Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Depuis hier soir, je fait partie des fans du film « Grindhouse », du duo Rodriguez-Tarantino. Je suis allé le voir avec mon amie Judyth, qui est sortie de la salle aussi enchantée que moi. Si vous l'ignorez, ce film est en à la fois un hommage et un exercice de style assez périlleux. Un hommage, car les deux réalisateurs ont voulu ramener à l'avant-scène une catégorie cinématographique disparue, autant que le type de salles qui les diffusait. La grindhouse est une salle de cinéma défraîchie, moche, présentant des films les moins chers possible, les films de série B, les navets que nous voyons pas autrement qu'en format DVD désormais. Ces films étaient très souvent soit des films d'horreur très violents et glauques, ou encore des films d'actions à l'histoire très réduite, prétexte à des scènes violentes ou à des cascades aussi spectaculaires qu'inutiles. L'exercice de style des deux réalisateurs était de faire chacun un film dans le genre des grindhouses, pour donner un tout correspondant à une séance au cinéma digne de cette époque. Ainsi, Robert Rodriguez a concocté un film de zombies tarabiscoté, « Planète terreur », où nous retrouvons les clichés les plus absurdes, un ancien soldat d'élite persécuté par le shérif du coin sauve les survivants de l'attaque des zombies, à l'aide de la petite amie strip-teaseuse, dont la jambe arrachées est remplacées par une mitrailleuse...tout y est, les gros plans dégueu, les pitounes avec des armes, l'histoire absurde, les erreurs grossières, l'usure du film, la bobine manquante, etc. En effet, pour rajouter à l'effet « grindhouse », les deux compères ont pensé à tout... Tout juste avant le premier film et à l'entracte, les réalisateurs ont fabriqué de fausses publicités de films du même genre. Voir une pub de « Machete » « Werewolves of the SS » ou encore le film d'horreur « Thanksgiving day », c'est un pur délice. Même la pub du restaurant du coin n'est pas à négliger. Ça nous amène au film de Tarantino, « À l'épreuve de la Mort », où un cascadeur assassin s'en prend à des jeunes femmes en les effrayant avec sa voiture, avant de les tuer sur la route. Nous avons eu droit également à l'exercice qu'étaient de faire un film de poursuite automobile à la façon des années 70, mais aussi à un véritable Tarantino, avec ses dialogues légendaires et ses personnages aussi bien campés que ceux dont il nous a habitué à voir dans ses films précédents. Si ce film vous intéresse, il serait préférable de ne pas l'attendre pour le voir dans le confort plate de votre foyer, mais bien dans une salle de cinéma, pour saisir toute la magie du grindhouse. Les trois heure de ce programme double passe très rapidement, c'est un bonheur dont il serait dommage de se priver.
Parlant de bonheur... La météo nous annonce du beau temps de printemps pour la fin de semaine prochaine. Ça tombe bien pour aller marcher pour une bonne cause et pas n'importe laquelle. La marche Kyoto, pour l'espoir aura lieu dimanche prochain. Quelle activité est plus conviviale que celle de marcher pour l'environnement. Bien sûr, les détracteurs de ce genre d'activité semblent être actifs, sur les blogues et les ondes des radio-poubelles, pour vouer aux gémonies les manifestants, afin de les décourager et les amener à se replier sur leur petit confort... on va même jusqu'à assimiler les manifestations à des messes ou à des activités religieuses dignes des sectes, ou comparer l'activisme environnemental à une nouvelle forme de dogmatisme et d'idolâtrie envers la déesse Terre. Quand les néo-libéraux en sont réduits à se genre d'attaques minables, c'est qu'ils sentent le vent tourner, contre l'idée du développement et la « création de richesse » à tout prix, dont celui de l'avenir. Je laisse ici les informations sur cette marche, un petit geste parmi d'autres. Peut-être cette marche amènera-t-il à faire réfléchir ce gouvernement insensible à Ottawa, dont le leitmotiv est de nier l'évidence même. Quand nous verrons le smog d'été s'étendre sur plusieurs jours d'affilés au Québec et au Canada en dehors des zones urbaines, à l'exemple des régions populeuses du Sud ou américaines (Los Angeles), peut-être que Stephen Harper repensera à ses discours anti-environnementaux comme celui-ci... http://www.canada.com/story.html?id=24b534b3-32a1-4eb7-9a72-6b1b27999651
GRANDE MARCHE LE 22 AVRIL 2007 À 13h30 À MONTRÉAL au parc Lafontaine (coin Calixa-Lavallée et Rachel)
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Publié par oktobre7 à 17:14:38 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens