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Karine JABLONKA - ANDRIEUX

Ecrivain jeunesse (Pour commencer...)

Karine JABLONKA - ANDRIEUX





Tout a commencé dans un avion...

Hôtesse de l'air, je ne partais jamais sans mon nounours dans mon sac de voyage...
Il rendait, en escale, ma chambre d'hôtel moins impersonnelle...

Une nuit, sur un transatlantique de six heures, Murphy est sorti de ma valise et a fait rire les petits enfants voyageant seuls...

Commençait alors pour nous deux, une grande aventure :

Murphy faisait les bêtises et moi je notais sur du papier toutes ses péripéties... D'ailleurs, je ne me suis pas arrêtée à lui...




MA DEVISE

Ne rêve pas ta vie, Vis ton rêve...

Don't dream your life, live your dream...

Träume nicht dein Leben, lebe dein Traum...

No sueno tu vida, vive tu sueno...

Mi piaceremu mettè tutti i linguè du u mondu sannu... (Sorenza)

Non sogni la sua vita, la vita il suo sogno... (Tara)

لا تحلم حياتك ، عش حلمك (Ma plume)



♥♥ 10 JUILLET  ♥♥

Bon anniversaire Frangin!



18 Novembre 2008

Babcia, tu aurais eu 99 ans.
Tu me manques terriblement, je t'aimerai toujours.




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CHAPITRE HUIT | 07 décembre 2008




Suite et fin de "L'OMBRE AU TABLEAU".

Prosper mon petit panda ne verra pas le jour dans ma maison d'éditions fétiche. Ce n'est pas dramatique, ça ne me fait pas baisser les bras pour autant. Il y a toujours l'auto édition qui fonctionne très bien si toutefois nous voulons voir vivre notre talent.



CHAPITRE 8


Plus le moindre bruit ne nous parvint.

Allister et moi allâmes près de la fenêtre afin de vérifier que Delenfer avait bien disparu. Nous poussâmes à ce moment un cri d'étonnement et d'admiration : devant nous se dressait un magnifique chêne bicentenaire, à l'endroit même où je l'avais peint sur le tableau.

- Whaou ! Ça alors ! Il est magnifique n'est-ce pas Allister ?
- Tu m'avais caché tes talents dis donc ! Tu crois vraiment que Delenfer est bien sous l'arbre ? S'inquiéta-t-il tout à coup.
- Vérifie sur le tableau de la maison, est-ce que tu le vois ?

Le nez collé à la peinture, Allister la scrute.

- Je ne le vois plus, non. Nous en sommes définitivement débarrassés. Ca c'est chouette, nous allons pouvoir vivre, manger, courir dans notre jardin et nager dans la rivière ! Mais, mais comment sortir maman et Elène de leur prison maintenant que Delenfer est mort ? Maintenant que les sorciers n'existent plus...
- Attend moi ici Allister. Je reviens tout de suite... la solution des temps modernes se trouve dans la cuisine. L'esprit blanc, ça te dit quelque chose ?
- Pas du tout.
- Qu'est-ce qui efface les traces de peintures ?
- Décidément vous en avez de bonnes avec vos devinettes toi et maman ! C'est le White Spirit qui enlève les traces de peinture, pardi !
- White Spirit, c'est de l'anglais, et en français ça signifie esprit blanc. On n'est peut-être pas des sorciers, mais on va gagner !

Je descendis les escaliers avec la rapidité d'un éclair. Le White Spirit était stocké dans le placard sous l'évier de la cuisine. Il n'en restait plus beaucoup mais suffisamment assez pour effacer la signature de Delenfer au bas des cadres. Ce que je fis sur le portrait de Luna, une fois remontée au grenier, avec un petit coton imbibé de produit. Doucement, Luna disparaissait, s'effaçait...
 
Allister eut une larme à l'œil en voyant le corps en peluche de sa maman apparaître devant lui. Il se jeta dans ses bras et la serra très fort contre son coeur.

- Maman, ma maman chérie, tu es là, c'est bien toi ?
- Oui Allister, c'est moi et je t'aime très fort. Merci, merci à vous mes enfants adorés de nous avoir sauvées !

Je m'apprêtai à effacer les noms des deux autres tableaux quand Luna me prit la main :

- Ne fais pas cela Vanille, car ils ne pourront pas réapparaître près de nous, tu sais, ils ont plus d'un siècle. Moi, je suis une peluche, pas eux.
Ponctua-t-elle sa remarque d'un clin d'œil.
- Comment les réunir Luna ?
Lui demandai-je en prenant ses petites pattes dans mes mains.
- Tu dois peindre les parents d'Elène dans le tableau de la maison, et seulement après effacer la signature de Delenfer.
- Je ne suis pas une artiste peintre, je ne suis pas sûre de rendre une image conforme à la réalité.
- Tu oublies que les peintures sont magiques Vanille, tout est possible à condition de le vouloir très fort. Essaie... Moi, je vais câliner mon petit garçon. Il m'a tellement manqué.
 Au bout d'une demi-heure de concentration artistique, j'appelai Luna et Allister pour leur montrer mon œuvre, plutôt splendide.
Ils s'exclamèrent devant ma peinture et les détails qu'elle offrait. Luna me dit :
- C'est magnifique, vraiment magnifique, il ne vous reste qu'à le signer tous les deux !
 À l'intérieur du tableau, on pouvait voir Elène courir se jeter dans les bras de ses parents. Grâce à Allister et moi, une famille était à nouveau réunie, et vivrait ensemble jusqu'à la nuit des temps. Nous apposâmes notre signature ainsi que la date de ce jour. Une date mémorable pour nous tous d'ailleurs. Luna me prit la main et Allister me demanda :

- Vanille, tu serais triste si je partais ?
- Bien sûr que je le serais, enfin Allister, pourquoi cette question ?
- Elène est triste que maman soit partie. Quand tu as peint les parents d'Elène tout à l'heure, maman m'a tout raconté. Je ferais preuve d'égoïsme en tentant de la garder près de moi. Je t'ai toi, Vanille, je sais que maman est heureuse maintenant, mais elle doit retourner vivre auprès d'Elène, sa meilleure amie. Ce moment est le plus beau de toute ma vie, j'en garderai un merveilleux souvenir, mais tu dois les réunir maintenant.
- Si je comprends bien, je dois peindre Luna dans ce tableau ?

- En effet oui. Mais je te conseille d'en peindre plein d'autres afin que nous puissions passer d'un tableau à l'autre. Il y a quantité d'endroits à visiter et nous sommes libres maintenant que Delenfer n'existe plus. Tu feras ça pour nous ?
- Tu as ma parole Luna. Déclarai-je solennellement en levant ma main droite.
- Mon petit Allister, fais bien à toi et à Vanille.

- Ne t'inquiète pas maman, tu peux partir tranquille... Maman ? C'est comment dans le cadre ?
- C'est comme ici, exactement la même chose. Je vous aime mes petits. Nous serons toujours près de vous, toujours... Allons-y Vanille, je suis prête.

Luna prit la pose après nous avoir embrassés et serrés fort dans ses bras. Je commençai à la peindre dans le jardin. Elle disparaissait doucement de la réalité, puis disparut complètement. Nous la vîmes s'animer dans le tableau, elle nous envoyait des bisous. Lorsque Elène la vit à son tour, les retrouvailles furent si émouvantes, que nous n'avions pu nous empêcher de pleurer de joie...

- Eh ! bien Allister, nous avons passé une sacrée journée ! Ta maman a raison, je vais me mettre très sérieusement à la peinture, je ferai mon atelier ici même et commencerai par peindre notre belle maison depuis le jardin, en prenant mon temps, afin que les De Fraise  et ta maman soient le mieux installés possible. Pour l'heure, il est temps de nous mettre au lit.
- Je peux dormir avec toi Vanille ?
Demanda Allister, les pattes tendues vers moi. Je le pris dans les bras et lui fis un gros câlin et lui murmurant au creux de son oreille :
- C'est fait pour ça les nounours en peluche, pour dormir avec les enfants que nous sommes ! Petit nounours adoré, descendons nous coucher, tu as l'air éreinté... je crois qu'il sera inutile de te raconter une histoire pour t'endormir ce soir !

FIN
  

Publié par roxadian à 10:56:56 dans ♥♥ L'OMBRE AU TABLEAU ♥♥♥ Chapitre par chapitre rien que pour vous | Commentaires (1) |

Maman | 05 décembre 2008


Ma petite maman chérie,

Parfois, je m'en veux d'être installée si loin de toi, de vivre ma vie et de n'être pas là, près de toi, alors que tu pourrais avoir besoin de moi...
De là où je suis, je veille sur toi mais... zen maintenant. On s'est tous rendu compte à quel point un accident est vite arrivé!

Si tu viens ici, sache que je t'aime ma petite maman chérie adorée de mon coeur que j'aime à la folie!


Publié par roxadian à 18:08:24 dans ***LE CLIN D'OEIL DU JOUR | Commentaires (3) |

JULIE | 26 novembre 2008


Julie continue son petit bonhomme de chemin.

Butch et Lou l'attendent sur le pas de la porte.

Nöel va enfin pouvoir commencer!

...

Mais, je crois qu'il manque encore quelqu'un...

Publié par roxadian à 10:35:03 dans *** LE NOËL DE JULIE | Commentaires (7) |

JULIE colorée | 19 novembre 2008



Pour ce qui est de la colorisation, je me suis servie de photofiltre mais je ne suis pas du tout satisfaite du résultat.

Mais ça donne un aperçu de ce que pourraient être mes dessins une fois mis en peinture!

On m'a parlé de painter IX, si quelqu'un utilise ce logiciel et qu'il en est content, merci de me dire ce qu'il propose et si je peux avoir le résultat escompté car je l'ai vu à Surcouf et je trouve qu'il est quand même onéreux. Alors si je pouvais avoir votre avis avant de l'acheter...

Merci d'avance.

Publié par roxadian à 09:03:33 dans *** LE NOËL DE JULIE | Commentaires (4) |

CHAPITRE SEPT | 19 novembre 2008



Bonjour à tous, je suis désolée pour la mise en page, je travaille sur Word Vista et je ne maîtrise pas du tout, il va me falloir un certain temps pour m'habituer et... vous aussi.
Voici le septième chapitre de "L'OMBRE AU TABLEAU", le dénouement se précise. Bonne lecture.



CHAPITRE 7


- Eh bien Allister ! En voilà une histoire poignante. Heureusement que les sorciers n'existent plus à notre époque.
- Dommage tu veux dire ! Car s'il y en avait encore, la solution serait facile à trouver. En tout cas, dans ce que tu as lu, elle ne nous apparaît pas clairement.

- Reste là et essaie de trouver ! Moi je vais descendre au salon chercher les tableaux et les ramener ici. La solution est dans les peintures, ça ne fait aucun doute.

Allister se mit à tout déballer : le contenu des caisses en bois, des armoires... Comme si nous n'en avions pas suffisamment déballés durant toute la journée...
Une multitude de petits objets jonchaient à présent sur le plancher du grenier, mais rien. Pas la moindre trace de tubes de gouache. Il commença à s'agiter pour réfléchir, jetant de temps en temps un œil dehors. Il faisait trop sombre pour y discerner l'ombre de Delenfer. Mais comment se pouvait-il qu'il soit visible en vrai et dans le tableau ?
Je remontai, les toiles sous le bras. Allister était installé tel un virtuose, au piano. Il pianotait de ses deux pattes sur le clavier duquel un son bizarre en sortit.
 - Ce n'est pas le moment de jouer Allister ! De plus, tu joues très mal. Lui dis-je avec humour.
 Je posai les tableaux, debouts contre une caisse, à même le sol et fis un pas en arrière pour mieux en apprécier l'ensemble quand soudain, un...
 "PSSSST"  Se fit entendre.
 Je n'avais pas la berlue, j'avais bien vu Luna, la maman d'Allister, m'appeler en me faisant un clin d'œil. Allister s'approcha de moi et tous deux, nous assîmes en tailleur devant la toile. Luna se mit à parler.
 - Mes petits, comme je suis heureuse de vous voir. Vous êtes nos sauveurs, vous savez ?
- On aimerait bien vous sauver maman, mais nous n'avons aucune solution et nous ne sommes pas parvenus à mettre la patte sur les peintures.
- Je sais où Delenfer les a cachées, mais d'abord, laissez-moi vous conter la suite du journal vous allez comprendre : En rentrant de voyage, Louis Delenfer avait tout compris en découvrant le tableau peint par Elène. Il savait que si elle disparaissait, ce serait la famille proche de la Duchesse qui hériterait et lui, se verrait chasser de la maison.
Alors, pour établir un nouveau marché avec sa femme, il se peignit dans la toile. Mais, aveuglé par la rage et la colère, il n'avait pas pris garde à un détail : le tableau était signé par Elène, celle-ci, la créatrice de l'œuvre pouvait donc décider de tout à l'intérieur. Delenfer n'avait plus aucun pouvoir dans la peinture, il était tombé dans son propre piège.
Comme il s'était peint à l'extérieur de la maison, Elène lui claqua la porte au nez. Il se retrouva prisonnier du jardin sans aucune possibilité de s'enfuir sauf la permission de son épousée. Elène n'avait, cependant, aucune envie de laisser ce monstre retourner dans le monde réel où il aurait pu, grâce à ses pouvoirs maléfiques, nuire à ses amis. C'est pourquoi vous êtes en sécurité dans cette maison. 
 -- J'en étais sûr, je l'ai tout de suite su. S'écria un Allister tout frétillant, me volant ainsi ma réplique. Lui, le plus poltron des nounours ! Se rasseyant dans le calme, il posa une ultime question et laissa terminer sa maman :
- Pourquoi Delenfer est-il visible à notre époque, dans notre monde, dans notre jardin ?
- Rien de bien grave, rassurez-vous mes enfants, de temps à autre ses pouvoirs maléfiques refont surface... Mais, il a tout de même bien de la chance, il a un jardin lui, des arbres, une rivière... Moi, petite peluche, voilà plus d'un siècle que je m'ennuie à mourir dans ce tableau... J'y ai été peinte sans décor... C'est pourquoi d'ailleurs, quand Delenfer baisse sa garde, je peux aller où bon me semble... C'est ainsi que j'ai pu vous attirer dans le jardin. Vous savez, il y a des années que nous réfléchissons au moyen de nous échapper, Elène et moi. Et nous avons trouvé la solution à force de nous torturer l'esprit ! Pour rompre le charme, il faut quelqu'un de l'extérieur, né le même jour que celui où le sortilège a été créé. En l'occurrence ici, il s'agit bien du dix-neuf juin. Donc, mes enfants, vous pouvez le faire ! Les tubes de peinture ensorcelée ont été cachés dans le piano, il suffit de les diluer avec un peu d'huile de lin.J'ouvris le piano et... surprise ! Non seulement les peintures s'y trouvaient mais le cadre des parents d'Elène aussi. Je m'en emparai et l'installai à côté des deux autres.
- On est bien d'accord Luna, les peintures sont là, mais que faire ? Comment effacer Delenfer ?
- Je suis sure que tu trouveras Vanille, demande à Allister, il sait lui.
- Moi ? Non, je ne sais pas... Riposta-t-il.
- Allez mon grand, creuse-toi un petit peu la tête... Je vais t'aider : qu'est-ce qui est fort et robuste, et qui traverse le temps ?
 Là, Allister réfléchit pour de bon. Il aimerait tant aider sa maman.
- Qu'est-ce qui est fort et qui traverse le temps ? Qu'est-ce qui est fort et... UN ARBRE ! Oui ! C'est bien un arbre !
- Eh bien ! Voilà, je savais que je pouvais te faire confiance fiston... Je t'aime tellement.
 Allister dansait de joie pendant que je faisais ma « cuisine » : je sortis la palette et commençai à y étaler du vert d'un côté pour faire un feuillage et du marron de l'autre pour faire un tronc. Le tout arrosé à l'huile de lin que l'on mélange délicatement, séparément, évidemment.
 - Je vais tacher de peindre un chêne bicentenaire, ça lui apprendra ! M'insurgeai-je en trempant mon pinceau dans la peinture.
 Sur les indications de mon nounours, lui seul pouvant voir Delenfer sur la toile, je commençai à peindre le tronc du chêne à l'endroit même où se trouvait l'abominable homme en noir.
 Dehors, au même moment, on entendit un hurlement...
 Un cri lugubre. Un cri de douleur, d'atroces souffrances déchirer le silence de la nuit.
Sans aucun scrupule, je passai une seconde couche de marron puis entamai le feuillage avec du vert...
 Plus rien...

Publié par roxadian à 08:19:53 dans ♥♥ L'OMBRE AU TABLEAU ♥♥♥ Chapitre par chapitre rien que pour vous | Commentaires (0) |

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