Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
La fête du fleurdelisé
Le 21 janvier est la journée anniversaire du drapeau du Québec. Comme l'a souligné ce sondage, pas mal moins controversé que ceux de cette semaine dans la convergence médiatique de Quebecor, il est perçu majoritairement comme celui de TOUS les Québécois. C'est clair, non?

Par ailleurs, 84% des Québécois sont d'avis que le drapeau est un symbole national important.
C'est le 21 janvier que l'on souligne au Québec le Jour du drapeau, tel que le prévoit un décret de 1999 du gouvernement du Québec. Il s'agit en fait de l'anniversaire de l'adoption du fleurdelisé comme drapeau officiel, il y a 59 ans, par le gouvernement de Maurice Duplessis.
Le sondage a été effectué entre le 6 et le 10 décembre 2006 auprès de 1002 répondants. Sa marge d'erreur est de 3,1%.
Le drapeau du Québec, j'y suis attaché, comme beaucoup de gens. Plus jeune, j'étais probablement un de ceux qu'on appelle en bon français un « flag-weaver ». Les manifestations nationalistes menées par le Parti québécois, la Saint-Jean-Baptiste, j'y suis allé avec mon grand drapeau et un t-shirt avec le fleurdelisé imprimé dessus. Quand je me suis impliqué à gauche en politique, j'ai conservé cet amour, sans le côté quelque peu fétichiste que je vois parfois, chez mes concitoyens. J'ai cousu un drapeau du Québec sur mon sac, à côté des couleurs des Patriotes de 1837. Autrement, je trouve plus important d'aimer son coin de pays mais pas seulement ses symboles, ses gens aussi, peu importe d'où ils proviennent, d'où mon engagement à gauche, dans différentes actions collectives. C'est pourquoi je ne comprendrai jamais ceux qui ont cette prétention d'aimer leur pays, en faisant la promotion de l'idéologie de l'égoïsme, les « lucides » et les néo-libéraux de tout poil. Comme le disait Richard Desjardins dans la chanson « M'as met'un homme là-d'sus » :
-J'ai le sentiment d'rater ma vie,
même mon chien a fait faillite.
J'vas voir un gars qui a réussi,
Condo le jour, condom la nuit.
Y dit « Je frotte ma femme et j'flatte mon char,
J'aime mon pays, mon voisin je l'hais. »
J'ai retenu aussi les paroles de « Stars and stripes of corruption », des Dead Kennedys. Le compositeur des paroles, Jello Biafra, une des personnes m'ayant le plus influencé dans la vie, avait composé des paroles les plus dures envers le pseudo-patriotisme des Républicains du temps de Ronald Reagan, des gens faisant les grands amoureux de leur pays, mais les plus durs envers les plus humbles des leurs. Ces paroles n'ont pas perdu de leur vigueur :
-...you chicken out and threaten me saying,
"love it or leave it" i'll get beat up if I criticize it
you say you'll fight to the death to save your worthless flag
if you want a banana republic that bad
why don't you go move to one.
D'autres drapeaux...
Des drapeaux, j'en ai plusieurs chez moi sur mes murs. Évidemment, ce n'est rien pour plaire aux anarchistes qui me lisent ici... Outre celui du Québec, j'ai celui des Patriotes, même si certains hurluberlus du MNLQ lui ont donné un côté très négatif, en faisant oublier la présence des anglophones, dans le soulèvement contre l'Empire britannique dans les deux Canadas.

J'ai celui de la Palestine, j'ai appuyé le mouvement d'émancipation de ce peuple opprimé, malheureusement par des opprimés d'hier. Je me rappelle encore très bien la nouvelle au téléjournal de Radio-Canada, le soir où la planète a appris le massacre de Sabra et Chatila.

Il est dans mon salon, en face de celui de Montréal, cette ville qui m'a si bien accueillie, sur l'autre mur. J'en ai un de Terre-Neuve, que j'ai acheté dans un deux-pour-un lorsque je voulais me procurer un drap à l'effigie de l'album « Legacy of brutality » des Misfits. J'en ai un autre, noir avec une tête de mort, sur le mur où est adossé mon lit. Dans le couloir, j'ai ceux de deux pays disparus : celui de l'URSS, pour rappeler l'utopie derrière l'histoire sinistre de cet État, et celui de la république démocratique allemande (RDA), que je me suis procuré après avoir vu « Goodbye Lénine », un des plus beau film que j'ai vu dans ma vie. C'était pour rappeler cette RDA imaginaire de la mère du personnage principal, joué par Daniel Bruhl.

J'ai aussi un drapeau de Black Sabbath, représentant le crâne que l'on retrouve sur la pochette « Sabbath bloody sabbath ». Finalement, un de mes préférés est dans la cuisine, c'est celui de Cuba, avec le visage christique archi-connu de Che Guevara superposé dessus, avec le mot « Revolucion ».
Ça décore, ça fait de la couleur, ça démontre mon absence de sophistication dans la décoration...
Publié par oktobre7 à 03:14:23 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens