Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

le parapluie rouge

Me, myself & Aïe

D'adieux, jamais. | 08 juin 2008

L'amitié. Quand elle reste ce qu'elle a été sans que la distance ne puisse l'altérer. Se retrouver un an ou sept après en ayant l'impression de s'être quitté la veille.

Avec ton rire qui reste celui de l'ado émerveillée d'un tout. Ta naiveté d'aimer ou détester pour un rien.

Passer la nuit à se rappeler les larmes qui nous ont rapproché, les rires qu'on déployait.

Nos vies s'éparpillent en mille et un chemin, mais nous savons rester fidèles face à ce temps qui file et embrouille nos esprits de ne plus savoir combien d'instants nous ont séparé d'aujourd'hui.

Et de n'en avoir que faire. A ton verre. A l'amitié.

Publié par petite lune à 20:42:10 dans 2008 | Commentaires (0) |

La maladie d'avoir. | 06 juin 2008

Que celui qui n'est pas matérialiste lève la main. Que je lui jette un puissant cailloux dans la poire. Qu'il se relève, je l'abat. Non mais.
Petitami me tire par la main quand il sent mon regard s'égarer dans une vitrine. Je traine presque au sol comme l'enfant qui fait son caprice. C'est ça, en fait. Le caprice.
Si jamais mon oeil pétille, petitami sait qu'il est cuit et que c'est lui qui va traîner au sol derrière ma fuite vers le-dit objet de convoitise.
Parce que dans le cas contraire, je vais en rêver la nuit. Et puis le jour. Et là c'est le drame. Pour lui, mon amour propre (pour les insultes ou reproches indigestes qui peuvent s'en suivre) et mon portefeuille.
Ca remonte à l'époque où, haute comme trois pommes un quart, j'étais tombée en pâmoison devant un ridicule noeud papillon vert fluo pour homme-clown.
La hiérarchie génitrice, ne cédant ni aux oeillades, ni aux pleurs, ni aux cris de désespoir, aurait dû me couper les mains avant que j'eusse le mauvais réflexe de glisser l'affaire dans la poche de mon blouson rose à capuche en poils de moumoute.
Voilà comment j'ai découvert que les portiques à l'entrée/sortie des magasins, c'est de la menace visuelle pour crédules. Et aussi combien on perd en mètre cube d'eau de son corps, pourtant si jeune et frêle à cet âge innocent, lorsque l'on brave l'interdit juste pour contenter son désir qui s'éteint aussi vite qu'il n'a mis le feu à vos sens.
Comment en arrive-t-on à souiller son âme sainte et presque pure pour des formes sans âmes, qui n'ont même pas à vous renvoyer ne serait-ce qu'une lichette d'amour (ou de haine/pitié/n'importe quoi) ?
Si je me souviens du plaisir jouissif d'avoir pour moi toute seule ce bout de tissu fluo quelques instants avant que ma mère ne découvre le pot aux roses et me bassine de morale accompagnée d'une jolie raclée pour enfant tordu, je ne me souviens pas de la punition. De la puissance de la fessée, je veux dire. C'est ce qu'aurait dû graver mon disque dur interne. Mais non.
Au lieu de ça, je traîne ce putain de matérialisme collé à la peau. Je veux, je caprice, je jouis. Et puis plus rien.
Je ne suis ni médecin, ni avocate ce qui signifie que j'ai de (très) modestes revenus. Ce qui ne m'a pas empêché de céder à la tentation d'acheter un jean à un prix scandaleux pour du coton usé. Juste parce qu'on nous vend du pseudo luxe à coup de marketing bien ficelé. Et que je trouve le nom de la marque rigolo (je suis d'une stupidité consternante, n'est-ce pas ?).
Quelque part, j'imagine que ce qui motive l'envie d'avoir à tout prix, c'est le message plus ou moins subliminal que renvoi unetelle marque pour des raisons vraiment obscures.
Qu'est-ce qui nous fait imaginer qu'on deviendra plus ou moins con si on est estampillé Tartantruc ? Oui, le marketing, toussa. Ca va très loin.
Parce qu'à force on se construit un référentiel vraiment idiot et cela nous conduit à des addictions débiles comme le fait de s'amouracher d'objets.
Si, ça c'est pas über crétinus.
Peut-être que c'est la faute à la maladie d'amour. Ou peut-être que nous sommes juste des hyper consommateurs trop cons pour être vrais.

Publié par petite lune à 18:06:05 dans 2008 | Commentaires (0) |

1|

Mégalomoi


PICS

Juin

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03