Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

Février

DiLuMaMeJeVeSa
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728   

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Un exemple de l'indécence | 02 février 2007

Une nouvelle m'a fait sursauter ce matin, dans le Devoir:



ExxonMobil a réalisé un bénéfice net de 39,5 milliards $US



Le groupe pétrolier américain ExxonMobil a dégagé sur l'ensemble de l'année 2006 un bénéfice net record de 39,5 milliards de dollars américains, en hausse de 9 % par rapport à l'exercice précédent, a-t-il indiqué hier.



Hors éléments exceptionnels, le bénéfice annuel s'élève à 39,09 milliards de dollars, «un record, porté par de solides résultats dans chaque secteur d'activité», a commenté le p.-d.g. du groupe, Rex Tillerson, cité dans un communiqué. Le chiffre d'affaires annuel a atteint 377,6 milliards en hausse de 1,8 % sur l'année précédente.

Au quatrième trimestre, le bénéfice net ressort toutefois en baisse de 4 % à 10,25 milliards, «de plus faibles performances dans le secteur du gaz naturel et au niveau des marges de raffinage n'ayant été qu'en partie compensés par une hausse des résultats pour le pétrole brut et des marges dans la chimie», a expliqué M. Tillerson.

Les bénéfices records des compagnies pétrolières font l'objet d'un débat aux États-Unis où plusieurs associations et élus plaident pour un impôt exceptionnel afin de financer des initiatives de réduction de la consommation d'énergie.

L'Impériale

La filiale canadienne, la pétrolière Impériale a déclaré pour sa part un bénéfice annuel record de 3,04 milliards de dollars canadiens en 2006, mais ses profits au quatrième trimestre ont glissé de 1,2 milliard en 2005 à 794 millions en 2006.

La production record au projet de Cold Lake a contribué au rendement exceptionnel de la société, de même que la performance plus solide des activités de mise en marché, de raffinement et de pétrochimie.

Toutefois, le géant attribue la baisse de ses profits au quatrième trimestre au déclin de ses ventes de gaz naturel et de brut. De surcroît, la baisse de 130 millions de ses gains sur le dessaisissement d'actifs, la hausse de 110 millions de ses programmes d'option d'achat d'actions et l'effet négatif de la vigueur du dollar canadien ont aussi miné les résultats.

Pour l'ensemble de l'année, le bénéfice net par action dilué équivaut à 3,11 $, par rapport à 2,53 $ en 2005. Le chiffre d'affaires total de 2006 correspond à 24,79 milliards, comparativement à 28,21 milliards en 2005.





 



Inutile d'ajouter que ces profits, Exxon les doivent à une certaine présence en Irak... je vais revenir prochainement là-dessus.

    

Publié par oktobre7 à 13:31:11 dans Le subversif | Commentaires (1) |

Mon bon patron et son entreprise | 02 février 2007


 


Il me semble que je n'ai pas dit beaucoup de chose sur Renaud-Bray, depuis quelques temps. Comme c'était tranquille, hormis les coupures d'heures dans les succursales, il n'y avait peu de chose à ajouter. Toujours les mêmes inepties, de la part de la direction commerciale, afin d'être moins efficace et passer pour une bande de crétins. La routine habituelle, quoi.


Il fallait que je termine à 18h00, pour connaître la dernière pitrerie de notre direction. Deux jours auparavant, nous avions obtenu, en très grande quantité, les nouveaux livres de Stéphane Bourguignon et de Guy Corneau. Dans le cas de ce dernier, c'est considérable, pour un livre de psycho-pop. Nous avions déjà eu la consigne de placer les autocollants "Coups de coeur", vous savez, ce truc laid que nous avons comme marque de commerce. Pour une fois où la consigne est arrivée AVANT de placer tous les livres, on a eu l'opportunité de placer les collants et les livres ensuite, sur les étalages. Autrement, on recevait la consigne deux jours plus tard, pour mieux perdre notre temps à démonter les piles de livres, placer les p'tis maudits collants, puis remonter les piles. Un livre avec un "Coup de coeur", il faut se fier dessus... une grosse connerie de marketing cheap. Enfin, on a passé une heure à placer ce putain d'autocollant sur chacune des couvertures, de toutes les copies en magasin.


Ces deux titres, ils ont été des "Coups de coeur"... pour moins de 48 heures. Une autre directive est arrivée aujourd'hui. Les deux titres ne sont plus des "Coups de coeur", ordre de la direction. Le choix des "Coups de coeur", c'est Pierre Renaud en personne. Que s'est-il passé? Dans le contexte où l'entreprise perd du fric par milliers de dollars, fait subir des coupes dans nos horaires, continue à plastronner devant le milieu comme une business en pleine forme, la voilà qu'elle n'est pas foutue de coordonner ses décisions commerciales. Et encore une autre heure perdue à enlever tous ces autocollants sur ces livres...partout dans le réseau. Quand je l'ai appris, ma réaction a été "Bon, les livres, là, y'était bon pis là, y sont pus bon...". Quelle bouffonnerie. On ne saura jamais pourquoi notre bon patron a fait volte-face, comme on ignore les raisons des choix des titres, pour l'obtention du "Coup de coeur". Remarquez, certains livres ont déjà le logo imprimé sur leur page couverture, comme les livres de Sudoku, de Rudel Médias.


Quand un jour, peut-être pas si lointain, on fera l'autopsie de cette entreprise ubuesque, j'espère qu'on ramènera ce beau contre-exemple de gestion, pour l'avenir de la profession.


                   


                        


               Notre bon patron, au naturel... et quand il se force à sourire!

Publié par oktobre7 à 04:34:16 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |