
_MONDE / SOCIETE DE MERDE_
"La vie n'est pas un songe!
ALERTE.ALERTE.ALERTE"
(F.Garcia Lorca)
"Beaucoup d'hommes naissent aveugles, et
ils ne s'en aperçoivent que le jour où une bonne vérité leur crève les yeux."
(J.Cocteau)
- If you want more information:
sukothai@no-log.org
http://www.leplanb.org/
CONNAISSEZ - VOUS LE MANAGEMENT DE VOTRE ENTREPRISE ???
Et toutes les méthodes (Kaisen, Lean Manufacturing...)
Téléchargez le documentaire ici
> CIP
> http://adn.internetdown.org/
Depuis le 03-05-2005 :
1002789 visiteurs
Depuis le début du mois :
46866 visiteurs
Billets :
1134 billets

Le quatuor festif, engagé, originaire de Bretagne, c'est RUUUUE D' LA SOIF.
Vous avez soif de rock, java punk, ce groupe vous conviendra...
Quatre hommes : un batteur, un accordéoniste et deux à la gratte.
Des gueules de bons vivants, ils débarquent, avec fougue, sur scène dont un - le chanteur - est vêtu d'un kilt. Sur scène, la recette (java, rock, punk) s'avère efficace à souhait.
Résultat, ceci vous laisse loin d'être impassible : on se déchaîne, on pogote, on se bouscule dans la fosse...On transpire pour sortir bien motivé et boire une bonne bière qui vous rafraîchit le gosier. A côté, il y a les textes plutôt réalistes, dénonciateurs « Le salaire de nos ministres pour être tranquilles pénards , faire vivre des génération de smicards, ce n'est pas la vieille qui partageront l'argent de leur bénef, reprenons notre du avant qu'il ne soit trop tard, on verra si ce n'est pas la rue qui gouverne..».
Et puis, la chanson tubesque « Mort aux vaches Mort aux condés Vive les enfants de Cayenne » ...
Des morceaux entraînants qui exhorte à se lâcher, les rythmes des guitares et de l'accordéon propices à alimenter l'énergie..
RUE D'LA SOIF :
http://ruedlasoif.free.fr/
Photos & Vidéos : En concert. Fête de l'Huma - Rhône Alpes
Son : "RMI Blues"
Publié par agnese à 22:16:13 dans -Musique / Concerts.. | Commentaires (1) | Permaliens

« 5000 ans d'erreurs »
Des barbelés à perte de vue et des champs de mines
Quelques pauvres types qui gardent à vue, quelques champs de ruines
C'est juste une ligne qui sépare la même tribu et assassine des nomades
Une ligne pour ramener un tribut, quelques pillages
C'est 15 bornes de nanas sur le trottoir
Pour satisfaire les régions riches à quelques kilomètres d'écart
Une ligne qui tranche un territoire
Une ligne qui perpétue la guerre dans les mémoires
C'est une mer et ses noyés
Ses barques à trous pour convoyer
Ses morts rejetés sur le rivage
Ces corps qui se sont pris un mur dans le virage
C'est la raison de vivre de chaque Etat
Motif de guerre et d'engagement de soldats
Des haines de peuples laissées en gage
Des postes-frontières en héritage
Sans cesse se répètent les mêmes adages
De la Grèce aux Sahraouis, la liste est un infini lignage
Repasse en boucle le carnage
L'Homme est son pire bourreau, son propre preneur d'otages

Rackham, Bonny et Read furent pris en Jamaïque en 1720, par un sloop britannique. L'ensemble de l'équipage était ivre (un fait banal) et caché dans la cale - un seul d'entre eux hormis Read et Bonny eut le courage de se défendre. Ecoeurée, Mary Read fit feu avec son pistolet en direction de la cale "tuant un homme d'équipage et en blessant plusieurs autres". Dix-huit hommes d'équipage avaient déjà été jugés et condamnés à la pendaison lorsque les femmes arrivèrent au tribunal. Trois d'entre eux, dont Rackham, furent plus tard pendus à des emplacements de choix afin de servir d'instruction morale et d'"exemple public" aux marins qui passeraient à côté de leurs corps en décomposition.
Cependant, Mary Read insista sur le fait que les "hommes de courage" - comme elle - ne craignent pas la mort. Le courage était la vertu principale des pirates - car seul le courage leur permettait d'assurer continuellement leur survie. "Calico" Jack Rackham passa du rang de second à celui de capitaine lorsque le capitaine en charge, Charles Vane, fut destitué par son équipage pour lâcheté. C'est pourquoi Rackham connut une fin piteuse, lorsqu'il s'entendit dire par Anne Bonny, avant d'être pendu, que "s'il s'était battu comme un Homme, il n'aurait pas été pendu comme un Chien". Bonny et Read échappèrent toutes deux à l'exécution car elle "plaidèrent durant leur grossesse, et demandèrent à ce que l'exécution soit reportée. »
Publié par agnese à 22:05:41 dans -Musique / Concerts.. | Commentaires (0) | Permaliens



Ils embarquent par milliers
Sur des barques surchargées.
Pour survivre ils tentent
L'impossible
Mais des passeurs d'hommes,
Ils sont les cibles.
Dépouillés, humiliés, entassés,
Sur de fragiles bateaux
Ils sont abandonnés au milieu
Des flots.
Femmes, enfants, aucune différence.
Après des jours d'errance,
Sous le soleil de plomb
Ils perdent la raison.

Publié par agnese à 21:49:19 dans -Expos.. | Commentaires (0) | Permaliens

Arnaud Lopez :
Vous étiez au 50eme anniversaire du Monde Diplomatique. Alors, réformistes à la ATTAC ou anticapitalistes révolutionnaires ? Comment qualifieriez-vous votre engagement politique ?
Hamé :
On essaie de faire en sorte que notre pratique soit à la hauteur de notre discours, et réciproquement avec nos petits bras et nos petites têtes. Mais on ne prétend pas donner des leçons politiques. On se contente de donner une vision de notre environnement direct de la société en général, à partir de l'endroit où on se trouve : enfants de quartiers populaires, issus de l'immigration, dans la France post - coloniale de 2005. Nos sensibilités politiques sont tiers-mondistes et anti-impérialistes. C'est cohérent avec notre histoire. Nos familles sont le témoignage vivant de ce qu'ont été les guerres de libération, l'immigration, les luttes sociales, et ouvrières des années 1970 dans les usines comme Renault. La matière sur laquelle on essaie de travailler, c'est l'histoire dont on hérite à l'échelle intime ou collective. Nos partis pris ne sont pas le fruit d'un savoir livresque, ils portent la marque de notre vécu. De l'injustice lisible dans le regard de son daron quand il se trouve au chômage après trente-cinq ans de travail ouvrier, dans les yeux de son petit frère qui quitte le système scolaire à 16 ans sans aucun diplôme, ayant tout juste eu le temps d'apprendre qu'il ne valait rien. Pourquoi est ce toujours les mêmes qui morflent et paient l'addition ? On tente de retranscrire nos interrogation à travers des outils esthétiques : les mots et le hip-hop. Je n'ai aucune affinité avec les partis politiques traditionnels, fussent-ils d'extrême gauche. Mon expérience militantes dans des petites associations étudiantes à la fac de Nanterre ou de la Sorbonne qui m'a beaucoup déçu. J'ai un vrai problème avec la tradition paternaliste qui a le cuir épais. On la retrouve même chez ceux qui sont censés exprimer les intérêts des couches populaires.
Rachid Boulemsamer : Un des chanteurs du groupe dit : « On me demande d'aller voter et oublier toute forme de révolte. » Quelle est votre position par rapport au jeu électorale ?
Hamé :
Je n'ai jamais voté, ni personne dans le groupe. J'ai ma carte électeur, je me suis inscrit sur les listes mais je ne me suis jamais déplacé. Pas même en 2002. C'est ni bien ni mal, c'est un fait. Notre bulletin de vote, c'est ce qu'on essaie de construire. Je n'en fais pas une théorie mais je trouve un peu légers les discours citoyens. Comme si on pouvait rien imaginer en dehors des urnes ! La tendance à culpabiliser les absentéistes depuis le 21 avril 2002 m'énerve. Ce serait à cause d'eux que Le Pen serait arrivé au second tour ! Je m'abstiens. Je ne sais pas si c'est par conviction mais en tout cas, je le fais en toute conscience. La politique, au sens noble du terme, nous intéresse beaucoup. Je pense même que des cours d'instruction politique à l'école, ou ailleurs, sont de première nécessité. C'est un outil indispensable pour tout individu qui souhaite décrypter ce qui l'entoure, comprendre à qui profite le crime et à quelle sauce on veut le bouffer, choper le virus de la critique et du doute, gratter, se situer et pourquoi changer les choses. Mais ça, ce n'est possible à une poignée.
Camille Plagnet : Le rap insiste beaucoup sur la révolte, à ne pas confondre avec la révolution. Il joue sur une ambiguité...
Hamé :
C'est déjà pas mal d'exprimer une révolte. C'est même plutôt sain. Un jeune révolté, aujourd'hui, c'est quelqu'un qui possède une bonne santé mentale. Ceux qui sont résignés ou aigris, se contentent des rêves qu'on leur sert à longueur d'onde de TF1, sont dans un état préoccupant. Après, il existe mille manières de terroriser. Le fait de sublimer sa colère, en créant, c'est déjà mettre à distance l'objet de cette révolte et être en mesure d'agir un minimum sur sa vie et ses astreintes.
Noémie Valin : Le ministère de l'Intérieur a tenté un procès contre vous pour « diffamation publique envers la police nationale ». Vous êtes relaxés...
[Hamé a comparu le 12 novembre 2004, au tribunal de grande instance de Paris pour avoir dénoncé dans La Rumeur Magazine « les humiliations policières régulières » infligées aux jeunes de banlieue et écrit que « les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété ».]
Hamé :
La décision de la juge qui nous a relaxés tenait à la valeur des éléments que nous avons fournis, prouvant que des centaines de frères se sont assassiner par les forces de l'ordre sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété. Avant les procès en appel, on était en passe de créer une jurisprudence. Le système enterre deux fois la victime. Une 1ere, par la mort, une seconde par l'oubli judicaire, le non lieu, l'acquittement. C'est scandaleux. Et ça veut dire quoi ? Que la peau d'un Noir ou d'un Arabe ne vaut pas celle d'un individu lambda dans ce pays ? Cette situation fait étrangement écho à des réalités que nos grands-parents ont connues. La police est une chose et son usage politique en est une autre. Quelles missions lui sont confiées ? Je ne parle pas des proclamations hypocrites sur les frontons des édifices. Garantir la sécurité, la liberté et l'égalité des citoyens, c'est du pipeau. La police ne sert pas à ça. On sait que c'est une arme et entre quelles mains elle se trouve. Ce débat soulève un énorme tabou. A notre échelle, on a mis le doigt dessus. Le fait d'avoir été relaxés une première fois prouve que notre manière de problématiser la question est audible si elle est appuyée d'arguments, de témoignages probants, de mises en perspective, d'éclairages sociologiques, historiques, militants et politiques.
(Pris dans Numéro Spécial Mai 08 - Regards)
Son : "Les Bronzés font du Rap" - Du Coeur à l'Outrage.
Publié par agnese à 21:36:55 dans -Musique / Concerts.. | Commentaires (0) | Permaliens

Quand les flics joueront au caissier
Un scanner à la place du zen
Code barre derrière la teuté
On sera réduit à notre ADN
Acide Désoxyribonucléique ...
Quand les flics joueront au docteur
Déjà qu'ils bataillent avec leur ordinateur
Autant donner encore plus de prétextes
A l'injustice et aux bavures policières
Acide Désoxyribonucléique ...
Rage Mécanique : http://f.l.b.r.free.fr/ragemecanique/
REFUS ADN : http://refusadn.free.fr/
Publié par agnese à 21:26:14 dans -Réactions + coups de gueule | Commentaires (0) | Permaliens
What did you Say?