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farniente

galerie de peintures

Bonjour

Amicizia corsu

la tête dans les nuages.
> les pieds sur terre

Vendredi 3 Juin 2005
Purtivichjacci
Corpu à balisgia
A frebba li tumba
E l'acqua l'ingrisgia
- ( Habitants de Porto-Vecchio, corps en valise, la fièvre les tue
-Et l'eau les vieillit prématurément)
-

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Ont pris le maquis..!

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Un centenaire corse | 24 avril 2005

Publié par rans à 23:04:33 dans Mes cartes postales anciennes | Commentaires (0) |

Chant | 24 avril 2005

Publié par rans à 19:57:48 dans Mes cartes postales anciennes | Commentaires (0) |

Deux freres | 24 avril 2005

 

Dans un petit village de montagne l'histoire palpitante de deux frères séparés par un bout de rue.

 

Dominique et Ange vivaient depuis leur naissance dans ce petit village accroché au flanc de la montagne au plus profond de cette île, presque en son centre. Ils n'avaient rien vu d'autre que ce paysage de rochers à nu clairsemés par endroit d'une maigre végétation qui s'accrochait desesperement grâce à l'eau accumulée lors des orages fréquents. A les voir on pourrait les confondre, leur ressemblance allait jusqu'à copier leur tenue vestimentaire, la même casquette vissée sur les oreilles, le même treillis de chasse,  jusqu'à la même marque de cigarette vissée éternellement à leurs lèvres depuis l'époque où ils avaient failli partir au service militaire qu'ils n'avaient pas fait, leurs parents étant décédés de la grippe espagnole.

Une chose différait entre eux lorsque l'on prenait le temps et que l'on pouvait les voir se mouvoir, c'était la démarche de l'un des deux, une légère claudication permettait de faire savoir aux initiés qu'il s'agissait d'Ange et non pas de Dominique.

Mais surtout ce qui permettait de les reconnaître de manière flagrante c'est que chacun avait son bout de territoire, un peu comme les chats au sortir du logis. L'espace de Dominique allait de la maison qu'ils partageaient tous deux à l'entrée du village jusqu'à la charcuterie à une centaine de mètres plus loin. Celui de Ange commençait de la charcuterie jusqu'à la boucherie à aussi environ cent mètre encore plus loin.

Dominique avait sa chaise près de la maison, Ange s'asseyait sur le banc de pierre face à la fontaine ou alors cinquante mètres plus loin sur le parapet d'où il pouvait voir l'intérieur du bar et derrière lui les montagnes qu'il ne regardait plus depuis de nombreuses années, trop habitué à leur présence. Les voitures de touristes s'arrêtaient souvent à cet endroit pour admirer le paysage, il ne faisait pas attention à eux, il faisait partie du paysage.

Tous deux passaient leurs journées à arpenter leurs territoires du matin 9h00 jusqu'à l'heure de la soupe, il n'y avait que par temps de pluie ou de neige qu'ils ne sortaient pas. Ils vivaient seuls personne ne les attendait. Vous pouviez savoir l'heure à la position qu'ils occupaient. Assis sur leurs fesses ils regardaient passer les voitures depuis leur enfance, ils en connaissaient toutes les marques et savaient en reconnaître le bruit avant qu'elle ne passent devant eux au sortir du virage. Ils parlaient très peu, juste un petit geste lorsque passait une connaissance. On ne savait pas de quoi ils vivaient, peut être d'une pension, mais on ne les avait jamais vu travailler.

Un matin, Dominique n'est pas venu s'asseoir sur sa chaise, on a aperçu Ange se rendre à l'église. De ce jour là, on n'a plus vu aucun des deux frères et le banc et la chaise sont restés là, vides.

Publié par rans à 15:03:41 dans Fuchsia pourpre | Commentaires (0) |

Bergère | 24 avril 2005

Publié par rans à 08:35:59 dans Mes cartes postales anciennes | Commentaires (0) |