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Allongé
Debout
Vertical
La terre tourne
Le corps s'incline
Tangente
Allongé
Couché
Horizontal
Angle droit
Hypoténuse
Carré incertain
Théorème encore
Cosinus au rapport
Sinus au front
Publié par Eric Faruel à 21:16:14 dans Le vertige du funambule | Commentaires (0) | Permaliens
Une drôle de machine se meut
Assise dans l'ombre artificielle
D'un néon néolithique ou presque
Une fraise en ebullition va tourner
Et le fraiseur va rapper sans bavures
Et le tourneur va finir encore assoiffé.
Le bruit sourd d'une fausse melodie
Traverse les murs de briques rouges
Dans l'usine desertée il y a longtemps
Les petits enfants des ouvriers sont là
Bravant la maréchaussée pour un rêve
Technique et technologie en abondance
La nuit s'extasie telle une héroïne vierge
Les lasers lacèrent ces corps mecaniques.
Publié par Eric Faruel à 23:27:51 dans Le vertige du funambule | Commentaires (0) | Permaliens
Aurélia tu danses et danses encore
Aux rythmes endiablés d'un tam tam
Aurélia tu danses et danses encore puis
Disparais cachée par des doigts magiciens
Ton corps s'allonge et se cambre en signes
Derrière le voile les ombres se dessinent et
Des gestes diaboliques enfantent cette nuit
Des silhouettes fragiles d'eau et d'argile et
Naissent dans mon imaginaire des femmes
Aux silhouettes fragiles d'eau et d'argile
Aurélia je navigue sur un flot de vagues
Ou sur un nuage de lait de miel et de lune
Et voilée d'une fumée blanche enivrante
Je t'ai vu disparaître ma fée des Aurores
Je pleure et mes larmes écrivent ton nom
Dès l'aurore s'efface le rêve encore brouillard
Le regard bleu rivé sur le jour naissant à l'est
Et le songe rangé au ponant d'une nuit d'été
Pourtant j'entends toujours l'écho envoûtant
Du tam-tam du pays derrière les océanes fées.
Publié par Eric Faruel à 22:12:12 dans Le vertige du funambule | Commentaires (0) | Permaliens
Imagine
Que tu rêves encore et
Ouvre les yeux sur le masque
Écoute et parle à l'abstrait
Et sent la chaleur de la terre
Quand elle monte parfumée.
Imagine
La terre en ronde de nuit et
Tire un trait à l'infini
Pousse la petite porte
Et ouvre l'univers à l'envi
Sur un envol d'espoirs.
Imagine
L'éclipse éternelle du soleil et
Marche sur les chemins
Combat le mot des misères
Et ferme les yeux à la mort
Vois la pénombre s'éclaircir.
Imagine
Le jour en nuit noire et
Écoute les secrets de ton corps
Hisse ton âme aux mâts invisibles
Et tresse tes cheveux en filins d'or
Puis largue les rides de ton visage.
Non tu ne rêves pas
Publié par Eric Faruel à 21:10:55 dans Le vertige du funambule | Commentaires (1) | Permaliens

Le fil d'encre dans le chas de la plume
Je brode les mots avec de petits ourlets
Bouton d'or noire sur le drap de papier
Je coupe, découpe et recoupe
J'enfile surfile et renfile
Je pousse avec le dé
Étoffe de lin, broderie,

Crochets, ciseaux
Publié par Eric Faruel à 22:41:09 dans Le vertige du funambule | Commentaires (0) | Permaliens
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