ouest, avec mon ancienne directrice, celle qui ne me portait pas dans son cœur. De ce temps-là, moi et mes collègues devions faire avec une zélée de l'entreprise, dont la ferveur lui a coûté son poste, à force de dérapages. Alors, vous imaginez bien mon réveil : je sais très bien que jamais, au grand jamais, la direction souhaite me revoir dans les murs d'un de ses commerces, je le savais dans mon rêve et je retrouvais à servir la clientèle, en me demandant bien pourquoi je travaille là.
Message à Big Brother : rapportes bien ce que tu viens de lire, ça les fera rire, en haut lieu...
Publié par oktobre7 à 15:15:27 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Après cette journée de rodage d'hier, j'étais prêt à entreprendre celle d'aujourd'hui, sans stress, malgré le contexte. Il faut voir l'endroit où nous travaillons : un comptoir avec quatre caisses, devant lequel les étudiants défilent et nous remettent les titre ou encore les numéros des livres et des recueils qu'ils doivent acheter. Ça fonctionne rondement, mais quand même, il nous faut parfois élever la voix pour se faire entendre. Aussi, le sens de l'organisation n'est pas inné, il faut parfois faire avec des clients arrivant avec trois ou quatre listes de livres dont nous n'avons pas la moindre idée de quoi il s'agit. Je travaille avec calme, ce n'est pas cette atmosphère qui me fait peu, après avoir vécu neuf Temps des Fêtes dans une librairie, la meilleure (et seule) période profitable de l'année.
Ça m'a rappelé qu'il y a vingt ans, je commençais ma scolarité au collégial, au CEGEP de Lévis-Lauzon. À observer les clients et clientes que nous avons eu aujourd'hui, hormis la mode, il n'y a pas de grande différence. Enfin, oui. Comme c'est un collège de Montréal, je vois passer les Nations Unies à mon comptoir! C'est vraiment un privilège de travailler dans ce contexte. Pour revenir à mes 17 ans de cette époque lointaine, là où je me suis reconnu, c'est parmi les tout nouveaux arrivants au collège, frais débarqués de la polyvalente. Il fallait les entendre parler de leur nouvel environnement, les libertés qui leur sont accordées, les coups d'œil des gars vers les filles, ceux des filles vers les gars... Évidemment, je ne leur ressemble pas trop, mes trente-quelques années apparaissent mais je sens que les jeunes ne savent pas trop comment me voir, quand je leur parle. En fait, je m'habille comme d'habitude, avec mes fringues de punk, alors pour eux, il y a comme une distorsion. « Les adultes n'ont pas l'air de d'ça, d'habitude », selon ce que me lance leur expression non-verbale. Enfin, quand j'y pense, la nouvelle cohorte a l'âge des enfants que j'aurais pu avoir, si je n'avais pas fait trop attention, mes premières fois où... Dans certains cas, j'ai l'âge de leur parents, à coup sûr. Hé ben! C'est là que je suis rendu...L'organisme No One is Illegal/Personne n'est illégale a diffusé ce communiqué, pour expliquer pourquoi il était important de s'opposer au Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP). J'ai jugé nécessaire de vous le transmettre.
POURQUOI NOUS MANIFESTONS Montebello, Québec (19-21 août 2007) -- Stephen Harper, George Bush et le président mexicain Felipe Calderón se réunissent derrière des barrières d'acier et des milliers de policiers au château Montebello, dans le cadre du soi-disant " Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) ".
Ils parlent de "sécurité" et de "prospérité", mais leur programme en est un d'insécurité et de misère pour les classes ouvrières et opprimées de toutes les Amériques.
En bref, le " Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) " conjugue les politiques destructrices néo-libérales de l'Accord de libre échange nord-américain (ALENA) aux tactiques de peur et de paranoïa associées aux politiques de " sécurité nationale ". Le PSP est un nouveau projet, mais il cadre parfaitement dans le programme colonialiste et capitaliste imposé aux peuples du monde depuis des siècles.Le véritable programme du PSP n'est un secret pour personne : guerres meurtrières et occupations militaires à l'étranger; militarisation des frontières et augmentation des détentions et des déportations; attaques soutenues contre les peuples autochtones, les pauvres, les migrant-e-s et la classe ouvrière; destruction de l'environnement; multiplication des méga projets au service de l'avarice des entreprises; et pire encore.
Le PSP, décrit par ses agents comme une ALENA version 2.0, est conçu et promu par des sociétés transnationales et les groupes de pression qui les soutiennent, comme le Conseil canadien de chefs d'entreprise. Ces "big boss" rencontreront les chefs d'État ici même au château, à huis clos, évidemment...Le PSP renforce le principe de la "Forteresse Amérique du Nord", en vertu duquel les riches et privilégiés vivent reclus dans des communautés fermées et des villes gentrifiées, protégés par la police et des mesures de sécurité, alors que le capital circule librement à travers les frontières et que l'accès à la main d'œuvre bon marché et aux ressources naturelles s'accroît; pour tous les autres, il y a les barrières et les frontières, les réserves, les centres de détention, les prisons, la surveillance accrue et une précarité généralisée.
Aujourd'hui, alors que les politiciens et les chefs d'entreprise se cachent derrière des lignes de police et une barrière d'acier de trois mètres de haut, et que nous sommes exclus à l'extérieur et poussés dans des "zones de manifestation", Montebello est le symbole le plus éloquent de cette Forteresse Amérique du Nord.NOUS REFUSONS D'ETRE MIS EN CAGE
Alors que Bush, Harper et Calderón se réunissent avec les grands capitalistes, un réseau d'activistes anticapitalistes prônant l'action directe, provenant du Québec et de l'Ontario, unis par les principes de l'Action mondiale de peuples (AMP), tenteront de perturber le Sommet.Nous ne demanderons pas aux chefs et agents du PSP, ni aux gouvernements, d'être plus gentils. Nous n'avons aucun intérêt à négocier les termes de notre misère ou à être achetés avec des miettes. La justice et la dignité s'obtiennent par la mobilisation de base, par la lutte et par l'action directe, pas par la charité de riches philanthropes, de rock-stars ou de politiciens complices du système de destruction. Bush, Harper et Calderón méritent d'être confrontés directement!
Nos manifestations et notre résistance s'enracinent dans l'organisation des luttes quotidiennes: pour la souveraineté et l'autodétermination des peuples autochtones des Amériques; pour la justice, la dignité et la libre circulation des migrant-e-s; contre les détentions et les déportations; contre la guerre et l'impérialisme; pour la justice en milieu de travail; contre la pauvreté, pour la justice écologique; pour la libération de tous les prisonniers politiques; et en solidarité avec les mouvements de justice sociale partout dans le monde.En 1994, le jour de l'entrée en vigueur de l'ALENA, les Zapatistes du Chiapas ont entamé un soulèvement dans le sud du Mexique, en déclarant que l'ALENA représente une " sentence de mort " pour les peuples autochtones. Avec le PSP, les politiciens, bureaucrates et entreprises nord-américaines réitèrent leur sentence de mort contre nous tou-te-s. L'inspiration des Zapatistes fais toujours échos, 13 ans plus tard, alors que nous lions nos luttes et nos préoccupations, et nous unissons pour confronter le PSP, à Montebello et au-delà. Nous sommes partout...
INFO: www.psp-spp.com -- www.agp.org -- info@psp-spp.com

Publié par oktobre7 à 03:23:25 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis allé travailler, pour gagner ma vie, la première fois depuis mon congédiement le 5 juillet dernier. Un peu fébrile, du fait d'avoir été retard par un coup de téléphone important mais inopiné, je suis arrivé juste à l'heure à mon lieu de travail pour une semaine. J'avis indiqué dernièrement qu'il s'agissait d'une coop d'un collège, il s'agit en fait du magasin scolaire. Je suis à la caisse toute la journée, pour un bon salaire, meilleur que... bon, vous le savez déjà! La journée a passé très rapidement, même si j'avais un peu de misère avec la station debout, suite à ma marche d'hier, je traîne une crampe dans le mollet. Rien de grave, juste agaçant. J'ai vu passé des étudiants et des livres, des manuels et des cahiers de notes, du fric et des cartes bancaires. Ce soir, je reste devant ma télé, à regarder un film, c'est tout mon programme.
J'ai évoqué précédemment un coup de téléphone important, il s'agissait d'une agente de l'assurance emploi. Elle m'a demandé des renseignements sur les causes de mon congédiement. Étant donné que je suis toujours sous surveillance, par les soins attentifs du Big Brother de la rue Saint-Denis, je ne peux évoquer davantage sur ce sujet, mais je me permet d'écrire que mon ex-employeur me semble encore moins avenant à mon égard. Je ne sais toujours pas si je vais toucher un cent de l'assurance-emploi. Heureusement que mon état de chômeur se termine maintenant!
Alors que les reportages des "débordements" à Montebello ont envahi le petit écran, j'ai eu la chance de voir quelques images de la manif d'hier, par le biais de Facebook. Je suis sur la première photo, où on m'aperçoit de dos, avec le portrait de George W. Bush cousu sur ma veste. Je salue la camarade Stéphanye, de l'Outaouais, qui a pris ces photos durant la marche.





Publié par oktobre7 à 03:23:55 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis fatigué. Un voyage aller-retour Montréal-Ottawa dans un autobus scolaire, ça use le derrière! Mais ça en valait la peine.
Nous avons été 3 000, selon Radio-Canada. Nous avons eu droit à notre arrivé au comité d'accueil de la police, nous donnant des feuilles nous indiquant nos droits et les cas de jurisprudence permettant à la police de faire des arrestations préventives. Et des policiers, j'en ai vu des centaines! Je n'imagine pas la facture, pour une manif au demeurant très pacifique où rien ne présageait un quelconque débordement, sauf dans l'esprit de quelques paranos de la sécurité intérieure. Des flics en armures anti-émeutes, à vélo, en civil et surtout avec des caméras, pour nous filmer, tout le long de notre parcours. Je crois n'avoir pas été filmé autant qu'aujourd'hui, désormais ma veste avec le portrait de George Dubya va être connu par tous les corps de police du pays! J'en ai profité pour sourire à belle dents, tant qu'à faire!
Sur la manifestation, ça été très classique. J'ai accompagné essentiellement des gens du mouvement Échec à la Guerre!, de même que les membres de Québec Solidaire de Montréal, du moins ceux que je connais, comme Matt et Minerva. J'ai retrouvé sur place les camarades du Conseil régional de la FTQ, venus en voiture pour l'occasion. Nous avons eu d'abord les discours des divers représentants des organisations associées à la manifestation, devant le parlement, puis nous avons marché, pancartes en main, certaines étaient très bien réussies. Nous sommes passé devant le consulat du Mexique et surtout, nous avons défilé autour de l'immense bâtiment de l'ambassade américaine, excessivement barricadé. On n'a vraiment pas pris de chance, à Ottawa : des flics tout autour du périmètre, des blocs de bétons ceinturant le secteur, lui-même clôturé, comme un camp de prisonniers. C'est d'ailleurs dans ce secteur où les flics ont pris le plus d'images. Tout s'est très bien déroulé, même si la présence massive de policiers était plutôt intimidante, particulièrement pour les nombreuses familles venues avant tout faire entendre ses inquiétudes, face à un projet aussi malveillant envers nos acquis sociaux.
Je vous laisse sur quelques images...
Dossier de Radio-Canada, sur le sommet de Montebello.

Annonce de l'arrivée de Bush au Canada...(certaines images sont difficiles)
Publié par oktobre7 à 03:02:51 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
...je suis allé pratiquer avec mon groupe, malgré l'absence de Frank, parti à Québec. Nous avons répété nos pièces sans guitare, ce qui a été quand même facile. Par ailleurs, on a commencé à travailler sur notre prochain « cover », la pièce « Religious Wars » de Subhumans. En voici un extrait joué par le groupe, en spectacle :
Coïncidence!
Suite à ma recherche, pour le reportage de Max Blumenthal sur les "Chickenhawks" hier, je suis tombé sur cet autre reportage, sur une dérive inquiétante de la droite chrétienne fondamentaliste, remarquée depuis plusieurs années par les observateurs politiques. Ma première source a été Barbara Victor et son essai La Dernière Croisade : les Fous de Dieu version américaine (Plon, 2004). Bien qu'étant réservé sur l'ensemble de ce livre, dont l'auteur est portée sur la généralisation du courant évangéliste, versé selon elle dans le prosélytisme le plus rétrograde, j'ai eu un bon aperçu d'un autre courant bien politique, celui du fondamentalisme chrétien soutenant inconditionnellement l'État d'Israël. Ce courant de l'intégrisme protestant (dont quelques catholiques américains soutiennent), est versé dans un appui autant religieux que financier envers l'État hébreux, pour des raisons liés à une interprétation de la Bible menée par une catégorie de millénaristes, très influents au sein du Parti républicain de George W. Bush. Essentiellement, ces chrétiens fondamentalistes sont persuadés que le Royaume d'Israël se doit d'exister, car celui-ci annonce l'arrivée du Christ sur Terre et son Second Avènement. En autre terme, la fin du monde.

Ainsi, le sionisme le moins respectueux des droits humains, le nationalisme le plus outrancier envers la population palestinienne est justifié sur la scène politique américaine, par une frange très influente de la droite chrétienne, ayant ses entrées à la Maison-Blanche. Chose curieuse, comme le rapportait Barbara Victor, ce fondamentalisme prétend que les Juifs devront se convertir au Christ à son retour, sous peine de périr... pourtant, la droite israélienne profite amplement de ce courant très influent aux Etats-Unis, même s'il a des relent de souffre. Max Blumenthal, lui-même juif, s'est donc intéressé à ce courant et a donc couvert un événement d'envergure réunissant ces millénaristes farouchement pro-Israël, pour des raisons dont la population israélienne, hormis les milieux ultra-sionistes, doit se gausser...
Il est important d'entendre les commentaires de ces fondamentalistes, dans leur vision de l'Islam et des musulmans, car c'est ce qui a de plus inquiétant. Pour eux, l'Islam est la religion de l'Antéchrist... et ses fidèles sont considérés comme tels. C'est pourquoi il y a raison de s'inquiéter de ce courant politico-religieux, qui se réclame de la lutte contre l'Islam, sans faire beaucoup de nuance. C'est aussi inquiétant que le fondamentalisme musulman, peu importe sa forme. Dans le cas chrétien, il est aussi louche, de par son influence sur l'État possédant la plus grande puissance militaire.
Écoutez ce reportage, je crois qu'il est très révélateur...sur la suite des événements au Moyen-Orient, si on laisse ces Républicains au pouvoir encore longtemps.
Publié par oktobre7 à 05:58:15 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens