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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Au moment de terminer la journée... | 25 août 2007

...j'apprend que ce fut une sacré galère, dans le métro, lorsque quelqu'un a remarqué une étrange fissure dans une dalle de béton, à la station McGill. Tout le réseau s'est retrouvé paralysé. Je devais donc calculer, de mon lieu de travail, comment j'allais faire pour revenir chez moi à une heure raisonnable. Heureusement, le service a repris avant que je termine mon quart.

 

L'autre nouvelle de la journée fut l'annonce du décès soudain de la mairesse de Québec, Andrée Boucher. Lorsque je suis revenu ici, j'ai ouvert la télé, pour voir les éloges que des personnalités lui ont fait, comme si on avait perdu quelqu'un d'exceptionnel. Je vais être bête et plate, mais je ne partage pas du tout l'appréciation et les hommages que plusieurs lui ont adressé dans les médias. Mais alors là, pas du tout.

 

Andrée Boucher, loin d'être une personne extraordinaire, était une politicienne très moyenne, avec un ego surdimensionné et un style de gestion très autocratique. Son franc parler, que nombreux appréciaient dans la région de Québec, n'était que de la démagogie à peine plus sophistiquée que celle dont les nombreux fans de la radio-poubelle de cette région raffolaient, avec André Arthur et Jeff Fillion. Elle dissimulait, sous une prétention de saine gestion, une vision étriquée du concept de pouvoir. Je l'ai soupçonné d'avoir sensiblement la même vision que son ex-homologuue de Lévis, Jean Garon, que la démocratie municipale devait laisser la place à un pouvoir semblable à celui d'un conseil d'administration. Comme si un pouvoir public devait être ramené à un style de gestion d'une entreprise privée! C'est pourquoi j'ai toujours eu l'impression que cette politicienne ne dirigeait qu'en fonction d'une partie de la population, au détriment des autres qu'elle dédaignait sans se cacher.

 

Durant son règne, dans l'ancienne municipalité de Sainte-Foy, elle parlait de maintenir « l'homogénéité socio-économique » de sa ville, pour justifier son opposition à la construction d'HLM. Comme s'il n'y avait pas de pauvres à Sainte-Foy. Sa ville, avant d'être fusionnée à la grande municipalité de Québec, a connu un exode de ses habitants, faisant en sorte que la moyenne d'âge a considérablement augmenté, malgré la présence de l'Université Laval et des institutions collégiales sur son territoire. À force de diriger en fonction d'un groupe de citoyens privilégiés qui se reconnaissaient en elle, l'ancienne mairesse de Sainte-Foy a incité un bon nombre de jeunes familles à s'installer ailleurs, particulièrement dans les secteur de Saint-Jean-Chrysostome, dans Lévis, et à Val-Bélair, une municipalité que Boucher méprisait ouvertement. Les services, qu'elle orientait essentiellement vers une clientèle politique âgée et conservatrice, ont amené nombre de ses citoyens à se demander si on voulait bien d'eux, à Sainte-Foy. Pas étonnant que l'ancienne mairesse de Sainte-Foy se montrait très amère, devant l'ouverture de nouvelles écoles sur la Rive-Sud de Québec, pendant qu'on fermait celle de sa ville, faute d'enfants en nombre suffisant pour les maintenir ouvertes.

 

Je me souviens comment Andrée Boucher méprisait les sports. Je pense notamment à son opposition aux projets liés au monde du sport et de l'activité physique, comme les Jeux olympiques d'hiver (Québec 2002) et la construction d'un nouveau Colisée, l'interdiction qu'elle avait personnellement appliqué aux vélos de circuler dans un parc qu'empruntait une voie cyclable, la détérioration des équipements sportifs, quand ce n'est pas leur éradication pure et simple, de même que les frais élevés qu'elle avait brusquement ajouté aux athlètes empruntant l'anneaux de glace Gaétan-Boucher, on ne sait trop pour quelle lubie. L'ancienne institutrice, qui avait conservé son côté « donneuse-de-leçon » tout au long de sa carrière politique, avait déclaré que les citoyens de Sainte-Foy n'avait pas à payer pour les autres...alors que la construction de la plupart de ces équipement, dont l'anneau de glace, avait bénéficié de subventions des deux paliers de gouvernement.

 

Quand j'ai appris qu'elle avait été élue mairesse de Québec à sa seconde tentative, à un âge où on devrait avoir la sagesse de se retirer, ça n'a qu'ajouté aux nombreux griefs que je nourris à l'égard de mon ancienne région. Il ne fallait pas voir très haut, pour élire une personnalité si peu intéressante, à la mairie d'une ville dont on s'apprête à fêter la 400e année de fondation. Andrée Boucher, qui se vantait d'avoir un style de gestion très serrée, elle qui s'est servie du micro de CJMF pendant deux ans à tous les jours, pour promouvoir sa courte vue purement électoraliste auprès de ses auditeurs, n'était pas à la hauteur de sa fonction, en prévision de l'événement. Quand j'avais appris qu'elle s'était réinstallé dans son « palais » à grands frais, l'ancienne mairie de Sainte-Foy, peu de temps après son élection, on voyait bien comment elle se percevait elle-même dans sa fonction. « On mérite ce qu'il a de mieux », une phrase qu'elle disait souvent, pour justifier des dépenses plutôt discutables... Elle pouvait ensuite montrer fière d'être une radine pour les dépense publique, dans la phrase suivante... Et là, je ne parle pas de ses toilettes hors de prix et d'un goût douteux.

 

Dernièrement, j'ai lu qu'elle souhaitait négocier le contrat de travail des employés de la ville de Québec sur la place publique, en bonne populiste qu'elle était. Un moyen comme un autre de s'associer avec la partie de la population la plus méprisante envers le secteur public, qui n'aurait eu de cesse de souhaiter la privatisation de tel ou tel service, quand ce n'est pas des diminutions de salaire et la réduction maximale des avantages sociaux. La disparition d'Andrée Boucher va nous épargner une autre épisode ubuesque pour cette ville, dont le passé nous prouve qu'elle peut amplement se passer.

 

Je peut apparaître pour quelqu'un sans compassion, en dressant brièvement le portrait assez sombre de la politicienne que fut Andrée Boucher. C'est que je n'ai pas connu la dame géniale qu'elle semble avoir été, aux yeux de nombreux de ses admirateurs et électeurs. Je pense néanmoins qu'elle a été quelqu'un d'aimé de ses proches. Mais comme je n'ai connu que la personnalité publique, je fais donc un couac, dans l'apologie qu'on lui a fait aujourd'hui et qu'on poursuivra dans les prochains jours.

 

                

 

L'assurance-emploi

 

J'ai enfin reçu un montant de l'assurance-emploi. Ainsi, je crois avoir convaincu la responsable de mon dossier, dont j'ai reçu l'appel lundi dernier, que mon congédiement avait des facteurs moins accablants que l'a laissé croire mon ancien employeur. C'est une très bonne nouvelle.

 Autre boulot, autre contexte. 

J'ai terminé ma semaine à mon emploi très bref, à ce collège où je travaillais comme caissier, au magasin scolaire. Je me permet de vous le dire, c'est au collège Bois-de-Boulogne. J'ai eu beaucoup de plaisir à renouer avec un horaire et surtout, travailler dans un contexte scolaire. Certes, ce n'étais pas comme faire le boulot de libraire, un des plus beau métier, mais quand même, j'ai bien apprécié de travailler dans un contexte de travail sous pression, pour constater ma capacité de m'adapter à toute situation. En effet, comme c'est le début de la session, on a eu un déferlement d'étudiants venus acheter leurs livres, après une attente dans une ligne pendant au moins une heure, au sous-sol du bâtiment principal. Aujourd'hui, avec l'humidité ambiante, il a fait chaud dans ce couloir...

 

Je commence à un nouvel emploi la semaine prochaine. Ça va m'obliger à voyager encore un peu, je vais être quelque part à Boucherville, dans le secteur immédiat au tunnel Louis-H.-Lafontaine. Je vais aller voir demain, ou dimanche, à quoi ressemble mon trajet en autobus. Ça sera du travail de bureau et de service à la clientèle.

Demain, je serai à la journée de l'emploi de la CSDM (Commission scolaire de Montréal). Je verrai s'il existe des places comme enseignants, pour les "raccrocheurs", en histoire. Je vous reviens là-dessus!

Publié par oktobre7 à 04:11:09 dans Le subversif | Commentaires (0) |

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