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Ton regard balancé sur l'horizon
Que vois-tu ?
Des enfants, des femmes et des hommes.
Ton regard bercé sur la crête des vagues
Que vois-tu ?
Des voiles, des mâts et des bateaux.
Ton regard glacé sur la mire du monde
Que vois-tu ?
Des guerres, des joies et des misères.
Ton regard figé sur le limbe du monde
Que vois-tu ?
Des charniers, des pleurs et des fleurs
Ton regard crispé à l'assaut des vallées
Que vois-tu ?
Des exodes, des asiles et des soldats
Ton regard croise mon regard
Que voyons-nous ?
Les mêmes choses partout, partout.
Publié par Eric Faruel à 09:07:31 dans Algances | Commentaires (0) | Permaliens
Dans mon bateau livre, sirènes mugissantes
Je vais n'importe où, Brésil de carnaval
Ou Japon chuchotant après Hiroshima.
Je vois le jet des vapeurs folles du steamer
Et ouïs les cornes de brumes aux matins
Calédonia, me dit-elle, tu te rappelles !
Je vogue sur les vagues rondes et alertes
Blotti dans un rêve en bleu, tout en bleu
Dans la salle sombre des machines hurlantes.
La caresse de ta main sur ma peau morte
Le Titanic longtemps agonise puis se tait
Une porte qui grince et t'annonce enfin.
Le Chadburn's télégraph vocifère encore
Mais déjà plus personne ne l'écoute et
Les corps chaloupent au son d'une harpe.
Je quitte les comptoirs mouvementés du sud
Enivré par le parfum des coriandres verts
Calédonia, me dit-elle, tu te rappelles !
Des mandarines rondes comme des bombes
Terre blessée en silence dans l'univers
Ballons de mes rêves, je me souviens.
Publié par Eric Faruel à 21:42:54 dans Errances | Commentaires (0) | Permaliens
Imagine
Que tu rêves encore et
Ouvre les yeux sur le masque
Écoute et parle à l'abstrait
Et sent la chaleur de la terre
Quand elle monte parfumée.
Imagine
La terre en ronde de nuit et
Tire un trait à l'infini
Pousse la petite porte
Et ouvre l'univers à l'envi
Sur un envol d'espoirs.
Imagine
L'éclipse éternelle du soleil et
Marche sur les chemins
Combat le mot des misères
Et ferme les yeux à la mort
Vois la pénombre s'éclaircir.
Imagine
Le jour en nuit noire et
Écoute les secrets de ton corps
Hisse ton âme aux mâts invisibles
Et tresse tes cheveux en filins d'or
Puis largue les rides de ton visage.
Non tu ne rêves pas
Publié par Eric Faruel à 21:10:55 dans Le vertige du funambule | Commentaires (1) | Permaliens
Les mots sont partout, dans des langages et des écritures differents.
Publié par Eric Faruel à 23:06:50 dans Algances | Commentaires (1) | Permaliens

Le fil d'encre dans le chas de la plume
Je brode les mots avec de petits ourlets
Bouton d'or noire sur le drap de papier
Je coupe, découpe et recoupe
J'enfile surfile et renfile
Je pousse avec le dé
Étoffe de lin, broderie,

Crochets, ciseaux
Publié par Eric Faruel à 22:41:09 dans Le vertige du funambule | Commentaires (0) | Permaliens
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