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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Les réactionnaires | 30 janvier 2007

Encore de la politique, mais d'abord, un peu de définitions.

 

Réaction : Mouvement d'idées, action qui s'oppose au progrès social issu des principes de la Révolution, et vise à rétablir des institutions antérieures.

 

Réactionnaire. Adj et n (1790; de réaction). Péj. 1. Qui concerne la réaction, agit en sa faveur. Opinions, mesures réactionnaires. Parti, gouvernement réactionnaires. 2. Qui a, exprime des idées réactionnaires (Cf. pop. Réac.). Écrivain, critique réactionnaire. Livre, film réactionnaire. Ant. Avancé, révolutionnaire; novateur, progressiste.

 

(Dictionnaire Robert, 1992. Mon dictionnaire est un peu vieux, mais je suis certain que les définitions dans la dernière édition sont les mêmes)


 


 

 

C'est ma façon de m'exprimer ce matin, à la lecture des deux sondages parus dans les quotidiens. Notamment celui du Devoir, d'où je reproduis la caricature. C‘est surtout les résultats obtenu par l'ADQ qui mes surprenne. Par ses positions rétrogrades et la saisie d'une actualité immédiate où son chef fait le meilleur de lui même, l'opportuniste, ça me désole de lire ces résultats. Sa popularité à 24%, où il trouve une grande partie dans la région de Québec, devenu le bastion de la droite réac, démontre une tendance lourde. Ce n'est pas pour rien que je suis déménagé de cet endroit, où le chômage et une succession de petits boulots m'étaient destiné. Il existe un électorat acquis aux idées de la réaction, même des endroits comme Lotbinière ou la Beauce, où ça semble profondément ancré, peu importe l'âge ou le sexe des électeurs. Et ailleurs en région, comme en Mauricie où on retrouve la municipalité d'Hérouxville...

 

Bien sûr, je ne blâmerai jamais les gens de leurs choix électoraux. Surtout s'ils sont contraires aux miens. Tant que ces choix exprime une pensée conformes aux idéaux démocratiques de ce pays, je ne vois pas de problème. Mon inquiétude fait un grand bond lorsque je lis un programme politique défendu par un parti où est inclus la discrimination, la xénophobie et le retour à une époque disparu. À cette date, ce n'est pas vraiment le cas de l'ADQ, hormis son programme économique néo-libéral, chose inacceptable pour tout démocrate mais dont on a toujours nié la violence (précarité, menaces, chantage à la mondialisation). Comme ce parti finira bien à ressembler à ses supports actuels, c'est à ce moment que je m'inquièterai. J'attend le moment où ce parti accueillera André Drouin, le réac à l'origine de ces « normes de vie » grotesques à Hérouxville, et d'autres « élus de la base » comme se plaît à se définir ce même individu. Il est vraiment dommage qu'un endroit aussi restreint que le Québec, avec sept millions d'habitants, voit la montée d'un embryon de ces partis de la droite autoritaire et nostalgique, pas tout à fait le Front National en France, mais non plus le représentant du libéralisme pragmatique.

 

Ma consolation, je la vois avec l'analyse de Michel C. Auger, sur son blogue à la Cyberpresse :


« les accommodements raisonnables semblent faire bien plus peur aux gens qui vivent là où il n'y a pas, ou pratiquement pas, d'immigrants. Appelons ça le «syndrome d'Hérouxville». (...) Mais il y a un aspect de cette question dont on a bien peu parlé : les jeunes. Je n'ai pas de preuves scientifiques – en fait, cela aurait été une donnée intéressante à faire ressortir d'un sondage – mais tout indique que c'est un débat qui concerne essentiellement les citoyens qui ont plus de 40 ou de 50 ans. (...) Ce pourrait bien être un peu comme le «syndrome d'Hérouxville». Les jeunes sont le groupe de la société qui fréquente le plus les immigrants. À l'école, bien évidemment, mais aussi dans toutes sortes d'activités sportives, culturelles ou communautaires. Ces jeunes ne voient pas de problèmes et ce n'est pas parce qu'ils sont naïfs. »

Publié par oktobre7 à 14:05:57 dans Le subversif | Commentaires (0) |

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