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le parapluie rouge

Me, myself & Aïe

Comment je suis (re)devenue moche. | 27 septembre 2007

Dans une vie antérieure (comprenez : le cruel passage de l'adolescence), je faisais partie de la catégorie numéro deux : les moches. Parce que dans la jungle du collège, c'était ça et j'imagine que ça l'est toujours (Dieu merci ça n'a pas duré éternellement) : les populaires d'un côté, les moches....de l'autre. Catégorique. Irréfutable.
Pas le bon jean de chez machinchose, pas le sac estampillé Tartanpionbidule sans parler les binocles couvrant la presque totalité de ce qui me servait de visage, de la ferraille dans la bouche etc... et j'en passe : Moche, j'ai dit.

Et puis arrive le lycée, la fac et les rôles commencent à s'inverser. La pinup de 4ème C est devenue complètement has been, tout le monde lui est passé dessus, l'intérêt est mort désormais. Certes, il y en a toujours pour tomber dans l'excès et reprendre le flambeau des midinettes. On ne peut pas leur en vouloir, chacun sa part de vice, sa soif de revanche.

Eh bien mon heure était venue. Alors biensûr que non je ne tortillais pas du popotin mais il n'est pas faux que le mâle venait s'aglutiner au portillon, ce qui n'était pas pour me déplaire, soyons francs.

J'ai donc pris goût à la séduction ce qui a permis à mon ego de prendre un (tout petit) peu de volume afin de regonfler la confiance en moi-même que j'avais alors laissé en route à force d'entendre des horreurs à mon sujet (pour lesquelles je ne pouvais rien faire, si ce n'est maudir mes parents à vie pour avoir des gênes incompatibles) proférées par des ex-beaux que je pointerais volontiers du doigt aujourd'hui en me tenant la panse, mais je ne mange pas de ce pain là.

Ainsi, le reflet que j'avais dans le miroir et dans la pupille de certains mâles intéressants me plaisait. Jusqu'à il y a une semaine, où le drame s'est avéré.

Obnubilée par la symbolique du "je commence une nouvelle phase" qui consiste à changer d'état d'esprit en même temps que de culotte, de garde robe, de disposition des meubles et de tête, je décidais d'en venir à bout de cette houpette du diable qui cachait mon front pour une nouvelle coupe dégotée dans un de ces foutus magazines pour écervelée avertie dont je devrais stopper net toute lecture.

Le rituel du coiffeur est intimement associé à cette phase de reconstrution du moi extérieur (en profondeur, je reste toujours aussi stupide, c'est pas compris dans le kit). Une fois par an, donc(depuis l'année dernière, tsseuh), je me paie ce luxe afin de recommencer avec une tignasse qui pourrait pousser dans le droit chemin si je ne la menaçais pas tous les mois à coup de ciseaux hystériques (les femmes sont incompréhensibles par moment).

Voilà que je piétine, supplie puis oblige le garçon patient et masochiste qui partage ma vie à m'accompagner au temple de la reconstruction du soi : le salon de coiffure.

Argh, je la vois elle est là, ciseaux en main à me sourire narquoisement. Elle sait. Je le sens. Elle sait qu'elle va ruiner ma vie en même temps que mon portefeuille. L'espace d'un instant mes pieds m'indiquent la marche arrière mais je fonce comme un bélier borné que je suis, la boule au ventre sans réfléchir. Je cours à ma perte.

La voilà avec les même ciseaux au dessus de ma tête. A l'intérieur (de ma tête), ça hurle d'injures (envers moi-même) mais je me dis que quoiqu'il advienne, les cheveux : ça repousse et que les chouchous, les cagoules et les pinces c'est pas fait pour les chiens.

J'ouvre l'oeil et je vois quelqu'un d'autre dans le miroir qui me fait face. Il y a une fille aux cheveux hypra lissés dégradés, frangés qui me regarde. Sa tête ne va pas du tout, mais alors pas du tout avec le reste. Je pense que j'aimerais ne pas être elle. Trop tard.

Le même garçon très patient et soucieux de rester en vie qui partage la mienne (de vie), me complimente et je pleure intérieurement parce qu'une fois l'effet hyperlissé dissipé je vais retrouver la forêt amazonienne en plus court, ce qui va donner en somme un gros brouillon improbable.

Parce que la miss aux ciseaux elle a fait du grand n'importe quoi. Je ne suis pas coiffeuse, certes, mais j'ai appris la géométrie à l'école et question symétrie la belle devait avoir la gastro le jour de la leçon.

Oui, ça repousse, oui, oui et re-oui il y a des choses plus graves dans la vie que de ne plus ressembler à rien. Je crois que l'an prochain je vais songer à changer de cervelle. Autant neutraliser le mal à la source.

Publié par petite lune à 22:46:28 dans 2007 | Commentaires (0) |

Rétrospective emailienne d'un festival merveilleux un mois plus tard | 26 septembre 2007

ROCK EN SEINE 2007 (de zÖ à mÖ)


Le premier jour,donc. La première vision musicale qu'on a zappé rapidos c'est celle de ROCK'N'ROLL un groupe de jeunes parisiens proutprout lookés à mort issus de la vague pseudo rock copieurs des LIBERTINES (pouark) alors on a filé à un concert de hip hop, excellent, par ailleurs : DIZZEE RASCAL. Quand c'est pas des idiots misogynes qui beuglent dans un micro, le hip hop devient
très intéressant ^_^

Ensuite on a filé au tant attendu concert des HEY HEY MY MY, un groupe français qui chante (très bien) en anglais et c'est notre coup de coeur ultime qu'on attendait de voir avec beaucoup d'impatience et il se trouve qu'ils ont été tout simplement géniaux ! C'était un des meilleurs moments de Rock en Seine. Je te conseille vivement des les écouter ^_^

Juste après, on a vu la fin du concert de MOGWAI, mais je n'en garde pas un souvenir impérissable. On a zyeuté de loin DINOSAUR JR et on s'attendait pas à un truc aussi métal trop beuglard.
Après on a vu THE SHINS qui n'ont pas d'âme. Je veux dire : on adore leurs chansons étouétou.. mais sur scène ça reste tout de même très académique et sans fantaisie (j'ai pas dit nul).
.
On a vu de loin EMILIE SIMON, mais c'était un peu barbant, enfin j'accroche pas trop. Alors nous sommes allés se poser 2sec à la tente pour reprendre des forces pour ce qui nous attendait par la suite. A noter quand même une jolie mise en scène pour l' Emilie jolie avec un chevelu type cousin machin au clavier !

Ensuite il y a eu THE HIVES et c'était G E N I A L I S S I M E (je suis fan) ! Ca bougeait, c'était très show dans tous les sens possibles; tout Rock en Scène était en folie, ça sautait partout, on s'est déchainé !!!!! (c'est là que les types se roulaient dans la boue).

Et pour clore la soirée, il y a eu l'énorme concert des ARCADE FIRE. Sincèrement, j'adore ce groupe à bloc depuis leurs débuts mais je m'attendais à mieux. J'sais pas. Peut être parce que j'aime plus leur premier album et qu'ils ont joué essentiellement des nouveaux morceaux. C'était très bien et très magique sur Haïti mais sans grande transcendence non plus;..

Samedi, les concerts ont commencé avec PUPPETMASTAZ (hiphop), notre autre coup de coeur phénoménal, ce sont des marionnettes et c'est mortel ! Je te ferai écouter c'est excellent : ))

Juste après on a profité que tout le camping (ou presque) soit sur le festival pour aller prendre tranquillement une douche...étant donné que les concerts à l'affiche ne nous intéressaient pas des masses.
Ensuite on a vu CSS, de loin c'est sympa à écouter mais c'est pas trop top; disons que c'est LE truc à la mode qui a fait déplacer des foules mais nous on accroche pas des masses à ce genre de phénomène éphémère.

On a vu JARVIS COCKER en solo (un évadé des PULP) et à notre grande surprise c'était très très bien (on connaissait pas).


La nuit tombante, on a vu le concert le plus absolument mémorable et merveilleux : celui des JESUS & MARY CHAIN que j'adoooorrrrreee c'était vraiment LE groupe qui valait le déplacement (ils ne se produisaient plus depuis des années !!!!!). On était tout devant et c'était vraiment un grand moment !

Après on est allés jeter un oeil aux RITA MITSOUKO qui nous ont vite barbé parcequ'ils ne chantaient que des trucs récents et donc sans intérêt car ne sont meilleurs que leurs vieux tubes. Donc on a filé s'intaller aux meilleurs loges pour le concert suivant, celui des TOOL, que je ne connaissais absolument pas (et que je n'ai pas envie de connaître davantage). Comme c'était le groupe favori de *** durant ses années lycée, j'ai fait l'effort d'écouter ce groupe que je trouve sans intérêt. Trop, trop métalleux. Même lui était un peu déçu bien que, je dois l'admettre, la mise en scène était spectaculaire.

Le dimanche, on a été encore plus sélectifs et on s'est précipité au concert des BAT FOR LASHES (énième coup de coeur) qu'on voulait voir absolument !!!!! Et c'était D I V I N !
La chanteuse a une voix merveilleuse et j'aime à mort l'univers du groupe....


Entre temps, on a découvert un groupe de jeunes français hilarant : HOUSSE DE RACKET habillés en tennisman et faisant de la musique rétro 8O's hyper marrante !


Suivi de DEVOTCHKA pour terminer en beauté... c'était carrément ensorcelant; on était couchés dans l'herbe, on les voyait au loin, on était morts mais littéralement aux anges (tout boueux et hyper crevés mais aux anges quand même)....


DETAIL EN PHOTOS DANS "PICS"



Publié par petite lune à 18:44:33 dans 2007 | Commentaires (0) |

Futile Fille. | 26 septembre 2007

 

A l'origine de tout, je cherchais une jupe. Noire, un peu longue et évasée achetée chez H&M il y a quelques mois et jamais encore portée (sauf lors des cérémonies nostalgiques ultraprivées du type "jupequitourne", hem). Parce qu'en ce moment, j'en mets beaucoup des jupes. Il s'agit d'un sevrage progressif de l'éternel duo jean-converse que l'on pointe d'un regard accusateur depuis que j'ai mis le pied dans ce que l'on appelle communément la "vie active".

Bref. Je me souvenais de l'avoir prêté (la jupe) à mon géniteur féminin pour un baptème ou quelquechosedugenre. Sauf que, depuis, il me semble ne l'avoir plus jamais vue cotoyer les autres colocataires de ma penderie.

La mère niant un prêt à long terme et prouvant son innocence en dépouillant la sienne (de penderie), j'ai donc passé la soirée d'hier dans la cave, à écumer carton après carton. Il me fallait cette foutue jupe coûte que coûte, toutdesuite. Elle ne pouvait se trouver que là. A copiner entre vieux chiffons.

Tout est bordéliquement méticuleusement trié : les fringues à revendre sur eBay, celles dont j'ai décrété qu'elles ont dépassé la date de séjour dans l'armoire mais que je garde au cas où dans trois mois j'ai changé d'avis, celles qui passent de l'armoire au carton "déguisements", je crois que c'est tout. Il y a bien trois catégories, mais une dizaine de cartons. Donc quand je dis que j'y ait passé la soirée, c'est pas du mensonge, c'est de la réalité moderne.

Je nageais un peu enragée dans cette mare aux bouts de tissus lorsque mon oeil a dérivé sur une boite à chaussures contenant mille et un papier plié et replié de souvenirs en vrac. Du coup, j'ai vite abandonné l'idée de la jupe et me suis replongée avec nostalgie dans ces petits bouts de vie passée.

C'est là que j'ai retrouvé l'url de mon vieux blog désormais poussiéreux que j'avais oublié depuis que j'ai changé de chemin, de maison et accessoirement de vie.

L'obsession de la jupe s'est transformée en obsession du blog. Il a fallu que je me lasse d'entrer des saisies au boulot pour clapoter mon adresse et venir passer le plumeau pour dépoussiérer la chose.

J'en sais rien si je reviendrais. Du moins je pourrais venir combler le manque tant que je n'aurais pas remis la main sur ma jupe..

Publié par petite lune à 17:59:01 dans 2007 | Commentaires (0) |

Des étoiles plein la tête... | 21 septembre 2004

... et beaucoup de remises en question aussi.

Du mal pour venir m'échouer ici.

Incapable de définir si ça va ou non.

*Break*


(sur un air de "What Katie did" des LIBERTINES)

Publié par petite lune à 11:14:43 dans Cru adulescent débilitant | Commentaires (2) |

Retour de vacances... | 18 septembre 2004

.... /et des étoiles plein la tête /

Publié par petite lune à 08:58:35 dans Cru adulescent débilitant | Commentaires (0) |

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