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"La Douleur" de Marguerite Duras.
Mes Patrice Chéreau.
Avec Dominique Blanc.
Après un début aux Amandiers de Nanterre, Dominique Blanc poursuit ses représentations en Russie, au Brésil, puis au théâtre de l'Atelier à Paris.
La grande comédienne retrouve Chéreau. Celui qui fit débuter la jeune actrice, dans notamment "Peer Gynt" d'Ibsen, à Nanterre.
Pour cette retrouvaille, ce sera "La Douleur", l'un des récits intime, déchirant, bouleversant et personnel de l'auteure.
La douleur de cette résistante parisienne, passant de longs mois à attendre son mari Robert Antelme, déporté dans un camp allemand. Elle ignore totalement en avril 1945, lors de la Libération, s'il est toujours en vie. Elle cherche le moindre signe de vie, cette attente désespérante chargée de peur écrasante.
Seule sur scène, Dominique Blanc fait vivre les maux de Marguerite Duras. Lors de la rencontre, l'actrice nous avoue d'être heureuse de jouer, de s'accaparer entièrement de l'œuvre.
Elle est presque étonnée lorsque nous lui demandons sur la complexité du texte de le jouer, de s'en emparer totalement, elle nous rétorque "Chaque soir, à la fin, je suis vidée mais j'ai une eu une chance inouïe de pouvoir le jouer".
La Douleur se rompt sous les flots d'applaudissements et d'encouragements du public. La comédienne est réellement touchante.
- Rencontre avec Dominique Blanc:

"La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot « écrit » ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d'une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n'ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m'a fait honte."
- L'actrice invitée à l'émission "Tout arrive" (1/10/09 - F.Culture)
Plus d'infos : http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/toutarrive/
Publié par agnese à 00:41:05 dans -Théâtre.. | Commentaires (0) | Permaliens

DU 3 AU 26 JUILLET
du mercredi au samedi à 20h45
le dimanche à 16h
Théâtre de l'ETOILE DU NORD
16 rue Georgette Agutte
75018
Métro: Guy Môquet ou Porte de Saint-Ouen
Bus 31, 60, 95, PC
Stations Vélib 50 rue Leibniz et 195 rue Championnet
LE DINDON
de Georges Feydeau
mise en scène de Julien Kosellek
Enorme machinerie théâtrale, LE DINDON, vaudeville du désir par excellence, explore avec une jouissante cruauté les rapports entre pulsions amoureuses et société bien pensante.
Mais pourquoi diable jouer Feydeau aujourd'hui ? Et bien, notre temps est pudibond, bien pensant et légaliste, et nous sommes toujours plein de pulsions et de fantasmes. Pleins, trop pleins même, au bord d'exploser pour une femme qui passe dans la rue, pour celui qu'on ne doit surtout pas regarder, pour l'amant de notre femme ou la femme de notre amant. Et nous sommes toujours aussi ridicules...
Compagnie Estrarre : http://www.estrarre.fr/
Théâtre de l'Etoile du Nord: http://www.etoiledunord-theatre.com/index2.html
Publié par agnese à 23:46:58 dans -Théâtre.. | Commentaires (0) | Permaliens

"Que dire à la France alors? Qu'elle demande pardon?
Non, non, sans aller jusqu'à la presque compassion, ça fait revanchard, et puis c'est très mauvais pour la vésicule biliaire, surtout de nos jours.
Oui, que demander, alors, à la France?
Qu'elle fasse le solde de 132 ans de présence, de préemption absolue sur tout ce qui bougeait en Algérie? Non, compliqué, trop de chiffres, bandes de requins dans les ministères des deux pays, va toi vérifier après.
Je crois que ce que j'ai envie de demander à la France, en fait, c'est juste un tout petit peu de mémoire.
Mais de la vraie mémoire active, de celle qui dégrafe les commémorations, au-delà des cymbales et des symboles. Nulle charité, nulle componction, surtout pas de repentance, car, tout compte fait, coin de frigo, des restes de justice feraient bien l'affaire.
Exactement, une mémoire du coeur, oui, bien étale, à ras de langue, à simple hauteur d'âme."
Dans la salle transformable du Théâtre des Amandiers, un énorme drap blanc entoure la scène et les gradins étagés en forme elliptique. Le plateau est recouvert d'une étendue de sable blanc, une lampe illumine une partie du sol.
Aziz Chouaki à la guitare électrique et Hammou Graïa interprète Mohand Akli, "poilu" kabyle de la guerre de Verdun. Celui - ci relate ses épopées héroïques, mythiques puis tragiques.
L'histoire débute où, faisant la sieste, Mohand rencontre des personnalités dont la place est légitime dans l'histoire de France, Jeanne D'Arc, Voltaire, Jésus...Ceux - ci lui demandent de venir les sauver contre les Allemands. Prétentieusement, Mohand décide de partir et renverse l'armée allemande. Son compagnon, un figuier magique high-tech (wifi, clé usb..) l'interrompt et lui apprend que le scénario est erroné. Après deux versions, Mohand reprend en racontant l'histoire authentique. Mohand est sous son figuier et lit des BD dont "Les Pieds Nickelés au combat". Le figuier, lui demande de se rendre au front à Verdun. Mohand- Akli voit les atrocités de la guerre. Lors de son retour en Algérie, il prend conscience de la colonisation française alors qu'auparavant il ne s'est jamais opposé.
Un seul comédien, Hammou Graïa, souvent présent dans les mises en scènes de Jean-louis Martinelli. Celui - ci est impérial dans le rôle de Mohand - Akli, une « tchatche » renversante, l'orgie verbale décapante. Aziz Chouaki, un monde proche du répertoire de Kateb Yacine. Sur scène, guitare à la main, il joue d'harmonieuses sonorités de blues arabo-andalou.
Cette pièce donne à entendre la dimension concrète de la guerre, du colonialisme et du mutisme des gouvernements. Un texte réaliste pétri toutefois d'humour. Chouaki ne se contente pas d'exposer mais remet en question la colonisation.
Du point de vue historique, politique et culturel, ce spectacle est une richesse!
L'implacable texte de Chouaki est servi par Martinelli avec un talent du texte et de la scène rare.
Théâtre des Amandiers : http://www.nanterre-amandiers.com/home.php
Publié par agnese à 19:34:44 dans -Théâtre.. | Commentaires (0) | Permaliens

"LE CORPS FURIEUX"
Mes Jean-Michel Rabeux.
Avec Eléna Antsiferova, Corinne Cicolari, Georges Edmont, Juliette Flipo,
Kate France, Marc Mérigot, Laurent Nennig, Franco Senica.
MC 93 - Bobigny
Ne cherchez pas d'histoire, il n'y en a pas! Par contre, les idées pullulent.
Dans la petite salle de la MC 93, la scène est délimitée par un ruban en plastique tel ceux utilisés lors d'un accident ou sur un chantier, un ordinateur sur la gauche, et huit chaises à l'arrière - plan. La lumière décline, les huit comédiens (quatre hommes, quatre femmes) nus arrivent et s'assoient sur les chaises. Des vrais corps : fort, maigre, fragile, jeune, vieux. Puis, chacun s'adossent de vêtements désassortis. Deux des hommes s'habillent en femme : l'un avec une robe violette de princesse et l'autre d'une robe moulante et de talons aiguilles.
Peu de texte, des flashs d'actions se déroulent durant ce spectacle.
Des accessoires désopilants (une tulipe dansante), un caddie, un ordinateur pour la coloscopie d'un homme en femme, des mannequins, des sacs plastiques viennent soutenir leur jeu maîtrisé. Nos comédiens s'allongent, dorment sur des cartons comme des SDF, accouchent dans une poubelle. Nous "sommes obligés" de les regardons alors que dans la vie nous pourrions les ignorer. Les corps s'expriment sous différents aspects : pleurent, se pavanent, crânent, s'amusent, s'embrassent, se querellent, accouchent, exagèrent, explorent, se touchent, se trouvent, s'assassinent. Les personnages peuvent être cruels lorsque la faim se manifeste: attablés pour un festin, le claquement des fourchettes résonne...et dont le repas est une femme (acrobate). Des corps parfaits de mannequins en plastique peint en noir, mais qu'une pluie fine efface. Les individus sont loin d'être muets et laissent entrevoir des sonorités, chantent. Une scénographie maline et étudiée qui permet aux huit personnages de faire voltiger et véhiculer le sens.
Bref, Pas mal du tout! (et pas trop "trash" ;-))
MC 93 Bobigny : http://www.mc93.com/index_f.html


Publié par agnese à 19:05:15 dans -Théâtre.. | Commentaires (0) | Permaliens

Cécile Ladjali, André MARKOWICZ, Patrick Sommier, Laure Adler, Eric Ruf, Jean - Yves Ruf, Bernard Sobel et Nicolas Bigards
1ere partie de l'Emission :
« Studio Théâtre » de France Inter squatte la MC 93 de Bobigny !
L'animatrice (ambitieuse), Laure Adler, interview, ce samedi :
- Le directeur de la MC 93, Patrick Sommier.
Sa position vis à vis de la Comédie Française (théâtre national parisien) qui souhaite investir les lieux de la MC 93.
Des mises en scène très différentes, des univers divergents : l'un très classique et l'autre contemporain.
Soutenez - les en signant la pétition en ligne : http://www.mc93.com/public/artistik/saison/sai_0809/pop_dg.html
MC 93 : http://www.mc93.com/public/accueil.htm
- L'ancien directeur du théâtre de Gennevilliers (92), Bernard Sobel
- Les frères Ruf :
Après « Comme il vous plaira » de William Shakespeare, le metteur en scène Jean - Yves Ruf se replonge dans le riche monde du dramaturge avec « Mesure pour Mesure ». Eric Ruf, comédien, interprète Angelo dans la mise en scène de son frangin.
"Mesure pour Mesure" : http://www.mc93.com/public/salledesmachines/journal/index.htm
- Cécile Ladjali, professeure de français à La Sorbonne.
- Nicolas Bigards, travaille à la MC 93 et avec les jeunes de la Maison de la culture

Laure Adler, Eric Ruf 
Patrick Sommier

Publié par agnese à 21:26:49 dans -Théâtre.. | Commentaires (0) | Permaliens
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