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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Quelques points de comparaison entre Mario et Jean-Marie. | 16 février 2007

Ce matin, j'ai rigolé en voyant la caricature de Garnotte, parue dans le Devoir.

 

       

On sait que nos cousins français sont également dans l'effervescence électorale. Moi-même, j'ai assisté hier à l'investiture d'André Frappier, le candidat de Québec solidaire dans Crémazie, dans le nord de l'Île de Montréal. Ancien président du syndicat des postiers (STTP), c'est aussi un homme engagé socialement, de très longue date. Si les électeurs de cette circonscription peuvent connaîtrent ses qualités, ils pourraient obtenir beaucoup de son engagement, tant le secteur est frappé par une pauvreté endémique.

Pour en revenir à l'élection française et les parallèles avec la nôtre à venir, c'est surtout la comparaison qu'a fait le candidat libéral Pierre Arcand envers Mario Dumont. Il l'a comparé à Jean-Marie Le Pen, rien de moins. Tout l'art subtil de l'auto-peluredebananisation. Ça a créé un tollé, on l'a entendu amplement hier. M. Dumont en a profité pour déchirer sa chemise et demander à hauts cris des excuses de l'ancien patron de Corus, un nouveau venu en politique.

En dehors du brouhaha habituel provoqué par le chef de l'ADQ, lorsqu'on s'intéresse à lui, il faut dire que la comparaison est un peu lourde. Dumont, en chef de parti fascisant? Pas vraiment. Pourtant, quelques traits communs peuvent être soulignés entre Dumont et Le Pen... en dehors des caractères les plus repoussants du chef du Front National. Allons, faisons-nous plaisir.

-Comme le Front National, l'ADQ est lié directement et très intimement de son chef, comme s'il s'agit de leur propriété personnelle. Si je me rappelle bien, l'ADQ a eu un temps comme nom officiel "ADQ-équipe Mario Dumont". Le Front National est si dépendant de son chef que sa succession est assurée par sa fille Marine...

-Le chef du Front National prétend que son parti est de centre-droit... Mario Dumont aussi, alors que les partis respectifs sont davantage à droite du spectre politique. Peut-être que le FN est à l'extrême-droite, mais le caractère ultra-libéral de l'ADQ le place dans une frange très éloignée du centre, comme son chef .

-Les deux chefs ne jurent que par des politiques économiques néo-libérales. En jetant un coup d'oeil à leur programme économique, ça saute aux yeux...

-Les deux chefs sont habitués à être à la remorque de l'actualité, en prenant des poses très fermes, tout en gardant l'ojectif de tabler sur la grogne et le vote de protestation envers les partis dits "traditionnels", ceux ayant eu l'expérience du pouvoir. C'est pourquoi on leur attribue souvent la qualité "d'opportuniste".

-Les deux partis font des surenchères nationalistes, en se campant dans la défense de l'identité contre les dangers de l'assimilation extérieure...les événements suivant le dépôt des normes de vie d'Hérouxville nous l'a démontré pour Dumont, lorsque celui-ci s'est montré comme le défenseur du Québec "profond"... quitte à créer des antagonismes du type urbain-rural. Il s'agit également de la tactique du Front National.

Autrement, Dumont est loin d'être un Le Pen, je ne le vois pas comme un chef fascisant, un raciste ou un homme violent (Le Pen a déjà été condamné pour coups et blessures envers une élue socialiste). Mais tout de même, le Dumont et Le Pen me font le même effet lorsque je les vois à la télévision: ouach!

Anecdote: lors de la grande Marche des Peuples du 21 avril 2001, tenu lors du sommet des Amériques de Québec, où je clopinais avec ma pancarte du Parti de la démocratie socialiste (je marchais avec une canne, suite à une fracture de la cheville droite en janvier), on avait croisé une dizaine de militants de l'ADQ... avec leur banderole et des t-shirts à l'effigie de leur chef! On les avait interpellé, on se demandait quelle était le but de leur présence... à la marge des sondages, c'est le moyen qu'ils avaient trouvé pour publiciser leur parti! Opportunisme, disiez-vous?

Publié par oktobre7 à 13:42:40 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |