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Histoire de loup... | 07 avril 2008
C'est l'histoire d'un loup blessé qu'une jeune femme avait recueilli près d'elle.
Il aima ses caresses douces, le calme de ses gestes, et se fit à sa présence humaine, lui si sauvage pourtant.
La jeune femme pansa ses blessures, et le loup se prit à aimer s'endormir à son chevet.
Le temps passant, le loup crut perdre sa nature sans vraiment en avoir conscience.
Il suivait la jeune femme dans sa vie si calme et si douce. Il en vint même à s'habituer à ce rythme si inhabituel pour lui.
Puis, peu à peu, la nature reprit sa place, la blessure s'étant refermée. Dans les premiers temps, sa présence ne posait pas de problème à l'animal; Il s'y était fait, et aimait même cela. Une sorte d'affection protectrice s'était peu à peu installée. Le loup ne cherchait plus les caresses, en fait, seule la présence le satisfaisait comme pour se rassurer que tout allait bien. Et un jour, l'envie de retrouver les bois, les sentiers enneigés, les odeurs sauvages et son mode de vie animale fut plus fort que toute cette quiétude rassurante à un moment de sa vie.
Il s'en défendit au tout début, ne s'attendant pas à ce retour instinctif, il ne l'acceptait pas en fait, comme si soudain tout s'écroulait.
Il avait tant apprécié cette douceur, comment pouvait-il aspirer revenir à la vie si incertaine que lui imposait la solitude de la bête?
Il croyait tout cela fini, sa blessure l'ayant momentanément changé en agneau docile. Mais non, c'était en lui, viscéralement, mais il n'en avait plus conscience. Le loup avait sincèrement vécu ce temps chaleureux et réconfortant. Mais sans malice, alors que la jeune femme s'était plus qu'attachée à sa présence, il ne se sentit plus de recevoir ses caresses car l'appel de la forêt était trop fort, et la peur de la mordre sans le vouloir et la blesser gravement le fit fuir malgré le déchirement évident.
Mais, depuis ce jour, il ne manqua jamais de veiller sur elle du plus profond de ses bois. Elle pouvait entendre son hurlement au lointain.
Au début, ça lui brisa le coeur, mais plus tard, elle comprit que la nature est plus forte que tout, et que c'était dans l'ordre des choses.
Un soir elle le recroisa, et elle devina dans son regard toute la reconnaissance de l'animal jadis blessé. Elle connut alors cette satisfaction d'avoir partagé avec lui des moments de complicité jamais feinte, car la bête est ainsi, sans calculs, toute à ses sensations.
Wolfy
Publié par wolfy68 à 02:01:18 dans Wolfonic3
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