Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Habituellement, ce n'est pas moi qui fait « Yéééééé! C'est vendredi!! ». Avec une semaine plutôt calme, je me garderai une petite réserve. Surtout que je suis toujours en chômage, après mon renvoi, voilà deux semaine de cela. À ce sujet, je m'adresse à mon Big Brother chez mon ex-employeur, toujours à la quête d'éléments supplémentaires pour me coincer :

Merci, George.
En fait, ma semaine n'a pas été aussi plate que je le prétend. Le jour, il est vrai, j'attend des nouvelles des employeurs chez qui j'ai sollicité un emploi. À cette date, mon CV s'est retrouvé chez bon nombre de boîtes de toute sorte, des bureaux et des commerces. Pour les plus près de mon domaine, l'enseignement, j'attend la semaine prochain pour faire un blitz. Le soir, je ne l'ai pas passé à regarder des DVD, comme ça arrive souvent...
Lundi : en revenant de ma ballade de vélo digestive, lesté d'une boîte de popsicles, j'ai croisé ma voisine Constance, avec qui je partage la galerie d'en arrière et la cour. Elle m'a offert de prendre quelques bières en sa compagnie, ce que j'ai accepté. On a passé une agréable soirée à se raconter nos dernières péripéties, en buvant de la Heineken. Dans la journée, avant de rencontrer ma psy, je suis passé laisser du linge au Village des Valeurs. Profitant de ma présence, je suis allé vérifier l'adage de ma tante Pauline (Y'en a qui jettent les choux gras!) et je n'ai pas été déçu : une superbe paire de bottes Doc Martens noires,14 trous et à ma pointure m'attendait, pour le prix aussi ridicule de 15$. Le type qui les possédait avant moi n'a même pas pris le temps de les casser. Ça explique la belle ampoule que j'ai aujourd'hui, au talon du pied gauche...
Mardi : dans la journée, j'ai reçu un appel d'Éric, mon ami polyglotte, avec qui je suis allé voir ce film sino-finlandais la semaine dernière. Il m'offre de l'accompagner à un spectacle à la Sala Rossa, sur la rue Saint-Laurent, sa blonde a décliné à la dernière minute et il lui reste un billet. En vérifiant sur le web, j'ai retrouvé la publicité du spectacle en question, Éric semblait croire que je connaissais le groupe en vedette, Battles. Ça m'a permis de faire des découvertes, moi le métalleux punk avec une petite culture trop orienté vers les mêmes trucs.
Les groupes annoncés, outre Battles, sont Singer et Etaoin Shrdlu. Éric a beau me préciser un peu plus les membres de ces groupes, je demeure dans l'expectative. Nous sommes arrivé assez tôt, pour s'installer devant la scène, quitte à ce que j'ai les oreilles qui bourdonnent pour quelques heures. Le premier groupe est celui au nom imprononçable. Musicalement, c'est intéressant et plutôt exploratoire. Bien que le groupe fasse uniquement des pièces instrumentales, c'est loin d'être ennuyeux. Je ne pourrai dire si je suis intéressé à me payer un disque de ce groupe, je suis encore incapable de le situer dans un mouvement quelconque. Post-rock? Quand même, il a offert une prestation énergique.
Etaoin Shrdlu
Le second groupe m'a plutôt laissé froid. Singer fait un genre encore plus expérimental, avec des musiciens aguerris et plein de potentiels...mais leur musique est franchement plate et sans intérêt. Sur scène, j'ai même trouvé que ça manquait de sérieux. Le guitariste en particulier, avec sa cravate coupée et sa chemise aménagée pour sa strap de guitare, pourrait donner dans un genre quasi clownesque. Ils on beau avoir du talent, je ne suis même pas certain que ça vaille la peine de faire ce genre de musique sur scène, c'est même barbant. Du moins, pour un public peu averti dont je fait partie, on peu laisser faire. Par contre, pour un festival de musique actuelle, le groupe a probablement sa place.
Sur le coup, j'ai lancé à Éric que les gens présents dans la salle ont des têtes d'employés de Renaud-Bray. Je n'aurais jamais si bien dit, car un peu plus tard, mon ancienne collègue Julie m'a trouvé et m'a annoncé que deux autres camarades de la succursale étaient présents, Antoine et le Dude. J'ai vu le Dude de loin, mais pas lui, trop occupé à observer la longue installation de l'équipement de Battles sur scène.
C'est dans ce type de spectacle que l'on peut observer la persistance d'un courant artistique très ancien, le mouvement beatnik... Bon, je sais que ça fait cliché et que je me base sur une observation très restreinte. Il faudrait que j'aille plus souvent voir ce type de groupes musicaux, pour m'en assurer. Quand même, j'en ai vu qui arborait le look de façon si ostentatoire, autant que d'autres personnes apparaissent en punk. Certains m'ont rappelé quelques profs que j'ai eu, au secondaire et au collégial, mais avec des têtes de la jeune vingtaine.
Je l'ai écrit plus haut, avant la prestation de Battles, il a fallu que Singer dégage de la scène avant que le groupe installe son volumineux matériel. Ça été un peu long, heureusement, le gars de la console s'est rendu compte que le disque de Thin Lizzy qu'il faisait jouer emmerdait tout le monde. Comme je le disait à Éric, ça me rappelait mes premières années où je pouvait sortir dans les bars, quand les trentenaires du temps avaient le contrôle de la musique. Je pense au D'Auteuil, à Québec, ou encore au Philray, à Laurier Station, le bar préféré de ma première blonde, où on en a entendu de ces classiques du rock des années 70 et 80. Assez pour s'en dégoûter. Après Thin Lizzy, on a eu droit ...à un album de MDC! Wow! Là, on m'a fait plaisir.
Battles est un groupe très orignal, dont la recherche musicale est très intéressante, selon ce que j'ai pu entendre. L'utilisation de samplings fait directement sur scène était assez inattendu. Même l'aspect scénique était originale, avec la batterie placée sur le bord de la scène, en avant, avec une cymbale juchée très au-dessus du set. Malheureusement, il se faisait tard et j'étais fatigué, je suis parti après la troisième pièce. D'après la façon dont la foule était compacte, ce qui m'a pas facilité ma sortie, Battles était très attendu. Il me faudra en entendre plus attentivement, afin de me faire une meilleure idée.
Battles
Mercredi : après une autre journée tranquille, je suis allé au cinéma avec le camarade Frank, qu m'avait appelé la veille. Après un passage dans ma cour arrière et quelques bières, nous sommes allé voir 1408, le dernier film basé sur une œuvre de Stephen King. Réalisé par Mikael Håfström, mieux connu dans on pays d'origine qu'en terre américaine, et mettant en vedette John Cusack et Samuel L. Jackson, ce film m'a bien plu, malgré quelques lacunes du scénario. Je tenais à voir ce film pour une seule raison, 1408 est une de mes nouvelles préférées. Incluse dans le recueil Tout est fatal, cette nouvelle m'avait fait retrouver ce que j'avais aimé plus jeune, dans l'écriture de Stephen King. En quelques dizaines de pages, nous assistons au travail d'investigation d'un écrivain cynique et sceptique, avec à son actif une série de livres sur les lieux présumés hantés, d'une chambre d'hôtel mystérieuse. Cette chambre causé la mort de ceux qui ont voulu passer la nuit à l'intérieur. Mais comme on le verra, son travail, habituellement tranquille, sera plus mouvementé cette fois-ci... Dans le film, on a gardé l'essentiel de la nouvelle et on a ajouté une foule de détails, certains sont inutiles mais d'autres améliorent le suspense.
...J'ai fait le saut à quelques endroits, ce qui m'a valu de me faire rire de moi par Frank...
Ben quoi, j'ai eu beau avoir été libraire pendant plus de neuf ans, j'ai bien le droit d'aimer la littérature de Stephen King, non?!? J'ai connu une libraire qui ne lisait plus rien depuis des années et que Garneau puis Renaud-Bray ont gardé dans leurs murs!
Le monde est sans dessus dessous
Les chefs d'états s'énervent le poil
La marde est pognée partout
Ca parle rien qu' de ça aux nouvelles
C'est donc triste de constater
Qu'y a pas eu d'évolution
Qu'on soit prêt à s'entretuer
Comme des hommes de Cro-magnon
Mais chez nous au Québec
Y'a pas d' guerre depuis des siècles
On n'aime pas ça se faire tuer
Me semble que c' pas compliqué!
On a p't-être ben des défauts
Mais on n'est pas des "crack-potes"
On n'aime pas les chars d'assaut
Pas plus que le bruit des bottes
Allons résistons mes frères
A la connerie des militaires
Dans notre village d'Astérix
Au nord de l'Amérique...
A travers les années
On a toujours été pognés
Dans des conflits militaires
Qui ne nous concernaient guère
A l'époque c'est nos grand pères
Qui ont subi la conscription
Et qui ont traversé la mer
Pour servir de chair à canon
Mais moi j' te dis qu'aujourd'hui
Y feront pas de moi un tueur
Pour le compte d'une patrie
J'aime mieux devenir déserteur
J' tiendrai jamais une mitraillette
Pis je ferai jamais de push-ups dans bouette
Dans le fond d'une caserne
Des forces armées canadiennes
Allons résistons mes frères
A la connerie des militaires
Dans notre village d'Astérix
Au nord de l'Amérique...
J'viens d'un pays tranquille
Qui n'a jamais vu de missiles
Icitte du temps quand on s' battait
C'était à coups de mousquets
S'ils veulent jouer au G.I. Joe
Avec des bonhommes vivants
Moi j' les laisse faire les idiots
Et pis je sors mon drapeau blanc
Rien à foutre de l'armada
Et d' la folie des chefs d'états
La guerre sainte c' pour les épais
Moi ce que j' veux c'est la sainte paix
Allons résistons mes frères
A la connerie des militaires
En chantant "une colombe"
Loin du sifflement des bombes
Et au nord de l'Amérique
Devant not' village d'Astérix
Ca sera marqué en français :
"Icitte, sacrez nous donc la paix"
La Sainte Paix !
Publié par oktobre7 à 02:52:03 dans Le libraire inconnu | Commentaires (1) | Permaliens
23-07-2007 14:56
De mongrelgroove Sujet:
C'est imbattable, viens te joindre à nous!