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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Knuckles! | 20 avril 2007

                              

 

Un des personnages de Mark Fiore est Knuckles, un jovial bourreau travaillant pour l'État américain. Il représente de façon caricatural la tendance dangereuse de l'actuel gouvernement Bush à nier les droits les plus élémentaires, au nom de la guerre contre le terrorisme. En plus de la dernière animation, j'ai retrouvé deux autres épisodes précédentes...

 

Cliquer sur l'image

              

 

D'autres épisodes de Knuckles :

http://www.markfiore.com/animation/washington.html

http://www.markfiore.com/animation/knuckles.html

 

Nul doute qu'il s'agit d'une forme d'humour particulière, mais elle est pertinente. Actuellement, on ne remet pas souvent ce dossier à l'actualité, de toute évidence on tente de balayer sous le tapis ces activités, comme les détentions illégales à  la base de Guantanamo et dans les autres centres de détention à travers le monde. Fiore a bien raison de soulever à nouveau ce dérapage inquiétant, de la part de Bush et des néo-conservateurs, vers la banalisation de la torture.

 

Sur le thème de la réforme du mode de scrutin...

 

J'ai reçu un autre texte de Paul Cliche, concernant les possibilités de voir enfin la couleur d'une réforme du mode de scrutin. Comme lui, je ne suis pas certain que les partis en place sont intéressés à voir le réajustement démocratique nécessaire. Surtout de la part de l'ADQ. Jusqu'à maintenant, ce parti semblait intéressé, mais comme il forme l'Opposition officielle, j'en doute fortement. Ce n'est pas les plus grands amoureux de la démocratie, parmi ces nouveauc députés, mais bien des partisans du laissez-faire économique. Améliorer la représentation démocratique? Ce n'est pas dans l'intérêt de ce parti anti-politique.

 

Scrutin proportionnel :

Dumont et l'ADQ respecteront-t-ils leur engagement ?

 

L'Action démocratique et son chef Mario Dumont tiendront-ils leur engagement d'instaurer un scrutin proportionnel maintenant qu'ils forment l'opposition officielle à l'Assemblée nationale et qu'ils ont bon espoir d'être porté au pouvoir de façon majoritaire lors des prochaines élections ? Des développements au sujet de cet important dossier sont attendus d'une journée à l'autre ou, au plus tard, lors de l'ouverture de la session.

 

On sait que l'ADQ a été la principale victime, lors des élections de 1994, 1998 et 2003, de la loi d'airain du scrutin majoritaire qui favorise le bipartisme; tout comme le Parti québécois l'avait été lors des élections de 1970 et 1973. Durant cette période de disette les deux partis ont mené une vigoureuse campagne en faveur d'une réforme du mode de scrutin pour introduire des éléments de proportionnalité dans le système. L'ex-premier ministre René Lévesque a même qualifié de «démocratiquement infect» le scrutin majoritaire qui prévaut toujours. Mais après la prise du pouvoir, en 1976, la plupart des députés et des organisateurs péquistes ont décidé par opportunisme de ne pas remplir leur engagement même si le parti l'a toujours maintenu dans son programme. Un projet de loi présenté par Lévesque a même été écarté par le caucus péquiste en 1984.

 

Quant à Mario Dumont, il ne s'est pas compromis sur le sujet depuis les élections du 26 mars, mais il avait jusqu'ici  appuyé fermement la position de son parti en faveur de la proportionnelle. L'ADQ préconise un scrutin mixte comportant deux votes et prévoyant une compensation au niveau des régions qui est semblable au projet de loi que le ministre Benoît Pelletier garde dans ses cartons en  attendant le feu vert du cabinet Charest pour le déposer à l'Assemblée nationale.

 

Le principal responsable du dossier de la réforme des institutions démocratiques au sein de l'ADQ, ces dernières années, a été Éric Caire, élu député de La Peltrie le 26 mars. La nouvelle députée de Charlesbourg, Catherine Morissette, été une des porte-parole du parti lors de la commission parlementaire qui a eu lieu l'an dernier pour étudier l'avant-projet de loi présenté par le gouvernement libéral. Le député des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard a représenté l'ADQ sur cette commission où il a joué un rôle actif.

 
Que feront le gouvernement Charest et le PQ ?
 

On ne sait pas non plus ce qu'entend faire le gouvernement Charest avec le dossier que le ministre Pelletier a référé au directeur général des élections pour avis en décembre dernier. Les libéraux s'étaient engagés à réformer le système électoral, dans les deux premières années de leur premier mandat, pour y introduire des éléments de proportionnalité Mais ils n'ont que présenté un avant-projet de loi et permis la tenue d'une commission parlementaire à laquelle plus de 2 000 citoyens et groupes ont participé, un record dans l'histoire du parlementarisme québécois. L'automne dernier, des membres du caucus se sont opposés à ce que le ministre Pelletier présente, tel qu'il l'avait promis, un projet de loi avant les élections et le premier ministre Charest a penché en leur faveur. On se rappelle qu'aux élections de 1998 le Parti libéral a été victime du scrutin majoritaire alors qu'il a du stagner dans l'opposition même s'il avait obtenu plus de votes que le PQ. Il avait subi la même mésaventure au profit de l'Union nationale en 1944 et 1966.

 

Quant au Parti québécois, son chef André Boisclair, ainsi que l'exécutif du parti, se sont  prononcés pour le report de la réforme du mode de scrutin après l'accession du Québec à la souveraineté. Mais la situation désormais précaire de cette formation, qui menace d'être reléguée à un statut de tiers parti lors des prochaines élections, fera peut être réaliser à ses dirigeants qu'il est maintenant dans leur intérêt d'adopter la proportionnelle.

 

S'il y avait entente entre les trois partis, le projet de loi pourrait être adopté au cours des prochaines semaines et le nouveau système serait peut-être prêt pour les prochaines élections. Mais pour que cela arrive il faudrait que Mario Dumont fasse preuve d'un sens démocratique supérieur tandis que Jean Charest et André Boisclair n'auraient qu'à réaliser où  résident leur intérêt partisan. Est-ce rêver en couleurs après une saga qui dure depuis 40 ans?

                             

Paul Cliche, politologue

 

 

Publié par oktobre7 à 18:17:26 dans Le subversif | Commentaires (0) |