Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Je n'avais pas encore écrit sur la dernière nouvelle en importance chez Renaud-Bray. Peut-être que ça me tentais guère, j'ai l'impression de me répéter sur mon blogue. Déjà, dans les deux derniers mois, une partie non négligeable des employés de l'entreprise ont subi des coupures dans leurs heures travaillées, certains ont même perdu leur emploi. Lors de cette annonce, l'entreprise avait assuré qu'elle ne fermerait pas d'autres succursales cette année. Or, trois succursales ont disparues ou vont disparaître du paysage sous peu. J'avais écrit sur celle de Place Québec, une petite succursale négligée au centre-ville de Québec. Le fiasco de la transformation de la succursale de la rue Saint-Denis, en un commerce d'écoulement appelé « Le Temps des Livres », aura amené l'entreprise à annoncer sa fermeture mais celle-ci a été retardée, on ne sait pourquoi. Et finalement, la semaine dernière, c'est la succursale du Village, située sur la rue Sainte-Catherine est, qui va fermer ses portes à son tour.
Les employés de l'endroit ont reçu la nouvelle comme une masse dans le front. En janvier, l'entreprise avait délégué son équipe commerciale, ses soi-disant spécialistes du marketing, pour réaménager les sections. Il semblerait que l'effet était surtout de faire croire aux employés et aux clients de la viabilité de cette succursale. Pourtant, les employés n'étaient pas dupes, le propriétaire du bâtiment est venu à quelques reprises dans la succursale, pour faire des visites. C'est lorsque la direction a été mise devant le fait établi par le syndicat, le local allait être loué à la Banque Laurentienne, qu'elle a finalement admis la fermeture de l'endroit.
Encore une fois, cette fermeture démontre la faillite de la direction commerciale de l'entreprise, dans son obstination à imposer partout le même type de produit, plutôt que chercher à laisser une moindre autonomie aux succursales. L'uniformisation aura eu raison de cette succursale, boycottée en partie par la clientèle gaie et lesbienne. En effet, il y a trois ans, cette direction commerciale avait démantelé la section de littérature gaie, sous un prétexte boiteux. Je reprend l'explication de madame Morency, la relationniste de l'entreprise, pour expliquer cette mise au pas de la succursale : « Les petites madames qui travaille à Radio-Canada ne devraient pas aller chercher leur Michel Tremblay dans une section gaie ». Le spécialiste de cette section, ayant appris son démantèlement à son retour de vacance, est tout simplement passé chez la concurrence, possiblement avec sa clientèle. Du coup, la succursale a subi une baisse important de son achalandage et n'a plus été rentable. Contrairement à ses début, où deux librairies indépendantes avaient fermé leur porte, peu après l'arrivée de Renaud-Bray dans ce quartier, c'est l'implantation de deux autres librairies indépendantes et spécialisées qui ont achevé la désertion de la clientèle à cette succursale.
Cette fermeture est la dernière, dans la restructuration de l'entreprise. Du moins, c'est ce qui est écrit dans le communiqué de Renaud-Bray. Je n'y crois pas. Cette manie du secret et de la dissimulation ne laisse pas beaucoup de marge à la confiance envers la direction. Je me souviens de la prétention de Pierre Renaud, qui répondait aux journalistes, lors de l'ouverture de la succursale de la Place Ville-Marie, l'automne dernier. Il affirmait que « la bonne humeur était revenue dans les succursales », un an après le conflit de travail. Avec les coupures d'heures, les fermetures et les pertes d'emplois, il aura beaucoup à faire, dans les prochain mois, pour rétablir la confiance. Mais peut-on croire vraiment à ce rétablissement? Depuis le temps où la direction a choisi d'imposer la manière forte, les ordres, les sanctions et les menaces aux employés, refonder un lien d'emploi basé sur la communication et la confiance réciproque semble être au-dessus de ses moyens. C'est en dehors de sa nature. Quand la direction de cette entreprise se rendra compte de l'importance du lien de confiance entre elle et ses employés, pour la bonne marche de cette entreprise, il sera malheureusement trop tard.
Sur une note moins plate...
Hier soir, je me suis amusé à retrouver des vidéo-clips loufoques, sur le site de Youtube. Grâce à des fans de la célèbre émission Dollaraclip, diffusé à Musique Plus et animé par Louis-José Houde, nous avons droit à la survie de perles de la musique en vidéo. Mon clip préféré est sans conteste Girls, Boys de Pierre Nadeau, le grand classique de cette émission.
http://www.youtube.com/watch?v=LlhX-yFHqJg
Ce clip a été tourné à Old Orchard, dans le Maine, avec des moyens visiblement restreints. Pierre Nadeau a eu quand même l'ambition de faire un clip d'une chanson d'été, avec les images de soleil, de plage, de filles en bikini, etc. Malheureusement pour lui, il a fallu qu'il se place au centre de la majorité des images, dans un contexte ayant très mal vieilli. Pas étonnant que désormais, on se refile pour rire le lien URL de cette perle de Musique Plus, en pointant du doigt ce chanteur à la moustache...
Quand on fait une recherche Google avec le nom de Pierre Nadeau, on peut observer que ce clip a servi à plusieurs textes sur cette époque un peu oubliée.

Publié par oktobre7 à 17:43:58 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Dans un texte précédent, j'ai évoqué l'existence d'une secte, la Westboro Baptist Church, de la ville de Topeka, au Kansas. Cette secte, menée par un pasteur fanatique, Fred Phelps, manifestent régulièrement aux États-Unis pour démontrer leur homophobie. Aidé de sa famille élargie, le pasteur promeut sa haine de l'homosexualité et de l'ensemble de la société, coupable selon lui de s'être détourné des Écritures. Ainsi, il condamne tout ceux faisant preuve de tolérance envers l'homosexualité, ou encore simplement de vivre dans le péché, à la damnation éternelle. Cette condamnation touche à peu près tout le monde... Leur façon de se montrer en public a amené la famille Phelps à recevoir le titre peu enviable de « Most Hated Family in America ». C'est surtout leur présence non-désirée aux funérailles des soldats morts en Irak et en Afghanistan qui leur a donné ce titre. En effet, la secte considère les pertes humaines de l'armée américaine comme étant des signes de la « colère de Dieu », d'où leur empressement à aller narguer les familles éplorées des soldats morts en devoir.

The Most Hated Familiy in America, c'est aussi le titre d'un documentaire de la deuxième chaîne de la BBC, réalisé par le journaliste Louis Theroux et diffusé la semaine dernière. D'une durée d'une heure, ce reportage est à mon avis très intéressant, car il démontre les multiples visages du fanatisme religieux et de la façon dont les gens sectaires réagissent devant le monde extérieur. Il représente également ce que signifie la logique d'une personne prétendant détenir la vérité. L'aspect le plus triste du documentaire se retrouve lorsque Theroux montre l'utilisation par la secte des plus jeunes membres de la famille à ces démonstration de haine, les exposant ainsi à des répliques impulsives parfois dangereuses.

Je vous invite donc à regarder ce reportage, en cliquant sur ce lien :
http://video.google.com/videoplay?docid=-4413388146858417528&hl=en
Publié par oktobre7 à 00:05:31 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens