Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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L'ADQ imite l'Union Nationale
Hier matin, une nouvelle a retenu mon attention. Quatre maires de municipalités de l'ouest de l'Île de Montréal, le secteur anglophone, ont décidé d'appuyer désormais l'ADQ de Mario Dumont. Celui-ci est apparu devant les médias avec ses nouveaux appuis et son bras droit, l'ancien président du Conseil du Patronat du Québec, Gilles Taillon. Les représentants des citoyens des municipalités défusionnées, mécontents des manœuvres gouvernementales et du reniement de la promesse des Libéraux à ramener la situation telle qu'elle existait avant la grande fusion municipale, se liguent avec l'ADQ afin de punir le PLQ. Ce n'est pas la première fois où cet électorat, acquis de longue date au Parti libéral, décide de voter pour un autre parti (encore faut-il que les anglophones suivent le mot d'ordre des élus municipaux). Les trois premières défections électorales, des raisons linguistiques étaient mis de l'avant, les anglophones n'ayant peu prisés les lois préconisées par le PLQ sur ces questions. En 1966, les libéraux ont perdu les élections, justement parce que l'Union Nationale de Daniel Johnson a obtenu massivement les voix des anglophones. Lors des élections de 1976, cet électorat a appuyé à nouveau l'UN, donnant ainsi un sursis avant la disparition de ce parti en 1980. On ne peut dire que cette fois-là, les anglophones ont permis la défaite des Libéraux devant le Parti québécois. Pour ceux qui l'ont oublié, l'histoire s'est répétée en 1989. Déçus de la loi amendant la chartre de la langue française, permettant l'affichage bilingue uniquement à l'intérieur des commerces, les anglophones vont réagir massivement. D'une part, les ministres anglophones du gouvernement Bourassa (Herbert Marx, Richard French entre autres) ont démissionné, en protestation envers leur propre gouvernement. Ensuite, un nouveau parti, l'Equality Party/le Parti égalité va apparaître et canaliser la colère de nos concitoyens anglophones. Le résultat électoral fut évident, quatre députés de ce parti, dirigé par Robert Libman, ont été élus dans des comtés très majoritairement anglophones. Malgré la défection des anglophones, le PLQ va être réélu, notamment par le fait de la faiblesse du Parti québécois, alors en reconstruction. Aux élections suivantes de 1994, le Parti égalité va disparaître de la carte et retournera dans la marginalité la plus complète. Il faut dire que ce parti, dans sa courte présence à l'Assemblée nationale, a trouvé le moyen de se déchirer. Son chef a démissionné et a terminé son mandat comme député indépendant, un autre, Richard Holden, est devenu souverainiste et est passé au Parti québécois.
Le nouvel appui anglophone à l'ADQ m'apparaît semblable à celui obtenu par l'Union Nationale en 1975. C'est un sursis pour ce parti, grevé de dettes, en manque de militants et compromis dans les appuis opportunistes et maladroits. Sans doute, il sera divertissant de voir comment l'ADQ va pouvoir convaincre les électeurs à voter pour eux. Comme on peut le constater, l'électorat anglophone a été souvent mobilisé pour des causes singulières, très près de leurs propres intérêts. Il faudra que l'ADQ explique aussi à l'ensemble de l'électorat de l'Île pourquoi il veut revenir à une situation désormais indéfendable, soit le fait qu'une partie de nos concitoyens refusent de payer sa part, pour des services dont ils profitent, lors de leurs déplacement « en ville ».
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Ne boudons pas notre plaisir
En manque de quelques trucs indispensables et peu intéressé de me les geler sur la rue Ontario, je suis allé dans les centres commerciaux de notre beau centre-ville. J'en ai profité pour écouter plus attentivement le cd que m'a confectionné mon ami Dominique, pour mon plus grand bonheur. Une compilation hétéroclite, avec Silver Mt. Zion, Boards of Canada, The Clash et surtout Monsieur Black en personne, Johnny Cash. C'est sur ses chansons que je me suis acheté des chaussettes et des boîtiers pour cd. Comme je déteste l'ambiance des centres d'achats, il en a été tout autre avec l'ambiance apportée par « Ring of Fire » ou encore « I walk the Line ». Allez savoir pourquoi, j'avais un petit sourire aux lèvres...

Les boîtiers de cd, c'est pour contenir les merveilleuses copies des albums de Dropkick Murphys et Fear Factory, que mon pote Frank m'a fait comme ça, boum. Je vais probablement en écrire plus sur ces cd les prochaines fois, je n'en ai écouté qu'un seul à cette date.
Soirée triste
J'ai visionné pour la première fois hier soir un film très dur, « Hôtel Rwanda ». Ça m'a ramené une douzaine d'années en arrière. Je me rappelle très bien les images diffusées des grappes de cadavres flottant dans les vagues du grand lac Kivu (ou Victoria). Ou encore, celles prises rapidement, par les cameramen internationaux encore sur place, des miliciens hutus extrémistes, les Interhamwe, pourchassant leurs victimes avec des machettes. On peut retrouver ces images sur Youtube, mais je ne vous conseille pas d'aller les voir, ça peut certainement vous choquer, surtout celles des monceaux de cadavres décomposés dans les rues. La pire période du massacre est illustrée dans ce film. « Hôtel Rwanda » a été tourné avec des interprètes admirables, je pense à l'acteur personnifiant le directeur d'hôtel Paul Rusesabagina, Don Cheadle. Je le vous suggère très fortement.
En passant, lorsque le film a apparu sur les écrans américains, bon nonbre des spectateurs se sont demandé pourquoi ils n'avaient jamais rien su à propos de ces événements au Rwanda. La réponse est très simple, dans la même période en 1994, les médias là-bas étaient tous obnibulés par le scandale concernant la patineuse artistiqueTonya Harding, dont le conjoint avait tenté de blesser volontairement sa rivale, Nancy Kerrigan, juste avant les Jeux olympiques de Lillehammer. Comme quoi certains endroits on des priorités autres que celles du reste du monde...
Ce soir...
Je vais voir le spectacle des Rocketeers, le groupe de Louis-David, le batteur de mon groupe. C'est à l'Escogriffe, au 4467A, rue Saint-Denis, avec un autre groupe dont j'oublie le nom. Belle soirée en perspective.
Le site des Rocketeers : http://www.rocketeers.ca/
Et demain soir...
Je vais aller voir le spectacle de Cradle of Filth au Métropolis, Gratos!!!! Je vous reviens également là-dessus.
Publié par oktobre7 à 18:11:27 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens