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Vendredi 3 Juin 2005
Purtivichjacci
Corpu à balisgia
A frebba li tumba
E l'acqua l'ingrisgia
- ( Habitants de Porto-Vecchio, corps en valise, la fièvre les tue
-Et l'eau les vieillit prématurément)
-

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Cincle Plongeur | 17 avril 2005

Publié par rans à 18:31:25 dans Photos de Corse | Commentaires (0) |

La Confrerie des Redempteurs. Chapitre XIII | 17 avril 2005

Où nous découvrirons que contrairement à ce que l'on dit la curiosité n'est pas toujours un vilain défaut.

                                   Et maintenant je me retrouvais enfermé dans cette chambre monacale en possession des bribes d'un puzzle mettant en jeu mon existence et surtout celle de mon épouse. Je jetais un œil à la fenêtre, l'appartement était au sixième étage d'un immeuble vétuste, la fenêtre donnait sur une cour sordide, le long du mur une gouttière branlante à laquelle je ne pouvais confier mon existence. « Me voilà beau » pensais je.  Et cinnie, que faisait elle, était elle également enfermée, sa chambre était contiguë à la mienne, je toquais au mur, aucune réponse...Je redoublais, impatient, toujours rien. 

                                En désespoir de cause, j'essayais de forcer la porte, trop solide ! La serrure était résistante. Je m'assis au coin du lit. Hurler ? pour quoi faire, qui viendrait me sortir de là ? J'étais plongé dans mes sombres pensées quand j'entendis derrière la porte un crissement d'ongles et un chuchotement. «  Oscar, Oscar... »C'était Cinnie. Je me précipitais vers elle. «Cinnie.. ? Tu n'es pas enfermée ? « 

« Si, répondit elle, je l'étais mais j'ai réussi à sortir grâce à mon peigne métallique, je vais t'ouvrir ! ».

                                    « Bravo Cinnie ». Je l'entendis fourrager le pêne pendant un long moment. Et enfin, la porte s'ouvrit. Nous tombions dans les bras l'un de l'autre et je l'embrassais avec fougue, elle se fit fondante comme un chocolat.  Notre embrassade ne put durer longtemps car déjà du bruit se fit entendre dans les escaliers. C'était Inès, la sorcière, qui montait les marches. J'avisais un placard dans le couloir où l'on se réfugia prestement. J'entendis Inès marcher dans le couloir et   pousser un cri devant ma porte ouverte. 

Il n'y avait pas à hésiter, je sortis dans le couloir et je me jetais sur elle. Je la saisis à plein bras en la repoussant contre le mur je lui appliquais une main sur la bouche. Elle avait les yeux exorbités et me regardait avec une méchanceté glaciale.

« Ne bougez pas, ne criez pas ou je vous tord le cou lui dis-je » Mais cette vipère avait du répondant, je sentis la lame d'un couteau me percer le bras. Je lui envoyais un violent uppercut au menton et elle tomba dans les pommes à mes pieds. Devant cette violence Cinnie resta figée nous regardant tour à tour la bouche ouverte. Je la pris par le bras et l'amenais aux escaliers. Et tout doucement en évitant de faire grincer les marches nous descendîmes vers le salon. Arrivés au bas des marches j'entendis des voix provenir d'une pièce attenante qui devait être la petite bibliothèque que j'avais entrevue la veille.  Je fis signe à Cinnie de ne pas bouger et je m'approchais silencieusement de la porte en chêne menant à cette pièce. J'approchais l'oreille du bois et j'entendis distinctement deux personnes échanger des paroles...

---Le premier qui parlait et que je reconnu comme étant Dono Cafarelli disait :

---« Il n'y a rien à craindre, ils sont enfermés. Ce qui me chagrine c'est que je n'ai pas trouvé le bijou dans leurs affaires. Cet Oscar Sproutch est moins bête qu'il en a l'air. »

---L'autre répondit : » Il faut les faire parler, nous sommes presque au but. Ce n'est pas deux petites gens qui vont faire échouer l'œuvre, tout de même. Il faut que vous fassiez plus, utilisez la torture s'il le faut mais nous voulons des résultats.. !S'il le faut confiez les à un Glu-Tan, vous verrez qu'il parleront très vite ne serait ce qu'à la vue d'un de nos meilleurs robots. Vous avez vu leur œuvre dans le train ? »

---« Et bien, répondit Dono Cafarelli, justement, je ne suis pas très confiant en leurs actions, trop de violence aveugle, il serait capable de les déchiqueter avant qu'ils ne parlent. »

---« Peu importe, répondit l'autre voix avec un ton courroucé et il martela ses termes : je veux des résultats, nous n'avons perdu que trop de temps ... ! »

Et là-dessus j'entendis un bruit de chaises que l'on repousse, comme s'ils se levaient tous deux..On ne pouvait rester plus longtemps là...

Je fis signe à Cinnie, et faute de connaître les lieux, nous avisions une petite porte, genre porte de cave. Elle n'était pas fermée, des escaliers descendaient vers un étage inférieur. Cet appartement était un véritable labyrinthe.

Cet escalier permettait d'accéder à une pièce voûtée, meublée et décorée comme au moyen age. 


Publié par rans à 09:24:52 dans La Confrérie des Redempteurs | Commentaires (0) |