Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

Août

DiLuMaMeJeVeSa
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

C'est reparti! | 15 août 2007

Je commence par une bonne nouvelle : je vais travailler la semaine prochaine! Ça va être court, mais quand même, je ne cracherai certainement pas sur une semaine de travail relativement facile, faire de la caisse pour une coop scolaire, à un bon salaire. Un meilleur salaire que celui de mon emploi précédent, après neuf ans de service...

 

C'est Alexandre, un ancien collègue de travail et camarade de Québec Solidaire, qui m'a trouvé cette opportunité. Merci beaucoup, Alex.

 

Des nouvelles de Renaud-Bray

 

Je viens tout juste de recevoir la réponse de mon ex-employeur, suite au dépôt de mon grief, il y a deux semaines. Comme je m'y attendais, c'est une fin de non recevoir. Je cite :

 

(...) nous vous avisons que nous maintenons notre décision, considérant que nous n'ayons pas de nouveaux éléments pouvant modifier ou expliquer votre comportement.

 

En clair, mon renvoi est définitif. Je savais que l'entreprise est fermée à toute explication. Peu importe les arguments, il était impossible d'avoir une quelconque négociation, sur une possibilité de retour, ce que j'exigeais dans mon grief.

 

Il me reste plus qu'à attendre une convocation en arbitrage, pour que je puisse faire entendre mes arguments à l'employeur, qui autrement aurait fait la sourde oreille. C'est à ce moment que je pourrai savoir si désormais, une liberté fondamentale comme la liberté d'expression, est subordonnée à la logique d'entreprise et à la compétitivité, comme l'exprimait mon employeur, dans sa lettre de renvoi.

 

Une autre entrevue

Hier, je suis passé encore une fois en entrevue, pour un emploi dans le domaine du courrier et des transports. Le poste offert semble très intéressant, comme commis de bureau. Les tâches sont simples et on demande un peu d'expérience, dans ce que je connais très bien. Malheureusement, le bureau se trouve encore plus loin de chez moi que mon ancien lieu de travail...

 

Je devrais avoir une réponse la semaine prochaine...si j'ai une réponse favorable.

 

La saison politique, prête à démarrer

 

C'est en fin de semaine que nous avons eu les prémisses de l'activité politique, autant à Québec qu'à Ottawa. Évidemment, ça nous a tous rappelé que l'été et les vacances sont près de la fin, même si l'été se termine en septembre mais qui s'en soucie, lorsque les jeunes sont retournés à l'école? Ah, la rentrée des classes, déjà...

 

L'autre rentrée, parlementaire celle-là, nous promet quelques rebondissements sur la question des accommodements raisonnables, les « accommodations », comme disent leurs opposants acharnés. C'est le chef de l'Union nationale créditiste, Mario Dumont, qui a laissé voir quelle serait la cause la plus importante pour son parti, au moment même où débutent les travaux de la commission Bouchard-Taylor, sur ce sujet épineux. Selon ce que nous avons lu, entendu ou vu, la question de l'immigration semblerait être la plus payante, électoralement parlant, pour les adéquistes.

 

Je ne pourrais condamner entièrement les propos de Mario Dumont. Je suis en accord avec son constat de la gaffe monumentale du gouvernement Charest, lorsqu'il a réduit à presque rien le budget d'aide aux organismes d'intégration et de francisation, dans sa vision orientée vers les coupures tout azimut. À l'époque, il semblerait que le gouvernement ait été tenté de remettre entre les mains des communautés la charge de l'intégration, en ne se souciant pas du résultat. En clair, les libéraux avait sensiblement une vision très « canadian » de l'immigration, plutôt communautariste, comme nous retrouvons en Ontario, ou encore le modèle britannique de l'intégration. Une superposition de communautés différentes, vivant en cohabitation et conservant plus que l'essentiel de leur culture. On appelle ça le « melting pot ». Dans le contexte québécois, cette façon de laisser-faire est très risquée, pour une culture fragile et très minoritaire, dans le continent nord-américain. La reprise de Dumont de la défense de l'identité nationale est justifiée, devant celle du gouvernement. Dernièrement, sur le plan électoral, nous avons vu les résultats : les libéraux se retrouvent troisième, dans le choix électoral des francophones, et ne sont sauvés que par l'adhésion électorale massive des anglophones et de plusieurs communautés immigrantes.

 

Ce n'est pas pour rien que nous avons entendu surtout parler de culture et d'intégration, au conseil des jeunes libéraux, en fin de semaine dernière. Il semblerait que les militants libéraux cherchent à retrouver le terrain longtemps négligé par leur parti,  la défense de la culture franco-québécoise. En retour, j'ai noté que le chef Jean Charest ne semblait guère intéressé de reprendre les débats des jeunes de son parti, en répétant les mêmes platitudes sur le développement économique. Sauf bien sûr pour attaquer Mario Dumont et l'obliger à s'expliquer sur une question politiquement glissante.

 

J'ai trouvé intéressante cette phrase de Dumont, qui cherchait à jouer le modéré, en entrevue avec Patrick Lagacé.

 
Patrick Lagacé : "Est-ce qu'on a besoin de plus (d'immigrants)?"
 
Mario Dumont: "Ben si tu prends juste en terme de marché du travail, une vision vraiment d'économiste pur, tu pourrais facilement arriver à la conclusion que oui. Avec le vieillissement de la population, ça prendrait plus (d'immigrants). Par contre, quand tu regardes ça dans une vision équilibrée de société, je pense qu'il faut jamais que tu aies plus d'immigration que ta capacité d'accueil, d'intégration.
 

J'aimerais bien qu'on puisse remettre ça sous le nez du chef de l'ADQ, cette « vision vraiment d'économiste pur ». Il se trouve que lui, il peut surfer sur une inquiétude réelle et justifiée de Québécois inquiets pour l'avenir de leur culture. Mais au sein de son parti, il se trouve un grand nombre de militants adhérant à fond sur cette « vision vraiment d'économiste pur ». C'est ainsi qu'il apparaît peu cohérent, avec les politiques de son parti, partisan d'un Québec néo-libéral, qui n'a que faire avec la culture. Dans le principe sacro-saint du marché, ce sont les plus forts qui l'emportent, dans un contexte où l'État n'intervient plus, la culture comme le reste sont assujettis à la question économique. Comment Mario Dumont peut-il défendre l'intervention et les subventions de l'État à la défense de la culture Québécoise, quand dans son parti, particulièrement dans sa frange la plus active, on retrouve les partisans les plus acharnés du marché et de la réduction maximale des fonction de l'État? La fameuse capacité d'accueil de la société passe nécessairement par l'État, il faudra bien qu'il explique ça à ses partisans...

 

Peut-être voit-on ici un cas où le chef tente d'apparaître plus posé que son propre parti, une coalition de droite, rassemblant les défenseurs de la notion ethnique de la nation avec les conservateurs, les néo-libéraux, les ultra-nationalistes, les souverainistes sur une voie de garage, les défenseurs de l'identité régionale, des boss de PME anti-syndicalistes... Nul doute que Mario Dumont devra travailler fort, pour rendre cohérente la vision politique qu'il tente d'exprimer, depuis l'accession de son parti au titre d'Opposition officielle. Ça va grenouiller fort, derrière lui...

 

Je pense notamment à un de ses partisans avoués, le maire de la (très) petite municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac, Claude Dumont. Hier, on l'a entendu à nouveau sur ce sujet :

 

«À un moment donné, assez, c'est assez, tonne Claude Dumont, maire de Saint-Roch-de-Mékinac, petite municipalité de la Mauricie. Bien sûr qu'il y a assez d'immigrants, ajoute-t-il. Ils en ont trop laissé rentrer!»

 

                     

                        Le maire de Saint-Roch-de-Mékinac, Claude Dumont

 

C'est le même, lors des débats concernant les règles de vie adoptés par la municipalité d'Hérouxville, l'hiver dernier, qui avait eu ce commentaire très évocateur :

 

« À la demande d'une résidante, la séance du conseil municipal a débuté par l'observation d'une minute de silence en l'honneur de Muriel Lapointe, la femme du maire Dumont, morte d'un cancer il y a un an aujourd'hui. Visiblement ému, M. Dumont avait peine à retenir ses larmes lorsqu'il a repris la parole. Lors d'une discussion dans le restaurant dont il est le propriétaire, M. Dumont avait confié quelques minutes plus tôt aux représentants de La Presse à quel point ce décès l'a bouleversé. «Elle était hospitalisée à l'hôpital Notre-Dame, à Montréal, a-t-il expliqué. Là-bas, c'est l'enfer, y a rien que des importés. Quand ils appellent les infirmières dans les haut-parleurs, t'entends juste des noms de Tamouls. Quand t'entends un nom québécois, t'es surpris», a-t-il ajouté. »

 

On comprend très bien pourquoi les libéraux et les péquistes feront tout pour coincer le chef de l'Opposition officielle, avant la rentrée parlementaire. En espérant qu'un adéquiste avoué se mette les deux pieds dans la vase, en éclaboussant son chef...

 

Ma télé en panne

 

C'est toujours au moment où nos finances sont précaires que les bris des appareils à usage quotidien surviennent. Depuis hier, la télé de mon salon ne diffuse plus qu'une seule ligne horizontale, au centre. Heureusement, j'ai ma petite télé de ma cuisine, pour me dépanner. Pas que je suis accroc de la télé, mais comme j'ai emprunté quelques films et la série « Au nom de la loi », pour terminer mes soirées...

 

Quelqu'un connaît ce genre de défaut, sur un téléviseur? Vais-je être obligé d'en acheter une autre?

Publié par oktobre7 à 18:05:55 dans Le subversif | Commentaires (0) |