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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Des élections en juillet? | 27 mai 2007

Nooon! S'il vous plaît! Pas encore des élections! Pas encore des jours de reportages biaisés, des scandales de l'un et l'autre s'étalant dans des déclarations imbéciles, des têtes que je trouve insupportables à la télévision encore et encore... Pas si vite! Je viens à peine de me remettre de l'autre...quand on voit autant de tristes sires, avec ces titres de députés et ministres, on se souhaite autre chose que les voir essayer de se faire valoir à nouveau.

 

Ben oui, on le dirait bien, le gouvernement Charest a oublié de rendre des comptes à l'Opposition, avant de déposer son budget. On connaît un peu la nouvelle ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, une néo-libérale bon teint, admiratrice de Friedrich von Hayek et souhaitant un jour voir l'État se faire réduire à sa fonction de régulation, comme du temps de Maurice Duplessis. En attendant cette grande régression, la bonne ministre de son chef fait preuve de pragmatisme, du moins pas mal plus qu'à ses débuts en 2003, lorsqu'elle avait la seule charge du Conseil du Trésor. Son ton a changé, elle cherche à faire plaisir plus largement, elle fait ce que son chef lui demande...sauf qu'évidemment, ça ne plaît qu'aux plus riches. Personnellement, je ne trouve pas son budget pire que ceux de son prédécesseur, Michel Audet. Une gestion sans imagination, toujours peu à se réjouir, une direction à la petite semaine, peu au faîte des préoccupation de l'ensemble de la société, mais bien à quelques classes sociales bien ciblées. Pour les travailleurs pauvres, on ne trouve pas tellement de choses pour eux, comme pour moi-même, chez Renaud-Bray. Avec un salaire minimum à 8.00$ de l'heure désormais, tel qu'annoncé au 1er Mai, on ne pouvait s'attendre à beaucoup plus de largesse de la part de la ministre...

 

En redonnant en impôt à la consommation, on dirait un budget de courte vue. Alors que des besoins à long terme son criants, voilà que notre gouvernement décide de s'entêter à réaliser la promesse inconsidérée de réduire les impôts. Rappelez-vous la caricature de Garnotte, avant la fin des élections : le gouvernement fédéral réajustait les paiements de transferts au Québec, selon l'argument développé par Jean Charest du manque à gagner dans le maintien des programmes sociaux...et voilà notre premier ministre décider d'en faire autrement, de cet argent...

 

        

 

Comme si ce n'était pas suffisant, voilà que le gouvernement se coupe volontairement d'une source de revenue importante, la taxe sur le capital. Comme si les entreprises implantées ici devait être libérées de leurs responsabilités fiscales, sur les profits faramineux qu'ils engrangent, notamment les compagnies pétrolières. Pis encore, le gouvernement en est réduit à anticiper ses revenus, notamment sur le dos de ses sociétés d'État, Hydro-Québec en particulier. Cette façon de faire est à proprement parler une preuve d'incompétence flagrante. Peut-on vraiment prévoir les revenus que fera la société d'État? Quand ce gouvernement s'en tient à cette remise immédiate de 900 millions de dollars, pour anticiper des revenus incertains de 400 millions, peut-on vraiment parler d'une cohérence quelconque dans ce budget?

 

En fait, il y en a une : ce gouvernement, directement affilié à la classe des affaires, n'a fait aucun cas des embauches dans le secteur de la santé, ni de la création de places supplémentaires dans les garderies, ni de réinvestissement dans le transport en commun (quand on n'évoque pas sa privatisation, comme le chef de l'ADQ semble en avoir fait sa cause cette semaine), ni dans les normes environnementales, ni dans des programmes de développement durables...peut-être que ce gouvernement n'a fait qu'écouter ce qu'on lui dictait en haut lieu, quelque part dans une des propriétés de la famille Desmarais, un exemple de ce qu'est une famille de la classe moyenne, pour le Parti libéral du Québec...

 

Il fallait s'y attendre, les deux partis de l'opposition ont déchiré leur chemise en public. Rien de bien nouveau, le contraire nous aurait tous étonné, et pas qu'un peu...la nouveauté, c'est plutôt la prestation du nouveau critique de l'Opposition officielle, M. Gilles Taillon. L'ancien président du Conseil du Patronat du Québec ne semble pas s'être départi de son ancien rôle : on dirait qu'il parle toujours au nom des patrons. Avec son allure d'échevin d'une ville de petite envergure, on ne dirait pas que c'est la politique qui l'anime. Rarement j'ai vu un type faire semblant de prendre son rôle au sérieux, tout a sonné faux chez lui, lors de sa réplique. Du reste, pour un individu comme Taillon, formé à l'aune du grand mensonge libéral, seul compte les résultats comptables et tant pis si les gens les moins fortunés en souffrent, ils sont responsables de leur malheur, point. Avec des politiciens aussi peu subtil que celui-ci, on n'a pas fini d'être épaté du côté idéologue de ce parti qu'est l'Action démocratique du Québec. Pour ce qui est du Parti québécois, la surprise est surtout qu'il n'appuiera pas non plus le budget, dans son rôle de « balance du pouvoir ». Normal, le budget de la ministre Jérôme-Forget semble avoir été écrit pour irriter les députés péquistes, sur tous les aspects.

 

Maintenant, la grande question est la suivante : si aucun des deux partis ne votent en faveur du budget, le gouvernement Charest est renversé, que va-t-il arriver? Il n'est pas impossible que les Libéraux demandent à un ou à l'autre parti de faire une coalition avec eux plutôt que d'aller en élection, mais cette dernière éventualité est la plus probable, advenant le cas du renversement. À cette date, je suis porté à croire que le gouvernement a fait exprès...tant qu'à voir les tabous sociaux disparaître ces derniers mois, je ne serais pas surpris que Jean Charest et ses députés se sentent plus à l'aise de retourner en élection, même en plein juillet, afin d'obtenir cette fois-ci la majorité, maintenant que la « preuve » a été faite de l'impossibilité de gouverner plus longtemps en étant minoritaire. L'arrogance affiché par le Premier ministre et sa ministre des Finances n'a échappé à personne, cette semaine...On le verra bien, le 1er juin, lors du vote...

 

           

           Ouais, ils peuvent bien rire...

 

Retour à des premières amours...

 

J'ai reçu par la poste l'album Bloodsuckers des Varukers, que je me suis procuré sur Youtube. Je les avait découvert il y a très longtemps, mais ma cassette sur laquelle j'avais copié l'album a rendu l'âme... Du punk comme je l'aime, brut, direct, sans compromis. Je laisse ici en exemple un vidéo de leur répertoire... en maudissant  le fait de les avoir manqué l'an dernier, parce que le Café Chaos était plein, je ne pouvait entrer pour les voir en spectacle...grrr!

 

 

Publié par oktobre7 à 02:35:14 dans Le subversif | Commentaires (0) |