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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Une leçon de courage | 01 février 2007

Nous avons appris la décision des employés de l'usine d'Olymel, à Vallée Jonction, en Beauce. 97% d'entre eux ont voté contre l'offre ultime de leur employeur, une offre d'une convention collective non-négociée, demandant un grave recul de conditions de travail. Cet odieux chantage, mené par Olymel et par la voix du "corporate bum" qu'est l'avocat patronal Lucien Bouchard, a été contrecarré par une volonté manifeste de travailleurs refusant de se faire plumer, au nom de la mondialisation. Travailler, oui, mais pas à n'importe quel prix.


                                      


                                       Employés d'Olymel, à Vallée-Jonction


Je connais les habitants de la Beauce. Ce n'est pas le genre de personnes avec lesquels je suis à l'aise, après avoir vécu pas très loin de cette région. Des gens plutôt conformistes, attirés par le discours du libéralisme, la culture américaine et le matérialisme. Mais ce que j'ai apprécié de ces travailleurs de Vallée-Jonction, c'est leur pragmatisme. Ce ne sont pas des militants syndicaux menés par des idéaux abstraits, mais bien par le souci de la justice. Nul doute que rien ne garantissait le maintien des emplois par Olymel à cette usine. En fait, il n'aurait pas été étonnant de savoir qu'un peu plus tard cette année, ces mêmes emplois auraient été perdus, au profit de l'investissement réalisé en Alberta par cette entreprise. À entendre les membres du conseil d'administration, Olymel ne peut faire autrement, pour mener la compétition avec des joueurs internationaux, le discours habituel pour justifier l'injustice créée par le processus de la mondialisation des marchés. On a eu l'illustration de la signification des paroles de Michel Chartrand, en son temps:


"Le capitalisme est un système sans coeur, amoral, asocial, anational et au-dessus de tous les gouvernements."


          (JPEG)                   

Publié par oktobre7 à 04:44:42 dans Le subversif | Commentaires (0) |