Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
En direct de Lévis, chez mes parents, avec la vue sur le fleuve et l'île d'Orléans. C'est dans ces moments où je me lance à moi-même « On ne connaît pas son bonheur ». Le temps est peut-être incertain, mais je relaxe quand même. Je suis toujours chômeur, en attente d'une éventuelle entrevue. Ma recherche d'emploi est toujours en cours. Je reçoit de drôle de suggestions, de la part du site de Monster :
Comme vous pouvez le constater, ce n'est pas que je n'ai pas de capacité à remplir certains postes, j'avais précisé que je recherchais quelque chose dans le service à la clientèle, ou encore comme commis de bureau. Je suis quand même flatté de recevoir une suggestion à devenir associé dans un bureau d'avocat, mais je crois que je n'ai pas tout à fait le profil de l'emploi...
Je suis arrivé à Lévis jeudi soir. Comme j'étais un peu fatigué pour sortir, il m'a fallu du temps pour me décider à faire quelque chose, afin de me changer les idées. Je me suis résolu à sortir, même si en vérité, je ne savait pas trop où aller. Après quelques virages à gauche et à droite avec la voiture parentale, je suis arrivé au chic bar nommé le « Show Time Tabou ». NON, ce n'est pas un bar de danseuses!!! Le nom est assez nul, mais il s'agit d'un bar de spectacle, à l'endroit même où l'on retrouvait le « Vieux Chêne », un endroit où j'allais parfois, dans mes jeunes années. J'allais voir les groupes du circuit des bars de spectacles de la région de Québec, qui reprenaient sensiblement les mêmes cover des groupes des années 70 et 80 : Toto, Journey, Supertramp, Styx, Genesis, Pink Floyd et dans les plus récents, U2 et Rush. Toujours les mêmes maudites tounes. La raison pour laquelle je fréquentais occasionnellement le lieu, c'est que j'accompagnais les gars de mon premier band, qui trouvaient un intérêt à aller fréquenter les suiveux de motards ayant leurs assises à cet endroit, pour vendre des produits de consommation immédiate... À cette époque, c'était l'endroit privilégié par les trentenaires. Maintenant, l'établissement a bien changé... c'est toujours un bar à spectacles, mais doublé d'une discothèque. Je n'avais pas seulement un look qui détonnait avec la clientèle, mais en plus, je devais encore dépasser la moyenne d'âge de dix ans, minimum! Des bôzéjeunes en quantité, portant les gougounes et les casquettes blanches de rigueur. Je me suis forcé à rester, en attendant que le groupe revienne faire un set (il terminait de jouer, au moment de mon arrivée). Cette attente m'a permis d'apprécier la décoration très Égypte antique de l'endroit, avec ses fresques et ses faux sarcophages et sa fausse statue d'Anubis, le dieu de la Mort. Autre constat : je n'avait aucune connaissances des sélections du DJ, pourtant les donzelles qui dansaient pas loin de moi chantaient toutes les paroles en se trémoussant. Quand le groupe a fini par remonter sur l'immense scène, ça n'a pas été mieux. Il aurait pu jouer leur compos ou faire des covers, je n'en aurais eu pas la moindre idée. Le plus drôle, le set a duré...deux pièces, puis il est reparti. Autrefois, les sets duraient au minimum 45 minutes, il faut croire que ce n'est plus comme avant, un spectacle rock dans un bar. Je me sens dépassé, pas du tout à ma place, certains louchaient leur regard sur le logo de Doom cousu dans le dos de ma veste...je suis reparti chez moi, en me disant qu'on ne reprendrait plus là-bas...
Hier, la journée a été plus remplie. Je suis allé rejoindre mon ami Ray chez lui à Québec, où nous avons été rejoint par Axel, un vieux chum qui habite aussi à Montréal, mais dont je n'ai pas eu l'occasion de revoir souvent. Il m'a donné le dernier album de Liva, l'excellent band metal baroque. Après son départ et une bouffe rapide sur le BBQ avec Ray, nous sommes allé rejoindre Jean-Philippe puis Thierry, pour le Festival d'été. Nous sommes allé voir un band techno-machin nommé Uberko, un clône de Radiohead. La musique aurait pu être intéressante mais rarement j'ai entendu chanter quelqu'un aussi mal. Imaginez Jimmy Sommerville qui fait exprès de fausser! J'aurais beau chanter moi-même avec une voix death metal, au moins c'est dans le ton de la musique et ça ne dépare pas l'ambiance dans le punk. On a enduré quatre chansons, pour constater que le seul intérêt à rester sur le site, c'était les jolies hôtesses de Molson Dry, pas loin de nous, à l'entrée d'un secteur VIP...il y avait une jolie rouquine aux yeux bleues...woaouh.
Un extrait d'un spectacle de Liva, ça vaut la peine de connaître ce groupe:
Si vous avez envie d'entendre Uberko... baissez le son avant!
Nous avons été entraîné par Ray vers la grande scène des plaines d'Abraham, pour voir un rappeur américain, Kanye West, dont on n'a pas pu voir la prestation. Prendre son temps pour faire son show comme ce type a eu raison de notre patience...Quand j'ai vu la tête du rappeur sur une affiche, je me suis dit qu'on ne manquerait rien. Nous avons donc fini la soirée au bar la Ninkasi, sur la rue Saint-Jean. L'endroit a une superbe terrasse, qui s'est rapidement remplie lorsque les shows se sont terminés, sur les sites du festival. Comme prévu, je me suis couché tard et j'ai quelque peu maudit la Société des traversiers du Québec, pour ne pas avoir programmé des départs au demi-heure, durant le festival, comme c'était le cas autrefois...
En passant, c'est nouveau, cette mode pour les filles de se promener en jupe sans dessous, qu'on appelle « sortir en commando »? J'ai eu un bel exemple, avec le vent sur le traversier... si je m'attendais à ça!
Aujourd'hui, 14 juillet...
Fête de la république française, en voie de devenir le IIIe empire, sous son nouvel empereur, Nicolas 1er . Le bonapartisme du nouveau président français va-t-il transformer le visage de la France, dans son délire de « rupture » thatchérien? Je ne souhaite surtout pas cela aux Français. Depuis un certain temps, avec la centralisation des médias derrière le petit Nicolas, on ne fait plus aucune mention des troubles dans les banlieues, chose quasi quotidienne, avant l'avènement du sarkozysme... la rupture, c'est faire croire que tout a changé, après l'élection du nouveau président? Bel exemple de pensée magique...

Publié par oktobre7 à 19:16:43 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Jusqu'à cette date, j'ai envoyé mon CV à plus d'une quinzaine d'employeurs, tous situés dans ma région immédiate. Je ne les ai pas envoyé comme ça, au hasard, simplement parce que le salaire offert était bon, mais bien ceux dont je crois être en mesure d'obtenir. Des emplois où mon expérience pourra être très utile. Je ne cacherai pas que pour l'instant, je me sers surtout de mon expérience immédiate mais ensuite, après ce premier emploi trouvé, je continuerai à chercher. Mon but est d'aller enseigner, maintenant et plus que jamais.
J'ai revu les vêtements que je pourrais porter au travail. C'est un aspect que peu de gens s'occupe, mais pour moi, c'est une autre histoire. Un des avantages de travailler pour Renaud-Bray, c'est l'absence de code vestimentaire. Peut-être que j'en parle maintenant, la direction va être tentée d'en imposer un...pourquoi pas un uniforme, vert et jaune! Enfin, je pouvais m'habiller comme je le voulais, il n'y avait pas vraiment de différence entre ce que je portais au travail et lorsque je suis allé voir The Casualties, pour tout dire. À une certaine époque, du temps de Garneau, on ne pouvait porter de jeans usée, ou encore de espadrille. Pourtant, l'entreprise tolérait les bermudas et les gougounes. Lors de la fusion avec Renaud-Bray, ça été le contraire. Lorsque j'ai changé de succursale, un des assistants-directeurs m'a montré la voie : le jeans avec des trous, les gros espadrilles blancs, le t-shirt de la bière Boréal usé... Progressivement, quand je devais varier ma garde-robe, je ne pensais plus en fonction « portable devant la clientèle ». Les trois-quatre dernières années chez Renaud-Bray, à la succursale du centre-ville, m'ont prouvées que les mentalités ont bien changées. J'ai servi mon lot de clients dits « corporates », comme Pierre-Karl Péladeau, Marc Lalonde, on a eu un Desmarais dont j'oublie le prénom, j'ai eu la femme de notre Premier ministre, Jean Charest, une dame par ailleurs très gentille et vous savez quoi, ils n'ont pas louché sur mes t-shirts de groupes, ni sur les patches sur mes vestes et mes macarons. Je me souviens d'un client britannique, un monsieur qui voyage même en veston-cravate, qui vient me demander des livres sur Montréal et qui remarque ma veste de jeans où j'ai cousus des patches de Conflict et Carcass. Il me dit, pince-sans-rire, « en Grande-Bretagne, les libraires portent habituellement le veston et la cravate, mais je crois qu'ici, c'est une autre histoire... ». Pour d'autres collègues, dépendamment de leur succursale, la liberté est complète, sauf les gougounes, pour une question de sécurité. Comme je suis du genre à porter des bottes Doc Martens hautes, je ne m'en suis pas inquiété.
J'ai encore quelques chemises et cravates, pour les entrevues. J'ai d'autres chemises et t-shirts plus-acceptables-pour-la-clientèle-et-mes-futurs-boss. Je n'ai que de jeans, mais le Village des Valeurs n'est pas très loin de chez moi, si mon prochain employeur fait preuve d'un soin maniaque du look de ses employés. C'est fou tout ce qu'on peut trouver là-bas. Comme disait ma tante Pauline : « Le monde, il jette leur choux gras ». Mets-en, ma tante! Côté cravate, j'en ai récupérer pour faire des jaloux, dans certains bureaux...
Je suis méconnaissable, en chemise-cravate et les cheveux attachés. Et irrésistibles, pour les employeurs soucieux de trouver la personne idéale...ben quoi, je m'encourage, pour la prochaine entrevue!
Pour tous les Big Brothers de ce monde, ceux dont leur emploi est de piéger leurs collègues sur Internet...

Vous faites une maudite belle job!
Publié par oktobre7 à 00:17:44 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Je me suis couché tard, la nuit dernière. La fête a été mémorable, d'abord au Saint-Bock, puis au Quai des Brumes. Bu beaucoup de bière blanche, mais au moins je n'ai pas trop perdu de bout, comme ça m'arrivait souvent encore cet hiver. J'ai reçu une très belle carte, choisie avec soin, pour le style...
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Ce n'est pas exactement l'image sur ma carte, mais c'est la même chatte.
Mes amis de mon ancienne succursale ont fait en grand, la carte est remplie de mots sympas, pas seulement pour mon 37e anniversaire, vous imaginez bien, après ce qu'il s'est produit la semaine dernière.
Je suis donc un peu fatigué, ce soir, pour vous entretenir de choses et d'autres. Un petit mot pour vous rappeler que c'est le festival de films Fantasia, à l'université Concordia. J'y suis allé cet après-midi, pour voir une production sino-finlandaise, « Jade Warrior ». C'est intéressant comme film, mais peut-être aurais-je apprécié davantage l'histoire, que j'ai trouvé un peu décousue et abracadabrante, si j'avais été en meilleur état. Mon ami Éric, qui m'avait invité, a adoré. Il faut dire qu'il n'avait pas besoin de lire les sous-titres, il est traducteur et il connaît autant la langue finnoise que le chinois...

Le "trailer" du film, si ça vous intéresse:
Publié par oktobre7 à 02:13:42 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Ce lundi qui s'annonçait pluvieux, moche et ennuyant, s'est avéré pas si mal. Ma 37e année a débuté sous le signe de la recherche d'emploi, à travers le site de Jobboom. Après une bonne recherche, je constate que mes capacités peuvent être moindrement utiles à d'autres employeurs. Il faut me voir comment je me débrouille avec les clients. Le service à la clientèle, c'est ma force. Nombreux sont les postes offerts dans ce domaine du commerce, je n'ai pas de doute sur une embauche rapide. Les employeurs sont variés, j'ai envoyé mon CV à quelques entreprises, autant dans le domaine de l'assurance que les télécommunications. On verra bien la suite, très prochainement. Ah oui, j'oubliais : les salaires offerts sont de loin supérieurs à celui que j'avais avec Renaud-Bray, au moment de mon renvoi, après neuf ans de service...
J'ai déjà été fêté, hier après-midi. Luc, Lola et Lynda m'ont concocté une petite célébration de mes 37 ans, j'ai même eu droit à un excellent gâteau aux poires, moi qui saute habituellement le dessert. Miam! On s'est bien amusé, surtout quand Luc a exprimé son appréciation mitigée d'un ex à Lola...
Je sors ce soir au Saint-Bock, rue Saint-Denis, avec les camarades, je vous reviens là-dessus!

Publié par oktobre7 à 01:42:10 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Vous êtes superstitieux? Ce n'est pas vraiment mon cas, mais à voir le nombre de mariages qui se sont réalisés aujourd'hui, sans compter ceux à venir, la folie du nombre chanceux a une réelle importance. Quand on constate le nombre de joueurs au Québec, avec les chiffres effarants de profits de Loto-Québec, on peut supposer que les numéros influencent plus qu'on le pense...
Ma seconde journée de ma nouvelle situation ne m'a pas été très productive, hormis ma vaisselle qui traînait depuis quelques jours. Ma vie de vieux garçon a l'avantage de pouvoir me faire jouir de la flemmardise, sans trop de complexe. Comme je ne suis plus en colocation depuis bientôt trois ans, je me rappelle plutôt difficilement des compromis de cette époque où je devais vivre dans le partage d'un quatre et demi, dans Rosemont rue Saint-Michel, obligatoirement avec une autre personne pour arriver à payer le loyer. En six ans et demi, j'ai vécu avec neuf personnes successives. Pour la majorité, ça s'est très bien passé. Je pense à Judyth, les deux Mathieu, Michel, Éric, Sébastien et surtout Frank, qui m'a enduré le plus longtemps. Les deux autres, ça été une autre histoire. Je pense à surtout à cette ordure de Bernard, un sale type et un escroc du plus bas niveau. Le genre d'individu que même mes « charmants » voisins d'en face ne pourraient supporter. Passons.
Ce 7 juillet, ça signifie aussi un dixième anniversaire. Le sept juillet 1997, j'ai débuté dans la vente. Ma première expérience de vente. Non, ça n'a pas été les livres, ni les disques, ni d'autres produits culturels. En fait, j'ai été représentant-vendeur...pour une boîte affiliée à Bell Mobilité à Lévis, Cell Pro inc. Cette boîte n'existe plus, elle a été rachetée par la Celluboutique, le gros représentant de Bell Mobilité à Québec. C'est à ce moment que j'ai été viré, quelques mois plus tard. Je n'étais pas le meilleur vendeur, loin de là, mais j'ai appris énormément, durant les quatre mois et quelques où j'ai tenté de vendre des téléphones cellulaires.
Durant cette courte période, où je devais réaliser une dizaine d'activations de nouvelles lignes par mois (j'en faisait quatre ou cinq...), où on me voyait la plupart du temps en chemise-cravate et avec la chemise polo de la boîte, j'ai su ce que voulaient dire le mot « vendre »...et le mot « escroquerie ». Au départ, heureux d'avoir été embauché, après une période un peu longue sans travail (mais heureusement, j'habitais chez mes parents, en vrai Tanguy que j'étais...), j'ai fait confiance à mes patrons. On était cinq dans la boîte, les deux patrons associés et trois vendeurs. Le boss avec lequel je faisait équipe à Lévis, l'autre étant au commerce de Québec, devait me montrer les rudiments du métier. Ce que j'ai appris surtout, c'est son amour pour le golf, les sorties d'affaire, le luxe, etc. mais pour la façon de faire, ça m'a pris du temps. Peu de temps après mon arrivée, je remarquais que la boîte était en chute...les affaires n'allaient pas très bien. Le marché était saturé, plusieurs clients potentiels étaient en attente de la prochaine génération de cellulaire, ceux fonctionnant en mode numérique. Ils devaient arriver à la fin de cette année. Aussi, les activations de nouvelles lignes étaient difficiles à cette époque, le marché était plutôt restrictif. Hormis Bell Mobilité et Cantel (maintenant Rogers/AT&T), les autres compagnies n'étaient pas vraiment compétitives, comme Fido et Mike. Telus n'arrivera que plus tard et d'autres joueurs auront le temps de naître et mourir (Espion), jusqu'à aujourd'hui. Jamais on n'aurait vu d'adolescent avec un téléphone cellulaire à lui, c'était impensable. Même une pagette, ce n'était pas très courant sur un ado. Aussi, j'allais l'apprendre plus tard, le patron avec lequel je travaillais préparait sa sortie en douce, en escroquant son associé. De plus, il avait contribué à démolir le nom de l'entreprise, par ses sautes d'humeur avec les clients. J'ai dû reprendre le service après-vente, laissé à lui-même depuis quelques temps. C'est en essayant de récupérer les clients de l'entreprise que j'ai découvert ce que j'aimais le plus dans la vente. Ce n'est pas le prestige d'être le meilleur vendeur, comme mon autre patron, le gars à l'origine de l'expression « capable de vendre un congélateur à un Esquimau ». M'en mettre plein les poches...bof. Comme je vendais de façon à ce que je gagne l'équivalent du salaire minimum, selon le nombre d'heures passé au commerce, je n'y croyais pas tellement. C'est là aussi que j'ai goûté au trip du travailleur autonome, pour savoir que ce n'est pas pour moi. Non, ce que j'ai découvert, c'est que j'adorait le service à la clientèle. Démerder les gens avec leurs problèmes, parfois même hors de mon contrôle, ça été vrai un plaisir, car j'ai aimé la reconnaissance de la clientèle, je l'ai eu très souvent. Je ne pense pas que beaucoup de vendeurs se font payer à boire par des clients croisés par hasard dans un bowling...
Que pensait mon patron de mon service? Il me disait « tu vends pas assez, tu t'occupes trop du service après-vente, c'est mon baratin, ça tu t'en crisss, laisses-les faire... ». Belle mentalité. Quand il m'a annoncé, en novembre, que suite au rachat de la boîte il ne me gardait pas, je l'ai remercié et je suis parti heureux de ma délivrance...Fini, l'association avec des filous! J'ai appris qu'avec les clients, on se doit d'être toujours honnête, sans faire d'exception.
Ce que je vendais à l'époque, ce sont ces modèles de téléphones cellulaires :


De gauche à droite: le Nokia 918, le Motorola DPC-650 et le Motorola Star Tac, ce dernier était nouvellement arrivé sur le marché en 1997.
Je n'aurais jamais cru qu'un jour, on en vienne à nous vendre des téléphones qui prennent des photos, qui permettent de pouvoir prendre ses courriels, de regarder des clips...
Bon, v'là aut'chose...
Je viens d'apprendre par mon amie Véro que mon poste chez Renaud-Bray est déjà affiché. Mon ex-employeur n'a pas perdu de temps...Si ça vous intéresse, c'est du 35 heures par semaine, de 10h00 à 18h00, à la succursale Fleury. Mais ce poste doit être comblé à l'interne d'abord, alors un peu de patience...

Moi aussi, j'en ai un qui me surveille...
Publié par oktobre7 à 23:44:43 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens