Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules... comme les mauvaises! À la suite de mon éventuelle embauche pour la semaine prochaine, à la coop d'un collège du nord de l'île, je vais travailler la semaine suivante pour un distributeur alimentaire, à leur bureau de la rive-sud. Évidemment, c'est un boulot mieux rémunéré que mon précédent, pour pas mal moins de travail et d'exigences. C'est un contrat à court terme, mon employeur place des employés de bureau temporaires.
Comme vous le constatez, je n'indique aucun nom d'employeur, par méfiance envers le Big Brother qui surveille ce blogue. À ce sujet, j'aimerais souligner que je ne cache à personne les raisons de mon congédiement, en expliquant de façon objective (ben oui!) les raisons ayant amené ce geste de la direction de Renaud-Bray. Il faut donc comprendre que d'autres employeurs ont une conception courante de la liberté d'expression, contrairement à certains autres...
L'expression est bien américaine, mais elle risque de devoir être francisée, en fonction de l'implication militaire du Canada en Afghanistan. Cette expression a été forgé selon l'expression « hawk », un « faucon », lequel en politique désigne une personne partisane de la force, ou encore de l'action militaire. Habituellement, on retrouve ce genre de personne à droite, chez les conservateurs, voire au centre, quand cette personne est convaincue. Rarement à gauche, surtout pas chez les militants. On a ajouté le terme « chicken », pour les partisans de la guerre mais qui refusent eux-mêmes de s'engager physiquement, soit quelqu'un qui gueule pour la menée de la guerre, mais qui a trop peur de la faire lui-même.
Que ce soit celle du Vietnam et maintenant celle en Irak, la guerre a eu et aura son lot de supporteurs. La plupart du temps, on ne les voit pas en uniformes. Ici, on aura surtout eu les militaires venus parler de l'action qu'ils ont fait ou feront en Afghanistan, un « chickenhawk » est plutôt rare, du moins au Québec. Dans le reste du Canada, c'est plus courant.. Chez nos voisins du Sud, les « chickenhawks » sont à la télévision, à Fox News, dans la plupart des grands médias, de Rush Limbaugh à Bill O'Reilly, en passant par Ann Coulter et tous les bloguistes de la droite excitée. Une faction de celle-ci s'est même attribuée l'épithète, lors des élections de mi-mandat l'automne dernier, pour soutenir et renforcer l'occupation en Irak, en prévision d'une guerre avec l'Iran qu'ils semblent souhaiter, contre toute logique. Ces « blogging tories », comme on les retrouve ici, au lieu de chercher des arguments pour défendre ces politiques agressives, cherchent surtout à démolir l'adversaire et à dénigrer le pacifisme, comme étant une forme d'alliance objective avec le terrorisme en général, ou encore avec « l'islamo-fascisme », depuis que le régime des mollahs en Iran semble prendre une tournure visiblement connue, avec des symboles lourds de sous-entendus. Cette fuite en avant est surtout le lot d'une frange très active du néo-conservatisme commun au Canada comme au États-Unis, en dépit de l'enlisement américain en Irak et la lente dégradation de la sécurité en Orient. Au Québec, nous retrouvons cette frange dans un groupe appelé les « droitistes » (droitiste.com), où nous retrouvons les plus acharnés parmi les jeunes réactionnaires de la blogosphère. Et quelques moins jeunes, bien entendu, il doit en avoir qui trichent avec leur âge.
Les jeunes « chickenhawks » américains sont pour la plupart trop importants pour aller servir leur pays selon leur désir, soit s'entraîner militairement et partir en guerre. Ils laissent ça à la plèbe en mal d'emploi ou à la recherche de la porte d'entrée la plus facile, quand il s'agit de nouveaux immigrants. On les retrouvent dans les meilleures écoles, bien impliqués politiquement, ou encore voués à de grandes carrières (affaires, politiques, médias). Dans un contexte où les corps des soldats reviennent par dizaines dans des cercueils, ces « chickenhawks » ont peut-être rangé le romantisme qu'ils nourrissaient envers le métier des armes, sans pour autant s'être rangé dans le pragmatisme.
Une nouvelle génération émerge aux États-Unis. Il faut les entendre, de leur bouche, comment ils se perçoivent. Tout à fait édifiant...
Publié par oktobre7 à 00:14:32 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens