Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Quelques péripéties vécues dans ma journée d'hier. Dès 8h00, j'étais à l'urgence de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, afin d'enclencher le processus que j'avais suivi quatre ans plus tôt, lors de ma première dépression. Mauvaise surprise. Mon adresse m'oblige à m'adresser ailleurs, l'hôpital Louis-Hyppolite-Lafontaine, les secteurs de service de l'île ont été divisés ainsi. Je dois me rendre à leur urgence. C'est tout un parcours, lorsqu'on prend le métro. On débarque à la Station Radisson, puis le chemin le plus simple est une rue plus ou moins fonctionnelle, suite à un développement immobilier récent dans ce secteur. C'est boueux et peu engageant. Une fois plus près de l'établissement, comme je ne connais pas du tout l'endroit, j'ai pris la première porte venue. À tâtons dans les couloirs, j'essaie de me diriger vers l'accueil, c'est un sympathique gardien qui me l'indique. Je dois sortir, pour aller vers une aile adjacente. Arrivé à l'entrée, on passe à travers un énorme détecteur de métal, puis je dois sonner à l'entrée. Sans doute, l'établissement ne prend aucun risque. Un préposé et un gardien me répondent, me demandent quels sont mes objets de métal (je porte une grosse boucle de ceinture, elle a fait sonner l'alarme), puis je suis invité à placer mon sac et mon manteau dans un casier et je dois attendre dans une petite salle d'attente.
La première fois que je suis demandé, c'est par l'infirmière de garde, pour un rapide examen physique et quelques questions sur mon état mental. Je retourne attendre quelques instants dans la petite salle. Au moment où je patientait sur place, il y avait une madame bien mise, mais au discours incohérent, elle demandait aux préposés de pouvoir sortir, ou encore de pouvoir appeler en Floride, prétextant un complot de son mari...elle allait passer plus de temps à cet hôpital, d'après mes déductions.
J'ai été reçu par trois médecins, pour me poser des questions et entendre mes demandes. L'entrevue a duré environs trois quarts d'heure. On a passé en revue ce que je ressentais, jusqu'à tout récemment, particulièrement mes pensées morbides. Les psy se sont intéressés à plusieurs aspects de ma vie personnelle, notamment sur mes attentes envers leurs services, parallèlement à mes problèmes. Je les ai laissé débattre ensuite sur mon cas, pour entendre par la suite leur diagnostique. Ils ne sont pas convaincus, du moins actuellement, que je ne souffre pas d'une dépression majeure, comme je l'ai vécu en 2003. Les raisons pour lesquelles ils en viennent à cette conclusion sont les mêmes que les miennes, exposées dans mon texte précédent : sociabilité maintenue, goût de l'engagement, appétit stable. Cette nouvelle me soulage énormément. Mais quand même, sans me laisser avec aucune ressource, je suis inscrit à une démarche thérapeutique, appelé « l'hôpital de jour ». Je devrais commencer d'ici deux semaines. En attendant, j'évite la médication, malgré la persistance de mes sombres pensées. L'appui des professionnels est quand même offerte, j'ai une ressource supplémentaire en cas de crise, « L'Appoint », lié à l'établissement. Si je pète les plombs à nouveau, comme en 2003, j'ai quand même cet appui immédiat au bout de la ligne téléphonique.
Il reste aussi à faire mon propre travail. Un de mes amis m'a suggéré la lecture de livres sur la motivation, notamment ceux d'un dénommé Gordon Mace, que je connais très peu, de même qu'Anthony Robbins, un « motivateur » renommé, dont je vend les livres et dont je fait un peu plus confiance que Jean-Marc Chaput. Avancer dans ma maîtrise et mettre un point final à cette épisode trop longue de ma vie. La guérison est à ma porte, je n'ai qu'à m'ouvrir à elle.
Ridicule, partie 2
Ben oui, je l'ai écouté, le débat. Avec plus d'une centaine de mes camarades de Québec solidaire, à « La Place d'à côté », sur la rue Papineau. Ambiance survoltée, bière qui coule à flot, on aurait pu se croire à une partie de hockey ou encore, selon le moment du débat, à un spectacle d'humour. Comme nous n'avons pas notre représentante à ce débat, Françoise David, nous avions un regard très extérieur envers cette activité inévitable. De façon générale, on s'est bien amusé de Mario Dumont, tant il s'en tient à des arguments ne tenant pas toujours la route et de sa compassion feinte envers les familles. Sa comparaison d'une gestion de la province comme « un bon père de famille » a fait rugir la salle. Comparer un budget familial avec un budget gouvernemental n'est pas seulement démagogique et populiste, c'est faire preuve d'ineptie. Son approche de l'éducation est navrante : sa seule préoccupation, c'est la formule des bulletins d'école! On a même cru un instant qu'il niait d'avoir promis l'abolition des commissions scolaires, tant son affirmation ne trouve aucun appui. Il n'est même pas intéressé à donner un semblant de chiffre sur ses engagements, prétextant le paiement urgent de la dette et les possibilités offertes par les transferts provinciaux prévus par le budget fédéral. À la fin de ce débat, on était d'avis qu'il s'agissait du dernier débat de Mario Dumont, il était apparu comme on devait le voir : opportuniste, démagogue, incohérent et pas foutu d'avoir une vision bien ficelée de l'avenir de notre coin de pays. Quand on en est rendu à sortir des lapins de sa manche, c'est même très révélateur de son incapacité de pouvoir l'envisager comme un futur premier ministre. L'ADQ est une mauvaise farce.

Du reste, on a remarqué les nombreuses omissions de ce débat. Les chefs n'ont pas évoqué une seule fois l'intégration difficile des immigrants, ils n'ont pas toucher un mot sur la difficulté de vivre des artistes et sur les arts en général, la question environnementale n'a été abordée que sur l'aspect de la production énergétique (quoique M. Boisclair a démontré l'absence de vision de l'ADQ sur la question environnementale), la problématique de la pauvreté n'a pas été abordé en profondeur, pas un mot sur les problèmes sociaux vécus à Montréal, cette dernière a été pratiquement absente du débat, tant les trois partis n'ont d'yeux que pour les régions, et tant d'autres sujets oubliés... nous avons donc été déçus de l'apport de ce débat à une meilleure compréhension des enjeux électoraux. Ce n'est que du divertissement.
En revenant chez moi, je croyais que notre opinion était partagée, mais il semblerait que le Dumont garde encore une cote d'amour envers ses électeurs, toujours en pâmoison devant sa prétendue revendication alternative et ses réclamations « familiales ». Il aura beau demander la démission du ministre Després, suite à son coup fumant d'hier, il demeure que c'est lui qui a le plus mal paru, pour prétendre à être le Premier ministre de cette province. Il mérite de revenir au même endroit où il était avant le début de cette élection, le chef d'un parti réactionnaire, un parti voué aux même problématiques que l'ont été les défunts Ralliement créditiste et Union nationale, ses modèles : à sa disparition, tant ils tenaient qu'à la présence charismatique du « cheuf ».

Je le sais, la comparaison entre les deux n'est pas évidente à faire, mais torrieu que je l'aime bien, cette caricature!
Publié par oktobre7 à 16:57:42 dans Le libraire inconnu | Commentaires (1) | Permaliens