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le parapluie rouge

Me, myself & Aïe

Ca fait réfléchir... | 08 septembre 2004

Je viens de finir la Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb. Roman autobiographique, qui dépeint avec humour la vie de 0 à 3 ans de l'auteur.
Il y a un passage qui m'a particulièrement marquée : celui où Melle Nothomb relate l'épisode où, à 3 ans, elle tombe dans le lac où elle venait nourrir ses carpes, et manque de se noyer. Elle frôle la mort, et se rend compte qu'elle n'en a plus peur.
Delà, elle évoque le suicide, et propose une hypothèse intéressante à ce sujet.

Extrait :

" En 1945 à Okinawa, île du sud du Japon (...) juste après la capitulation. Les habitants d'Okinawa savaient que la guerre était perdue et que les Américains, déjà débarqués sur leur île, allaient marcher sur leur territoire entier. Ils savaient aussi que la nouvelle consigne était de ne plus se battre.
(...)
Leurs chefs leur avaient dit, naguère, que les Américains les tueraient jusqu'au dernier; les insulaires en étaient restés à cette conviction. Et quand les soldats blancs ont commencés à avancer, la population avait commencé à reculer.
(...)
Et ils étaient arrivés à l'extrémité de l'île, qui se terminait en une longue falaise abrupte surplombant la mer. Et comme ils étaient persuadés qu'ont allait les tuer, l'immense majorité d'entre eux s'étaient jetés dans la mort du haut du promontoire.
La falaise était très élevée et, en dessous d'elle, le rivage était hérissé de récifs tranchants. Aucun de ceux qui s'y sont précipités n'a survécu. Quand les Américains sont arrivés, ils ont été horrifiés de ce qu'ils ont découvert.
(...)
Il est probable que la plupart d'entre eux se soient suicidés par crainte d'être torturés. Il est vraissemblable aussi que la splendeur de ce lieu a encouragé beaucoup d'entre eux à commettre cet acte qui symbolisait la superbe patriotique.
Il n'en reste pas moins que l'équation première de cette hécatombe est celle-ci : du haut de cette magnifique falaise, des milliers de gens se sont tués parcequ'ils ne voulaient pas être tués, des milliers de gens se sont jetés dans la mort parcequ'ils avaient peur de la mort. Il y a là une logique du paradoxe qui me sidère.
Il ne s'agit pas d'approuver ou de désapprouver un tel geste. cela leur ferait une belle jambe, d'ailleurs, aux cadavres d'Okinawa. Mais je persiste à penser que la meilleure raison, pour se suicider, c'est d'avoir peur de la mort."

Publié par petite lune à 22:55:03 dans Cru adulescent débilitant | Commentaires (3) |

Inspirer, expirer... bis; ter; | 08 septembre 2004

Voilà. Le compte à rebours est lancé. Dans un jour et demi à tout casser j'arpenterai les rues londoniennes. Pas d'euphorie en vue. Ce soir, c'est plutôt l'angoisse qui grouille dans mon ventre. Sais pas trop pourquoi. Peut-être encore cette satané paranoia.
J'imagine tout et n'importe quoi, les gros scénarios quasi-improbables du même acabit que les tueurs en série qui défoncent les portes (en l'occurence ma porte- attention, hein, ils font un commando spécial pour venir me tuer dans mon espèce de trou à rat).
C'est totalement loufoque comme idée, les tueurs-défonceurs, mais en pleine crise d'angoisse je trouve ça très plausible. La maîtrise de soi est difficile. Mais j'me soigne (enfin j'essaie).
Petite, je me souviens d'avoir été téméraire. A croire qu'on change vraiment au fil du temps. Seulement, l'inverse aurait été plus -comment dirais-je ?-logique. M'enfin.
Toujours est-il qu' aujourd'hui, enfin ce soir, l'agitation mentale est à son comble.
Quoique l'évoquer, déjà calme cette anxiété infondée.

*Huuuuuuummmmpppffffff*

Publié par petite lune à 21:21:04 dans Cru adulescent débilitant | Commentaires (1) |

Nuit du 7 au 8 septembre 2004 | 08 septembre 2004

Le décor: une caravane-maison censée appartenir à D et sa famille. Eux, à table, moi pataugeant dans un bain dans la pièce voisine. Ils s'impatientent. J'arrive enfin. Sa mère me sert des dés de frites. (?)
Décor suivant: une nuit bien noire, la rue derrière chez moi. On arrive en voiture (toujours avec D) et constatons que mon père n'est pas rentré, sa place de parking est vide. Etrange, vu l'heure avancée.
2ème constatation: le portail est grand ouvert. Bizarrement, je n'ai pas peur (effectivement, c'est bien un rêve). Nous descendons les escaliers qui mènent à la porte d'entrée. Celle-ci est entre-ouverte et un filet de lumière peut s'échapper. Ma mère sort: "c'est le père de Mary (!!!) il est en pleine nostalgie d'adolescence!" (bravo l'éloquence!). On entre. D sort soudainement un sac de fast food (on dirait que j'ai comme un problème avec la nourriture). Sur le moment j'en suis toute réjouie...j'enfourne l'hamburger à une vitesse incroyable (beuark)....mais aussi vite avalé, aussi vite recraché. Le goût est épouvantable. J'en ai la nausée.
Plus tard, alors que le reste de la famille dort profondément, toujours en pleine nuit, la sonnette retentit. A nouveau,  je n'ai pas peur et d'un pas assuré je veux savoir quel drôle hurluberlu vient sonner chez les gens au beau milieu de la nuit.
Derrière le portail, une ombre blanche et rouge se dessine dans l'obscurité : c'est un monsieur avec une énorme moustache.

Publié par petite lune à 08:30:52 dans Pseudo-aventures oniriques | Commentaires (1) |

That Is The qUestion (parle des relations amoureuses) | 07 septembre 2004

????   RAISON
             
                               ou
        
                                          PASSION ?????


C'est souvent le premier qu'on choisi.
Alerte. Se tenir loin du danger.
Passion rime avec bouleversement. Et avoir le cran de tout plaquer pour assouvir un désir brûlant, terriblement attirant, c'est pas donné à tout le monde.
C'est sûr, il faut savoir assumer, comme l'a dit Titinette (voir lien plus bas). Les enjeux sont parfois conséquents, et on se dit que tout plaquer sur un coup de tête ne vaut pas le coup. Et pourtant...
J'ai tendance à penser que si la passion nait, c'est que déjà, un bout de satisfaction dans le couple s'est épuisé. Et ce, même sans en être conscient.
Pour moi, LA rencontre si émoustillante, si envoûtante, n'est pas le déclencheur des tortures mentales à essayer de résoudre cette dualité enigmatique, mais bien la confirmation que quelque chose clochait depuis déjà un bout de temps au sein du couple.
C'est cette alarme qu'il faut écouter afin de déchiffrer le message qu'elle veut délivrer.
On sait bien que la passion est un agréable moment à vivre, un aventure à bout de souffle... qui s'éssouffle. Vite. Trop.
Mais je n'arrive pas à cerner pourquoi l'on s'évertue à renoncer à ces plaisirs. Si ce n'est toujours, ça l'est très souvent.
La hantise du changement peut-être. Sans doute. La peur du jugement de l'entourage, de voir sa réputation brimée. Oui. Et alors ?
Quand on refoule ces envies, c'est soi-même que l'on enterre.
Le problème étant que, même en restant raisonnable, le malaise qui régnait dès lors, rejaillira plus tard; et peut-être beaucoup plus fort. Et les dégats s'accroîtreront proportionnellement.
Pour ne pas changer, suis tombée dans ce panneau... et ça fait vraiment très mal...

Après, ça dépend des personnes. Peut-être qu'aimer deux fois en même temps c'est possible. Je sais pas. J'en sais rien.

 

 A voir sur le même thème le blog : L'Alchimiste


 

Publié par petite lune à 21:36:01 dans Cru adulescent débilitant | Commentaires (2) |

Rzzz Rzzz | 07 septembre 2004

Journée sans dessus-dessous. A cent à l'heure (-->Attention: pour quelqu'un qui, d'habitude, ne fait RIEN). Partout. Tout doit être bouclé avant le départ en vacances. On me demande trop de choses. J'ai pas encore mis un pied dans cette école (IFSI), que déjà elle me sort par les yeux! Visite médicale par-ci, vaccins par-là, radio aussi et tutti quanti...
Heureusement, plus que 3 jours...
3 jours encore sans dessus-dessous avant d'aller se vider la tête Outre-Manche, histoire de recolorer un peu ce quotidien plan plan, tout gris où tout m'épuise.
Il m'en faut peu, c'est vrai, pour m'épuiser. Mais, la routine plan plan et les contraintes qui vont avec m'ennuient profondément.
Aussi quand ça n'est pas je-cours-partout-pour-clore-le-dossier-à-rendre-à-la-rentrée, c'est le rien qui me brûle.
Et quand les journée sont vides, l'envie de faire s'amoindri jusqu'à disparaître complètement. Et je reste là. Chez moi, dans ma chambre, en tête à tête avec mon plafond.
C'est un cercle vicieux, cette affaire. Moins on fait, et moins on a envie de faire. C'est pourtant pas le désir qui me manque.
Il faut que ça change. C'est plus possible.
Je suis un lombric. Un larve qui larve. Plus larve que larve.
 

Publié par petite lune à 20:16:06 dans Cru adulescent débilitant | Commentaires (1) |

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