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MEETING DU FFS A BEJAIA | 21 avril 2005

Meeting du FFS à Béjaïa
Le parti de Hocine Aït Ahmed semble retrouver toute sa vigueur sous l'impulsion des événements.





L'enthousiasme et la détermination des militants et sympathisants, venus hier très nombreux à la maison de la culture de Béjaïa assister au meeting animé par des membres de la direction nationale du FFS, laissent croire que les derniers développements politiques en Kabylie catalysent plus qu'ils ne déstabilisent la formation. Autre fait marquant du meeting, la présence de représentants de la Fédération FFS de Ghardaïa, dont certains ex-détenus dans le sillage des événements qu'a connus la capitale du M'zab. Le porte-parole de la délégation, et non moins membre de la fédération, en tenue traditionnelle du M'zab comme tous ses accompagnateurs, a eu droit à une véritable standing ovation. L'homme, qui a fait récit des manifestations qu'a connues sa ville, de son arrestation et de celles de nombreux autres militants, s'est dit déterminé à ne pas se laisser impressionner par la répression. Avant lui, Khaled Tazaghart, président de la commission fédérale de Béjaïa, avait lancé que rien ne se fera sans « le FFS et contre le FFS », dans le propos d'un réquisitoire énergique contre l'intention du Pouvoir de démettre les élus des Assemblées locales en Kabylie. Pour cet ancien militant du MCB, qui a eu des mots acerbes envers Ouyahia et la délégation des archs, l'objectif de la démarche consiste, entre autres, à replacer la maffia à la tête des APC, avant d'avertir que le Pouvoir assumera seul les « conséquences et les dérives » de sa stratégie actuelle. Djoudi Mammeri, membre du secrétariat national et non moins sénateur, affirme que les gouvernants font encore une fois dans la diversion dangereuse en entretenant la crise de Kabylie pour, notamment, faire passer la loi sur les hydrocarbures. « Qu'Ouyahia sache qu'il ne nous détournera pas des véritables enjeux et qu'il ne nous enfermera pas dans des luttes kabylo-kabyles ! », lance le parlementaire. Intervenant en clôture, Ali Laskri, premier secrétaire du parti, s'en prend pour sa part à Ouyahia et aux membres de la délégation des archs qui se sont mis d'accord, selon lui, sur l'impératif d'entraîner la région dans l'asservissement et étouffer le débat politique. Tout est fait, ajoutera-t-il, pour briser les organisations autonomes et les partis. « Ils (les gouvernants) ont reconstitué le parti unique à travers l'Alliance présidentielle qui n'est rien d'autre que la réunification des anciens démembrements du FLN », avant d'enchaîner : « Tôt ou tard, les concepteurs de la stratégie du bradage des richesses du pays devront payer. » Le premier secrétaire du FFS n'annonce rien moins que la poursuite en justice des promoteurs de la loi sur les hydrocarbures, votée selon lui sous la pression faite aux travailleurs et dans la confusion politique entretenue dans le pays.

Publié par ubiquiste à 08:28:54 dans Echo d'Algerie | Commentaires (0) |

Savoir-Vivre : au Restaurant | 21 avril 2005

Au restaurant
Un restaurant est un lieu public dans lequel on vient passer un moment en privé, en tête-à-tête ou à plusieurs. Il implique donc une certaine tenue qui vise essentiellement à ne pas perturber les autres tables.
En voici les grandes lignes :
Au restaurant, l'homme mène la danse puisque c'est normalement lui qui convie (et paie l'addition). Si à un déjeuner d'affaires, la personne qui invite est une femme, elle adoptera le même comportement qu'un homme dans un cadre privé. L'homme donc, entre le premier, laisse la banquette ou la place tournée vers l'extérieur à la femme qui l'accompagne, appelle le serveur quand c'est nécessaire, choisit le vin et enfin, règle la note.
Dans les grands restaurants les cartes destinées aux femmes ne comportent pas de prix afin d'affranchir leur choix de toute arrière pensée. C'est la femme qui commande en premier, et l'homme doit la suivre dans ses désirs afin de ne pas l'embarrasser ; si elle décide de prendre un apéritif ou une entrée, il en fera de même, et cela même s'il ne l'escomptait pas.
A ne pas faire :
- parler trop fort et faire profiter tout le restaurant de sa propre discussion (les personnes qui agissent ainsi ne parlent en général que d'eux).
- se remaquiller ou se recoiffer à table ; ces gestes sont réservés à un cadre intime.
- abuser des retours de plats à la cuisine sous prétexte que vous en avez le droit.
- faire éclater un scandale sous prétexte que le vin n'est pas chambré.
- Les remarques se feront discrètement et seulement si elles sont vraiment justifiées.
- vérifier quatre fois l'addition devant son invitée.
- A plusieurs, la meilleure méthode est de diviser l'addition par le nombre de personnes, car cela fait partie du jeu de partager. Il paraîtrait assez déplacé de revendiquer le fait qu'on a pris ni vin ni café, et que les comptes sont faux, à moins qu'une âme attentive le signale pour vous.

Publié par ubiquiste à 08:19:58 dans Echo d'Algerie | Commentaires (1) |