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J'espère que tu t'en remettra, Marianne! | 17 septembre 2009

Je viens tout juste de recevoir un commentaire sur mon texte "Agenouilles-toi" , paru le 3 septembre dernier ici-même sur ce blogue. Voilà les mots exacts utilisés par marianne: "Tu mérites d'être enfermé dans un asile psychiatrique, body." Inutile de vous dire à quel point j'étais fou de joie en sachant qu'un de mes textes avait à ce point choqué.

Marianne trouve mon texte dégueulasse et elle à raison parce qu'il l'est! Par contre, ce que marianne ne comprend pas, c'est que mon texte est là pour choquer, pour ramener en pleine gueule une profonde réalité. Ce sexe violent, des millions d'hommes le pratiquent insensiblement, des millions de femmes s'y soumettent, impuissantes ou consentantes. Alors marianne devrait plutôt se révolter contre les hommes violents et les femmes soumises, contre toute forme de violence sexuelle. Jusqu'au jour où elle plantera ses ongles dans la peau de son petit ami, en gueulant "Vas-y plus fort, chéri!"

Publié par Philclab à 03:07:01 dans Le Néant | Commentaires (1) |

La langue | 16 septembre 2009

Comme au clair du temps que nous fûsses, se gonfle du mieux nos espoirs réalisés. J'hymne au même le tierce passé du "je", comme un gant, j'ose oserai. Car si soudain mal surprend, tristesse en fuite aux à l'heurs se forgent. Vide il faut bien. Vide entre tous autrement bien. Comme pourtant, aucun sable grain ne mousse l'écume d'une vague l'emportant. 

Publié par Philclab à 03:47:33 dans Le Temps | Commentaires (1) |

À mon réveil | 15 septembre 2009

Elle n'avait probablement pas compris pourquoi je lui avais proposé de faire un ménage à trois. Je lui proposais alors un compromis, une façon détournée de régler notre couple à la même heure. D'ailleurs, je n'étais pas nécessairement enflammé à l'idée d'avoir deux femmes à baiser ou un orifice de moins à disposer. La plupart du temps, je n'avais qu'à me branler chaque soir pour être satisfait dans ma sexualité.

Elle n'a rien voulu savoir, je n'ai rien voulu savoir; on s'est trompé comme des cons. La magie est partie d'un coup. Décidément, on n'en avait plus vraiment le goût. Alors que dire de plus? Le temps m'a fait oublié les souvenirs. Il n'y avait plus rien à agoniser ni à souffrir, plus rien à épurer, quand je me suis réveillé. 

(Photo: Vladimir Funtak)

Publié par Philclab à 01:54:28 dans Le Temps | Commentaires (0) |

Ce que je n'aurais pu dire | 14 septembre 2009

On discutait de fruits congelés, je regardais ton visage s'exprimer. La tristesse me parcourait en te sentant frustrée par moi. Car je n'avais fait que me protéger d'elle, alors que tu as baissé les yeux. Depuis un moment, si je me distançais, c'est parce que je me sentais blessé. Blessé d'avoir été ignoré, blessé d'avoir été trompé par ta douce moitié.

Et si entre-temps six mois se sont écoulés, j'en gardes des idées amères qui me disent que rien ne va changer. Car il paraît que tout va bien, que tout baigne! Paraît même qu'il est respectueux de traiter l'amitié en inconnu que l'on ignore pluusieurs journées. Alors le cycle se perpétue.

Pardonne-moi pour tout ce qui te blessera dans mon indifférence tant bien que mal contrôlé. Je t'aime beaucoup. Notre amitié a peut-être connu des jours meilleurs, je souhaite pourtant qu'elle soit loin d'être terminée.

(Photo: Colin Baptie)

Publié par Philclab à 05:25:10 dans L'Être | Commentaires (0) |

Le prophète maudit | 11 septembre 2009

Un jour les femmes remplaceront les hommes dans toutes les hautes sphères de la société, je vous le dis. Les hommes les plus virils et les plus instinctifs seront anéantis. Les femmes les plus intelligentes et les plus efféminées contrôleront tout. Le monde changera beaucoup. Car s'il aura plus de vie, il sera moins puissant. Mais sans doute sera-t-il plus joli!

(Photo: Ben Heys)

Publié par Philclab à 20:56:43 dans Le Temps | Commentaires (0) |

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Bienvenue

À toutes ces minutes que ma vie n'a pas mémorisé. Toutes ces images, mes yeux les auraient voulu plus longuement caresser. À tous ces mots qui se sont perdus, alors que mon coeur noyait tout ce qu'il aurait pu écrire. Ces bonheurs flous, permettez-moi de vous les éclaircir.

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