Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules... comme les mauvaises! À la suite de mon éventuelle embauche pour la semaine prochaine, à la coop d'un collège du nord de l'île, je vais travailler la semaine suivante pour un distributeur alimentaire, à leur bureau de la rive-sud. Évidemment, c'est un boulot mieux rémunéré que mon précédent, pour pas mal moins de travail et d'exigences. C'est un contrat à court terme, mon employeur place des employés de bureau temporaires.
Comme vous le constatez, je n'indique aucun nom d'employeur, par méfiance envers le Big Brother qui surveille ce blogue. À ce sujet, j'aimerais souligner que je ne cache à personne les raisons de mon congédiement, en expliquant de façon objective (ben oui!) les raisons ayant amené ce geste de la direction de Renaud-Bray. Il faut donc comprendre que d'autres employeurs ont une conception courante de la liberté d'expression, contrairement à certains autres...
L'expression est bien américaine, mais elle risque de devoir être francisée, en fonction de l'implication militaire du Canada en Afghanistan. Cette expression a été forgé selon l'expression « hawk », un « faucon », lequel en politique désigne une personne partisane de la force, ou encore de l'action militaire. Habituellement, on retrouve ce genre de personne à droite, chez les conservateurs, voire au centre, quand cette personne est convaincue. Rarement à gauche, surtout pas chez les militants. On a ajouté le terme « chicken », pour les partisans de la guerre mais qui refusent eux-mêmes de s'engager physiquement, soit quelqu'un qui gueule pour la menée de la guerre, mais qui a trop peur de la faire lui-même.
Que ce soit celle du Vietnam et maintenant celle en Irak, la guerre a eu et aura son lot de supporteurs. La plupart du temps, on ne les voit pas en uniformes. Ici, on aura surtout eu les militaires venus parler de l'action qu'ils ont fait ou feront en Afghanistan, un « chickenhawk » est plutôt rare, du moins au Québec. Dans le reste du Canada, c'est plus courant.. Chez nos voisins du Sud, les « chickenhawks » sont à la télévision, à Fox News, dans la plupart des grands médias, de Rush Limbaugh à Bill O'Reilly, en passant par Ann Coulter et tous les bloguistes de la droite excitée. Une faction de celle-ci s'est même attribuée l'épithète, lors des élections de mi-mandat l'automne dernier, pour soutenir et renforcer l'occupation en Irak, en prévision d'une guerre avec l'Iran qu'ils semblent souhaiter, contre toute logique. Ces « blogging tories », comme on les retrouve ici, au lieu de chercher des arguments pour défendre ces politiques agressives, cherchent surtout à démolir l'adversaire et à dénigrer le pacifisme, comme étant une forme d'alliance objective avec le terrorisme en général, ou encore avec « l'islamo-fascisme », depuis que le régime des mollahs en Iran semble prendre une tournure visiblement connue, avec des symboles lourds de sous-entendus. Cette fuite en avant est surtout le lot d'une frange très active du néo-conservatisme commun au Canada comme au États-Unis, en dépit de l'enlisement américain en Irak et la lente dégradation de la sécurité en Orient. Au Québec, nous retrouvons cette frange dans un groupe appelé les « droitistes » (droitiste.com), où nous retrouvons les plus acharnés parmi les jeunes réactionnaires de la blogosphère. Et quelques moins jeunes, bien entendu, il doit en avoir qui trichent avec leur âge.
Les jeunes « chickenhawks » américains sont pour la plupart trop importants pour aller servir leur pays selon leur désir, soit s'entraîner militairement et partir en guerre. Ils laissent ça à la plèbe en mal d'emploi ou à la recherche de la porte d'entrée la plus facile, quand il s'agit de nouveaux immigrants. On les retrouvent dans les meilleures écoles, bien impliqués politiquement, ou encore voués à de grandes carrières (affaires, politiques, médias). Dans un contexte où les corps des soldats reviennent par dizaines dans des cercueils, ces « chickenhawks » ont peut-être rangé le romantisme qu'ils nourrissaient envers le métier des armes, sans pour autant s'être rangé dans le pragmatisme.
Une nouvelle génération émerge aux États-Unis. Il faut les entendre, de leur bouche, comment ils se perçoivent. Tout à fait édifiant...
Publié par oktobre7 à 00:14:32 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai évoqué à quelques reprises ce Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), en fait un pacte d'intégration continentale de l'Amérique du Nord. Ce pacte en voie d'être conclu connaîtra son point d'orgue à Montebello, en fin de semaine prochaine. Il permettra notamment aux États-Unis d'obtenir de ses « partenaires », le Canada et le Mexique, le maintien de la fourniture d'énergie, en dépit des possibilité de pénurie, au nom de la sécurité intérieure américaine. De plus, ce qui se profile, dans ces négociations à huis clos, ce sont l'ajustement de nombreuses normes, que ce soit en environnement, dans le secteur du travail, de la santé, de l'éducation, etc. selon ce que les négociateurs trouveront le plus avantageux, selon la vision du milieu des affaires. Nul doute que ce partenariat, dont le gouvernement Harper n'a eu aucun mandat de la population pour négocier, n'a eu l'aval d'aucune instance démocratique et ne sera soumis à aucun vote. La souveraineté canadienne et québécoise sur ses ressources, comme l'eau et l'électricité, seront mise à mal, sans que la population n'ait son mot à dire.
J'ai reçu cette invitation de mon ami Matt, par le biais de Facebook. Pour ceux qui ont l'environnement à coeur, n'hésitez pas à participer à cette manifestation. Si cette démostration regroupe le plus grand nombre possible, le gouvernement Harper sera mis sur la défensive, devant ce bradage qu'il s'apprête à faire de la souveraineté canadienne, lui qui prétend la sauvegarder en Arctique...
(cliquer sur l'image)

Les 20 et 21 août prochains, se tiendra au Château Montebello, dans l'Outaouais québécois, la troisième rencontre des leaders canadien, étasunien et mexicain Harper, Bush et Calderon dans le cadre du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP).
Plusieurs réseaux, coalitions et mouvements se préparent à dénoncer activement ce partenariat anti-démocratique des hautes sphères économiques et politiques des trois pays qui n'améliorera ni la sécurité ni la prospérité des populations et qui est contraire à leurs aspirations. Le Collectif Échec à la guerre sera partie prenante à cette opposition.
MANIFESTATION à Ottawa
Le Comité Outaouais-Ottawa ARRÊTONS LE PSP
(http://www.stopspp.ca/stopspp/index.php?lang=fr),
un très large regroupement d'organismes mis sur
pied pour l'occation, organise une manifestation
dimanche le 19 août à Ottawa dans le but de favoriser
la plus grande participation possible des gens de
l'Ontario et du Québec. Le Collectif Échec à la guerre
appelle ses membres et sympathisantEs à y
participer et organise du transport pour l'occasion :
MANIFESTATION à Ottawa
Dimanche le 19 août
Début à 13h, sur la colline parlementaire
TRANSPORT de Montréal à Ottawa par autobus:
=> Départ à 9h30, rue Berri, coin Ste-Catherine
(à côté de la Place Émilie-Gamelin, métro Berri-UQAM)
=> Retour d'Ottawa à 16h (arrivée à MTL vers 18h30)
Note : pour celles et ceux qui voudraient aussi
assister au forum public qui suivra la
manifestation, à 16h, à l'Université d'Ottawa
nous envisagerons qu'un autobus revienne
quelques heures plus tard, si le nombre le
justifie. Plus d'infos plus bas...
=> Contribution volontaire : 15 $
=> Réservez vos places dès maintenant en écrivant
à info@echecalaguerre.org
ou en laissant un message vocal au 514-490-0040.
SVP indiquez clairement si vous voulez revenir
tout de suite après la manifestation ou rester aussi
pour le forum public.
Le principal conseiller et « cerveau » du président George W. Bush, Karl Rove, celui-là même qui a réussi à coaliser l'ensemble de la droite américaine pour faire élire et réélire son candidat, vient de quitter le navire. Un des responsables des politiques calamiteuses qu'a employé le gouvernement américain, faisant en sorte que ce pays aura de nombreuses années à s'en remettre.
J'ai trouvé un texte de Libération, qui le présente assez bien, surtout ce qu'il a pu réaliser antérieurement... rarement on aura vu un type aussi retors, aussi tordu, frayer avec les plus hautes arcanes du pouvoir américain. Bien sûr, on a vu Nixon dans le passé, mais ce Rove, quel tout de force!
QUOTIDIEN : mardi 14 août 2007

Par certains côtés, le premier conseiller de la Maison Blanche, Karl Rove, 56 ans, qui a annoncé son départ hier (lire ci-dessous), est un homme véritablement extraordinaire. «Il est parvenu à faire élire deux fois de suite à la Maison Blanche un ancien alcoolique, novice en politique, qui a souvent du mal à faire des phrases complètes», ironisait hier un commentateur. La presse américaine l'appelle «le cerveau de George W. Bush» (le titre d'un livre publié en 2003).
Lors de la campagne pour la réélection de George W. Bush qu'il dirige, il défie les conventions en ne faisant pas campagne au centre, mais auprès des franges de la droite religieuse et conservatrice ainsi que des hispaniques, en jouant sur leur rejet de l'avortement et du mariage homo***uel. Le centre mou américain, à qui on rappelle à chaque instant qu'il est «en guerre contre la terreur», est quant à lui soumis à un chantage au patriotisme qui se révélera opérant.
Echec. Avec une opposition de plus en plus affirmée à la guerre en Irak, cette stratégie échoue cependant à sauvegarder une majorité républicaine au Congrès fin 2006. L'échec scelle le départ de nombreux conseillers et hauts responsables de l'administration Bush. Dont le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, en décembre, et aujourd'hui Karl Rove.
Bien sûr, Mark Fiore n'a pas manqué de souligner ce départ, à sa façon...
(cliquer sur l'image!)
Publié par oktobre7 à 17:56:20 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je commence par une bonne nouvelle : je vais travailler la semaine prochaine! Ça va être court, mais quand même, je ne cracherai certainement pas sur une semaine de travail relativement facile, faire de la caisse pour une coop scolaire, à un bon salaire. Un meilleur salaire que celui de mon emploi précédent, après neuf ans de service...
C'est Alexandre, un ancien collègue de travail et camarade de Québec Solidaire, qui m'a trouvé cette opportunité. Merci beaucoup, Alex.
Je viens tout juste de recevoir la réponse de mon ex-employeur, suite au dépôt de mon grief, il y a deux semaines. Comme je m'y attendais, c'est une fin de non recevoir. Je cite :
(...) nous vous avisons que nous maintenons notre décision, considérant que nous n'ayons pas de nouveaux éléments pouvant modifier ou expliquer votre comportement.
En clair, mon renvoi est définitif. Je savais que l'entreprise est fermée à toute explication. Peu importe les arguments, il était impossible d'avoir une quelconque négociation, sur une possibilité de retour, ce que j'exigeais dans mon grief.
Il me reste plus qu'à attendre une convocation en arbitrage, pour que je puisse faire entendre mes arguments à l'employeur, qui autrement aurait fait la sourde oreille. C'est à ce moment que je pourrai savoir si désormais, une liberté fondamentale comme la liberté d'expression, est subordonnée à la logique d'entreprise et à la compétitivité, comme l'exprimait mon employeur, dans sa lettre de renvoi.
Hier, je suis passé encore une fois en entrevue, pour un emploi dans le domaine du courrier et des transports. Le poste offert semble très intéressant, comme commis de bureau. Les tâches sont simples et on demande un peu d'expérience, dans ce que je connais très bien. Malheureusement, le bureau se trouve encore plus loin de chez moi que mon ancien lieu de travail...
Je devrais avoir une réponse la semaine prochaine...si j'ai une réponse favorable.
C'est en fin de semaine que nous avons eu les prémisses de l'activité politique, autant à Québec qu'à Ottawa. Évidemment, ça nous a tous rappelé que l'été et les vacances sont près de la fin, même si l'été se termine en septembre mais qui s'en soucie, lorsque les jeunes sont retournés à l'école? Ah, la rentrée des classes, déjà...
L'autre rentrée, parlementaire celle-là, nous promet quelques rebondissements sur la question des accommodements raisonnables, les « accommodations », comme disent leurs opposants acharnés. C'est le chef de l'Union nationale créditiste, Mario Dumont, qui a laissé voir quelle serait la cause la plus importante pour son parti, au moment même où débutent les travaux de la commission Bouchard-Taylor, sur ce sujet épineux. Selon ce que nous avons lu, entendu ou vu, la question de l'immigration semblerait être la plus payante, électoralement parlant, pour les adéquistes.
Je ne pourrais condamner entièrement les propos de Mario Dumont. Je suis en accord avec son constat de la gaffe monumentale du gouvernement Charest, lorsqu'il a réduit à presque rien le budget d'aide aux organismes d'intégration et de francisation, dans sa vision orientée vers les coupures tout azimut. À l'époque, il semblerait que le gouvernement ait été tenté de remettre entre les mains des communautés la charge de l'intégration, en ne se souciant pas du résultat. En clair, les libéraux avait sensiblement une vision très « canadian » de l'immigration, plutôt communautariste, comme nous retrouvons en Ontario, ou encore le modèle britannique de l'intégration. Une superposition de communautés différentes, vivant en cohabitation et conservant plus que l'essentiel de leur culture. On appelle ça le « melting pot ». Dans le contexte québécois, cette façon de laisser-faire est très risquée, pour une culture fragile et très minoritaire, dans le continent nord-américain. La reprise de Dumont de la défense de l'identité nationale est justifiée, devant celle du gouvernement. Dernièrement, sur le plan électoral, nous avons vu les résultats : les libéraux se retrouvent troisième, dans le choix électoral des francophones, et ne sont sauvés que par l'adhésion électorale massive des anglophones et de plusieurs communautés immigrantes.
Ce n'est pas pour rien que nous avons entendu surtout parler de culture et d'intégration, au conseil des jeunes libéraux, en fin de semaine dernière. Il semblerait que les militants libéraux cherchent à retrouver le terrain longtemps négligé par leur parti, la défense de la culture franco-québécoise. En retour, j'ai noté que le chef Jean Charest ne semblait guère intéressé de reprendre les débats des jeunes de son parti, en répétant les mêmes platitudes sur le développement économique. Sauf bien sûr pour attaquer Mario Dumont et l'obliger à s'expliquer sur une question politiquement glissante.
J'ai trouvé intéressante cette phrase de Dumont, qui cherchait à jouer le modéré, en entrevue avec Patrick Lagacé.
J'aimerais bien qu'on puisse remettre ça sous le nez du chef de l'ADQ, cette « vision vraiment d'économiste pur ». Il se trouve que lui, il peut surfer sur une inquiétude réelle et justifiée de Québécois inquiets pour l'avenir de leur culture. Mais au sein de son parti, il se trouve un grand nombre de militants adhérant à fond sur cette « vision vraiment d'économiste pur ». C'est ainsi qu'il apparaît peu cohérent, avec les politiques de son parti, partisan d'un Québec néo-libéral, qui n'a que faire avec la culture. Dans le principe sacro-saint du marché, ce sont les plus forts qui l'emportent, dans un contexte où l'État n'intervient plus, la culture comme le reste sont assujettis à la question économique. Comment Mario Dumont peut-il défendre l'intervention et les subventions de l'État à la défense de la culture Québécoise, quand dans son parti, particulièrement dans sa frange la plus active, on retrouve les partisans les plus acharnés du marché et de la réduction maximale des fonction de l'État? La fameuse capacité d'accueil de la société passe nécessairement par l'État, il faudra bien qu'il explique ça à ses partisans...
Peut-être voit-on ici un cas où le chef tente d'apparaître plus posé que son propre parti, une coalition de droite, rassemblant les défenseurs de la notion ethnique de la nation avec les conservateurs, les néo-libéraux, les ultra-nationalistes, les souverainistes sur une voie de garage, les défenseurs de l'identité régionale, des boss de PME anti-syndicalistes... Nul doute que Mario Dumont devra travailler fort, pour rendre cohérente la vision politique qu'il tente d'exprimer, depuis l'accession de son parti au titre d'Opposition officielle. Ça va grenouiller fort, derrière lui...
Je pense notamment à un de ses partisans avoués, le maire de la (très) petite municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac, Claude Dumont. Hier, on l'a entendu à nouveau sur ce sujet :
«À un moment donné, assez, c'est assez, tonne Claude Dumont, maire de Saint-Roch-de-Mékinac, petite municipalité de la Mauricie. Bien sûr qu'il y a assez d'immigrants, ajoute-t-il. Ils en ont trop laissé rentrer!»

Le maire de Saint-Roch-de-Mékinac, Claude Dumont
C'est le même, lors des débats concernant les règles de vie adoptés par la municipalité d'Hérouxville, l'hiver dernier, qui avait eu ce commentaire très évocateur :
« À la demande d'une résidante, la séance du conseil municipal a débuté par l'observation d'une minute de silence en l'honneur de Muriel Lapointe, la femme du maire Dumont, morte d'un cancer il y a un an aujourd'hui. Visiblement ému, M. Dumont avait peine à retenir ses larmes lorsqu'il a repris la parole. Lors d'une discussion dans le restaurant dont il est le propriétaire, M. Dumont avait confié quelques minutes plus tôt aux représentants de La Presse à quel point ce décès l'a bouleversé. «Elle était hospitalisée à l'hôpital Notre-Dame, à Montréal, a-t-il expliqué. Là-bas, c'est l'enfer, y a rien que des importés. Quand ils appellent les infirmières dans les haut-parleurs, t'entends juste des noms de Tamouls. Quand t'entends un nom québécois, t'es surpris», a-t-il ajouté. »
On comprend très bien pourquoi les libéraux et les péquistes feront tout pour coincer le chef de l'Opposition officielle, avant la rentrée parlementaire. En espérant qu'un adéquiste avoué se mette les deux pieds dans la vase, en éclaboussant son chef...
C'est toujours au moment où nos finances sont précaires que les bris des appareils à usage quotidien surviennent. Depuis hier, la télé de mon salon ne diffuse plus qu'une seule ligne horizontale, au centre. Heureusement, j'ai ma petite télé de ma cuisine, pour me dépanner. Pas que je suis accroc de la télé, mais comme j'ai emprunté quelques films et la série « Au nom de la loi », pour terminer mes soirées...
Quelqu'un connaît ce genre de défaut, sur un téléviseur? Vais-je être obligé d'en acheter une autre?
Publié par oktobre7 à 18:05:55 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai reçu ce communiqué hier, de la part du PCQ. Il faisait suite à une manifestation dont j'aurais pu faire partie, si je n'avais pas cette possibilité de pratiquer avec mon groupe, la même journée. Les témoignages sont dignes de foi, je connais bien celui qui a rédigé le communiqué, ce n'est pas son genre d'en rajouter inutilement.
Ce n'est pas la première fois qu'une manifestation est ainsi réprimée en région. En l'absence d'une couverture médiatique suffisante, on dirait que les corps policiers sont encouragés à intervenir de façon musclée, pour empêcher les organisations politiques de manifester, en contradiction avec les lois de ce pays. Aussi, on peut pointer du doigt les dirigeants de ces municipalités en régions, souvent des roitelets associés directement avec le milieu des affaires. Lâcher les forces policières contre une manifestation est une réponse immédiate devant une politisation des problèmes sociaux qu'ils cherchent à nier.
Le PCQ condamne la brutalité policière survenue lors d'une manifestation à St-Jérôme, samedi le 11 août
C'est par une belle journée ensoleillée du mois d'août qu'avait lieu, hier samedi le 11 août, une manifestation au centre-ville de St-Jérôme. Le contexte de tensions, existant entre des compagnies de St-Jérôme et leurs employés, renforçait la valeur du rassemblement autour des droits des travailleurs. Appelée par le Parti Communiste Révolutionnaire (PCR), cette manifestation était destinée à revendiquer les droits des prolétaires et à dénoncer l'exploitation exercée sur eux par les employeurs, tout en contestant le système capitaliste lui-même.
Plusieurs membres du PCQ y étaient également et marchaient avec leurs propres drapeaux, avec le logo du PCQ. Nous étions là pour appuyer le message central de la manifestation, comme quoi il est juste de se révolter contre l'exploitation capitaliste. Malgré que nous ayons de nombreuses critiques à faire au PCR et à son attitude très sectaire et gauchiste, ils nous semblaient importants d'être là. D'autant que des manifestations comme cela, cela ne se produit pas très souvent dans les Laurentides.
Nous nous sommes donc tous réunis au parc Mélançon pour amorcer la marche. Déjà, on pouvait voir des patrouilles de polices en quantités industrielles sillonner les rues pour guetter les communistes alors que rien ne s'était encore mis en branle. Trois agents de la police, tous baraqués, se sont présentés pour déclarer que "la manifestation aura bien lieu, mais qu'il sera interdit de circuler dans la rue. Seulement sur le trottoir. Des constats d'infractions seront donnés aux contrevenants". Cette mise en garde a vite été répondue par des cris de protestations. La foule se composait d'une quarantaine de manifestants; longer le trottoir en une longue ligne était inconcevable. La rue est le lieu des revendications populaires, quand même, pas le trottoir !
Malgré tout, le cortège se mit en branle et s'empara finalement des rues de St-Jérôme en criant à l'unisson des slogans rédigés par le PCR tels que:" Qui sème la misère récole la colère / L'exploitation c'est assez, on a raison de se révolter / Le peuple uni, armé, jamais ne sera écrasé /". Bien des manifestants portaient aussi le drapeau rouge. Quelques citoyens venaient poser des questions et prendre des tracts. Des voitures de police suivaient l'attroupement sans cependant intervenir. Ils disaient vouloir protéger la sécurité publique (de qui nous nous le demandons), mais de minutes en minutes, d'autres se rajoutèrent à l'escorte.
Tout se déroulait selon les règles de l'art jusqu'à ce que l'attroupement fît escale devant la compagnie Mueller pour dénoncer l'oppression bourgeoise sur les travailleurs y peinant jours après jours. Sans crier gare, une horde de voitures de patrouilles bloquèrent la route devant les manifestants. On pouvait compter près d'une vingtaine d'automobiles de trois corps de polices municipaux (St-Jérôme, Mirabel et St Hyppolite) ainsi que de la SQ. Une armée d'innombrables agents, main sur ceinture, avancèrent vers les manifestants qui, alors, ne faisaient que professer leurs poings dans un stationnement désert.
D'un seul coup, la situation prit une tournure chaotique. Comme s'ils avaient affaires à une émeute plutôt qu'à une manifestation, les policiers sortirent matraques et leur poivre de Cayenne, bloquèrent les issues, interdisant à quiconque d'en sortir et ce sous le silence des multiples lois qui régissent la société; les jets de poivre et les coups fusaient. Plusieurs policiers se mirent à plusieurs pour encercler un des manifestants. C'était un cas classique d'abus de pouvoir. On utilisait la répression la plus honteuse, non pas pour combattre le crime organisé -- chose que ne sont pas les communistes -- mais tout simplement pour réprimer une manifestation qui s'était déroulé jusqu'à là de manière tout à fait pacifique. Des gens se firent traîner dans la poussière et la pierre, d'autres s'enfuirent, d'autres se firent arrêter.
Les policiers confisquèrent par la suite tous les mégaphones, les micros ainsi que tous les drapeaux et les bannières. La police, de toute évidence, n'accepte pas d'être remise en question; elle n'accepte pas que son autorité soit remise en cause. Sous le socialisme, il n'y aurait pas de corps de police organisé et mandaté afin d'exercer une telle répression sur la société civile. Mais nous sommes encore dans un État bourgeois où l'élite s'amuse à organiser la répression, par son cerbère qu'est la police, sur les moins bien nantis, les prolétaires, les revendicateurs de droits et les communistes.
Plus d'une vingtaine de citoyens de St-Jérôme ont assistés à la scène et ont protestés contre la brutalité gratuite de ces "hommes de loi". Un camarade s'est même fait accuser d'intimidation parce qu'il prenait des photos avec son cellulaire (alors qu'il était encerclé de trois immenses gorilles pompant leurs muscles); il a finalement été embarqué sous prétexte qu'il est illégal de sacrer (!!!) ...
Les policiers exigeaient en effet que toutes les caméras et les appareils enregistreurs soient fermés ... Sans doute pensaient-ils ainsi à mieux se protéger au cas où il y aurait une plainte de loger au service de la déontologie... Ils voulaient sans doute s'assurer, en agissant de la sorte, que les manifestants n'auraient pas de preuves de ce qu'ils disent. Nous le disons, nous du Parti Communiste du Québec, et nous dénonçons les abus policiers qu'il y a eut ce 11 août. Il faut aussi penser que ces mêmes "gens de lois" ne les connaissent même pas leur propre loi : ils étaient incapables de citer une seule loi, un seul article de loi, pour justifier leurs interventions, alors que des manifestants les interpellaient pour savoir au nom de quoi ils ne pouvaient manifester pacifiquement. 'Brutalité, Répressions et Matraquage'' est le dicton de la police.
Bref, voilà bien une preuve flagrante de répression policière telles que l'on a vu dans les pires chapitres sous le règne de Maurice Duplessis, ainsi que dans les pays du tiers monde; cependant, nous ne sommes pas au tiers monde, et cela se produit pourtant ici, au 21e siècle. Voilà le soulignement de la véritable allégeance des agents de police au service de la bourgeoisie et des ministres. Le portrait, que nous garderons longtemps en souvenir, d'un assaut policier gratuit sur une mobilisation populaire au porche d'une usine oppressive lève le voile sur les priorités de la justice capitaliste.
"To serve and to protect", disent les policiers. Pour servir qui et pour protéger quoi ? Le 11 août 2007 a donné réponse à ces questions. D'ailleurs, les seuls changements sociaux que veulent et souhaitent les corps policiers, ce sont davantage de budgets pour exercer leur répression, et ce sont aussi pour pouvoir se payer de nouveaux jouets avec lesquels exercer cette même répression. Après tout, comment raisonner autrement alors qu'ils sont entraînés à user de la force de leur corps et non de celle de leur raison critique. S'il y avait un brin d'autocritique dans la police, elle réévaluerait l'entraînement qu'elle reçoit, la façon et le temps qu'elle est autorisée à l'utiliser et se rendrait compte, par exemple, que c'est ridicule d'envoyer 6 auto patrouilles dans un quartier cossu, alors que le niveau de criminalité y est bien moindre, et qu'une seule voiture dans un quartier défavorisé et empreint d'une criminalité en hausse.
Publié par oktobre7 à 15:10:19 dans Le subversif | Commentaires (1) | Permaliens
Un souvenir de ma jeunesse a peut être connu son épilogue, l'autre jour. En fait, il s'agit d'un affaire criminelle impliquant une personnalité du monde artistique, dont je m'étais souvenu et que j'avais ressassé pendant quelques années, pour en faire un canevas d'un roman policier. Ce n'est pas dans mon habitude de commenter ce genre d'affaire, par souci de ne pas ajouter à la douleur des proches, même si l'événement est lointain. Cependant, je ne pouvais passer cela sous silence.
Le 18 juillet 1984, la police retrouvait le corps de la comédienne Denise Morelle dans un appartement vide de la rue Sanguinet, dans le quartier latin à Montréal. La veille, elle aurait été battue sauvagement, violée puis assassinée. Au moment du drame, j'avais 14 ans et cet événement m'avais marqué. Non pas que j'ai été un fan de la Ribouldingue et de Dame Plume, une émission dont j'ai vu les reprises, dans mon enfance, c'est plutôt le mystère autour de ce meurtre. En effet, on s'est interrogé à l'époque de la raison pour laquelle madame Morelle avait été visité un appartement, dans un environnement peu recommandable, à l'époque. Quelques théâtres avaient pignon sur rue aux alentours, mais ce secteur ne jouissait pas de l'attrait qu'il a aujourd'hui. L'édifice où on a découvert le corps de Denise Morelle fait le coin des rues Sanguinet et Emery, tout près du cinéma Quartier Latin. On a expliqué que le propriétaire de l'appartement avait laissé la porte déverrouillée, en prévision de la visite de madame Morelle. Dans les hypothèses soulevées, on croit que l'assassin aurait été surpris à l'intérieur, ou qu'il aurait suivi sa victime, pour l'agresser à son arrivé à l'intérieur du logement. C'est ce que nous allons savoir prochainement, maintenant qu'un suspect a été arrêté et que la justice a enclenché son processus.
L'idée de mon canevas était de construire une histoire autour de ce mystère, entourant l'absence de preuve et de la présence de madame Morelle dans un appartement plutôt sordide. Évidemment, dans la construction de ma fiction, j'aurais créé des personnages purement fictifs et je n'aurais fait qu'une lointaine allusion à cette affaire. Dans mon projet, je voulais créer un personnage d'un policier hanté par ce meurtre dix ans plus tard, qui poursuit l'affaire jusqu'à quelques jours de sa retraite. La vision du corps de la victime l'ayant ébranlé de façon définitive, il a tout fait pour retrouver le moindre indice, jusqu'au jour où un second meurtre se produit, avec des similitudes avec la première affaire, sur les lieux du drame.
Pour mon histoire, je dois admettre que je vais suivre l'affaire. Je ne suis pas de ces fanas des histoires juridiques, les lecteurs de Photo-Police et autres journaux « jaunes » visant un public friand d'histoires infectes ou macabres. J'ai même un peu de mépris pour ce genre de journaux et leurs lecteurs. Pourtant, pour la suite de mon projet, aujourd'hui et depuis longtemps sur la glace, je saurais en même temps que vous l'aboutissement de cette longue enquête.
J'ai terminé hier la lecture du roman de Mario Vargas Llosa, La Fête au Bouc. Je dois dire d'emblée que j'ai été fortement impressionné par ce roman à connotation historique. Le personnage principal en particulier, le dictateur Raphael L. Trujillo Molina, sorte de « père de la partie » autoproclamé, dont le règne de 31 années sur la République dominicaine a été particulièrement ubuesque et sanglant, sert de catalyseur à plusieurs histoires particulières.

Nous suivons trois trames dans ce roman. Celle du dictateur, dans la dernière journée de son règne et de sa vie, celle des ses assassins et des membres du complot ayant permis son exécution et celle d'une femme mûre, de retour dans son pays natal, après une absence et un silence avec sa famille de plus de quarante ans. Au fil des rencontres et des histoires particulières de protagonistes tout à fait crédible, finement précisé dans les intrigues, on ne peut lâcher ce roman, dont le dénouement révèle quelques recoupements habilement soutenu.
Je ne reprocherais pas à l'auteur d'avoir joué un peu avec l'histoire réelle de l'assassinat de ce dictateur et lui-même assassin de dizaines de milliers de personnes, durant son trop long règne. Bénéficiant de l'appui des États-Unis, lui-même ex-Marine, Trujillo a construit sa tyrannie, « l'ère Trujillo », sur la mort de ses opposants et de leurs familles, de même qu'il s'est rendu responsable des meurtres en masse de milliers de travailleurs haïtiens, en voulant « blanchir » la race dominicaine. Particulièrement mégalomane, le « Chef », ou « le Bienfaiteur », comme l'appelaient ses partisans, a obtenu des institutions politiques à sa cause un statut quasi-monarchique, qui a fait de lui le véritable chef d'État dominicain, en dépit de la présence d'un président, directement sous ses ordres. La capitale, Saint-Domingue, a été connu sous le nom de « Ciudad Trujillo », du vivant de son inspirateur. De nombreux édifices importants, ponts, monuments à sa gloire et autres lieux (montagnes, rivières, régions, etc.) ont également porté le nom de Trujillo. Pour éviter les répétitions, on a fait de même avec les membres de sa famille, sa mère, ses frères, ses fils et sa fille.
Le roman m'a longtemps été suggéré par Nicole, ma cheffe-libraire. C'est un des romans préférés, qu'elle a vendu avec beaucoup d'enthousiasme. Peu de temps avant mon renvoi, je m'étais résolu à le lire cet été. C'est chose faite et j'en suis enchanté, l'impression favorable qu'il a laissé à Nicole se partage aisément. Je vous suggère fortement à le lire, si vous aimez les romans historiques, dans un contexte aussi éprouvant que celui d'une dictature sud-américaine.
Quelques images du vilain bonhomme:


Publié par oktobre7 à 02:22:34 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens