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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Le chômage, bientôt la fin? | 31 juillet 2007

Lundi matin, j'ai eu cette entrevue que j'attendais avec fébrilité depuis quelques jours. Ça s'est passé avec une entreprise de placement d'employés de bureau, sur des contrats variables. L'entrevue s'est très bien passé, la jeune femme qui m'a accueilli m'a mis en confiance et même ce que je redoutais un peu, la façon dont mon anglais allait paraître,  n'a été finalement qu'une difficulté mineure. J'ai été franc, sur mon congédiement. Je le serai à chaque fois, je crois que les employeurs préfèrent qu'on leur dise ce qu'il s'est passé, ils en jugeront eux-même, sur la gravité de la faute. J'ai eu droit à des tests de connaissances, sur mon français écrit, mes connaissances des logiciels Word et Excel, de même que ma rapidité à compiler des données et ma vitesse d'écriture sur traitement de texte. Quand je suis sorti de cette épreuve, je ne me suis pas senti si dépourvu, je pense que je pourrai avoir des nouvelles de cette entreprise plus tôt que je le pense. Tant mieux. Merci à ceux qui ont eu une pensée pour moi à ce moment, Miss50cents et Luc, entre autres.

 

Justement la semaine où l'on annonce encore du temps chaud et humide. Bon, après avoir eu un mois de juillet entièrement à moi depuis si longtemps, je ne râlerai certainement pas! Ouais, mais cette semaine, ce sont les Francofolies...

 

Comme prévu, je me suis encore déguisé en cravaté pour l'occasion, en m'inquiétant un peu de ma tenue vestimentaire. Je me suis senti obligé d'en parler à la jeune dame (elle était plus jeune que moi, que voulez-vous?), si l'entreprise avait un code vestimentaire. D'après sa réponse, je crois que ce n'étais pas tellement important, je devrais laisser tomber les jeans bleus et les t-shirt de groupes trop apparents (ceux de Napalm Death, de Mötörhead, de Trotski, etc...) mais je pense que de toute façon, si je deviens prof bientôt, aussi bien s'y habituer. Certains employeurs où je pourraient travailler quelques temps exigent la cravate, mais la plupart sont du genre « casual ». Et puis bof, tant qu'existeront les Villages des Valeurs et autres Frippe-Prix, je ne suis pas trop dans le trouble, côté linge, pour avoir l'air de quelqu'un de présentable, selon les critères de la majorité des gens...

 

J'ai également une entrevue demain après–midi (mardi), avec une entreprise spécialisée dans les logiciels. Non, cher Big Brother, ce n'est pas chez Umen, je n'irai pas te surprendre dans ton bureau miteux... Mes neuf années de service à la clientèle intéresse plus d'employeurs que je le pensais, finalement.

 

Ces fins de semaines bien remplies!

 

J'ai évoqué dans mon texte précédent les trucs dont je voulais vous faire part, afin d'animer ce blogue pour le rendre moindrement intéressant. Je pense que malgré ce que je crois, il est plus populaire qu'il en paraît, selon les commentaires que je reçois des lecteurs. Tant mieux. Si je peux toujours vous intéresser par mes histoires et mes critiques...

 

Vu sur le câble

 

Je suis encore pour un certain temps un habitué des antennes sur ma télévision. Le câble, ce n'est pas pour demain. Je dois admettre que j'en ai perdu un bout, quand je vais chez Luc et qu'on se met à regarder ce qu'il se passe sur les canaux américains. Luc, qui a le câble gratos par une opération du Saint Esprit, se permet de longues soirées de zappage, quand il est un peu serré dans son budget. S'il continue à avoir des soirées comme celle de vendredi, bien assis avec sa bière dans son fauteuil, c'est dans ses culottes qui va être serré. Enfin.

 

Luc m'a fait découvrir une émission de télé-réalité, une comme tant d'autres, mais dont on s'est quand même attardé jusqu'à la fin. What Not to Wear, diffusée sur la chaîne TLC, est une production où une participante, dont les amis trouvent qu'elles n'a pas trop le tour de s'arranger pour se mettre en valeur, se fait jeter le contenu de sa garde-robe et obtient 5 000$ pour s'en payer une autre, avec plus de goût et de style. De plus, on en profite pour lui donner une nouvelle coiffure et des trucs de maquillage. Ainsi, on voit la transformation de la participante, qui commence avec l'air d'un fille attifée comme une Américaine bien ordinaire, pour se transformer et paraître devant les animateurs et ses amis comme une Cendrillon sortant de chez Simons ou je ne sais quelle chaîne de vêtements pour la classe moyenne plus chic que parvenue. La fable du vilain petit canard, version fashion. L'émission, d'une durée d'une heure, nous a permis de voir deux de ces participantes se remettre en valeur, en choisissant des vêtements selon des critères plus appropriés, à partir de la forme de leur corps mais aussi des couleurs. L'intérêt de l'émission est surtout de trouver une façon de s'apprécier en se mettant en valeur, en aimant son apparence, parce qu'on a fait attention à la façon de s'habiller et ce en tout temps. Pour faire réaliser l'étape franchie à la participante, les deux animateurs, Stacy London et Clinton Kelly, lui présentent des images tournées à son insu. On la voit avec ses guenilles, un peu partout, de façon à lui dire « tu te laisses aller ». La partie drôle de l'émission est celle où la participante voit l'entièreté de ses fringues prendre le bord de la poubelle, avec les commentaires acides des animateurs... je vous dis pas les horreurs que les participantes gardaient dans leurs placarts...

 

Bon, je reviens sur le linge, mais quand même, quelle importance! Je sais qu'on regarde de façon oblique les gens avec des chandails de loups, vous savez, les madames avec des grands t-shirts avec des effigies de ti-loups, qui se marient très bien avec leur leggings noires. D'après ce que j'ai pu comprendre des animateurs, dans leur message principal, ce n'est pas une question de coût, mais bien de temps, dans le choix de l'apparence. Luc et Lola, qui pensaient me trouver d'autres fringues, en m'accompagnant dans quelques magasins sur Sainte-Catherine l'automne dernier, se sont vite rendu compte que rien me m'intéressait, à travers la mode masculine actuelle. Ça fait trop longtemps que je me suis fait un style bien personnel, pas question de changer.

 

Durant l'émission sur ce qu'on ne doit pas porter, on a vu les publicités pour l'émission LA Ink, qui remplace une émission précédent, Miami Ink. Comme son nom l'indique, elle est spécialisée dans le tatouage... et c'est là que j'ai écarquillé les yeux, quand j'ai vu l'animatrice, Kat von D. Peu familier avec le monde du tatouage, contrairement à de nombreux amis, je ne connaissait pas cette jeune personne, qui avait déjà sa propre « shop » à l'âge de 16 ans. À 25 ans, elle est déjà une vedette confirmée du milieu. J'ai compris vite pourquoi, en voyant l'annonce...fiou!

 

                  

                          Beau brin de fille!

 

Les Ékorchés

 

Dans mon texte précédent, écrit à la va-vite, lors de mon retour du PikNik électronique, j'ai évoqué que j'allais aux Francofolies mais je n'avait pas précisé quel spectacle que j'allais voir. Il s'agissait de celui des Ékorchés, le nouveau groupe de Marc Vaillancourt, l'ex-leader du défunt B.A.R.F. Avant, je devais rejoindre mes amis Isabelle, Marilou et leurs chums au Manana, sur Saint-Denis, d'où nous sommes partis, pour se rendre au spectacle, de peine et misère. Mon amie Isabelle était en feu, dans la catégorie « épuisante »... Enfin, on s'est rendu à ce spectacle, dont j'ai été étonné de la programmation. On l'a bien dit, cette année les Francofolies se sont renouvelées, avec de nombreux artistes de la relève et pas seulement les formatés pour la radio, comme Ariane Moffat. C'est pourquoi on a eu droit aux Ékorchés.

 

              

 

Quelle découverte! Je connaissais ce projet de ces musiciens, dont fait partie également Away de Voivod et Pat Gordon des Ghoulunatics, mais en spectacle, ça garroche! La principale nouveauté, outre l'utilisation de la langue québécoise que nous a habitué Vaillancourt, c'est l'utilisation d'un violoncelle électrique et d'une guitare sèche, en lieu et place des instruments habituels d'un groupe de ce genre. Avec des titres évocateurs comme « D'la viande cé murs », pour dénoncer les invasions de domiciles, ou encore « La Poly », sur le massacre de Polytechnique en 1989, on retrouve les mêmes colères hurlées par leur frontman, qui n'a pas perdu une once de son savoir-faire sur scène. Signe des temps, j'ai remarqué les quelques allusions sur le fait d'être parent, dans les paroles des Ékorchés. Dans la foule, la petite famille du chanteur s'y trouvait...

 

C'est simple, ce spectacle m'a encore une fois fait apprécier ce festival, pour ce qu'elle nous offre dans les nouveautés pour tous les genres. Pour avoir une idée de ce que j'ai vu hier soir, je vous invite à écouter le vidéo suivant :

 


 

Autre découverte...

 

C'est un bar ouvert depuis quelques temps, mais donc je n'avais pas eu le temps d'aller voir par moi-même. Les Katakombes, situés juste en face du Club Soda, sur la rue Saint-Laurent (pas loin du coin de Sainte-Catherine) m'a beaucoup plu, même s'il n'y avait pas tellement de monde en ce samedi soir très humide, où l'on sortait de quelques déluges. Décoré avec goût et pas trop grand pour se sentir de trop, le bar présente également des spectacle, essentiellement dans le monde underground (metal, punk, rock indie). La bière n'est pas trop chère et l'ambiance se rapproche évidemment de celle du Café Chaos, une autre coopérative de travail, sur Saint-Denis. Je me suis décidé de sortir ce soir-là, quand j'en ai eu assez de la bêtise de mes fameux voisins d'en face, avec leur engueulade et leur menaces diverses et jamais appliquées (à quoi bon faire des allusions d'appeler la police, quand on est suspect de vendre de la drogue soi-même?).

 

Nul doute que je retournerai prendre une pinte de Boréale blanche, dans cet endroit où le juke-box contient pleins de merveilleux disques punk comme ceux des Dead Kennedys, Icon of Filth ou Oxymoron...

Publié par oktobre7 à 04:48:33 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

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