Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
Journée ordinaire. J'ai encore trop bu hier soir, je suis revenu aux petites heures, fatigué et un peu découragé. Pourtant la soirée a été très bonne, on était presque la majorité des employés chez une d'entre nous. Environs une vingtaine de personnes, dans un petit quatre et demi. Beaucoup d'ambiance, de l'alcool à profusion, mais un moment donné, j'avais trop bu et je me suis affalé. Il m'a fallu convaincre les autres que je devais partir, même si ça devait me prendre plus d'une heure pour rejoindre mon logis. Je n'aime plus tellement coucher sur les divans des autres, surtout s'ils ont reçu de la bière dessus.
Aujourd'hui, j'ai un mal de bloc, j'ai trop bu de café, ce qui m'amène à avoir une poussée d'anxiété. Je dois aller à une autre soirée, c'est le trentième anniversaire de Dom, un des libraires à la succursale de Parc, je ne suis pas trop remis d'hier et je me connais, je vais remettre ça. Bah! J'en ai vu d'autres.
L'autre mauvais trip, c'est l'accueil que l'on fait à un documentaire qui ne mériterait rien de plus qu'une tomate lancée sur l'écran (de préférence, une tomate pourrie). « L'illusion tranquille », le documentaire de deux militants libertariens, a été fait pour essayer de convaincre les gens qu'une société où la liberté d'entreprise est au-dessus de tout permettrait de renverser une « tendance lourde » du déclin au Québec. Je ne l'ai pas vu encore, mais je connais déjà tout le contenu : la pensée néo-libérale est au centre de ma maîtrise. Le discours du grand retour en arrière, où une société dominée par un autre clergé, celui des affairistes et des économistes, permettrait enfin au créateurs de richesse à se gaver davantage, permettant à nous, pauvres travailleurs ingrats, d'obtenir des miettes tombant de leurs tables. Parlez-en aux Chiliens, sous Pinochet, ce qu'ils en ont pensé de la privatisation tout azimut et des dégâts sociaux irréparables après tant d'années. Parlez-en aux Argentins, ceux qui vivaient sous l'État modèle du FMI, quand ils ont vécu la grande crise de 2003, lorsque leur modèle de société privatisée et déréglementée a fait faillite, laissant à la grande majorité de la population aucun filet de secours. Parlez-en aux Anglais, qui quittent le Royaume-Uni pour aller vivre dans le pire pays de la réglementation, car la France, bien imparfaite, a au moins le mérite de privilégier les gens plutôt que le marché libre. J'écrirais davantage lorsque je me ferai un plaisir d'aller le film au Beaubien. Le discours des participants m'est tellement prévisible, je me demande pourquoi je doit me force à y aller... bon, c'est pour mes études.
Il faut que je me dépêche, je dois aller chercher du vin à la SAQ, ce grand monopole d'État qui nous permet d'avoir davantage de variété de vins, plutôt que l'habituel « liquor store » que nos amis néo-libéraux préféreraient voir à sa place...
Publié par oktobre7 à 22:02:29 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens