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Base élèves | 10 novembre 2008

En voila une autre, de belle idée. En enlevant l'emballage, il reste pour l'essentiel (= ce qui effectivement restera) un numéro et des infos. On numérote les enfants à 5 ans, et c'est parti pour 35 ans.

Le fichier "Base Élèves", officiellement on n'en fera rien. On détectera les petits un peu remuants, ou qui présentent un delta dans l'une ou l'autre façon d'être, dans le comportement, et on le notera. Juste noté, promis. Les instits et directeurs recueilleront les informations, pour qu'elles soient juste notées. On ne sait pas exactement ce qui est noté, mais c'est pas important. C'est tellement peu important que les enseignants qui refusent de faire remplir les formulaires ont des difficultés sérieuses avec leur administration, retenues sur salaire par exemple, ce qui fait vite mal vu ce que gagne un instit. Une petite remarque en passant : à ceux qui trouveraient normal qu'on sanctionne des fonctionnaires qui refusent d'obéir, qu'ils pensent à la France de 1940 par exemple.

Donc, on y est presque : un grand fichage généralisé. Parce que le danger, il est tout entier dans ce que les machines bien programmées vont savoir réaliser en croisant les dizaines de fichiers qui, pris isolément, sont anodins. Par exemple, un suivi de scolarité croisé avec les fichiers sécurité sociale et suivi bancaire. Moi je ne sais pas ce que ça donnerait, mais il est certain qu' un jour ou l'autre ces mixages seront faits, peut-être simplement pour voir... Et personne ne sait ce qui pourrait en résulter.

On a l'impression d'être en présence de responsables politiques paranoïaques, persuadés qu'il se trame en permanence des complots contre la sécurité de ceci-cela, et qui agissent comme si la sureté de l'État dépendait du nombre de fichiers disponibles. Qu'ils se souviennent de la Stasi, de la Securitate...

Pour en revenir et conclure sur base élèves, quelle vision du monde ont ces types (Sarkozy, Bertrand, Darcos, etc.) persuadés qu'à 5 ans tout est dit, tout est déterminé ?

Il parait que le petit Nicolas, à 5 ans, était infernal. Heureusement qu'en ce temps là, base élève n'existait pas.

Publié par gebede à 10:36:39 dans Education | Commentaires (0) |

Allons enfants | 09 novembre 2008

C'est la dernière de Brice de Clermont. Il a surement repris du rab à la fontaine de connasserie, comme d'hab (il est peut-être téléguidé, rouquemoute, mais c'est quand même un "client" en or ; il n'en loupe pas une, hein. Carton plein à chaque sortie).

Pour faire court, les étrangers devront connaitre les paroles de la Marseillaise. Je dois être étranger, et pas intégrable, ni assimilable, vu que je ne les connais pas -moi- les paroles de la Marseillaise. Et puis, sincèrement, qui connait les paroles de la Marseillaise, hein ? Les rugbymen, les footbaleurs, les tenismen, les flying-dutchmen ? Mais personne ne connait les paroles de la Marseillaise ! Pas même ce con d'Hortefeu, ou alors il vient de les apprendre en loucedé, des fois qu'un journaliste retors et complice (si, si : plein la télé !) lui demanderait à brûle-pourpoint "dis-donc, mon chéri, tu les connais, toi ?"

Encore une fois, Brice : arrête ! Tu n'es pas obligé de porter la connerie à ces altitudes, je t'assure. Tu n'es pas forcé de choisir sans défaut la plus grasse, la plus grosse, la plus crade des conneries du moment. Rien ne t'impose cette exigence dans la médiocrité, dans le renoncement à la réflexion. Et puis zut, à la fin :

Brice, cesse ! Brice, trisse-toi !

Publié par gebede à 23:50:40 dans Ta gueuuuule !!! | Commentaires (0) |

philanthropes | 09 novembre 2008

Les financiers philanthropes s'occupent de maintenir la civilisation et l'ordre sur la planète. Ils sont investis (!) d'une mission quasiment impossible : sauver l'ordre économique du monde. En effet, ne pas continuer par exemple à exploiter comme des sangsues les richesses du sud, les trésors du sud, les indigènes du sud... serait irresponsable : l'ordre du monde en serait changé, dérange, bouleversé.

Alors, les philanthropes alignent les milliards de brouzoufs sur la table des pays qui en ont déjà plein (vu qu'ils les fabriquent, les billets brouzoufs) mais plus assez : ils ont perdu un bon paquet de billets, de devises, de money, de cash. On ne sait pas où c'est parti, tellement c'est volatile ces trucs, mais il en manque pour faire tourner la machine stérile.

Une fois les bornes dépassées, il n'y a plus de limite parait-il. Nos dirigeants, lécheurs de miches grasses, ont depuis longtemps dépassé le stade du ridicule et ont explosé leur niveau d'incompétence depuis belle lurette en s'abaissant, de pragmatisme en réalisme, à tuer le public et le collectif sur l'autel de l'intérêt de quelques soi-disant puissants.

Que reste-il, une fois l'honneur éteint, hein ? Sarkozy, ici. Berlusconi, là.

Allez, courage, plus que quelques temps légers avant la dégringolade. On y va, putain, on y va... 

Publié par gebede à 00:03:16 dans Guerres | Commentaires (0) |

Faillite | 31 octobre 2008

Les banques en faillite, entraînant les états, les nations. Nous y sommes.

Le système a failli.

Tout ce qui mène le monde depuis 40 ans, avec les excès indécents de ces 20 dernières années (Thatcher, si tu nous lis...), le pragmatisme économique qui éjecte les faibles de la société, le réalisme qui éjecte les emplois dans des zones de non-droit, toute cette violence soi-disant inéluctable -le prix à payer pour tout ce confort-, tout cela a failli.

Ça ne marche pas, point barre. Le capitalisme ne fonctionne pas. Les états complices ont beau mettre tous mes sous à renflouer les banques voyoues, ça va se casser la gueule. Il faut que ça se casse la gueule.

Bah oui, que ça se viande, enfin ! Moi, j'ai pas beaucoup à perdre, et la saloperie qui assèche les mers, qui affame les miséreux, qui intoxique l'atmosphère, je l'ai assez vue. Mais putain, que le pétrole monte enfin à son coût réel : celui d'un produit rare qu'on gaspille comme des cons à faire rouler des camions d'un bout à l'autre de la planète. Que le fric disparaisse, qu'il continue à se volatiliser. Que les hordes de pauvres déboulent pour tenter de survivre, chez nous les riches, ils sont légitimes : ils crèvent de faim, on gaspille.

Cette faillite est la meilleure chose qui pouvait arriver : la planète va mal, et la crise est l'occasion d'ouvrir les yeux sur les vrais problèmes. ll faut juste du courage et de l'intelligence.

Publié par gebede à 09:38:06 dans Guerres | Commentaires (1) |

2*-3=-6 | 29 octobre 2008

-6, m'sieur, c'est la calculatrice qui l'a dit.

Et hop, la cata. MM. Casio, HP (hewlett-Packard), et probablement TI (Texas-Instruments) ont choisi de contribuer à rendre les gens cons. Pourtant, quels outils formidables que ces calculatrices à 15 euros.

Explication, quand même : on ne peut pas (= c'est mal, c'est interdit, c'est pas beau... Mais surtout : ça n'a pas de sens !) faire suivre 2 -deux- signes opératoires. Exemples : 3/*5 ou 2-+6 ou encore 2-*3/+5. Et plein d'autres.

Lorsqu'on dote des adolescents, et de jeunes adultes, d'outils aussi crétinisants, on peut être animé de plusieurs intentions. Ce qui est certain, c'est que quelle que soit l'intention, le résultat est le même : on produit du con. Du con TF1, du con M6 : "mais m'sieur, moi ma calculatrice elle trouve pas comme vous". Bah ouais, fils, tu l'utilises comme un con. Comme ta télécommande télé, comme ton téléphone portable, comme ton scooter.

Tu vois fils, tous tes amis de maintenant, ils se foutent de ce que tu seras dans 10 ans. Moi pas.

Publié par gebede à 19:59:55 dans Education | Commentaires (0) |

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