Selon lui, ce bar était fréquenté par des truands corses braqueurs pour la plupart. Mais ce qui me paru le plus intéressant c'est un passage sur l'origine du nom du Bar : son patron, un tatoué ancien tôlard, père de famille nombreuse et grand amateur de jupons aurait perdu l'usage d'une de ses mains lors du massacre, un des tueurs la lui aurait arrachée avec ses dents. Le patron queutard serait bédéphile et aurait attribué le nom de l'établissement à une de ses lectures.
Captivé par mon décryptage je fus surpris par une pression légère à l'épaule, une main gantée caressait ma veste. Cette main n'était pas seule, je la prolongeais envahi par un parfum envoûtant et je dois vous avouer que le spectacle en valait la peine. Je suis loin d'être un homme petit, mais là ce que je vis me surpassait d'une tête. Elle avait un visage d'ange c'est la réflexion qui vint à mon esprit en premier, sa robe rouge ensuite et enfin une paire de jambes fuselées interminable. Je n'avais jamais rien vu de si beau et je faillis engloutir ma cigarette.
Comment se fait-il qu'un être semblable s'intéresse à moi ? Elle avait un accent charmant et son haleine était divine, près de moi, elle murmura dans un gazouillis :

» Octave Sproutch. ? »
Je voulus lui répondre mais les mots se bousculèrent dans ma gorge et je ne pus émettre qu'un vague gargouillis d'évier.

« Mr Sproutch, je dois vous avertir qu'ils sont à vos trousses » m'embaumât elle.
« Euh....Euh... pourquoi... » Ses yeux somptueux se plissèrent accentuant ma liquéfaction. Dans un souffle elle jeta : « Rendez vous à Marseille » et elle disparut avant que je ne puisse comprendre ce qu'il m'arrivait. Les types au comptoir me regardaient bizarrement comme s'ils venaient de voir un remake de « Casablanca ».
Vous dîtes..?