Not' prez il a du vocabulaire et de la culture : il attaque en oxymore, ces temps-ci.
Moraliser le capitalisme financier.
C'est un oxymore : deux mots contradictoires associés dans la même phrase (exemple classique : un silence assourdissant).
Non
seulement c'est un oxymore, et même un double oxymore (il est petit
mais ambitieux, toto Sarko) mais c'est doublé d'une bonne grosse
tentative d'enfler le quidam. Comment rendre le capitalisme, et/ou la
finance, moraux ?
D'abord (oxymore N°1), le principe même du capitalisme, c'est de se rincer à fond. Ce qui signifie qu'on prend la part d'autres, vu qu'on en veut plus que la ration "normale" (morale ?). Le capitalisme ne peut pas être moral.
Ensuite (oxymore N°2), la finance c'est un peu comme le capitalisme, c'est pas fait pour partager... Le requin comme symbole, c'est pas usurpé : les financiers sont des prédateurs, et ils sont aussi en bout de chaine alimentaire, là où les hordes de nécessiteux finissent, et ils les croquent sans aucun état d'âme.
Enfin,
il n'a aucune morale, Sarko. Rectitude, honnêteté, franchise,
droiture ne sont pour lui que des freins à la réussite. Il suffit de
voir comment ce consommateur s'est goinfré depuis son accession au
pouvoir, justement : vacances privées offertes par des copains moraux,
sur un yacht moral, dans une maison américaine et morale. Une
augmentation morale de ses émoluments. Des nominations morales de
personnalités morales (car de gauche ?). Une éducation morale de ses
petits. Une attitude morale avec ses femmes. Bref, Al Capone qui
dirigerait
une mutuelle d'orphelins, on y croirait plus !
Donc, comme d'hab, Sarko : ferme la.
Publié par gebede à 19:20:56 dans Ta gueuuuule !!! | Commentaires (0) | Permaliens
Incapacité totale de travail, inférieure à huit jours, pour le lycéen de 15 ans. Pour le prof, à vie. Suicide : le désespoir d'avoir raté, d'avoir failli, la honte de ne pas avoir été digne de sa mission, d'avoir trahi le service public, l'Éducation...
J'passe de sas en sas
Et mes visites s'espacent
Des ombres s'échinent
À me chercher des noises
Le plus clair de mon temps
Dans la chambre noire
De l'étuve au blizzard
Des coups de latte
Un baiser
Des coups de latte
Un baiser
Des coups de latte
Un baiser
(A.Bashung - J'passe pour une caravane)
Publié par gebede à 22:16:44 dans Education | Commentaires (0) | Permaliens
... et individualisation des profits.
Le monde, enfin gouverné par les libertés, est devenu ingouvernable. La liberté d'entreprendre, la liberté de gagner de l'argent, la liberté de créer son entreprise, la liberté de choisir son fournisseur de service, de produits, la liberté de concurrencer, la liberté d'acheter, de consommer... Ces libertés ont vécu, semble-t-il.
Lorsque le mur de Berlin est tombé, on a effacé un pan de l'histoire du monde en travestissant la vérité : liberté - d'un seul coup d'un seul - ne pouvait exister qu'avec capitalisme. Pourquoi pas ? On a bâti une économie planétaire libérée du joug des législateurs, forcement sclérosants. On a parié sur le réalisme des marchés. On a tout misé sur la régulation induite par la concurrence, selon le dogme libéral, à la recherche du graal qui allait nourrir tout le monde, et ne laisser personne en dehors du chemin de la réussite et de la richesse.
Perdu. Pas pour tout le monde, comme d'hab. Mais ça se voit que c'est perdu. Même les économistes s'en rendent compte et en rendent compte : les banques centrales tentent d'empêcher la dégringolade que personne ne peut empêcher, et surtout pas les marchés, constitués à l'évidence du concentré le plus dense qui soit de connerie et d'absence de jugeotte. Ça se voit que ce système ne marche pas. Lui non plus.
Une fois
cette vague passée, que restera-t-il ? Un pétrole cher, une économie
fragilisée, des gueules de bois, des nouveaux riches. Mais une chance :
celle de réfléchir et de tenter de bâtir un truc solide, en regardant
plus loin que le bout de ses orteils cette fois-ci.
Publié par gebede à 23:45:38 dans Ta gueuuuule !!! | Commentaires (0) | Permaliens
Wainwright, Rufus.
Talent... Textes, écriture, voix, interprétation. Rufus, j'aime. Homo, hétéro, discussion stérile et idiote. Bach
était-il hétéro ? Qui sait ? Quelle importance ? Rufus, j'adore !
Vas-y, Rufus : "Go, or go ahead".
Rufus wainwright. go !
Publié par gebede à 00:17:59 dans Voix | Commentaires (0) | Permaliens
En 1973, Pink Floyd sort l'album "the dark side of the moon". Parmi les titres de cet album figure "the great gig in the sky" : un peu moins de 5 minutes d'harmonies, et une improvisation vocale de la choriste Clare Torry absolument splendide, dynamique, émouvante, dévastatrice, prodigieuse. La légende veut que Clare ait été payée 30 livres.
Le morceau débute par un texte lu, une voix d'homme :
"and I am not frightened of dying, any time will do, i Dont mind. why
should I be frightened of dying? Theres no reason for it, youve gotta
go sometime."i never said I was frightened of dying." Je n'ai pas peur
de mourir, rien à faire, je m'en fous. Pourquoi aurais-je peur ? Il n'y
a aucune raison, faut bien partir à un moment. Je n'ai jamais dit que
j'avais peur de la mort.
David Wright, clavier du Floyd et compositeur de "the great gig in the sky" vient de mourir.
Publié par gebede à 20:40:57 dans Voix | Commentaires (2) | Permaliens
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