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Vendredi 3 Juin 2005
Purtivichjacci
Corpu à balisgia
A frebba li tumba
E l'acqua l'ingrisgia
- ( Habitants de Porto-Vecchio, corps en valise, la fièvre les tue
-Et l'eau les vieillit prématurément)
-

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Ont pris le maquis..!

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La Confrérie. chapitre II | 30 mars 2005

                               l' Etoile Polaire.

                    Où l'on découvrira le pourquoi du comment de "l'Etoile Polaire"
Inutile de vous dire que la nuit du 24 au 25 ne fut pas une des plus glorieuses pour moi. Cauchemars et réveils en sursaut au programme. Le matin à 7h00 j'étais debout et le premier à préparer le petit déjeuner à la grande surprise de Simone ma dulcinée, pourtant il n'y a pas plus attentionné que moi. Mr François informé de l'épisode de la veille m'avait donné ma matinée. Un bisou à Simone, une caresse à Capi et en voiture pour le 36.
Au planton devant le bâtiment je demande : « Mr Giffron, Brigade Criminelle ».
  « A gauche dans la cour, 3° étage droite ».
 Je m'engouffre sous le porche, la cour et grimpe l'escalier en colimaçon, jusqu'au palier indiqué débouchant sur un genre de hall avec en son centre un puits de lumière et un trou énorme  par lequel d'un étage à l'autre des personnes s'interpellent. J'avise un passant affairé et lui demande le bureau de Giffron.
 4° porte à droite, je toque et entre en réponse à la voix peu amène qui m'y invite. Dans le bureau mansardé, encombré de meubles et exigu, affalé sur une vieille chaise brinquebalante mon hôte m'interpelle tout de go, même pas le temps de respirer : 
    »Va falloir m'expliquer ce que vous faisiez dans cette allée.. ? ».
Je lui ré explique les événements de la veille, faut croire qu'il est lourdingue que je me dis. Pendant que je parlais, l'homme ne semblait même pas m'écouter, « pas étonnant ». Arrivé à la trilitère phrase « l'étoile polaire », je le devance et déclame : « comme c'est bizarre ». A cette évocation,  pour la première fois il dirige son œil torve vers moi, j'en frissonne encore :
   « Pas si bizarre que cela » jette t'il énigmatique.
 J'objective : « Pourquoi.. ? » Il s'éclaircit la voix et me jette en pâture : 
   »l'Etoile Polaire » c'est un bar de Marseille où il y a eu un massacre la semaine dernière ».
  
  Je pousse mon avantage : « Une fusillade ». Son œil se plonge à nouveau en moi :
    »Non, un vrai cannibalisme, mais passons vous trouverez tout cela dans les journaux je ne suis pas Fogiel.. !»
Là, je compris qu'il ne fallait pas en rajouter, je coulais mon regard vers le plancher à la recherche du moindre cafard et lui s'affala un peu plus sur sa chaise le regard dans le vague un peu comme Sherlock Holmes dans le chien des Baskerville...  Le silence dura, interminable, enfin après un toussotement :
    « Bonne journée...Au revoir »
 C'est à peu près cela, sans la dame

Publié par rans à 19:15:19 dans La Confrérie des Redempteurs | Commentaires (0) |

La Confrérie . Chapitre I | 30 mars 2005

--- Bon je suis pas colérique, mais de là à m'envoyer une bombe atomique, me privant de tortilla, parce qu'un gamin a mis une claque à un autre...
 
Tout avait commencé dans la cour de l'école de Champigneulles. Oh rien de bien grave, le fils du Maire avait tiré une claque à celui du boucher, rapport que ce dernier l'avait traité de morveux, le fils du boucher avait répondu en pétant le tibia du petit Maireliton.
Le Maire avait été trouvé le boucher, l'avait secoué, ce dernier avait sorti sa carabine et pan un trou en pleine poire du coq du village.
La Police avait arrêté le criminel carnassier, mais ça s'était gâté, les commerçants s'étaient mis en grève. Le Préfet était venu pour rétablir le calme, manque de pot à son arrivée, la foule n'a rien trouvé de mieux que de l'enfermer dans l'école.
Les CRS ont débarqué, des barricades ont été élevées, et les coups de feu sont partis. A l'assemblée l'opposition a sauté sur l'aubaine, et a demandé la chute du gouvernement. Et voilà t'y pas, qu'un engliche, un rosbif, a critiqué la politique de ces idiots de froggies. Les ambassadeurs ont été rappelés, et des menaces de rétorsion ont été proférées. Là dessus un sous-marin à hélices froggy a harponné un escorteur rosbif. Des troupes ont été envoyées à Guernesey et Jersey et les îles ont été prises. Les ricains s'en sont mêlés et ont menacé d'intervenir...J'étais cool, à me dorer la pilule au soleil sur la plage aux Baléares, devant une tortilla aux champignons, j'ai vu passer une drôle de fusée...Bon, enfin c'est ce que je croyais du moins jusqu'à ce que je me réveille...

                                           Tenue de nuit

       En fait mon existence était moins compliquée, j'avais même une petite vie peinarde...Vous êtes curieux vous... D'accord, d'accord, je suis fossoyeur, mais pas un fossoyeur triste comme certains que je connais et dont je ne citerai pas les noms... ni un buveur comme la légende populaire le laisse entendre. Non, je suis un fossoyeur cool, un tendre en quelque sorte et parfois même un peu trop tendre, enfin c'est ce que ne cesse de me répéter francois le responsable du cimetière, lui c'est un Monsieur, il a la classe dans ses habits de circonstances. Il voudrait que je le prenne pour exemple, il me donne parfois des cours le soir au « bistrot des trotteurs » en face de l'église après le boulot.Lui devant un petit blanc, moi devant un grand noir.


Mais qu'est ce que je disais.. ? Ah oui, mon existence était moins compliquée...Jusqu'à ce que...Oui, oui, c'est bon, je reprend depuis le début. C'était le 24 Mai, je m'en souviens car c'est le jour de l'anniversaire de mariage de ma sœur Monique. Donc on venait tout juste de pelleter une tombe allée 38 du cimetière, restait plus que moi et Joseph le cagnard*, j'avais chaud plus que de coutume et j'avais profité de l'absence de Mr François pour virer ma veste ; de toutes façons la  
famille s'était cassée. La vieille était dans la boite, pas question de s'éterniser, direct le notaire et les pépettes. ...
La tombe... le cagnard, il est sourd comme un pot, d'ailleurs question échappements il s'y entend, bon passons... Moi, par contre j'ai l'ouie, et plus que fine. Dernier mouvement, je balance la terre, et là, j'entend un gémissement, quelque chose de pas très chrétien, du genre qui vous glace le bas du dos et vous remonte jusqu'au rachis.
Inutile de demander à Joseph d'où cela venait, je bloque mon geste et je dresse l'oreille. Le gémissement reprend, je me dis : « elle est encore en vie la vieille.. ! » Zut, va falloir ouvrir. Lorsque là, plus clair, c'est maintenant un râle qui repart. Pas possible que cela vienne de la fosse, cela avait plutôt l'air de venir de l'autre côté de l'allée, la 37. Je laisse Joseph en plan, pas le temps de lui expliquer faudrait trois heures et j'enjambe le marbre de la tombe d'en face sans peter les pots de fleurs sinon qu'est ce qu'il me mettra le François. Et là, derrière la tombe, à même le sol, quelque chose qui gigote encore, sur le coup j'ai cru qu'il s'agissait d'un sac, en fait il y avait bien un sac mais  au bout une main qui  tenait  l'anse, et cette chose était engloutie dans un énorme imperméable.
                                      Un peu comme celui-ci
Un imperméable au printemps, que je me dis. ? Je me précipite et bouge le vêtement, et là, qu'est ce que je vois. Un petit bonhomme, un gnome, avec une tête pas possible et un rictus effrayant, faut dire qu'il devait avoir mal le bougre. Il était couché sur le ventre, la joue contre terre. Je le retourne et sur sa chemise, un liquide rouge qui suintait à tout va. Il faisait des « blurps » et des « blorps » pas très rassurants. On dirait qu'il voulait me causer. Je rapproche mon visage de sa trogne et là voilà t'il pas qu'il cause. Oh pas longtemps rassurez vous, tout juste trois mots : « l'étoile polaire » et basta, il clams...  
J'étais là penché sur le gnome, quand tout à coup, un morceau de pierre m'éclate au visage et le bruit d'une détonation suit fracassant. Je rejoins l'homme à l'imper dans sa posture d'indien écoutant passer les trains et j'ai tout le juste le temps d'apercevoir en plongeant un chapeau noir qui disparaît entre un ange et un crucifix en direction de la sortie.
Portrait robot: c'est lui, mais de dosJe me relève et fonce vers Joseph, non pas pour avoir de l'aide mais pour lui emprunter son portable Sagem antédiluvien afin d'appeler les flics, car c'est tout de même pas moi qui vais me colleter l'enquête. Faut pas croire, je vous vois venir...

Je vous passe les détails du sempiternel : « Vous avez demandé la Police, ne quittez pas...etc.. », le temps que les Pinots décrochent j'étais retourné prés du refroidi, et comme çà mine de rien, je te balance un coup de savate dans le sac qui s'ouvre...Mamma Mia, voilà t'il pas qu'un flot de biffetons se répand sur le gravier et mon Joseph qui déboule sur ces entrefaites et se met à rouler des yeux comme des billes. « Eh le vieux calanche pas que je lui dis, les lardus vont arriver, aides moi à remettre tout cela dans le sac, qu'ils croient pas que... » Nasillarde une voix se fit entendre dans le bigorneau : » Ciat La Villette vous désirez.. ? ».. » Oh moi, pas grand-chose, y a juste qu'il y a un quidam qui a ravalé son bulletin de naissance dans un carré du cimetière et qu'on a besoin de votre aide.. »...Le nasillard faillit s'estouffailler dans le conduit : »Ne bougez pas, ne touchez à rien, je vous envoie un équipage » Et toc, il raccroche.
                               La Police est une vieille dame, elle se meut lentement, mais quand elle est dans le pré, garez vos vaches »  qu'il disait mon cousin Fernand. Et bien là, elle s'est meut plus vite que le TGV. Même pas cinq minutes plus tard ils étaient là, ou plutôt il était là. « Inspecteur Giffron Police Judiciaire » un grand type avec un naze aussi long que mon casse dalle de midi et un horrible accent du Poitou.

Comme lui à gauche
 « Va falloir m'expliquer » qu'il semblait adorer répéter. Moi, je lui dit tout ce que je savais, jusqu'à la sibylline « étoile polaire ». D'ailleurs à ce propos lorsque je lui en parlais le Giffron sursauta. Vous avez dit : »l'étoile polaire » comme c'est bizarre, répéta t'il à trois reprises.
Après les photos, dressage de plans et tout le tralala de l'enquête de Police et alors que le corps regagnait le fourgon, Giffron me remit une convocation pour le lendemain matin au 36 Quai des Orfèvres, le Saint des Saints de la Police de papa.
*Les copains et moi avions donné à Joseph le surnom de "cagnard" car tout jeune en Afrique il avait été victime d'une insolation qui l'avait rendu sourd et un peu biphasé.
                      ( à suivre )

Publié par rans à 18:23:45 dans La Confrérie des Redempteurs | Commentaires (0) |

La Confrerie des Redempteurs | 30 mars 2005

                                  La Confrérie des Rédempteurs.

                  

Une mesaventure : Non
Une de mes aventures : Non

Un thriller fulgurant...Un feuilleton cybernetique, humoristico-galactique, quelque chose qui prend pas trop la tête quand on désire s'économiser la santé et éviter d'entrer dans l'épidictique...
Un drame : Oui...Surtout quand on est fossoyeur et que l'on a l'habitude de les voir raides plutôt qu'à vos trousses...Mais chut..Omerta oblige! Eugène Sue me regarde..Cette histoire étant évolutive, venez de temps en temps consulter ce texte afin de connaître la suite...

                         Allée de cimetiere

Publié par rans à 18:19:57 dans La Confrérie des Redempteurs | Commentaires (0) |

Maison corse | 29 mars 2005

 

Publié par rans à 23:01:12 dans Mes cartes postales anciennes | Commentaires (0) |

Maison de Christophe Colomb à Calvi | 29 mars 2005

 

Publié par rans à 22:56:11 dans Mes cartes postales anciennes | Commentaires (0) |

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