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Publié par Eric Faruel à 22:57:00 dans Bretagnes d'ici, d'ailleurs | Commentaires (0) | Permaliens
Imagine les berges de la rivière
Parfois emportées par les eaux fortes brunes
Et ouvre l'écluse à ce flot de pierres
Puis laisse le chanter au clair de la lune.
De toujours, je connais le bruit de la terre
Le souffle du vent dans le sable des dunes
Le vol léger des hérons, le sel des éthers
Et les cormorans qui guettent la lagune.
C'est mon pays, lumière pâle d'un cierge
Souviens-toi pour toujours de cette île vierge
Vagabonde, perdue dans les épais brouillards.
Là, les enfants s'égarent dans les champs de fleurs
Font une ronde et prennent la main des vieillards
Puis face à la mer, regardent les femmes en pleurs.
Publié par Eric Faruel à 22:44:20 dans Marines | Commentaires (0) | Permaliens
Jaurès s'effondre et la guerre éclate.
Les hommes garances, Joffre à la guerre.
Gallieni presse les taxis automates,
Nivelle plie au chemin, Verdun vaut l'enfer.
Cendras laisse un bras dans la casemate,
Péguy et les autres vers le cimeti-ère.
Dans les champs de Jean la moisson se dilate,
Foch à Saint-Gond, des vies dans les tourbi-ères.
Les hommes vont vers la Marne et se battent,
Proust écrit toujours, le Goncourt il espère,
Le rude Clemenceau que le tigre flatte.
Les mères silencieuses et volontaires,
Mata Hari, divine puis scélérate !
A Paris, la môme Piaf met pied à terre.
Publié par Eric Faruel à 22:36:21 dans Mémoires | Commentaires (0) | Permaliens
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